Mauritanie:les FPC prennent leur distance avec l’opposition

A partir de maintenant les Forces progressistes pour le Changement ex-FLAM gèlent leur participation au Groupe 8 de l’opposition mauritanienne pour des raisons manifestes liées à son manque de volonté de changer le système mis en place par les régimes successifs de Nouakchott depuis 1960. Ainsi en a décidé cette semaine le parti négro-mauritanien non encore reconnu officiellement dans une déclaration publiée à Nouakchott par la presse nationale.Une prise de position considérée par les observateurs comme un démarquage net avec l’opposition.

Le navire G8 groupe de partis d’opposition en plus du FNDU qui regroupe plus de 10 partis aura navigué seulement quelques mois avant la grosse vague qui vient le secouer cette semaine pour débarquer un passager assez encombrant qui ne veut plus poursuivre le voyage.Le contestataire ce sont les FPC ex-FLAM qui avaient pris le départ avec le dialogue national fin 2017 pour apporter leur contribution malgré sa non reconnaissance officielle au débat sur la réforme constitutionnelle imposée par le président mauritanien.Tout en gardant son autonomie de parti avant-gardiste des libertés.Ainsi le compagnonnage avec le G8 n’est rien d’autre pour le chef historique des FPC Samba Thiam qu’une volonté à trouver un consensus avec l’opposition démocratique pour changer fondamentalement le pays. Le référendum qui a conduit au changement des symboles nationaux et à la mise en place de conseils régionaux et également la répression contre l’opposition après cette réforme constitutionnelle et le manque de stratégie collective de l’opposition sont autant de raisons qui ont poussé les FPC à quitter le comité de suivi du dialogue national. Et pour éviter d’être instrumentalisé par le pouvoir huit mois après les FPC décident de geler leur participation au G8 qui ne semble pas manifestement animé de la volonté de changer le système mauritanien mis en place depuis 1960. C’est le sens de la déclaration du parti publié cette semaine à Nouakchott par la presse nationale. Pour les FPC la contradiction principale c’est que l’opposition ou les chefs de l’opposition sont plus tournés vers le changement de régime que le système lui-même à caractère raciste excluant les noirs.C’est clair pour les observateurs il s’agit d’un démarquage net de la façon de faire de la politique pour éviter toute complicité avec le pouvoir. Une prise de position qui rejoint celle du président de l’AJD-MR Ibrahima Mokhtar Sarr ancien Flamiste et ancien prisonnier de Oualata sous le régime de Ould Taya qui avait en un moment donné côtoyé le régime de Ould Aziz.

Yaya Cherif Kane- Journaliste. Rouen-France.

Crédit source: Publication sur le mur Facebook de Kaaw Touré, cadre du parti FPC ex-FLAM

POLITIQUE EN MILIEU SONINKÉ DU GUIDIMAGHA ; EN FINIR AVEC LES LOGIQUES CLANIQUES POUR UN VOTE LIBRE ET CITOYEN !

Ah oui, la politique dite « politigui » en parler cru soninké , n’est pas étrangère à la communauté soninké d’une manière générale. Et elle ne l’est surtout pas aux milieux soninkés du Guidimagha mauritanien. Dans un passé récent, une de nos réflexions contributives était axée sur la nature de l’exercice particulier de la vie politique ou plutôt politicienne traditionnellement entretenue. La cité soninké du guidimagha est gérée selon un ordre féodal quasi princier qui défie et inhibe à la fois les dépositaires de l’autorité publique moderne au niveau local avec des complicités troublantes et clientélistes plus ou moins inavouables. Ainsi ces réalités qui contrastent avec ce qui devrait être l’ordre régalien admis théoriquement par la constitution de notre pays, reflètent et transposent dans une certaine mesure des références coutumières qui faussent le VIVRE Politiquement CITOYEN.

Les anciens clans féodaux investissent tacitement les partis politiques modernes. Ces derniers s’y accommodent en instaurant un système clientéliste de tendances locales au sein du même parti. Le cas symbolique est celui du parti au pouvoir du moment sous différents régimes. Profitant de l’ancien ordre féodal qui structure la communauté, certains barons politiques ont pu se recycler en surfant sur un suivisme communautariste de l’expression d’un vote « dicté et orienté ». Les chefferies traditionnelles affichent leurs colorations politiciennes en fonction de leurs clans féodaux d’appartenance et le vote citoyen sur la base des Droits civiques ne représente aucune importance à leurs yeux. Aujourd’hui cette légendaire interpénétration politique entre les deux ordres, est de plus en plus indexée, vu les résultats calamiteux dans plusieurs domaines (Administratif, sanitaire, éducatif, social et économique) de la vie des populations . Il faut rappeler que cette norme politicarde en milieu soninké s’inscrit dans un large mécanisme clientéliste et courtisan au niveau régional avec d’autres communautés. Il est temps pour les peuples du Guidimagha de se défaire de ces prédispositions claniques et rétrogrades de la CHOSE POLITIQUE pour une orientation libératrice des consciences et des convictions. La volonté d’une minorité agissante qui entretient ses intérêts individuels, ne doit pas être assimilée comme le choix d’un grand électeur qui s’impose d’office . Nous avons besoin des consciences progressistes disposées honnêtement à faire de la POLITIQUE, la SAINE et qu’elles s’y engagent pour le Bien Commun et l’intérêt général et qu’elles rendraient compte en toute responsabilité devant les peuples . Pour que ce Vote LIBRE émerge et s’exprime largement et dignement , nous devons mettre en avant la Qualité du Citoyen qui représente le capital régalien de chacune et chacun d’entre nous. Comprendre que de chacun d’entre nous est fait le Pouvoir incarné temporairement par l’élu(e) majoritairement en toute transparence sur des engagements. Et surtout combattre le clientélisme et le parasitisme qui causent la déresponsabilisation de gens dans tous les sens. Il est certain que la tendance va vers la conscientisation en masse du petit peuple trop longtemps abusé et trompé par des présents éphémères d’une élite arriviste peu visionnaire. Ainsi pour les échéances électorales qui s’annoncent pour 2018-2019 dans le pays, nous espérons que le vote par convictions citoyennes et programmatiques sera promu et gagnant sur les anciennes mœurs liées aux alliances douteuses. Supposons un type élu comme dernier conseiller municipal sur la base de ses convictions politiques défendant l’intérêt général, serait fier de son électorat beaucoup plus qu’un Maire élu par les anciennes pratiques (le clientélisme, le clanisme, la courtisanerie ou le parasitisme). Ces anciennes méthodes par lesquelles en moins de 2 mois, l’équivalent de 5 bourses annuelles d’étudiants à l’étranger (au Sénégal par exemple) pourrait être dilapidé pompeusement. Et ce sont les deniers publics qui subiraient la saignée amèrement au profit de quelques ventres insatiables et obsédés par les m’as-tu vu toujours et encore. Vive l’éveil et le réveil du PEUPLE urgemment.

K.S