18-02-2018 16:54 – FFRIM : Immersion au sein d’un système opaque (Par Khally Diallo)


Essirage – Le football mauritanien a existé administrativement dans les années 70 et précisément avec l’arrivée à sa tête d’hommes sérieux et intègres comme, le père de tous, feu Fall Thierno un éducateur dans l’âme s’en suivra notre tonton Gueumine Cheguer, ensuite viendront les jeunes générations à savoir Boukreiss, Moulaye Abass pour ne citer que ceux là.

Des premiers dirigeants de la fédération, à la jeune génération, avaient une seule chose en commun et sur laquelle beaucoup sont d’accord c’est leur amour profond du football et surtout pour la jeunesse. Malheureusement, ils n’avaient pas bénéficié de beaucoup de moyens pour mieux servir leur pays qu’ils chérissaient tant. Ils avaient seulement un grand stade et des terrains ensablés sur lesquels des talents ont honoré le football mauritanien.

A l’époque, il est vrai qu’on n’investissait pas comme aujourd’hui dans le sport mais il y avait du jeu et donc du foot même à l’échelle continental, nous étions respectés.

Par la suite, viendra l’intouchable, l’actuel président de FFRIM qui crie à qui veut l’entendre qu’il a la bénédiction du sommet de l’état et qu’il est le protégé de l’ancien colonel à la retraite et maire de Zouerate (et surtout bras droit et grand ami, très apprécié, de son excellence le président de la république).

Les pouvoirs publics n’ont donc pas lésiné sur les moyens et ont apporté total soutien à la fédération en donnant des millions voire des milliards sous forme de subventions mais aussi de directives au ministère de la jeunesse et des sports qui accompagnent obligatoirement tous les bons vouloir du prince et président de la FFRIM.

La fédération mauritanienne de football, vue de loin, est une très belle image et des gens comme nous qui ne connaissent pas grand chose au football ont l’impression que le président fait des miracles pour notre football mais si vous prenez le temps de vous approcher et d’ausculter cette fédération vous serez déçus de sa gestion mais surtout de la corruption qui gangrène cette institution.

En voici quelques exemples :

Le fameux et très beau FFRIM Awards, une cérémonie digne d’une nuit à Hollywood organisée par la fédération mauritanienne de football depuis 4 ans. Cette nuit est organisée annuellement avec la même routine et est orchestrée par les ténors. Il n’y a aucun appel d’offre et tenez vous bien , le lieu dans lequel est organisé la cérémonie s’appelle « les Ambassador » et « Traiteurs » appartiennent à la famille du président de la FFRIM, rien que pour la location du lieu et le service traiteur, pour seulement 500 personnes invitées, le président de la fédération de football a accordé à sa propre famille (Propriétaire du lieu ) un chèque d’une valeur de plus de 10 millions MRO.

Parmi les artistes invités, une artiste est programmée chaque année car elle est l’épouse d’un directeur d’une société de téléphonie qui est le sponsor officiel de l’équipe nationale.

La cérémonie des FFRIM Awards qui ne dure qu’une demi-soirée couterait elle plus chère que les trophées des vainqueurs du championnat national et de la coupe ? Il y a donc incontestablement dans la gestion de FFRIM Award une certaine gabegie.

2 –l’invitation de stars internationales de football pour rehausser la beauté de l’évènement : le président de la fédération met des millions d’ouguiya en prise en charge des billets d’avions, leurs hôtels, et malgré toutes ces dépenses accordées aux hôtes, ces même stars internationales reçoivent des perdiems et cela en dépit de leur richesse, ces footballeurs internationaux sont aussi sans scrupules.

Ces millions dépensés pour financer le tourisme des stars, qui en profitent pour découvrir la Mauritanie à leur manière, pouvaient être versés aux milliers de pauvres et indigents qui dorment dans nos rues ou même servir à acheter des crampons aux joueurs pour éviter ainsi que notre entraineur continu d’entretenir son commerce de crampons.

3-la construction du très beau siège de la fédération mauritanienne de football, qui a été confiée au gré à gré à un très proche du président de la fédération alors que ce projet est un financement de la FIFA.

L’homme choisi comme seul fournisseur et pistonné à la FIFA par le président de la fédération est aussi l’usurier, l’homme qui gère le vrai business du président de la FFRIM au sein de la fédération.

C’est cet homme qui gère les billets d’avions, les réservations d’hôtels, quand les équipes nationales se déplacent..

Pour chaque déplacement de l’équipe nationale locale ou équipe A, la fédération décaisse 75 millions MRO qu’elle arrondit souvent à 100 Millions. Pour aller au Sénégal voisin, en France ou au Botswana c’est le même montant qu’on décaisse car tous les déplacements ont presque la même facture ce qui est très bizarre vue les distances qui séparent la Mauritanie du Sénégal, de la France ou du Botswana terrible non ?

Savez-vous que ce même gérant du business du président de la FFRIM quand l’équipe nationale se déplace c’est à lui que la fédération de football fait appel pour leur faire une avance en liquidité et c’est lui officieusement qui suit le circuit administratif et financier jusqu’à la sortie au trésor public car il est réputé être très efficace dans les suivis de l’argent, une fois que le circuit financier terminé, il récupère son argent et cela nous pousse à nous poser les questions suivantes : quel est l’intérêt du monsieur de faire tout cela ? Y a-t-il anguille sous roche dans cette affaire ?

Vous rappelez-vous des détournements d’argent des stades et la surfacturation qui avaient couté à madame Cissé Mint Boyde son poste, c’est ce même homme providentiel qui en était l’artificier chers lecteurs.

4 – Saviez-vous que du temps de feu Fall Thierno à Abass, à la fédération les clubs ont toujours tous voté de la première à la troisième division mais depuis l’arrivée du prodige et grand manipulateur président ce système de vote a été supprimé pour lui donner les pleins pouvoirs

Avant l’actuel président, plus de 200 clubs avaient droit au vote mais depuis son arrivée, il a bluffé tout le monde avec une technique très rusée qui consiste à faire croire que la FIFA aurait demandé que la Mauritanie réduise les clubs qui votent sinon notre pays ne recevra pas de subvention. De ce fait, le président de la FFRIM a convaincu puis a supprimé les clubs de deuxième division et de troisième division.

Même les membres du bureau fédéral ne votent plus, seule la première division, les présidents des ligues régionales dont la plus part sont acquis à sa cause (pots de vin) et une commission peuvent voter ce qui réduit plus de 200 clubs sur l’ensemble du territoire national à 33 personnes qui votent alors qu’au Sénégal plus de 400 clubs votent et cela s’est passé devant le président de la FFRIM puisque c’est lui même que la très controversée CAF avait envoyé pour superviser les dernières élections au Sénégal. Au Maroc plus de 300 clubs votent, voila qui fait de notre actuel président de la fédération un cerveau dans le faux et la ruse et il réussit bien ses coups car la plupart des présidents des clubs en Mauritanie ignorent les règlements et ceux qui les maitrisent et qui se hasardent à les expliquer aux autres sont considérés comme des ennemis à abattre, alors que les futures élections sont prévues en Mai 2019 et les règles de vote sont truquées à l’avance.

N’est-il pas nécessaire de remettre les vraies règles à savoir le vote de tous les clubs de football comme dans tous les pays ?

Devant cet état de fait, les autorités mauritaniennes doivent ordonner les États généraux du football ou elles seront complices de toute cette situation.

5- Savez vous que le chargé de communication de la fédération a été recruté pour ne plus critiquer ce qui s’y passait !?

N’oublions pas que l’actuel chargé de communication de la FFRIM est fondateur d’un célèbre site appelé maurifoot, il dénonçait avec véhémence la mauvaise gestion de la fédération et que le président de la FFRIM avait à l’époque juré qu’il allait acheter le silence de ce dernier et cela devant témoins et finalement cela fut fait et depuis que le chargé de communication a pris fonction si vous vous hasardez à critiquer la fédération il vient en rescousse et vous manque de respect car vous attaquez son bienfaiteur, vous attaquez son île au trésor.

6- Savez vous qu’après le téléthon organisé par la fédération en 2013/2014 et qui avait bénéficié du soutien de toutes les autorités car instruction reçue de donner de l’argent devant les caméras et dans les locaux de la TVM à l’époque avait attiré l’attention de l’Inspection Générale de l’Etat ( IGE) et cette même Inspection ayant décelé d’énormes manquements avait ordonné que cela soit réglé mais le puissant et protégé président de la fédération de football est monté lui aussi vers le sommet de l’état pour faire appel à son protecteur et le dossier à été clos. Pendant ce temps ceux qui n’ont pas de bras longs subissent quotidiennement la foudre des règlements de comptes politiques, ethniques ou tribaux.

La fameuse lutte contre la gabegie a-t-elle des limites érigées en règle d’or pour sauver tous ceux qui ont une protection, des amis puissants, proche du pouvoir ? Est-elle sélective ?

Il est inconcevable que des citoyens d’un même pays ne soient pas traités ni surveillés de la même manière (le cas de Ousmane Wone cueilli dans son bureau) alors qu’à la fédération mauritanienne de football, l’IGE n’a plus remis pied depuis plus de 3 ans.

En conclusion

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui se passe dans notre chère Mauritanie sans réagir. Celui qui ferme les yeux devant une injustice consent. Ainsi, en défenseur des intérêts de la patrie nous appelons à la mobilisation de tous pour que les gabegistes tels que le président de la FFRIM rendent compte afin que nous puissions développer notre fédération et ce même au-delà de notre pays. Il faut reconnaitre que la gouvernance de son excellence monsieur le président Mohamed ould Abdel Aziz a investi comme jamais avant elle dans le football mauritanien.

Il est important pour nous que la probité, l’honnêteté et la droiture soient des valeurs que l’on récompense et que la corruption soit combattue et sanctionnée.

A quoi sert de mettre des subventions énormes dans le football sans aucune surveillance alors que dans les plus petits projets d’états des comptables y sont envoyés alors qu’à la fédération mauritanienne règne un laisser-aller total.

Chers lecteurs, je suis très conscient de faire des mécontents en divulguant toutes ces informations, mais en tant que citoyen ayant dédié ma vie à ma patrie je suis prêt à dire la vérité car nous n’avons que la Mauritanie et pas une autre nationalité. Ce pays est le nôtre et nous avons un droit de regard sur tout ce qui se fait au niveau de toutes nos institutions.

J’ai déjà pris toutes mes précautions car je sais que je me bats contre une machine répressive et qui est plus puissante que moi qui suis sans bras long mais sachez que j’ai Allah comme protecteur.

Au moment ou nous mettons cet article en ligne les arbitres de la FFFRIM ont des impayés depuis 2 semaines alors que depuis une semaine une tente monumentale et climatisée appartenant aux AMBASSADOR est devant le stade Cheikha Boidiya pour accueillir une réunion internationale de la FIFA et cerise sur le gâteau le président de la FFRIM a ordonné au gardiens et agents de sécurités de se raser les barbes avant l’arrivée des hôtes et cela nous pousse à cette réflexion, la franc-maçonnerie souhaite-t-elle élire domicile en Mauritanie ou est-ce pour éviter d’être fiché comme des terroristes ?

Dans notre prochain article, nous parlerons du contrat de l’entraineur et mettrons en lumière beaucoup de zones d’ombres dans ce contrat mais aussi sur les huit millions MRO confisqués en 2012 par le manageur général de l’équipe nationale également bras droit du président de la fédération de football.

KDR Conscience Libre et Positive

Crédit source: http://www.cridem.org

Flash INFO: une manifestation IRAOUIE réprimée à Nouakchott.

La répression continue dans les rang de IRA – Mauritanie qui ont refusé de se disperser et qui ont vaillamment résisté devant la répression aveugle des forces de l’ordre qui a utilisé les matraques, les gourdins, le gaz lacrymogène… et qui n’a épargné personne, femmes, enfants jeunes…,
On dénombre plusieurs blessés graves dont Leila Ahmed l’épouse du président Biram Dah Abeid, Elhadj Elid coordonnateur général de IRA – Mauritanie au niveau de Nouakchott , ainsi que Abdallahi Himdi membre du bureau exécutif responsable des problèmes liés à l’esclavage foncier, Mama Moussa membre du réseau des blogueurs d’IRA nièce du président et fille de la poète d’IRA – Mauritanie Kehla Dah Abeid et plusieurs arrestations qu’on n’a pas pu dénombrer jusqu’à présent, Mama s’est évanoui et a été évacuée à l’hôpital.

Mauritanie la fureur d’une dictature qui saigne un peuple à l’agonie.

Les militants et militantes de l’ONG IRA Mauritanie sont sortis pour manifester pacifiquement dans les rues de la capitale mauritanienne. Comme d’habitude, le pouvoir répond aux manifestants pacifistes qui réclament leurs droits sociaux par une violence aveuglée par la haine, répression sauvage sanglante qui est couronnée par des arrestations arbitraires.

Au commissariat Dar-Naïm 1 sont détenus:

1-Abdallahi Ould Hussein

2- Samba Sy

3- Sidi Mohamed Ould Mohamed Saloum

4- Hadji Ould Ide

5- Abdallahi Ould Mohamed Mahmoud Ould Homody

6- Zeine Ould Sidi

7- Sidi Ali Ould Nabakha

8- Abdallahi Ould Hamdi

9- Sabar Ould Hussein

10- Mohammed Mauritel

11- Bouna Ould Rabi

La liste s’allonge d’heure en heure.

Source crédit: Proche IRA MAURITANIE

Les mentalités féodaloesclavagistes de plus en plus agressives dans les villages soninkés : le cas de monsieur Simbara BA ostracisé à Nahali au Mali.

Encore pour une énième fois, les soubresauts du régime féodal et rétrograde font l’actualité dans une localité rurale en « pays soninké ». Depuis le 3 février dernier à Nahali , monsieur Simbara BA vit un embargo sociétal imposé par la féodalité locale. Travailleur en France, il est actuellement en vacances auprès de sa famille dans ce village malien faisant partie de la commune de Djélébou (Aourou à 25 kms) dans le cercle administratif de Kayes , monsieur BA s’est décidé récemment d’annoncer la rupture du lien féodal et coutumier avec une famille du village . Ainsi une fois, cette décision d’éveil et de conscientisation connue, les milieux féodaux (la caste nobiliaire et la caste maraboutique) et leurs obligés courtisans, se sont consultés en urgence chez leur chef coutumier. Selon les informations recueillies de monsieur Simbara BA, membre du mouvement GANBANAAXU*, des mesures restrictives ont été décidées à son encontre. Par exemple, dans le village il est interdit aux bouchers de lui vendre de la viande et ainsi qu’aux personnes en service de change de lui rendre ses mandats de devise. Il dit qu’un membre de la caste maraboutique l’a convoqué chez lui en l’invitant de reprendre les liens sociaux (lada) avec la famille féodale. Convaincu du caractère perverti de ces liens sociaux qui perpétuent le cordon des séquelles esclavagistes dans le Vivre soninké, monsieur BA est resté catégorique en gardant sa position intacte. Encore comme dans plusieurs cas, l’ordre féodal soninké sévit d’une manière abjecte dans les localités rurales en milieux soninkés. Rien ne justifie cette mise en quarantaine sociale de ce monsieur qui n’a enfreint aucune loi malienne.
La mouvance abolitionniste sous le vocable GANBANAAXU FEDDE exprime ses vifs soutiens à ce monsieur . Ainsi nous adressons ce communiqué aux autorités publiques maliennes, en particulier à celles du cercle administratif de Kayes , en guise d’alerte sur le cas de monsieur Simbara BA qui vit un ostracisme humainement et moralement inadmissible dans notre époque du 21ème siècle.
Nous comptons utiliser tous les moyens et voies légaux afin de secourir ce monsieur dont son cas relève d’une atteinte flagrante à la dignité humaine. Surtout un rappel aux consciences progressistes du monde soninké qui ne doivent plus se taire sur ces réalités honteuses qui prévalent en coulisses dans nos communautés. Aujourd’hui, ce qu’un maire d’extrême droite en occident n’ose pas imaginer , est appliqué entre nous-mêmes dans nos contrées arides au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Ce village de Nahali est situé à 9 kms à peu près du village de Baidiam en Mauritanie. On ne cesse de répéter dans nos discours de sensibilisation et de conscientisation, le système de ladani est le régime psychologique de milieux féodaux et réactionnaires pour harceler et humilier des paisibles citoyens.

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké

Le 17 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

La Mauritanie en 2019 : Comment anticiper le risque ?

Note d’information

Suite au communiqué de presse du 18 janvier 2018 relatif à une série de rencontres avec l’opposition et la société civile dans leur diversité, le Président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) a pu clore la revue exhaustive de cette concertation, pour aboutir à l’ébauche d’un consensus national sur les conditions d’une alternance apaisée en 2019.
Dans ce cadre, les rencontres suivantes ont été menées, par lui, durant la période du12 janvier au 14 février 2018 :

1 Yahya Ahmed Waghef président du parti ADIL

– 2 Abdesselam Horma président du parti SAWAB

– 3 Ba Mamadou Alassane président du parti PLEJ

– 4 Sidi Elkory président du parti UNAD

– 5 Bilal Werzeg président de le Coalition de la Citoyenneté

– 6 Saleh Hanena président du parti HATEM

– 7 Mohamed Bourboss président du parti de la Construction et du Progrès (PCP).

– 8 Mahfoudh Bettah président de la Convergence Démocratique Nationale

– 9 Maaloum Maaloum président de l’association Maison de la Liberté

– 10 Mokhtar Sidi Moloud président du parti Moustaghbal

– 11 Moussa Fall président du parti Mouvement du Changement Démocratique

– 12 Oumar N’diaye coordinateur de l’association ADECIMAO

– 13 Mohamed Kory Elarby président du parti AL WATAN

Les pôles d’influence, ayant pris part aux échanges, signifiaient leur adhésion de principe à une coordination tous azimuts, en vue de promouvoir le dialogue, l’esprit du compromis et le recours à la Constitution, pour aboutir à une dévolution pacifique du pouvoir d’Etat.
Aujourd’hui, Biram Dah Abeid rend sa copie à ses pairs du groupe G8. Le document, ainsi remis, comporte la synthèse des rencontres fondatrices d’une nouvelle cartographie de la politique dans notre pays ; sur la base des conclusions provisoires, il appartient, aux destinataires du texte, de formuler une proposition concrète qui enclencherait la dynamique, en direction du gouvernement et de ses soutiens et impliquerait la participation des autres forces vives.
Le but ultime consiste à lever tous les obstacles, devant la tenue d’assises inclusives, afin que les mauritaniens parviennent à s’accorder, sans atermoiement ni ambiguïté, sur les règles du jeu électoral, de nature à enraciner le pluralisme, la transparence et la participation de la société, à la compétition dans les urnes. La crédibilité du résultat et sa légitimité résulteraient, également, de l’impartialité des instances en charge d’arbitrer le vote, d’où l’impératif de leur réforme.
En un mot, il s’agit d’obtenir, pour la première fois en Mauritanie, des élections sans boycott ni contestation.
En conséquence, Biram Dah Abeid, prie les partenaires de la Mauritanie, d’accorder leur appui et concours à la présente entreprise, dans le cadre des stratégies régionales de prévention des conflits et d’encouragement à la résilience, au moment où le Sahel s’efforce de s’extraire de sa vulnérabilité structurelle au terrorisme.

Nouakchott le 14/02/2018 La commission de communication

Communiqué de presse : IRA-MAURITANIE

La section IRA – Mauritanie de Sebkha (quartier périphérique de Nouakchott) et UVDS (Union des Volontaires pour le Développement du Soninkara) ont accueilli le président d’IRA – Mauritanie et une partie de son cabinet. Le cheikh Demba Diarra, membre de l’UVDA, était à côté de Biram Dah Abeid au cours de cet important rassemblement constitué de dizaines de jeunes de la région du Guidimagha acquis à la cause.
Le président de l’UVDS, Yacoub Bakayoko, le Cheikh Demba Diarra ainsi que le sénateur Youssouf Sylla conseiller du président d’IRA – Mauritanie se sont relayés sur la tribune pour louer les résultats de la lutte d’IRA et inciter l’auditoire à accompagner par l’engagement et le sacrifice le président d’IRA – Mauritanie dans sa candidature pour la conquête du fauteuil présidentiel en république islamique de Mauritanie.
Biram Dah Abeid de son côté a remercié le public abolitionniste pour sa ferveur, il a rendu hommage au militantisme de l’UVDS et d’IRA ainsi qu’aux deux infatigables sexagénaires Demba Diarra et Youssouf Sylla. Biram Dah Abeid n’a pas manqué de souligner toute son admiration pour l’apport inestimable dans la lutte abolitionniste de cadres et de personnalités d’extraction serviles mais aussi nobiliaires issus du groupe Soninkés de Mauritanie. Il s’est félicité des victoires successives remportées par le mouvement abolitionniste contre l’esclavagisme, la féodalité et le système de caste en Mauritanie.
D’autre part l’ex et futur candidat aux élections présidentielles mauritaniennes (2014 et 2019) a promis à son auditoire la victoire dans la sérénité, dans la paix, dans l’ordre, le triomphe de l’opposition des droits de l’homme, l’opposition sociale et populaire en 2019.
Biram Dah Abeid a promis au groupe dominant d’extraction esclavagiste, la délivrance de leur aliénation, de leurs préjugés, des rapports nouveaux entre anciens maitres et anciens esclaves ; une gouvernance nouvelle au service de tous les mauritaniens, une nouvelle citoyenneté dans l’honneur pour tout le monde.
Nous allons remporter la bataille pour la démocratie, pour le fauteuil présidentiel et appliquerons une gouvernance de fraternité, d’équité et de conciliation.

Nouakchott, le 11 février 2018.
La commission de la communication

Crédit source: Proche IRA-MAURITANIE

L’esclavagisme en Mauritanie: ce mal à bannir absolument

La question de l’esclavage soulevée beaucoup en Mauritanie, est une réalité indéniable . Le système féodal des castes est un sous système de l’esclavage en Mauritanie. En effet l’esclavagisme par ascendance traverse toutes les communautés et l’état dominé par la communauté arabo-berbère tient une certaine responsabilité dans la persistance de l’esclavage et ses séquelles.

Tous les êtres humais naissent libres et égaux en dignité et droits. Mais dans certains milieux on essaie de faire comprendre socialement par un formatage magnifié que la hiérarchisation sociale par les statuts est parmi nos valeurs.

La problématique de l’esclavage représente des freins à l’établissement corret d’un ordre démocratique et d’une cohésion sociale. Peut-être faute d’application mais la première loi de 1981 pendant le règne de khouna Ould Haidalla avec cette loi : (fait adopter la charia, les textes juridiques fondamentaux sont révisés par les jurisconsultes pour être mis en conformité et il en résulte entre autres l’ordonnance no 081-234 du 9 novembre 1981abolissant officiellement l’esclavage).

En 2007 Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi Il fait adopter par le parlement la loi no 2007–048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, son article 4 prévoit que « Quiconque réduit autrui en esclavage ou incite à aliéner sa liberté ou sa dignité ou celle d’une personne à sa charge ou sous sa tutelle, pour être réduite en esclave, est puni d’une peine d’emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de cinq cent mille Ouguiyas à un million d’Ouguiyas », la loi punit aussi les fonctionnaires et juges ne portant pas assistance aux esclaves, l’apologie de l’esclavage, les complicités et les récidives. Les lois sont claires et sévères mais toujours leur application reste timide et inexistante même. Il faut rappeler la dernière loi datant de 2015 , avec la loi 031-2015 .

Dans le pays, on y trouve toujours certaines couches du peuple qui sont la propriété de fait et symbolique d’autres selon les traditions en vigueur.

Il est impossible d’avoir des chiffres ou des statistiques sur l’esclavage en Mauritanie, car l’état ne laisse pas faire des enquêtes sur la réalité ce qui se passe en Mauritanie. Quand les ONG ont essayé de faire des enquêtes à l’intérieur du pays, ils trouveront beaucoup des difficultés. Dans certaines contrées éloignées, l’esclave appartient a son maitre, il peut le frapper, le violer ou même l’éliminer. La Mauritanie est dans le monde musulman , le pays qui continue de pratiquer l’esclavage d’après l’ONG free Walke. l’esclave n’a jamais été contesté. L’islam a été instrumentalisé pour justifier la domination et le rendre acceptable. L’esclave aujourd’hui se considère propriété de son maître et il peut même s’en vanter . Pour un esclave, c’est le maître qui est son modèle, et non son père, puisque pas conditionné à une filiation totale et normale de son père. C’est son unique identité.

Sur le volet religieux , il y’a beaucoup à dire dans la perpétuation de cet esclavagisme dans le pays. Notamment dans certains manuels , on y véhicule l’idéologie esclavagiste.

Comme le livre que le président du mouvement l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) décide de brûler en 2012.

Ces livres qui contiennent beaucoup de paragraphes sur ce que nous pouvons appeler la jurisprudence du faux, ce qui fonde l’esclavage et les pratiques similaires qui sont à l’antipode de la vraie religion . Moukhtassar Khalil, le livre de toutes les polémiques en Mauritanie. On le trouve aussi bien dans les librairies traditionnelles en Mauritanie «Ce livre devient une référence pour les esclavagistes», avait dit le secrétaire aux relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie , Balla Touré.
«On lit à la page 32 : “La femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de ‘‘bonne extraction’’ (se couvrir).» Le maître est alors autorisé à faire de son esclave «sa chose» et «à avoir avec elle des relations sexuelles, même quand elle est mariée, et ce, même devant son époux de même condition qu’elle !»

Un bref exemple sur le ca Soninkés dans le Guidimakha 10ème région de la Mauritanie.

Bref, il s’agit dans cette region, de présenter la situation de l’esclavage. Pour traiter la question de l’esclavage, nous nous somme intéressés à définir qu’est ce qu’un espace villageois soninké contemporain, ensuite les coutumes (les lada) et, les railleries et les plaisanteries chez les soninkés.

Un espace villageois soninké contemporain

Un village soninké contemporain est dirigé par le chef de village. Les villages précoloniales, les chefs étaient entouré par des ainés composé de notables, parents et issu de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » des esclaves de confiances « Komo-khoro »

L’espace villageois soninké contemporain est composé que des soninkés fermés sur eux mêmes, descendant d’un même ancêtre commun où plus généralement ayant une même origine, possédant une culture homogène et parlant une langue commune, et également une unité politique. La manière de penser, d’agir et de sentir, de ses membres est basée sur le système traditionnel.

L’appartenance à un village contemporain soninké dépend de la filiation patrilinéaire. La tribu et le clan ne permettent plus d’habiter à un village soninké. La terre est une propriété collective chez les soninkés malgré que la loi de 83 aboli les propriétés traditionnelles. Les villages soninkés institutionnalisent les lada pour que l’esclavage demeure.

Aujourd’hui les milliers dans soninkara, mais si tu as ouvert ta bouche et que tu parle d’abolition d’esclavage on te traite comme un criminel. Le système coutumier soninké est foncièrement esclavagiste par les mentalités et les comportements . C’est un monde des tabous et dénoncer cet esclavagisme est considéré comme un sacrilège.

Nous ne pouvons jamais obtenir notre liberté en faisant appel au sens moral de ces gens qui nous oppriment, nous devons nous battre jusqu’à l’obtention totale de nos droits. Nous devons quitter cette peur enfantine qui fait qu’on est traité d’être esclave et défendre nos idées, qu’elles ressemblent ou non à celles de nos maitres d’hier.

Nous devrons prendre en mains le destin de nos enfants en se sacrifiant pour leur éducation si nous voulons vraiment changer notre situation, cette dernière est notre seul moyen pour se débarrasser de cette situation.

Ce combat droit être mène d’une manière pacifique et dans le respect des droit des autres car certains d’entre eux se battent régulièrement d’une manière ou d’une autre avec nous .

TRAORE DEMBA , militant abolitionniste.

Crédit source: Mailing auteur

Lettre ouverte au ministre de l’intérieur : Halte à la dictature féodale à DAFORT dans le Guidimagha

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Monsieur le ministre , nous allons vous soumettre par ce cri d’alerte, le cas symbolique de la dictature féodale qui sévit dans nos localités rurales du Guidimagha. En effet nous sommes une composante sociale d’extraction sociale dite « esclave » selon le régime coutumier soninké, et nous subissons un certain ostracisme très sévère dans notre village alors que nous ne voulons VIVRE qu’en CITOYENS DIGNES. Vous savez que les séquelles esclavagistes dans les milieux soninkés du Guidimagha sont vivaces et foncièrement agressives. Aujourd’hui en citoyens avertis, nous avons décidé de sortir des vieux schémas sociétaux rétrogrades qui nous humilient depuis plusieurs générations. Cet activisme pacifique s’est inscrit dans la légalité en respectant les règles admises en la matière dans notre chère MAURITANIE. Il y’a quelques mois, l’association AMEES a ouvert une section à travers laquelle nous menons notre mission de sensibilisation et conscientisation de nos masses populaires . Lors de l’ouverture de cette instance locale, nos membres fondateurs ont été voir le maire pour l’en avertir. Il n’avait trouvé aucun inconvénient et il lui avait été précisé que l’association est ouverte à tous nos concitoyens. Dès lors nous croyons être dans nos Droits légitimes garantis par la constitution. C’était sans imaginer les différents types de chantages manœuvrés par certains détracteurs de notre engagement pour VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ sans les pesanteurs sociétales. En effet, les membres de notre communauté sont harcelés, provoqués et salis dans le village par des éléments réactionnaires issus de la féodalité villageoise. C’est ainsi que le 13 août 2017, des gendarmes mobiles dans la commune avaient convoqué l’un des nos responsables en lui disant qu’ils veulent savoir sur la nature des réunions qu’on organise chez lui. Ce jour, les gendarmes ont notifié que nos parents avaient le plein droit de se réunir en toute liberté chez ce responsable de section AMEES après une explication donnée sur nos activités de sensibilisation. Le 5 septembre 2017, dans les jours de la fête de Tabaski, d’autres gendarmes mobiles se sont présentés chez le responsable section AMEES DAFORT en lui demandant d’arrêter les travaux d’un modeste hangar prévu pour abriter nos rencontres dans sa maison. Les gendarmes avaient dit que nous aurons des plaintes en notre encontre propos de ce hangar et que nous devrons nous rendre à Ould Yengé le chef-lieu de notre département auprès de la brigade. Et c’est au cours de cette procédure de clarification auprès des autorités départementales, la nuit du 30 septembre 2017 s’éclatent des graves incidents entre la jeunesse villageoise dans son ensemble et l’ordre des anciens à propos de la tenue des festivités nocturnes. Ces incidents d’une certaine violence avaient été condamnés par le monde villageois dans son intégralité. Pourtant comme par hasard dans une atmosphère de délation, 2 adultes parmi nos membres engagés contre ancien système féodal, sont arrêtés avec les jeunes émeutiers. L’un de ces 2 militants arrêtés a été le responsable section AMEES DAFORT, et leur arrestation sans motif avéré avait duré plus de 50 jours INJUSTEMENT. Après cet épisode flou et mystérieux, nous avons repris nos démarches citoyennes auprès des administrations départementales et régionales pour savoir davantage sur le cas de notre hangar suspendu depuis le 5 septembre 2017 . Ainsi ces derniers jours nous avons pris contact avec le préfet à Ould Yengé, qui dit qu’il ne comprends aucun motif sur cette suspension et nous a invités d’aller chez le gouverneur de Selibaby. Arrivés chez le gouverneur il y’a quelques jours, il nous a expliqué que les ordres qu’il a reçus venaient du ministère de l’intérieur . Il a clarifié que quelques cadres issus de DAFORT se sont plaints auprès du ministère concernant notre hangar qui serait financé par des bandits étrangers.

À partir de ce constat, nous estimons nécessaire de s’adresser directement à vous monsieur le ministre, en guise de réactualisation de notre courrier d’il y’a quelques temps. En vous adressant cette alerte citoyenne et témoin à l’attention de la communauté nationale voire internationale.

Nous suspectons encore une énième fois les manœuvres délatrices et lâches des milieux féodaux hostiles à notre campagne de sensibilisation et de conscientisation sur le régime féodal soninké qui bafoue nos droits de citoyens et veut sauvegarder des privilèges partisans dans nos communautés.
Monsieur le ministre, nous vous assurons que certains milieux soninkés influents à Nouakchott sont dans une campagne diffamatoire et calomnieuse à notre endroit depuis l’élan de conscientisation initiée et amplifiée par la journée du 6 mars 2017 à Selibaby à l’occasion de la journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles. Ce jour pour la première fois la loi 2015-031 relative aux pratiques esclavagistes et ses séquelles a été expliquée et diffusée au sein des masses soninkés dans nos contrées villageoises. Aujourd’hui , AMEES dispose de plusieurs sections dans différentes localités villageoises du Guidimagha, et tout se passe sans encombres pour leurs adhérents, le cas DAFORT ne devrait pas être une exception.

Monsieur le ministre, nous voulons exercer paisiblement notre qualité de CITOYENS ACCOMPLIS dans nos localités rurales du Guidimagha mais l’ordre féodal s’active pour s’y opposer et ses représentants déterminés sont probablement bien introduits au sein du pouvoir à Nouakchott.
Monsieur le ministre, nous vous assurons qu’aucun financement suspect et des relations extérieures douteuses n’existent dans notre engagement citoyen et pacifique. Comme toute communauté de vie et d’appartenance militante, nous avons la culture de l’entraide entre nos membres de l’intérieur et de l’extérieur en toute transparence.
Monsieur le ministre, sous le vocable GANBANAAXU* communauté de DAFORT, nous voulons nous libérer du joug féodal dans le milieu soninké en refusant les mentalités esclavagistes.
Monsieur le ministre, nous comptons sur vos services de protecteur et de garant de l’ordre public et des libertés individuelles et collectives pour prendre en compte le cas de notre hangar suspendu depuis plusieurs mois dans des circonstances qui troublent plus d’un.
NB : une copie de cette lettre a été déchargée auprès du service courrier du ministère de l’intérieur à la date du 8 janvier 2018 avec reçu de dépôt.

*Mouvement citoyen et pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ dans la société soninkée.

DAFORT, 4 février 2018

La communauté GANBANAAXU DAFORT

ALERTE : DES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ GANBANAAXU VIOLEMMENT ATTAQUÉS À MODIBOUGOU.

Dans la nuit de mercredi au jeudi, un groupe de gens sortant d’une rencontre nocturne s’est lancé dans des propos provocateurs ciblant les personnes connues comme refusant le système féodal de ladalamxu (rapports sociaux pouvant lier les anciens esclaves et les anciens maîtres) dans cette commune appartenant au Moughaata de Kobenni dans le Hodh El Gharbi. Tout part d’une provocation lors d’un mariage, au cours duquel un monsieur dénommé Siran kante baba Dramé issu de la composante sociale Niakhamala (selon les sources il serait un guesseré ou diaré), aurait clamé en public et avec le zèle que la part de présents destinée aux esclaves est là. Sur l’état pas de réaction contestataire mais lors d’une rencontre dans une place du village, un membre de la communauté GANBANAAXU* présent au moment des propos apologistes tenu par le courtisan féodal, lui a rappelé que son comportement était blessant et condamnable par la loi. L’homme niakhamala a remis une couche provocatrice en disant qu’il est chargé de dire ces propos sur ordre de ses maîtres féodaux qui sont de la famille Diawara. Il aurait rajouté qu’il peut même tuer une personne si ses maîtres lui donnaient l’ordre. C’est ainsi qu’un membre de la communauté GANBANAAXU s’est rendu auprès de la brigade locale pour signaler ces provocations caractérisées. Convoqué avec certains de ses maîtres féodaux, le cas du courtisan social s’est arrangé à l’amiable avec des avertissements exprimés par les gendarmes concernant ce discours extrémiste et provocateur lié à l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés.
Après cet épisode qui n’a pas trop plu aux milieux féodaux et réactionnaires du village, des réunions ont eu lieu toute la journée et après la rencontre du soir, une bande extrémiste parmi eux, a ciblé les militants GANBANAAXU par des propos injurieux et jusqu’aux coups violents à l’aide de gourdins. Il y’a eu plusieurs blessés dont un cas relativement grave. Ce dernier, Fidi Cissokho, un retraité venu de la France a reçu des coups sanglants sur sa tête. Encore alertés, les gendarmes ont arrêté 11 personnes issues de milieux féodaux du village et d’autres suspects ayant pris part aux agressions gratuites de la nuit seraient en fuite d’après une source proche du dossier.
Ainsi, il est URGENT et nécessaire pour que les autorités mauritaniennes prennent toutes les mesures qui s’imposent pour stopper l’engrenage de provocations féodales et esclavagistes dans les localités soninkés.
Par ce communiqué, nous condamnons fermement ce nouveau palier réactionnaire de ceux qui se considèrent comme intouchables pénalement en défiant les lois ouvertement. Nous interpellons encore toutes les consciences progressistes de la communauté soninké sur un silence inquiétant sur ce phénomène de l’ordre féodal devenu de plus en plus agressif dans nos localités.
Nous alertons nos partenaires défenseurs des droits humains à Nouakchott sur ce cas de Modibougou afin de suivre de près l’évolution de ces événements violents.

Ci-joint l’audio des aveux d’un agresseur : https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=i6Jd8udijlQ

*Mouvement pacifique et citoyen pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

8 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU

L’affaire Tariq Ramadan, 150 ans après l’affaire Dreyfus? Par Ousmane TIMERA

Je m’étais promis de ne pas intervenir sur cette affaire délicate qui hystérise le débat public. N’ayant pas les possibilités de me faire une opinion objective, car n’ayant pas accès aux éléments du dossier, je pensais- et je pense toujours- qu’il fallait laisser du temps aux investigations pour que la vérité se manifeste.

Cependant, nous constatons avec effroi, que le principe de la présomption d’innocence est dans ce cas largement violé. Cela n’est pas admissible dans une société dite démocratique. Dois je rappeler que jusqu’à preuve du contraire, il reste un homme innocent.

Le lynchage auquel nous participons est un danger pour nous tous. Qu’il soit innocent ou coupable il doit être jugé en toute équité. Et nous demandons à la justice qui représente la société de ne pas faillir dans cette tache. C’est sa crédibilité qui est ici en jeu. Or une justice qui vacille c’est une société qui s’ébranle.

Par ailleurs, nous sommes en droit de nous poser des questions sur les arguments apportés par les plaignantes sans pour autant être désobligeant avec elles ou être traité d’insensible à leur cas. Il ne faut tomber dans la sensiblerie de bas étage. Les faits, quelque-soit l’issu de cette affaire, sont extrêmement graves, pour les uns comme pour les autres. Or le fait d’avoir égaré certains éléments cruciaux du dossier, allant en faveur de l’accusé est proprement ahurissant et fait peser sur cet affaire un soupçon de procès politique. Ce qui n’est en aucun cas à l’avantage de nos principes démocratiques mis à mal par l’ère de soupçon généralisé qui pèse en ce moment sur la société.

D’aucuns s’offusqueront de la comparaison que je fais avec l’affaire Dreyfus. Mais c’est justement pour que l’injustice subie par le Capitaine il y a 150 ans ne se reproduise pas aujourd’hui. Beaucoup aiment commémorer les injustices d’hier pour oublier celles d’aujourd’hui. Si l’histoire montre le sens, les idiots regardent la date.

Tariq Ramadan n’a pas à être jugé pour sa religion, son origine ou ses idées mais pour des faits qui doivent être établis de façon claire qui ne laisse place à aucune interprétation. Tant que cela n’est pas le cas, il doit être considéré comme innocent. Et tout doute concernant les preuves de ses accusatrices doit être considéré en sa faveur, quelques-soient nos soupçons ou nos opinions envers lui ou envers les plaignantes, qui ont elle aussi le droit de ne pas être insultées. Seuls les faits comptent. Or ce qui est un fait, c’est que l’homme est jugé coupable par principe sur les réseaux et sur les médias, avec un effrayant mélange des genres (morale, politique, vie privée etc). C’est ce que je conteste, indépendamment du fond du dossier.

Enfin, je voudrais m’adresser à ceux qui ne partagent pas les opinions de Tariq Ramadan. Je suis de ceux qui ont eu et auront l’occasion d’exposer ses désaccord avec lui (et aussi ses accords quand il y en a). Je suis issu d’une génération de penseur, comme je le lui ai dit, qui entendent le dépasser. Ni éliminer, ni imiter mais dépasser. Or cela ne grandit aucunement certains, qui faute de pouvoir débattre avec lui d’égal à égal, masquent leur soif de notoriété dans la bassesse de la « neutralité » calomnieuse. Cela n’est pas fait pour les grandir. Bien au contraire.

On m’a prévenu qu’intervenir mettrait en danger ma carrière et mes études car des personnes en France, toujours d’après ce « bon conseilleur », faisaient en ce moment la police de la pensée et repéraient les « personnalités montantes » qui avaient une « grande bouche ». Je sais tout cela et la crainte quelquefois étreint mon cœur. Mais à quoi sert la notoriété et la réussite si c’est pour vivre dans la honte de sa conscience?

Source crédit: Post Facebook de l’auteur

Communiqué Répression de la marche pacifique d’IRA – Mauritanie

Mercredi 07/02/2018 une marche pacifique des militantes, et sympathisants d’IRA s’est ébranlée à partir du garage « Camara » à destination du préfet de Elmina (gigantesque département périphérique de Nouakchott). Cette marche pacifique organisée par le mouvement abolitionniste visait à exprimer pour les autorités mauritaniennes l’intenable situation des ménages mauritaniens face au dédoublement des impôts et patentes de l’état, la montée vertigineuse des denrées de première nécessité et la chute inox érable de la valeur de la monnaie nationale, l’Ouguiya ; les marcheurs ont buté sur plusieurs unités de la police occupant les principales artères de Elmina. Cette dernière comme à son habitude usa de la brutalité gratuite, de la violence indicible contre des manifestants pacifiques qui furent tabassés, battus avec des matraques et parfois des gourdins, roués de coups de pieds mais toute cette violence et les mauvais traitements n’ébranlèrent pas les militantes et militants abolitionnistes qui continuèrent leur protestation jusqu’aux locaux du préfet du département.
Enfin de compte plusieurs blessés au sein des manifestants ont été dénombrés et sept (7) activistes d’IRA – Mauritanie ont été arrêtés et conduits à une destination inconnue il s’agit de :

1- Sabar Houssein
2- Abdallahi Hindi
3- Abdallahi Homody
4- Amadou Traore
5- Bidine Mechinou
6- Dia Oumar
7- Zeiny Sidi

Face à cette situation IRA – Mauritanie :

– dénonce une fois de plus l’usage de la violence gratuite et disproportionnée contre des citoyens qui usent de leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.

– Rend les autorités responsables de tout ce qui adviendra aux sept militants abolitionnistes arrêtés arbitrairement et disparus depuis lors.

– Appelle la communauté nationale et internationale à se dresser contre cette dérive du régime qui criminalise le droit à manifester pacifiquement.

Nouakchott le 07/02/2018

La commission de communication