La CLTM déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes (Déclaration)


CLTM – La CLTM « Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie » déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes qui ne font que réclamer leurs droits fondamentaux et constate l’immixtion manifeste de l’Etat pour faire renoncer aux travailleurs leurs réclamations légitimes.

Ce mépris nocif à la paix sociale malgré nos injonctions faites sur le respect des dispositions légales et réglementaires traduit le manque de discernement et d’ouverture au dialogue du Patronat et de l’Administration du travail.

La décision unilatérale du Gouvernement de dissoudre BEMOP « Bureau de la Main d’œuvre Portuaire » qui en droit devrait faire l’objet de négociations avec les Organisations syndicales pour la préservation des droits des travailleurs vu la complexité de l’opération et l’effectif considérable tant à Nouakchott qu’à Nouadhibou a créer une situation d’inquiétude chez les travailleurs quant à la préservation de leurs droits.

Dans de telles situations, l’accord entre l’ancien et le nouvel employeur doit respecter les droits des travailleurs notamment les droits acquis, le salaire de base, l’ancienneté qui détermine les indemnités de licenciement et de départ à la retraite pour ceux qui sont atteints par la limite d’âge.

Or dans leurs transactions juridico-administratives il a été convenu le licenciement de 567 Dockers occasionnels, 643 jugés inaptes et 300 atteints par la limite d’âge devant faire valoir leurs droits à la retraite.

Les Dockers restants après cet assainissement sont livrés à un sous-traitant sous forme d’exploitation pure et simple de ces travailleurs qui seront utilisés comme de la marchandise que le sous-traitant vendra aux manutentionnaires étant entendu que ces Dockers jugés aptes perdent tous droits et toute relation légale avec l’ancien employeur BEMOP.

Le nouveau sous-traitant refuse de reconnaitre ces travailleurs en tant que tels avec lesquels il devrait établir des contrats de travail et continuer à verser leurs cotisations à la CNSS tout en conservant leur ancienneté.

Or, aucun motif valable n’a été fourni pour licencier autant de travailleurs d’autant plus l’inaptitude de ces Dockers peut résulter d’une maladie professionnelle et doit être attestée par un médecin agréé avec possibilité de contrexpertise en cas de contestation de l’une des parties.

De surcroît, BEMOP décide unilatéralement d’accorder un montant forfaitaire de 36 000 N-UM à ceux qui sont atteints par la limite d’âge sans tenir compte du Salaire Global Moyen Mensuel n’ont plus de l’ancienneté qui sont la base pour calculer les indemnités de départ à la retraite. Il est absurde qu’un travailleur qui totalise 30 ans exercice perçoit le même montant que celui qui n’a que 10 ans. Cela dépasse l’entendement.

Dans ce bras de fer entre les Dockers et le Patronat qui dure depuis 2014 il est logique que les Dockers fassent recours à la dernière arme dont ils disposent notamment la grève qui est garantie par le Code du travail en son chapitre V section I

L’Etat et le Patronat ont toujours opté pour le pourrissement de la situation et procédé à des interventions musclées pour intimider les travailleurs allant jusqu’à arrêter et incarcérer depuis quelques jours certains militants grévistes.

La CLTM, partant de ces agissements malencontreux, a l’impression que le Patronat est au dessus de la Législation mauritanienne avec la complicité du Gouvernement qui lui permet de violer sciemment la réglementation en vigueur.

La CLTM rappelle que personne n’est au dessus de la loi et qu’elle doit s’appliquer à tout contrevenant quel qu’en soit son statut et qu’il est du devoir de l’Administration du travail de faire respecter les dispositions légales et réglementaires pour faire régner l’ordre et la discipline.

La CLTM condamne avec la plus grande fermeté les agissements brutaux des forces de l’ordre et exige sans conditions la libération immédiate des Dockers grévistes et d’ouvrir un dialogue afin de trouver une solution dans le respect de la réglementation en vigueur de manière à garantir les droits de ces travailleurs.

Source crédit: Post Facebook Samory Ould Beye

Élections en Mauritanie : Une importante déclaration de presse des FPC

FPC – Forces Progressistes du Changement (FPC);

– Considérant les enjeux des prochaines élections,

– Considérant l’identité de vues des partis FPC et AJD/MR sur la situation du pays et sur l’unité nationale,

– Considérant la rencontre historique du 18 juin 2018 entre les camarades Ibrahima Moctar Sarr président de l´AJD/MR et Samba Thiam président des FPC,

– Considérant leur commune volonté d’unir leurs forces face aux défis communs:

– Le Bureau Exécutif National des FPC :

apporte son soutien total au parti AJD/MR pour les élections législatives, régionales et communales,

– Exhorte ses militants et sympathisants à s´inscrire massivement et à se mobiliser activement aux côtés des militants AJD/MR pour le succès de leurs listes, partout où ils le pourront.

La lutte continue.

Nouakchott, le 29 juillet 2018.

Le Département de la communication

Source crédit: cridem.org

Les législatives 2018 en RIM: À SELIBABY, Moussa Hamet SOUMARE déclaré candidat SAWAB!

Déclaration de candidature :

Considérant la nécessité de bâtir une société capable de faire face aux défis majeurs actuels,
Conscient de la nécessité de mobiliser et d’impliquer les jeunes , les moins jeunes et les vieux,
Considérant l’impérieuse nécessité d’offrir à la jeunesse un cadre d’épanouissement adéquat,
Moi, Moussa SOUMARÉ, candidat du parti SAWAB aux élections législatives dans le département de Sélibaby,
m’engage, si je suis élu, à contribuer, par mes actions, à:

Lutter contre toutes les formes d’inégalités.

– autonomiser les femmes et les jeunes par une politique d’emploi équitable.

– élever le niveau du débat politique sur les questions de santé pour permettre la vulgarisation des soins de santé primaire , le développement des infrastructures sanitaires ( PMI, Dispensaire , Hôpital régional)….

– relever le niveau dans l’éducation nationale .

– mettre en place des infrastructures routières qui répondent aux normes et une nouvelle politique de maintenance et d’entretien du réseau routier déjà existant…..

Génération conscience, le changement est à portée de main, ne ratez pas le coche de l’histoire!

VOTEZ Moussa Hamet SOUMARÉ

Source crédit: Post Facebook du candidat.

Heures sombres à l’UPR : Le début de la fin?

Le Calame – Le docteur Mohamed Lemine Ould Cheikh, porte-parole du gouvernement, vient de déclarer que l’actuel président de la République ne quittera pas le pouvoir, à la fin de son deuxième et dernier mandat, en dépit de la Constitution qui limite le mandat présidentiel à deux.

Ce n’est pas la première fois que le ministre s’avance à telle annonce. Cet énième remake intervient quelques semaines après les déclarations de l’intéressé, sur les antennes de France 24, réaffirmant qu’il respectera les termes de la Constitution et qu’un troisième mandat ne le tente pas.

Ould Abdel Aziz ne dit pas plus que ce que dit la Constitution. Ce n’était donc pas un scoop mais certains ne comprennent pas et veulent le pousser à parjurer. À quelle fin ? Le nouvel écart du ministre scandalise en tout cas l’opposition et le FNDU l’a fait savoir. Elle demande même à traduire Ould Cheikh devant la justice.

Divers responsables n’ont pas hésité à parler de « provocation » et se demandent si le ministre n’a pas reçu l’aval de son patron… qui se refuse de le sanctionner, conformément à l’usage, sous d’autres cieux. Un peu curieux, cependant, dans une démocratie. Même bananière !

Agenda perturbé

Mais, à la différence des précédentes sorties d’Ould Cheikh, celle de jeudi dernier tombe dans un contexte particulièrement délicat pour la Mauritanie. Les citoyens sont appelés à renouveler leurs mandataires municipaux, régionaux et nationaux (députés). Le scrutin est fixé au 1er Septembre prochain.

Plus l’échéance approche, plus la tension monte, entre le pouvoir et son opposition dite radicale qui a décidé de participer aux élections. Elle y va avec, pour la première fois, de fortes alliances, parfois coalisées.

En dépit du patron de l’UPR qui l’en croit incapable, elle présente des listes un peu partout dans le pays. Tawassoul, actuel premier parti de l’opposition parlementaire, en a monté, à lui seul, cent cinquante-six.

La décision de l’opposition de prendre part aux élections semble avoir perturbé l’agenda du pouvoir qui s’attendait à un autre boycott qui lui aurait grand ouvert les portes, ainsi qu’à ses partis satellites.

C’est d’abord pour empêcher le pouvoir de « se maintenir par la fraude », comme le rappelaient, de concert, Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud, lors d’une récente conférence de presse au siège du RFD, que les partis de l’opposition ont scellé des alliances entre leurs différentes coalitions.

L’Alliance Électorale de l’Opposition Démocratique (AEOD) rassemble ainsi le FNDU, le RFD-UNAD, l’IRA-Sawab, le CDN et Al Watan-RD, affichant sa détermination à entrer, en masse, à l’Assemblée nationale et à lutter contre la fraude dont elle suspecte le pouvoir, lors des prochaines consultations. Sa faiblesse : un cruel manque de moyens financiers, avec de fortes disparités entre ses divers partis.

Côté pouvoir, si l’argent ne fait pas défaut pour battre campagne – les nouveaux hommes d’affaires sont prompts à décaisser… – le choix de ses candidats et la grogne qui s’en est suivie, avec quelques dissidences en corolaire, ont formé une équation à plusieurs inconnues. Les querelles de tendances, réapparues de plus belle lors de la dernière campagne d’implantation du parti-état, ont ébranlé ses rangs.

Si la composition des listes, pour les municipales et les régionales, semble passée sans grand accroc, le choix des députés exacerbe tant les tensions que l’UPR aurait envisagé de le « rééquilibrer ». La manœuvre consisterait à substituer, aux candidats déjà investis par le parti, des candidats membres de tendances rivales.

On annonce que ses instances, dont la commission d’investitures, seraient en conclave pour peaufiner une nouvelle mouture. Le député sortant de M’Bagne, Belou Bâ, a ainsi annoncé, samedi dernier, à ses sympathisants, lors d’une rencontre chez lui à Niabina, qu’il a été reconduit à la place de Cheikh Dia, précédemment retenu.

Selon des informations concordantes, l’homme avait informé, mécontent de sa non-reconduction, qu’il quittait l’UPR pour l’UDP, invitant ses supporters à le suivre.

En laissant entendre qu’il s’employait à « rééquilibrer » ses listes, l’UPR espère retenir les mécontents dont bon nombre auraient choisi de se faire investir sous d’autres couleurs, pour les municipales et les législatives. Selon diverses sources, d’autres sont à l’affût.

Du jamais vu sous le magistère du PRDS. Une fois les candidatures annoncées, les mécontents prenaient le large avant de revenir, à la maison, une fois élus sous d’autres couleurs ou en indépendants.

Pourtant, c’est le même UPR qui avait déclaré, lors de sa campagne de réimplantation, que le choix des candidats relevait, désormais, exclusivement des structures de base (unités de base, sous-section et section) majoritaires. Pourquoi revenir, aujourd’hui, sur cette décision ? S’il y a eu des irrégularités, pourquoi le parti ne sévit-il pas ?

En procédant à un « rééquilibrage », l’UPR ne risque-t-elle d’ouvrir une boîte de pandore ? Comment gérera-t-elle les « défalqués » ? Ce parti est suffisamment ébranlé pour en ajouter une couche.

Ce faisant, il risque d’ouvrir le couloir, non seulement, à d’autres partis de la majorité présidentielle, comme l’UDP qui recrute bien les défalqués et certains « recommandés » comme El Karama ou Sursaut, mais, aussi, à des partis de l’opposition dite radicale, comme Tawassoul ou le RFD, et, dans une certaine mesure, l’UFP, El Moustaqbel, le MPR, etc.

Un parti en lambeaux

Autre difficulté, pour le pouvoir, la gestion, jugée calamiteuse par l’opposition, du processus électoral. En plus d’être non inclusive, la CENI a prouvé, avec la réaction du pouvoir à sa décision de proroger la date de dépôt des listes candidates pour les municipales, régionales et législatives, après concertation avec les partis politiques impliqués et l’inscription à distance sur les listes électorales, combien sa marge de manœuvre est limitée par le gouvernement.

Ces décisions pouvaient calmer, un peu, l’opposition, en lui donnant le temps de confectionner ses listes et, aux urbains, surtout celui de se rendre chez eux pour voter. Mais, très vite contestées par le ministère de l’Intérieur, elles ont été déclarées illégales par la Cour suprême.

Et, en dépit de la décision de la CENI de maintenir, lors de sa réunion de samedi dernier, l’inscription à distance, les bureaux ouverts à cette fin sont restés fermés, depuis vendredi. On n’y comprend plus rien. Surtout côté opposition où l’on fait feu de tout bois, pour accuser le pouvoir d’instrumentaliser la CENI qui vient de changer de président.

Ould Bellal, ancien président du FNDU qui pourfendait, il y a peu, le régime en place, vient d’être porté à la tête de cet organe d’organisation et de contrôle des élections.

Selon plusieurs observateurs, la remise du 3èmemandat sur le tapis, par le porte-parole du gouvernement, tend surtout à calmer le jeu, au sein de la majorité, éviter ce qu’un journaliste appelle le risque de « débandade » dans les rangs de l’UPR.

En effet, explique un de ces analystes, l’UPR ne tient qu’à la présence du président Ould Abdel Aziz qui a tenté, dix ans durant, d’en faire un vrai parti politique. Presque en vain. Certains responsables de l’UPR lui font porter la responsabilité de tous les aléas.

Le porte-parole du gouvernement aurait-il entendu que les choses n’allaient pas bien, au sein du parti-État, et qu’il fallait ressouder les rangs autour du Président ? Au final, une menace à peine voilée, donc, à l’endroit de ceux qui voudraient quitter le navire, puisque le président de la République s’était dit résolu, lui, à le faire, en 2019…

Dalay Lam

Source crédit: cridem.org

24-07-2018 09:54 – Mauritanie/64ème session du Comité contre la Torture à Genève, les ONG se mobilisent pour se faire entendre

Guidumakha – Devant les experts, la déclaration qui a été lue par Diko Hanoune, Secrétaire général de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), dans le temps accordé à Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles en Mauritanie (AFCF).

Il faut noter la présence de plusieurs ONG non gouvernementales qui ont présenté des rapports alternatifs, qui se sont mobilisées pour sortir certaines réalités devant les experts des Nations Unies, notamment le président du COVIRE, M. Mamadou Kane et Mme Kane, Mme Diop, Mme Lalla Aicha Sy, présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains, Clément Bousin ACAT-France, Radidja Nemar Alkarama.org, Antislavery- SoS-Esclaves Mauritanie, l’Observatoire Mauritanien Des Droits de l’Homme et de la Démocratie représenté par le collectif La Paix au Sri-Lanka etc….

Le blocage à l’aéroport de Nouakchott les veuves et orphelins qui devraient participer, a été l’objet de vives protestations.

Monsieur le président du comité ;

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz considère : « le système des nations unies comme un truc sans importance, en disant que les déclarations des nations unies ne seront pas prises en considération». La CNDH et le comité contre la torture, ici présents, n’ont pas condamné ces propos très graves d’un chef d’état en exerce, malgré que c’était leur rôle. Ceci, démontre que ces institutions ne sont pas indépendantes. La Mauritanie d’aujourd’hui est une industrie de tortures, d’assassinats gratuits, le fils du président a tiré sur une femme, il n’a pas été arrêté pendant que le régime tue et torture d’innocents citoyens noirs dans des prisons secrètes.

-Le 10 juillet 2018, le procureur de la ville de Selibaby, dans la région du Guidimakha ordonne aux gendarmes du département Ould-Yengé, d’arrêter, séquestrer Mohamed Ould Mbareck, Président l’ONG Initiative d’Opposition aux Discours Extrémistes, esclavagistes et au terrorisme, une ONG avec un statut ECOSOC, durant plusieurs jours, qui était parti introduire des plaintes liées à l’esclavage foncier dans le milieu Soninké, il n’a bénéficié le soutien la CNDH ni du comité contre la torture en Mauritanie.

1-Nous demandons à l’état Mauritanien des enquêtes indépendantes sur les tortures, détention arbitraire de militants l’ONG IRA-Mauritanie et des manifestants pacifistes par les forces de l’ordre. Les cas de tortures de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatallah Saleck, détenus en prison pendant 2 ans par le régime. Le cas du jeune Mohamed Cheikh Ould Moukheitir condamné à mort pour apostasie, malgré sa libération par la justice, il est toujours détenu dans un lieu secret. Le cas du Sénateur Mohamed Ould Ghadda ; Adallahi Ould Yali, un activiste abolitionniste séquestré depuis en février 2018. Toutes ses personnes sont torturées physiquement, moralement, elles n’ont pas eu le soutien de la CNDH ni du mécanisme national de la prévention contre la torture en Mauritanie.

2-Une enquête sur le cas de Marième Mint Mohamed Sidi, enceinte de huit mois battue par un ancien policier, le commissariat Toujounine refuse sa plainte en juin 2018 pour protéger l’ancien policier.

3- Le cas de Mohamed Ould Brahim, 37 ans, arrêté le mardi 12 juin 2018, conduit au Commissariat de l’Anti-drogue, le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire l’Anti-drogue qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital. Une fois sur place, le Procureur lui fait un chantage pour signer un papier attestant la « mort naturelle » de son fils. Chose incroyable dans un état de droit.

4- L’abolitionniste soninké, Diadié Bambi Coulibaly, accusé à tort sur dénonciation calomnieuse par le même commissariat de police anti-drogue, il a été séquestré plusieurs jours du 12 au 20 juillet 2018 dans le but de le faire taire.

5- Le cas de Amadou Idrissa DIENG militant IRA, qui a été enlevé, séquestré et violemment battu par des éléments de la police du quartier Elmina sans aucun motif valable en décembre 2017. L’état devrait ouvrir une enquête et punir les auteurs.

6- Le jeune Lamine Mangane, 18 ans à peine, tué par balles d’un gendarme, le 27 septembre 2011, à Maghama, alors qu’il manifestait contre l’enrôlement discriminatoire. Le 28 Novembre 2017, les membres du collectif des neuves et orphelins ont été violemment battus devant le cortège présidentiel à Kaédi, la CNDH et le mécanisme contre la torture n’ont pas soutenu les victimes. Diligenter une enquête sur les tortures et disparitions forcées de civils et militaires Afro-mauritaniens entre 1989 et 1992, les familles réclament les corps de leurs proches.

7-Le 16 juillet 2010, à Riadh, suite à une altercation, un policier fait feu sur Ramdhane Ould Mohamed. Atteint à la tête, il s’effondre. Après deux jours de coma, Ramdhane, âgé de 21 ans, succombe à sa blessure. Son cas n’a pas été élucidé.

8- Nous demandons la protection de médecins qui reçoivent les victimes de la torture pour établir des certificats médicaux attestant des cas de tortures sans risque de représailles.

9-La Mauritanie ratifie, signe les traités et conventions internationales, édicte des bonnes lois mais ne les n’applique pas. C’est juste une l’histoire de tromper les institutions internationales.

-Au nom de la société civile Mauritanienne, nous remercions les experts et les membres du comité contre la torture de Genève à prêter une grande attention aux cas soulevés ici. »

Source crédit:cridem.org

Élections en Mauritanie: des candidats atypiques pour l’IRA et SAWAB

RFI – Les Mauritaniens se rendront aux urnes le 1er septembre prochain pour des élections régionales, municipales et législatives.

Lors d’une conférence de presse commune, le parti panarabe Sawap ainsi que le mouvement abolitionniste IRA, déjà liés par une alliance électorale depuis le 30 mai dernier, ont pris la décision de présenter, parmi leurs candidats à un poste de député, une ancienne esclave libérée en 2008 seulement, après 35 ans de captivité ainsi qu’une veuve négro-africaine dont le mari a été assassiné lors des massacres de militaires mauritaniens noirs, durant les années 90.

La veuve du militaire, un négro-mauritanien, s’appelle Adama Sy. Elle défendra les couleurs de la coalition Sawap-ira. Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA, justifie ce choix.

« Elle est mère d’orphelins. Elle est veuve d’un mari assassiné. Cette femme représente un échantillon important des victimes que nous soutenons. Elle doit aussi entrer au Parlement pour représenter cette catégorie de victimes », souligne-t-il.

Autre victime des violations des droits de l’homme dans le pays, investie sur la liste nationale pour siéger au Parlement : Habi Mint Rabah, ancienne esclave, que le mouvement IRA a réussi à faire libérer, en 2008.

« C’est une victime de l’esclavage qu’on a libérée. Elle avait alors un vécu de 35 ans dans l’esclavage. Elle est dans nos rangs, militante, et c’est elle qui va porter la contradiction au groupe dominant esclavagiste, dans le futur Parlement mauritanien », a précisé Biram Dah Abeid.

Le mouvement abolitionniste de Biram Dah Abeid pourra participer à ces élections et c’est une première. Jusque-là, IRA ne pouvait pas participer à ce scrutin, n’ayant pas reçu la légalisation de son parti politique, le Rassemblement pour une Action Globale.

C’est son alliance avec Sawap qui lui permet, aujourd’hui, de présenter des candidats. Son leader, Biram, avait pris part à la présidentielle de 2014 où il avait terminé deuxième, derrière le président Ould Abdel Aziz.

Par RFI

Source crédit: cridem.org

Halte à l’intimidation des activistes de Droits Humains

SOS-Esclaves & CALSEMS – Monsieur Diadié Bambi Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort est depuis le 12 juillet 2018 arrêté par la brigade anti –drogue à Nouakchott.

Plus d’une semaine après son arrestation, les amis et parents de Diadjé n’ont reçu aucune information officielle de la part des autorités concernées. Dans les années 80, Diadjé, à l’instar de plusieurs émigrés rentrés au bercail, s’était reconverti dans la commercialisation de poisson sec entre Nouakchott et son village natal Daffort situé à 60 Km au nord de Selibaby.

Mais cette activité a fortement baissée grâce au développement des moyens de communications. Le 12 juillet, la police appelle anonymement Diadjé par téléphone pour récupérer un colis. Ce dernier comme d’habitude les demande de le remettre à son ami Aly Traoré également commerçant de poisson sec au marché.

C’est alors que la police se dévoile et arrête les deux personnes pour soupçon de trafic de drogue. Le prétendu colis n’était rien d’autre qu’une manière de mettre la main sur Diadjé. Depuis cette date M. Diadjé est retenu contre son gré à la brigade anti- drogue pour dit on raison d’enquête.

Diadjé Bambi Coulibaly est celui qui a tout récemment déposé des plaintes contre les esclavagistes féodaux de Daffort, à savoir les parents du ministre de l’environnement Amédi Camara et du président du conseil d’administration de l’agence Tadamoun, Moussa Seydi Boubou Camara pour cooptation d’héritage. Au moment de son arrestation Diadjé et les siens se préparaient pour protester contre la décision absurde du tribunal de Seilibaby qui a tranché en faveur des lobbies féodaux en « gelant » l’utilisation des terres que les anciens esclaves ont exploités depuis plusieurs générations.

Cette décision de la justice qui concerne seulement les terres appartenant aux anciens esclaves. Ainsi de centaine de familles vulnérables seront privées des généreuses pluies que le Gudimakha commence à enregistrer cette année. Le 13 juin 2018, Diadjé était à la tête d’un important sit-in organisé devant la présidence de la république pour protester contre l’occupation illégale des terres des anciens esclaves par les lobbies féodaux dans le milieu Soninké en Mauritanie. Cette manifestation a été largement relayée par les médias nationaux et internationaux notamment RFI.

Quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort, nous avons, jusqu’à preuve du contraire, raison de croire que son attestation semble être directement liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux Soninké. Ces genres de manœuvres ne sont rien d’autre que des méthodes indignes et rétrogrades que les lobbies féodaux continuent encore d’utiliser pour essayer d’intimider les activistes.

Suite à cette nébuleuse arrestation qui peut attenter à la liberté et au mouvement non seulement des activistes de droit humains mais aussi de tout citoyen ordinaire, nous lançons un appel à tous les mauritaniens épris de paix et de justice et conscients de la supériorité du droit divin d’Allah SWT d’exiger la libération immédiate de notre ami et frère Diadjé Bambi Coulibaly et mettons en garde les pouvoirs publics contre toute sorte d’instrumentalisation de l’ appareils d’état.

SOS Esclaves &
Le Collectif des Associations de Lutte Contre
les Séquelles de l’Esclavage en Milieu Soninké

Nouakchott, le 20 Juillet 2018

Source crédit: cridem.org