Un régime de discrimination éthnique sans fard! Par Gourmo Abdoul Lo

Un régime de discrimination éthnique sans fard!

Avec la nomination du Premier Ministre, la boucle est bouclée: pour la première fois dans l’histoire du pays, le régime politique est ouvertement discriminatoire, exclusivement mono-ethnique et quasi-monochromatique. L’ensemble des institutions politiques et administratives centrales du pays, est dirigé par des citoyens choisis non seulement dans une seule communauté mais aussi dans un sous ensemble de cette communauté. le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’ Assemblée Nationale, le Président de la Cour Suprême, le Président du Conseil constitutionnel, le Gouverneur de la Banque Centrale, l’ensemble du commandement militaire et de sécurité etc…sont tous arabes et presque tous bidhanes (  » blancs »). Dans sa forme, dans son apparence de representation formelle, c’ est bien un régime politique d’exclusion ethnocentrique auquel on fait face. C’est une grave menace à l’unité nationale et une atteinte à la tradition républicaine de représentativité de notre peuple multiethnique.
C’ est un ultime acte de provocation, à quelques 6 mois de l’ élection présidentielle.
La lutte démocratique que doivent mener tous les démocrates du pays, à commencer par les arabes, doit intégrer cette donnée devenue fondamentale: l’institutionnalisation de la diversité dans le champ politique et l’interdiction de toute hégémonie ethnique dans la representation au sein du système politique et administratif.

Crédit source : Post Facebook de l’auteur.

Alerte flash : Incidents survenus à Modibougou dans la nuit du 29 – 30 octobre 2018.

À Modibougou soninké , village mauritanien (Région d’Aioun al-trouss) frontalier du Mali, des éléments maliens issus de la composante féodalo-esclavagiste Diawara de Kingui, ont franchi la frontière pour provoquer des affrontements entre leurs suppôts locaux et les paisibles citoyens (communauté locale GANBANAAXU). Ces derniers qui refusent l’humiliation de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, avaient subi d’innombrables agressions ces derniers mois. Les incidents survenus hier soir, constituent un nouveau palier dans le sentiment d’impunité et de tte puissance des milieux féodaux soninkés qui décidément ignorent les administrations publiques dans leurs contrées en voulant imposer leur mode de vie particulièrement discriminatoire et ségrégationniste à des paisibles citoyens dans cette zone transfrontalière.

Les autorités mauritaniennes et maliennes doivent prendre sérieusement les dispositions sécuritaires qui s’imposent urgemment. Le régime féodalo-esclavagiste soninké est devenu de plus en plus agressif et violent.

Soyons TÉMOINS de cette impunité criante qui pourrait basculer avec des morts d’hommes si rien n’est fait.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Flash info (Mauritanie) : Issa Mansega Diawara élu député de la Diaspora Zone Europe.

Des sources sûres, nous apprenons que Monsieur Diawara Issa Mansega, l’un des responsables en France du parti au pouvoir UPR, a été choisi pour représenter comme député les mauritaniens de l’étranger Zone Europe. Originaire du Guidimagha (Région Sud du pays) , Mr Diawara est une figure connue du sérail politique et social de la Diaspora mauritanienne en France depuis plusieurs années. Nous lui souhaitons une mandature pleine de réussite au bénéfice de l’ensemble des mauritaniens vivant dans la Zone Europe qu’il représente au parlement mauritanien.

Nos vives félicitations.

Pour le BLOG par K.S

Mauritanie : la composition du nouveau gouvernement.

Source crédit : http://www.ami.mr

AMI – La Présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour et sur proposition du Premier Ministre sont nommés :

– M. Dia Mokhtar Malal, ministre de la Justice

– M. Ismail ould Cheikh Ahmed, ministre des affaires étrangères et de la coopération,

– Général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, ministre de la défense nationale

– M. Ahmedou Ould Abdallah, ministre de l’intérieur et de la décentralisation

– M. Mokhtar Ould Djay, ministre de l’économie et des finances

– M. Ahmed Ould Ehel Daoud, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel

– M. Mohamed Ould Abdel Fattah, ministre du pétrole, de l’énergie et des mines

– M. Seyidna Aly Ould Mohamed Khouna, ministre de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la modernisation de l’administration

– Professeur Kane Boubacar, ministre de la santé

– M. Yahya Ould Abdedayem, ministre des pêches et de l’économie maritime

– Mme Khadija M’Bareck Fall, ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme

– M. Nani Ould Chrougha, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire

– Mme Lamina Mint El Ghoutoub Ould Moma, ministre du développement rural

– Mme Amal Mint Mouloud, ministre de l’équipement et des transports

– M. Isselmou Ould Sid’El Mokhtar Ould Lehbib, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

– Mme Naha Mint Hamdy Ould Moukness, ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle

– M. Sidi Ould Salem, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et de la communication

– M. Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement

– Mme Djinda Ball, ministre de la jeunesse et des sports

– Mme Mariem Mint Bilal, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille

– M. Amédy Camara, ministre de l’environnement et du développement durable

– Mme Zeinebou Mint Ely Salem, ministre secrétaire générale du gouvernement

– M. Mohamed Ould Kembou, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget

Déclaration d’IRA-Mauritanie.

Violente répression ce lundi 29 octobre de la marche pacifique d’IRA. Le général Meguett persiste et signe.

Au cours de cette matinée du lundi.29 octobre 2018, les militantes et militants d’IRA-Mauritanie, fidèles à leurs engagement s militants, descendirent dans l’avenue princile de la capitale mauritanienne Nouakchott, et marchèrent pacifiquement en direction du ministère de la justice pour réclamer la libération sans conditions de Abdallahi Houssein Messoud et Biram Dah Abeid, respectivement militant d’IRA et président de cette ONG, mais aussi député de la République élu en détention le premier septembre passé. La police mauritanienne, transformée en milice privée par le clan du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, et recyclée dans les pires formes de torture contre les contestataires ou présumés tels issus des groupes subsahariens, sous la houlette d’un présumé notoire tortionnaire récidiviste, le général de Brigade Mohamed ould Meguett, cite de manière récurrente et concordante dans les témoignages des militaires noirs rescapés du camp des tueries a Inal. notons que depuis la nomination de ould Meguett, troisième personnalité du systeme, a la tête de la police et des renseignements, la torture et la violence indicible, en publuc dans les rues, en privé entre quatre murs dans les commissariat sont devenues monnaie courante.
Aujourd’hui, la marche pacifique d’IRA a été réprimée avec une violence qui porte la marque, une fois de plus, et la consigne du général Mohamed ould Meguett, qui aurait déclaré en 2014 juste après sa prise de fonction, que la seule solition efficace et determinante pour éradiquer la contestation d’IRA, c’est de procéder purement et simplement a l’elimunation physique de son leader Biram Dah Abeid.
Aujourdhui plusieurs militants ont été graveement blessés, battus sauvagement par des policiers armés jusqu’aux dents et ayant pour ordre de casser les militants pacifiques. Des blessés graves, victimes de tabassage violent a coups de matraques, de godasses sur toutes les parties du corps. Les militants blessés et d’autres ayant perdus connaissances a cause de la violences des charges et attaques de la police, sont transportés aux services des urgences de l’hopital de nouakchott, ou la police les a suivi pour intimider les infirmiers et médecins charges de leurs apporter des soins de leurs délivrer des certificats médicaux certifiant la gravité et la cause des blessures. C’est pourquoi les services de l’hopital s’abstiennent de delivrer les resultats des diagnostics medicaux sauf delivrance par la pilice d’une requisition signee par un officier de police. Et bien-sûr que la police a catégoriquement refuse de délivrer le précieux papier.

■liste des blesses:

1 Vatma Maatala IRA-Section

2 Bah Eyoub IRA-Section Boghe.

3 Semayou Dembele IRA-Section Kobeni.

4 Habi Mokhtar, IRA-Section Elmina Nouakchott.

5 Allouche Sid’Ahmed IRA-Section Teyarett Nouakchott.

6 Seyid Inalla IRA-Section Rkiz.

7 Zoubeir Mbarack, président du Comité de la Paix.

8 Cheikh Vall, vice président du comité de la Paix.

9 Elhaj El Id, coordinateur général de Nouakchott.

10 Lassana Coulibaly, Section IRA-Sebkha Nouakchott.

■liste des militants arrêtés:

Zoubeir Mbarack et Seyid Inala.

La commission de la communucation.

Alerte info : Des militants abolitionnistes d’IRA réprimés à Nouakchott.

Ce lundi 29 octobre 2018, une manifestation pacifique des militants et sympathisants d’IRA-MAURITANIE, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre à Nouakchott. Sortis pour demander la libération du leader abolitionniste Biram Dah Abeid emprisonné depuis le 7 Août 2018, plusieurs manifestants ont été tabassés et certains seraient arrêtés selon diverses sources restant à confirmer. Pour rappel, Mr Biram Dah Abeid a été député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre dernier. Son incarcération a été suite d’un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain. Ses soutiens irréductibles s’activent depuis à travers des manifestations pacifiques ponctuelles et ils subissent une répression féroce de la part des autorités à chaque fois.

K.S

Événement à Bordeaux : Une conférence de soutien au leader abolitionniste et député Biram Dah Abeid emprisonné en Mauritanie.

La conférence organisée, à Bordeaux, par l’association MÉMOIRES ET PARTAGE dirigée par Karfa DIALLO, à l’initiative de Mohamed LAM, un juriste essayiste, s’est déroulé ce samedi 27 octobre 2018 dans les locaux du CLUB DE PRESSE DE BORDEAUX.

Devant l’aberration de l’emprisonnement de BIRAM DAH ABEID depuis 80 jours, ces épris de justice ont convié Moulaye HACÈNE, du mouvement MAURITANIE LAÏQUE, Laura SPINOLA, membre d’IRA FRANCE MAURITANIE et Conseillère internationale du leader Biram Dah ABEID, et Elhadj FALL, membre éminent du staff du président Biram Dah Abeid en France.

Il s’agissait de décrire la situation actuelle de la Mauritanie à la lumière de l’arrestation du leader abolitionniste détenu en prison depuis le 7 août 2018 ; son élection comme député à l’Assemblée Nationale Mauritanienne depuis les élections du 1er et 15 septembre 2018.
Également, explorer les enjeux sous l’angle juridique, laïque, politique et constitutionnel, les tenants et aboutissants, de cette privation de liberté, inacceptable et unanimement rejetée par les deux communautés, mauritanienne et internationale.
Après avoir remercié les participants, le public, le club de presse de Bordeaux, et introduit le sujet, Kerfa DIALLO a invité Laura SPINOLA à expliquer le contexte de l’incarcération du prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l’homme en 2013.
L’humaniste française d’origine Cap-verdienne, conseillère de Biram Dah Abeid, a rappelé les raisons qui l’ont poussé à accompagner le leader abolitionniste universaliste. Mademoiselle Laura Spinola a souligné les qualités d’inspirateur de Biram comme lui a témoigné le Times, Magazine américain qui l’a distingué en 2017, elle a cité son exceptionnel courage comme l’a qualifié comme le président Irlandais Michael Higgins qui lui a remis le prix de Frontline Defenders en 2013. Laura a aussi souligné la simplicité et l’empathie du fondateur d’IRA-Mauritanie et concepteur de ses réseaux de par le monde. Elle a également souligné que cette constance de dénonciation d’IRA a fini par rétrograder la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie (CNDH), de la catégorie A réservée aux institutions indépendantes et conformes aux Principes de Paris, à la catégorie B propres aux institutions inféodées au pouvoir politique et réfractaires aux Principes de Paris.

Moulaye HACÈNE a relayer Laura Spinola à la tribune et a déclaré de chef le lien ombelical entre l’esclavage physique et l’oppression morale et spirituelle. Pour l’activiste du mouvement  » Pour Une Mauritanie Laïque », ces forfaits représentants des crimes de droits humains, ont pour terreaux, l’assimilation, dans des États comme la Mauritanie, ainsi que la confusion entre le temporel et le.religieux, donc l’amalgame que perpétue la classe dirigeante en Mauritanie, entre le pouvoir politique et la mosquée, la science politique et la science religieuse. D’où l’appel de Hacene à la séparation des deux pouvoirs afin de permettre l’exercice plein du pouvoir politique, et du dogme, en toute indépendance, chacun dans sa sphère.
Et Moulaye Hacene de rappeler que cet aspect d’obscurantisme et de contradiction avait conduit la condamnation à mort de Biram en 2012 lorsqu’il a brûlé les livres qui codifient la traite de l’esclavage et a abouti au feuilleton de Mohamed Cheikh Ould M’KHEITIR, condamné à mort pour apostasie, sa peine ayant été cassé et ramené à deux ans de prison, il a été libéré par la justice mais juste après, kidnappé et séquestré jusqu’à nos jours par un État écartelé, ayant un pas dans le moyen âge et un autre dans le monde moderne.

L’initiateur de la conférence, Mohamed LAM, a illustré ses propos sur le plan juridique, notant que la première phrase de la constitution Mauritanienne est contradictoire en ce sens qu’elle associe le droit positif Français à la charria islamique. Dès lors, l’inspiration est faussée; pour monsieur Lam, ceci mène à des inadéquations. Il rappela que toutes les contradictions dans lesquelles le régime mauritanien s’enlise, comme l’interdiction de l’esclavage en 1981, renouvelée de manière récurrente en 2007 puis 2015, sans toutefois pouvoir condamner les criminels esclavagistes; deux personnes le furent et aussitôt libérées, et leurs condamnations étant dérisoires et bien en deçà des peines prévues par la loi. Parallèlement à cette impunité, abolitionnistes sont arrêtés, torturés et persécutés tel Biram Dah ABEID.

Mohamed Lam note le déni du président de la Mauritanie qui préfère parler de séquelles et non de l’esclavage ou le fait de ne pas régler le passif humanitaire.
Par ces éléments, il conclut que le système judiciaire mauritanien est en régression totale et connait ses pires moments avec l’instrumentalisation qu’en fait l’actuel chef de l’État contre les opposants et défenseurs des droits humains. Les voisins de la Mauritanie ont opté pour le silence complice sur l’esclavage et les discriminations contre les personnes d’ascendance africaine, et s’adonnent à une indignation sélective sur le sort des migrants-esclaves en Libye, à déclaré madame Mariem DIOP membre de SOS-Esclaves de la Gironde.

Elhadj FALL, membre du staff de Biram Dah ABEID en France, a apporté son éclairage sur le contexte dans lequel son leader a été arrêté et incarcéré injustement; rappelant le contexte politique d’avant les élections législatives, municipales et régionales l’échéance des élections présidentielles de 2019.
Dénonçant le traitement très partisant, zélé et non sans abus, de la plainte contre Biram Dah ABEID par un journaleux, insulteur public de IRA et son président et roulant à la solde de la police politique du régime de terreur de Mohamed ould Abdelaziz.
Elhaj Fall a rappelé que l’un des premiers objectifs qui consistait à vouloir empêcher Biram Dah Abeid à accéder au parlement n’a pas réussi car il a été élu au premier tour.

Il est revenu sur l’historique du mouvement à travers les différentes critiques qu’on lui a porté jusqu’au dernier événement concernant l’alliance avec le parti Sawab qui a déclenché la pression supplémentaire sur Biram et son mouvement

Devant l’auditoire averti et très au fait de la situation de la Mauritanie, les questions et contributions d’Ousmane, Sidi Mohamed, Cheybani, Camara, Sow et les autres ont été particulièrement riches.
Que ce soit sur le passif humanitaire, l’éducation nationale, la probité de Biram, l’éclairage sur le mouvement laïque, les objectifs politiques, l’état de santé de Biram et sa situation juridique, les questions n’ont pas manquées et les argumentaires étaient constructifs.

Bordeaux, le 27 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA