3ème CONGRES ORDINAIRE d’IRA – Mauritanie DENOMME «Mère HOULEYE SALL » : Résolution finale

Au nom de Mère Houleye SALL, dont le fils unique Lieutenant Abdallahi Moussa Sall a été assassiné en 1990 à Inal ;mère Houleye, âgée aujourd’hui de quatre-vingt-douze ans, mène depuis lors le combat pour rétablir la vérité et la justice non seulement pour son fils unique, mais pour tous les martyrs disparus dans la tentative de génocide qui continue à marquer les mauritaniens.

I. Préambule

Au début de l’année 2018, le contexte international se caractérise par la conjugaison de trois nouvelles menaces à la paix, dont l’impact sur la Mauritanie reste inégal :

1. Après l’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats unis d’Amérique, les errements de sa diplomatie en Palestine et sa polémique avec la dictature nucléaire de Corée du Nord, le monde entre dans une phase d’incertitude porteuse d’hypothèques graves sur la stabilité du consensus hérité des deux grandes guerres du 20ème siècle et de la décolonisation. La dissuasion atomique s’effrite au profit d’une prolifération accélérée. Du chantage du fort au faible, la polémologie moderne laisse entrevoir la crédibilité de la destruction réciproque.

2. Le défi du changement climatique, que les Etats Unis s’aventurent à nier, ajoute à la déstructuration des équilibres fondateurs de l’ordre international. L’explosion de la natalité en Afrique accentue les conséquences immédiates de la désertification à laquelle le Continent entier s’expose. Les migrations vers l’Europe résultent, à la fois, de l’attractivité du Monde libre mais aussi de l’échec de la gouvernance vertueuse au sud de la Méditerranée.

3. Le terrorisme islamiste achève de plonger l’avenir de l’humanité dans une logique de la régression, aux nuisances fortement sous-estimées. Le néonazisme de l’intolérance et de la brutalité n’en est qu’à ses prémices ; le monde musulman, gouvernements et praticiens du culte confondus, prétend endiguer le péril par une série d’approches trompeuses où prévaut le déni. La plupart des Etats de la communauté islamique se débattent dans la contradiction d’éradiquer l’extrémisme violent, tout en appliquant ses lois et son programme. Entre autres cas, la persécution des objecteurs ainsi que le calvaire des associations féministes en Afrique du Nord et au Moyen Orient soulignent la distorsion tragique entre les sociétés islamisées et la modernité.

II. La Mauritanie d’aujourd’hui

1. Dans cette configuration aléatoire, la Mauritanie et son environnement régional subissent déjà le faix des deux dernières hypothèques et ne paraissent y opposer une réponse, ni d’anticipation, ni de traitement empirique. Notre pays navigue à vue, faute de vision au sommet de l’Etat et d’alternative parmi sa frange lettrée. Le fatalisme, la souplesse morale et la paresse consumériste maintiennent l’élite d’antan dans une attitude de conservation des acquis, sans élan, dépouillée du rêve et de l’imagination fertile qui alimentaient l’instinct séculaire de survie au milieu d’une nature de désolation.

2. En ce contexte de crise de valeurs et de panne dans la faculté de concevoir un devenir fiable, s’enracine l’impératif de la relève historique. Ira Mauritanie, les organisations de défense de la dignité humaine et la minorité consciente au sein du bloc hégémonique incarnent cette alternance et en promettent l’avènement. Telle évolution équivaut à une fatalité de la physique élémentaire, quasiment de même nature que la loi de la gravitation.

III. Pourquoi la refondation ?

Le troisième congrès d’IRA – Mauritanie, après avoir examiné l’état général du pays, a retenu les principaux enjeux de la lutte, pour une citoyenneté inclusive :

1. Du legs honteux

Le Congrès réaffirme le caractère structurel de la poursuite des pratiques d’esclavage et des discriminations afférentes, en ce sens qu’elles dessinent l’identité intime de la domination. Produit d’une confusion originelle entre raison du plus fort et religiosité du plus retors, le racisme mauritanien crée la violence symbolique, les privations de libertés, l’usurpation de biens, l’humiliation et la torture. L’exclusion matérielle et l’inégalité de naissance en constituent la normalité, le fonctionnement rationnel. Les terres arables ou arides appartiennent toujours aux descendants de maîtres, malgré la réforme foncière et domaniale de 1981. Certes, la législation interne s’améliore dans son énoncé mais l’imposture perdure grâce à la volonté de ne pas appliquer le droit. L’adhésion aux instruments internationaux procède, aussi, d’un calcul de dissimulation. Mieux, lorsque la pression des victimes s’accentue, le pouvoir et les factions où il recrute recourent au bouclier de la religion, pour retarder, du moins intimider l’exigence de mieux-être, celle qui donne sens à l’existence. La posture de l’alibi perpétuel derrière le sacré relève, à présent, du réflexe, d’où son usure imminente sous l’effet de l’excès.

2. De la nationalité au rabais

Le silence de l’Etat persiste, face à l’impunité des auteurs de crimes de sang, déportations et disparitions, exécutés aux motifs de la race et de la culture non-arabes. Le compromis à l’œuvre dans le pays tend à se consolider, sur la foi de cette immunité ; de surcroît, la majorité des forces politiques et religieuses y consent, désormais. Pourtant, au-delà de considérations éthiques, l’histoire de l’espèce humaine nous apprend que rien de stable ne s’élève sur le mal fait aux innocents. C’est cette triple injonction de la mémoire, du rappel et de la réparation qu’IRA – Mauritanie se doit de perpétuer, pour l’ambition de l’unité nationale. Il n’y a pas de cohésion, non plus de fraternité quand l’un opprime l’autre et lui enjoint d’oublier. Aliénés, en voie d’assimilation et leur sol usurpé, les compatriotes négro-africains mettront beaucoup d’années à sortir du statut de citoyens de troisième zone. Dans l’épreuve, leur pays ne sut leur témoigner la solidarité requise par l’âpreté de l’agression.

3. Des violations de l’intégrité du corps

Le recours à la torture – y compris en privé – et la banalisation des mauvais traitements durant la garde à vue et l’emprisonnement, atteignent un niveau tel que la Mauritanie figure en tête de la liste des rapports et enquêtes ad-hoc, d’experts des Nations unies. Le cas récent du dénommé Ethmane Ould Brahim le prouve assez, un noir en conflit avec la loi s’expose davantage aux sévices et lynchage, explicitement accompagnés d’insultes à caractère raciste. Le refus de ratifier des traités permissifs, l’inflation d’articles portant application de la peine de mort et l’aversion à la Cour pénale internationale (Cpi) participent d’un chauvinisme négrophobe, hostile à l’Occident et résolument fécondé par l’inclination à l’extrémisme violent. La Mauritanie d’aujourd’hui s’enfonce dans le fantasme de la pureté essentialiste et y dissout ses traditions, son âme et la tranquillité de ses habitants.

4. De la liberté rudimentaire

Sur un plan plus politique, même si une réelle faculté d’expression semble s’instaurer après des décennies de régime militaire, certaines période de crise favorisent les arrestations arbitraires et les détentions hors procès, de longues durée et au secret ; dans la plupart des situations observées jusqu’ici, le trouble à l’ordre public s’avérait mineur, donc en disproportion au châtiment. Souvent, la sanction visait à restreindre puis punir l’aspiration au droit de manifester. Les prisons de Mauritanie n’offrent, au détenu, fût-il de droit commun, les conditions minimales de salubrité et de santé. La personne s’y dégrade et son humanité s’estompe, pour le restant de ses jours.

A titre d’illustration, la séquestration de nos militants Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatala Saleck, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et du sergent Mohamed Ould Mohamed Mbareck, autorise de sérieuses inquiétudes sur la détermination du pouvoir à les briser. Les poursuites, sous le régime de la liberté provisoire, n’épargnent des parlementaires, des journalistes ; des mandats d’arrêts contre des opposants à l’extérieur, tels Mohamed Bouamatou et Moustapha Limam Chafi participent à compromettre le consensus national et la perspective d’une alternance apaisée en 2019, échéance du second et dernier mandat de l’actuel Chef de l’Etat.

5. Du détournement des institutions

La recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience érode la relative crédibilité du modèle de pluralisme en Mauritanie ; de facto, la gendarmerie, la police et le magistrat aux ordres disposent d’une marge de manœuvre en constante extension. A tout moment, ils peuvent interpeller, convoquer et mettre à l’écrou, sur la base d’une présomption à peine étayée. A ce potentiel d’abus s’ajoutent d’autres armes sans recours ni contrepoids ; envers le capital privé, le pouvoir du moment use du redressement fiscal et exerce, contre toute velléité d’indépendance chez le fonctionnaire, la menace du licenciement sec ou du contrôle de gestion. Pour accorder à cette prérogative, l’onction de l’acceptable, le cursus de cooptation ethno-tribale avait prévu le recrutement massif des médiocres et l’abolition conséquente du mérite. Retombée de la faillite de l’enseignement après le triomphe du populisme sous le régime des juntes, la culture du faux n’épargne les diplômes, les curriculum vitae et même la généalogie. Autant la fabrication de pseudo ancêtres infeste le champ du privé, mêmement la contrefaçon imprègne les divers échelons de la fonction publique et s’étend à la médecine. Hubris et trivialité tracent ainsi l’architecture d’un mode de vie sans cesse tiraillé, de la compétition pour l’excellence en tout à l’exercice permanent de la fraude. Le mauritanien contemporain excelle dans l’art de se mentir à lui-même. La schizophrénie devenant sa boussole sur un chemin de perdition dont il ne perçoit l’horizon, il s’adapte à tout, déjoue la rationalité et transmet, à sa progéniture, l’appétence du raccourci et la passion du court terme.

6. De la prévarication

La corruption ronge la sphère de l’Etat, réduisant ainsi l’efficience des politiques publiques mais il s’agit, in fine, d’un ensemble de normes antimorales et de pur ménagement, qu’exige la reproduction de l’hégémonie en cours. Loin de signifier une exception réformable en Mauritanie, voler le bien collectif, récompenser l’incurie et s’assurer une prébende sans effort, ressortissent des mœurs nécessaires à l’allocation préférentielle des ressources. Le dispositif ne saurait perdurer, encore moins continuer à entretenir ses milices gardiennes du statu quo ante, sous les seules auspices d’une République du droit. La paix dans l’injustice se paie en privilège, faveur et dérogation. Déjà, la découverte de gisements d’hydrocarbures en mer aiguise la tentation de s’éterniser au pouvoir et complique le lien avec le voisinage immédiat. La diplomatie de la Mauritanie se résume, maintenant, à une succession hystérique de susceptibilité et de crise de nerfs qu’accentue la propension infantile à changer d’alliance.

7. De l’urgence

Des attendus précédents, le Congrès constate la pertinence et l’utilité d’une rupture radicale d’avec une cité incapable d’assurer, à ses membres, le sentiment de participer à une œuvre commune; il est impensable que la Mauritanie prospère plus longtemps dans un tel degré de mépris à l’endroit de ses ressortissants, voire de l’étranger de passage. La misère, l’obscurantisme, le fanatisme et le repli réfractaire au reste du monde ont façonné une mentalité du pire dont la théocratie liberticide demeure l’unique perspective. Envers et contre la dérive, pour un pluralisme du partage, de l’équité, du bonheur terrestre et de la diversité dans le métissage, le Congrès atteste :

Compte tenu de la censure imposée aux courants de l’audace et du renouveau, Ira accorde, à ses adhérents et sympathisants, le bénéfice – extraordinaire – d’une autorisation à concourir en candidat indépendant, pour incarner une autre Mauritanie, lors des prochaines élections municipales, législatives, régionales et du Président de la république.

– Biram Dah Abeid reçoit mandat délié, aux fins de promouvoir une large concertation avec les partis, la société civile et le commandement des forces armées et de sécurité, en vue d’accélérer la réconciliation des mauritaniens, avant le vote et parvenir à une entente solide, sur les règles de l’impartialité, dans le strict respect de la Constitution.

Votée, à Nouakchott, le 28 janvier 2018

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29-01-2018 13:13 – Abidine Ould Merzoug : « Mensonge avéré et falsification des réalités »

Le Calame – Le militant des droits de l’homme, Abidine Ould Merzoug (ancien représentant d’IRA en Europe) a déclaré au cours d’une intervention au siège de la Fondation Sahel que nombre de parlementaires,

de diplomates et des militants des droits de l’homme européens lui ont exprimé leur gêne par rapport à certaines correspondances relatives à la situation des droits de l’homme en Mauritanie qui leur sont adressées par des ambassadeurs de la Mauritanie accrédités en Europe dont les contenus sont truffés de mensonges avérés et fondés sur la falsification des réalités.

Selon Ould Merzoug, certaines représentations diplomatiques basées en Europe essaient d’induire volontairement en erreur des organisations et des militants des droits humains européens à travers la présentation de fausses informations sur la réalité des droits humains en Mauritanie.

Toutes choses de nature à porter un réel discrédit à ces ambassades et qui desservent le pays plus qu’elles ne le servent, confirme Ould Merzoug qui est en plus d’être un militant des droits humains, est ingénieur basé en Allemagne où il travaille à Ford, le célèbre constructeur automobile.

Abidine Ould Merzoug se dit très surpris que les chancelleries mauritaniennes exécutent des instructions provenant de Nouakchott alors qu’elles savent pertinemment qu’elles nuisent dangereusement à la crédibilité du pays. La responsabilité devant alors leur dicter un comportement contraire, dit-il.

Crédit source: cridem.org

28-01-2018 15:10 – Projet de régionalisation du Gouvernement mauritanien; Que faut-il en penser? Par Samba Thiam

Samba Thiam – Ce projet(*) est , manifestement, un plagiat grossier de l’Autonomie des FPC, au moins dans sa forme.

En effet, il retient :

-4 grandes zones à vocation économique spécifique,

– Un statut particulier pour Nouakchott et Nouadhibou,

– 2 organes – législatif et exécutif-, des compétences importantes pour ces régions,

– la dissolution du Sénat (décidée dès 2006 par nos instances ), tel est le format du projet d’Autonomie des FPC ; repris en copié-collé dans ce projet de régionalisation du gouvernement.

Différences, toutefois, dans le redécoupage précis des zones. Pour les FPC, l’Assaba – à vocation pastorale – est rattachée aux deux Hodhs, la vallée du fleuve –à vocation agricole-, constituée du Guidimakha, du Fuuta et du Waalo Barack, et dans le même ensemble le Trarza le Brakna et le Tagant, dernière zone, l’Adrar-Tiris pour le Nord. Le Gouvernement en optant pour l’émiettement de la vallée du fleuve, semble –t-il, c’est -à -dire en ne prenant pas en compte les aires culturelles homogènes, existantes, il se prive, du coup, un bénéfice majeur, entre autres attendus du projet : l’apaisement, voire la réduction complète de la tension ethnique récurrente.

Rappelons le sens du projet des FPC dont le but essentiel vise la résolution d’une double tension : la tension tribale, au travers de la « compétition » entre tribus dans la course au pouvoir ( « chacune » cherchant à entrer au gouvernement ), et la tension ethnique, traduite dans le ressenti des populations négro- africaines de leur exclusion dans tous les domaines.

Une seconde différence existe entre les deux projets qui se situe dans le contenu, les compétences octroyées, le type de relation entre le centre et la périphérie ; alors que les FPC préconisent des compétences réelles, importantes, une relation plus souple, plus flexible avec le Pouvoir central, le Gouvernement, lui, choisit de reconduire la chape d’une Tutelle forte sur la région, et de céder sur des attributions résiduelles, des compétences superficielles ; telle la construction de quelques routes, quelques infrastructures scolaires et sanitaires, le creusement de pare-feux etc …

D’une vision autonome d’un développement choisi, de l’usage et de la gestion libre de la ressource spécifique du terroir, motus ! Du recrutement et de l’emploi prioritaire de la jeunesse locale, de la police et de la justice locales, de l’usage des langues et cultures du Terroir surtout, rien ! En plus de ces défaillances majeures, on ne peut, par ailleurs, ne pas noter, ça et là, certaines Aberrations ; telle la reconduction de la pratique de secrétaires généraux, parachutés, ou la possibilité accordée aux Présidents de Conseil de déléguer leurs pouvoirs, ou encore le quota automatique de « 20* » % de femmes appliqué dans ces conseils, toutes pratiques stupides, prouvées par l’expérience mauvaise ; enfin, dernière absurdité, le statut hybride, sans tête ni queue, de Nouadhibou qui n’est considérée ni comme une région pleine et entière, ni comme un segment de région !!!

Bref avec ces tares grossières on peut dire que nous nous acheminons bien plus vers une Décentralisation, voire une Décentration, que vers une véritable Décentralisation, hélas !

Quelle lecture globale ?

Lorsqu’on parcourt ces projets de loi relatifs à cette régionalisation, on en ressort, globalement, avec l’impression que le Gouvernement cherche à mettre en œuvre une bonne idée, mais qu’il hésite, comme freiné par une sorte de frilosité, de crainte vague ou de défiance à l’endroit de certaines populations.

Ce qui, en partie, explique peut-être cela … Le double standard observé pour la vallée du fleuve ; Nos gouvernants admettent pour l’Est l’évidence de sa vocation « pastorale » , pour le Nord la vocation « minière », mais dénient à la vallée sa spécificité évidente de région « agricole » ! Ils reconnaissent et reconduisent les Identités historiques comme « Adrar », « Trarza », « Brakna », « Tagant » pour le « Trab-el bidhaan », mais se refusent à faire de même pour les appellations historiques de « Fuuta », de « Waalo Barack » ?

Pourtant il nous a toujours semblé, qu’un critère choisi ( ici la vocation économique ) demeurait un critère qui devait le rester, c’est –à-dire applicable partout et pour tous, à l’identique. A tout ceci s’ajoute cette tendance que nous avons à perdre de vue qu’ il n’y a pas de majorité en matière d’Identité- ; tout comme « il n’y a pas de majorité en matière de vérité »…

Au regard de la manière dont ce projet est ficelé, la discrimination à l’égard des populations de la vallée du fleuve, émiettées et diluées à dessein dans des ensembles artificiels, se perçoit, visible, patente …Et cela, au moment même où se votent à l’Assemblée Nationale des lois anti-discrimination !!! Ce qui, du reste, ne surprend guère plus, au vu de cette idéologie suprémaciste régnante –hier enfouie-, qui, maintenant, ne se cache même plus, pour ne pas dire ouvertement s’affiche et se déclare … Et dont les FPC demeurent la victime, dans leur juste lutte pour une reconnaissance légale, officielle, légitime …Discriminations qui continuent de s’étendre à l’université, dans l’Administration, à l’École, dans les forces armées, dans l’emploi, les examens et concours, les médias, l’enrôlement, partout ! Partout L’injustice !

Toutefois, un coté quand même positif de ce projet – il y en a -; à trouver, pensons nous, dans la réduction draconienne de cette pléthore de régions, puis dans l’amorce en elle même … , avec l’espoir nourri que les errements, les défaillances, les couacs constatés seront rapidement redressés, la mouture remise à l’endroit, si toutefois ces idéologies funestes, dont il faut se déprendre, nous en laissent le loisir …Les militants des FPC se seraient si bien réjouis de ce projet n’eussent été ses défauts et déviances majeures…Dernière impression qui laisse sourire , « ON » s’inspire de nos idées mais « ON » nous accuse malgré tout de « sorcellerie » et d’anti-patriotisme… Paradoxe quand tu nous tient !

L’entêtement à nier une réalité qui crève les yeux, à fermer les yeux sur le caractère intensément aigu de la Question de l’unité nationale nous amène à nous interroger sur la volonté du régime du Président ould Abdel Aziz, de la classe politique et de l’élite arabo-berbères – silencieuse pour l’essentiel-, à construire réellement un Etat juste, égalitaire, démocratique, qui accepte sa diversité, cultive l’équité et la solidarité. Cette élite ne semble, apparemment, pas encore prête à déconstruire ce Système pernicieux qui nous gouverne.

Un volcan est sous nos pieds qui – si rien n’était fait – inévitablement va exploser. Quand éclatera-t-il, c’est la question.

Alors prenons garde …

Samba Thiam président des FPC
Nouakchott, 24 janvier 2018

Notes : * c’est une absurdité que de vouloir appliquer automatiquement ce quota de 20% de femmes avec la moitié d’une population qui sait à peine lire ! En plus de ce que nous rapportait O Omer –qui pour une fois met le doigt dans la plaie –sur nos secrétaires – Gent féminine !

Communiqué de presse: L’interdiction frappe les activités à l’intérieur des foyers

Vers la fin de la première journée du congrès de IRA – Mauritanie, les autorités du département de Riyadh où se trouve le domicile du président Biram Dah Abeid, convoquèrent ce dernier et lui signifièrent que le ministre de l’intérieur a envoyé des pelletons de forces de police, lourdement armés, et minus d’un ordre d’attaquer l’assemblée à l’intérieur de la maison et d’exercer un droit de poursuite dans les maisons environnantes. L’utilisation de la violence leur est autorisée contre les personnes rassemblées dans les maisons, notamment l’usage de gourdins et de matraques, mais aussi les bombes assourdissantes ou à gaz lacrymogène. Le président d’IRA – Mauritanie questionna le préfet: est ce que vous avez constaté une occupation de la place publique , un tapage inapproprié, ou une contravention quelconque? Le préfet répondit non, mais ajoute que c’est une décision émanant d’en haut.
Tout de suite après, le président Biram Dah Abeid réunit le bureau exécutif, pour évaluer la situation et celui-ci constata ce qui suit:

1– depuis son retour au pays il y a quatre semaines, BDA a insufflé un espoir nouveau à tous les pôles de l’opposition mauritanienne, en instiguant des rapprochements, des rencontres et échanges, mais aussi en lançant une dynamique de concertation et d’unité qui vise l’éclosion, le raffermissement et la consacration d’un large front englobant classe politique et société civile, visant l’exigence pacifique et démocratique, d’une alternance constitutionnelle et paisible en Mauritanie en 2019. Aussi, la présence de Biram Dah Abeid sur le territoire national, revigore la dynamique des jeunes dans leur contestation pacifique de l’arbitraire à travers marches et sit-in et en guise d’exemples, nous pouvons citer les deux marches des jeunes et femmes qu’IRA – Mauritanie a organisé les 2 et 15 janvier 2018

2– Le pouvoir de Mohamed ould Abdelaziz, est désarmé face à la nouvelle donne qui le met face à une opposition dépassant ses particularités ethniques, sociale ou idéologique pour des objectifs prioritaires, une union autour des principes d’État de droit et de cohabitation, le respect des règles du jeu électoral et des lois constitutionnelles dans le but d’élections libres et transparentes et d’alternance apaisée en 2018-2019.
Le rôle éminent de Biram Dah Abeid dans cette dynamique de changement national, ne sied pas à ould Abdelaziz ce qui l’entraine dans une logique irresponsable de recherche d’une situation de crise capable de justifier sa soustraction à la compétition démocratique et aux respects des textes et délais constitutionnels.

3– IRA – Mauritanie maintient son agenda de dénonciation par le droit, les gestes et la parole pacifique, de la politique dictatoriale, gabegiste, raciste et esclavagiste du régime de ould Abdelaziz.

4– Refuse de céder à la manœuvre ignoble et exécrable du régime qui vise à inonder un quartier déshérité par une armée d’occupation à l’image de la police sous le régime d’Aziz; des enfants, des personnes âgées, des malades qui vont le plus en souffrir et peut-être perdre leurs vies.

5– IRA organisera, comme par le passé, ses marches et sit-in dans les places publiques et grands artères du centre ville, et sans aucun préjudice pour les personnes ou les biens publics ou privés.

6- IRA a déplacé le lieu de la séance de validation des travaux et résolutions de son 3eme congrès et transmettra à l’opinion publique nationale et internationale ainsi qu’aux médias les résolutions et les constitutions des nouvelles structures.

IRA remercie vivement les associations, partis politiques et médias pour avoir participé à la séance d’ouverture, remercie encore autant ceux des dirigeants de l’opposition politique et civile qui se sont déplacés au domicile du président en guise de solidarité suite à cette nouvelle violation de droit que constitue le suprême arbitraire de menacer de mettre tout un quartier déshérité à feu et à sang parce que des citoyens incorruptibles, militants d’une cause juste, sont tranquillement assis pour contribuer de manière pacifique, à l’édification de la justice, de la paix et du bien-être de leur peuple.

Nouakchott le 28/01/2018 La commission de communication

VOUS AVEZ DIT INCRIMINATION DE LA DISCRIMINATION EN MAURITANIE?

L’Assemblée Nationale ou la chambre d´enregistrement et d´applaudissement du Système de l´Azizanie a adopté, au cours de sa dernière séance plénière un projet de loi portant ”incrimination de la discrimination” en Mauritanie si l´on en croit la dépêche de la fameuse et fumeuse agence d´information l´AMI. Oui, vous avez bien entendu lutte contre la discrimination, la chose est assez sérieuse de grâce ne souriez pas!
Ce qui est aberrant et hilarant à la fois dans cette loi c´est qu´elle est plutôt dirigée contre ceux qui dénoncent et combattent le racisme d´Etat, la discrimination raciale et l´esclavage en Mauritanie. Désormais toute organisation patriotique qui dénoncerait le racisme sera considérée comme une organisation « identitaire et porteuse de haine ». Nos injustes juges, bras armés du Système n´auront qu´à faire recours à l’article 36 du Code pénal qui permet de priver la personne condamnée de ses droits nationaux, civils , civiques et familiaux pour une période de cinq ans. Cela nous rappelle curieusement encore le procès des rédacteurs du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » en septembre 1986 et les peines subies par nos camarades qui avaient commis le crime de dénoncer la politique de discrimination raciale érigée en régle de gestion du pays, des chiffres et statistiques à l´appui.

Si hier on pouvait encore parler de marginalisation ou d´exclusion aujourd´hui on assiste à une épuration totale de la composante négro-mauritanienne dans les instances du pouvoir et de décision au sein de l´administration, de l´armée, dans les médias, la diplomatie et le secteur économique. S´il y a un criminel à combattre et à mettre au banc des accusés c´est bien l´Etat raciste et son gardien du temple en l´occurence le président putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz.
Toute cette armada juridique n´a en fait qu´un seul but, interdire et incriminer les organisations de défense des droits humains ou mouvements de libération nationale comme les FPC, L´IRA entre autres, qui empêchent toujours de banaliser la discrimination raciale et l´enterrement définitif du dossier du génocide des années de braise.
Si cette loi était vraiment révolutionnaire et devait être appliquée sérieusement elle devait frapper en premier le Général-président et toute son équipe pour pratique de politique de discrimination raciale et d´Apartheid qui ne dit pas son nom mais nous sommes en Mauritanie où les rôles sont toujours inversés. Les bourreaux sont promus en héros et les victimes jugés en coupables.
Encore une fois ce n´est pas par la répression, l´intimidation, la politique de l´autruche qu´on arrivera à évacuer la délicate question de la cohabitation et la politique de discrimination raciale devenue progressivement structurelle dans notre pays.
On ne le dira jamais assez, les FPC ou les mouvements d´obeidience Négro-africaine ou Haratine n´ont ni créé, ni inventé l’esclavage et le racisme. C´est bien l´existence effective de ces problèmes qui explique leur naissance et leur combat. Mais Hélas l´esprit biscornu des soldeurs du crime et partisans du système ne digère pas cette évidence. La lâcheté est ici sans commune mesure.
Il est temps encore de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive.
Comprenons qu’une  » nation dispersée, battue, humiliée peut (heureusement) toujours se rebeller contre son sort et revenir à la vie ». Tentons dès à présent de sortir de ce cul-de-sac qui, tout le monde le sait, ne mène nulle part. Pour en sortir, il faut, à notre avis une attitude courageuse, d’ouverture sincère et de reconnaissance du problème de fond à savoir la politique assumée de discrimination raciale qui ressemble fort à un apartheid sournois.
Un climat de décrispation sociale grâce à un train de mesures positives à l’endroit de toutes les victimes de cette politique nocive. La sanction des crimes commis pour que justice prévale sur l’abitraire et l’impunité.. Je crois qu’il faut se parler, car ce formidable potentiel de révolte enfouie commence à gronder. Il serait erroné de croire que toutes ces années de calme plat peuvent exclure toute éventualité de soulèvement populaire.
Après avoir passablement plagié notre projet d´autonomie des régions, nous invitons le pouvoir à s´inspirer davantage des principes généraux de notre Charte qui stipule entre autres :
– La république est une et indivisible
– Elle reconnaît et garantit les Autonomies locales
– Elle veille au principe de non-discrimination et au respect de la dignité humaine
– Elle consacre l’égale participation des Communautés à la gestion du pays
– La Mauritanie est un pays multiethnique et pluriculturel, où la République garantit l’égalité de toutes les langues et cultures nationales .
– La Mauritanie est un pays composé de deux communautés racio-culturelles, l’une composée de Noirs (Bamana, Fulbe, H’râtîn, Sooninko, Wolof), l’autre de Blancs (Bîdhân ou arabo-berbères).
– Toutes les Communautés ethniques (Bamana, Bidhân, Fulbe, H’ratin, Soninko, Wolof ) du pays auront intégralement les mêmes droits. Chacune aura le droit de donner son avis sur toute décision qui engagera son avenir.
Hier comme aujourd´hui, conformément à notre CHARTE, nou nous engageons solennellement à ne ménager aucun sacrifice pour la pleine réalisation d’une Mauritanie égalitaire et démocratique, débarrassée définitivement de l’esclavage et du racisme, unie dans sa diversité, riche de toutes ses cultures épanouies, assurant à toutes ses citoyennes et à tous ses citoyens les mêmes droits.
Tous ensemble, nous aurons encore à mener d’autres combats pour que l’égalité, la justice et la démocratie s’enracinent profondément dans notre pays.

La lutte continue!

Kaaw Touré

Porte-parole des Forces Progressistes du Changement (FPC)

L’ANTIESCLAVAGISME EN MAURITANIE: RAPPEL IMPORTANT!

Pour rappel, nous n’avons rien inventé par notre engagement d’aujordhui. En citoyens avertis, nous suivons pacifiquement la VOI(E)X vers l’émergence d’une conscience CITOYENNE et PATRIOTE parmi nos masses trop longtemps trompées et inhibées par des forces réactionnaires et rétrogrades.

Ci-après l’avis de la Ligue des Oulémas en RIM datant du 26 Mars 2015 à Nouakchott.

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« La Ligue des Oulémas en République Islamique de Mauritanie,

-A l’issue de la réunion de son bureau exécutif tenue le jeudi 5 Joumada Al thani 1436 de l’hégire, correspondant au 26 mars 2015 et après avoir étudié la situation actuelle du pays,

-Après examen minutieux de la situation sociopolitique de a société mauritanienne,

– Après étude des questions de la charia qui engagent la société,

– Après examen de la fatwa édictée par les oulémas en 1981 et de la décision de l’Autorité promulguant l’abolition de l’esclavage en Mauritanie,

La ligue annonce, à l’intention de tous, qu’à partir de la date de ce jour, l’esclavage en Mauritanie n’a plus aucun fondement légal au regard de la charia.

Par conséquent, toutes les pratiques à caractère esclavagistes sont considérées, à partir de cette date, illégales du point de vue de la charia islamique. L’ensemble des parties concernées sont conviées à oeuvrer à l’éradication des séquelles de ce phénomène qui s’est perpétué à travers l’histoire.

A cette occasion, la ligue lance un appel à toutes les parties concernées afin de prendre en considération cette décision, et d’oeuvrer, par tous les moyens, à l’éradication des séquelles de ce phénomène. Un tel effort est considéré comme étant un devoir religieux que tous, chacun en ce qui le concerne, se doivent d’accomplir.

Qu’Allah guide nos pas  »

Lien AMI.MR http://mfr.ami.mr/Depeche-30812.html

3ème Congrès ordinaire d’IRA – Mauritanie, 27-28 janvier 2018 Dénommé : Mère Houleye Sall ; Thème : « Pour une meilleure décentralisation du combat. »

Mesdames et messieurs les invités, militantes et militants d’IRA – Mauritanie, honorable assistance !

Il y a six années, dès mars 2012, vous me confiez, au cours d’une assemblée pareille, de présider et conduire notre organisation, en vertu du mandat que vous vous êtes tracé. La feuille de route comportait, en première ligne, une lutte sans atermoiement ni concession, par le droit et l’expression non-violente, contre toutes les violations des droits humains en Mauritanie ; les crimes et délits d’esclavage et de racisme coiffaient la liste de vos priorités ; sans avoir besoin de le préciser, vous me chargiez de porter l’indignation et l’espérance du peuplement noir dans notre pays, et les déshérités issus de la communauté dominante, pour accélérer leur marche vers l’émancipation et l’accès aux leviers du pouvoir dont des siècles d’exploitation et de mépris le privaient.

Cette recommandation était doublée d’une autre qui stipule la pratique de la subversion idéologique. Déconstruire la matrice de légitimation morale des inégalités de naissance requerrait, de nous, une attaque frontale et multiforme, contre la religiosité où se bricole le mensonge de l’esclavage comme expression d’une volonté de Dieu. Nous avons mené et réussi l’offensive contre la version travestie du Figh des hommes, qui constitue, à la fois la source et le foyer de reproduction des injustices, de race et de caste, notamment au sein de la société maure.

Ce faisant, grâce à l’audace que porte toute conviction juste, nous réussissions, tous, à enraciner dans le quotidien de nos compatriotes, l’image d’un mouvement de droits civiques et de dissidence intellectuelle ; sa visibilité et la prégnance de son action favorisent la dynamique globale vers la citoyenneté, certes non sans accrocs et sacrifices.

Le troisième axe, troisième et guère des moindres, comportait une patiente œuvre de vulgarisation à l’échelle du monde, par les voies de la diplomatie, de la communication de masse et aux travers de la présence sur les forums internationaux ; hors du pays, nous diffusions, avec succès, l’objection et la réfutation à la parole de l’Etat de Mauritanie qui associe occultation, déformation et mensonge, sur la réalité des pratiques de racisme et d’esclavage et leurs implications quotidienne dans la conduite des politiques publiques. Nous démontrions alors combien le gouvernement et ses relais du bloc ethno-tribal mentent, fraudent et contrefont la réalité, à contresens des instruments du droit international qu’ils s’empressent de signer et/ou ratifier, pour mieux en retarder l’application. C’est sans doute sur cet aspect de divulgation que notre effort produit les résultats les plus décisifs. La reconnaissance et la crédibilité du mouvement s’appuie sur une série de distinctions dont le prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, en 2013.

Au cours du mandat qui expire, suivant votre orientation, nous avons popularisé les sit-in, marches et grèves de la faim, afin d’accentuer la pression sur le centre de pouvoir et l’isoler dans la posture de la coercition. Nos rassemblements et marches pacifiques ont souvent contraint les autorités judiciaires, de sécurité et de l’administration territoriale, à poursuivre les contrevenants aux lois et conventions qui pénalisent l’esclavage, le racisme et l’usage de la torture. Nos différentes sections sur l’étendue du territoire ont assisté et libéré, directement ou par ricochet, des mineurs et majeurs des deux sexes, la plupart des femmes, filles et fillettes. Indirectement, l’activisme de l’IRA participe de la dynamique nationale d’éveil aux droits humains et de prise de conscience politique parmi les cadets sociaux.

L’essor de la contre-culture, que l’esclave rebelle arbore désormais sur son front fier, atteignait son point d’orgue, en avril 2012, dans l’acte salvateur d’incinération assumée, du code négrier. Oui, cette ignominie écrite, des générations de religieux, artisans ou complices de crime contre l’humanité, l’érigeaient (toujours) en dogme infaillible et se transmettent l’enseignement, comme une relique révérée. L’insurrection par les mots et le geste a raffermi les rangs des abolitionnistes et stimulé leur désir de frapper la domination, au cœur. Il nous appartient de conforter l’offensive, par une campagne d’enrôlement massif à l’état-civil, en témoignage de notre soustraction volontaire à l’anonymat qui aliène et maintient l’échine courbée.

De cette fortune retentissante, il nous arriva aussi de récolter le fruit d’amertume : en plus de la torture de nos militants et de leur emprisonnement répétitif, nous dûmes subir de sporadiques défections dans nos rangs, qu’un flot d’adhésion constant venait combler. Nous avons survécu à un environnement très hostile où la compétition et l’hostilité des segments conservateurs, croisaient, souvent, les ambitions et faiblesses de certains de nos membres. A maintes reprises, les renseignements généraux nous enlevèrent certains de nos membres ou tirèrent profit de notre baisse de vigilance pour nous infiltrer et dresser contre nous, nombre de nos alliés objectifs. Aujourd’hui, nous apprenons de nos erreurs et tirons, de cet aveu autocritique, la force de nous réformer et concentrer sur les objectifs principaux du combat, loin des diversions, de l’orgueil individuel et de l’improvisation. Certains des camarades qui nous ont quittés ou avec lequel le lien organique s’est distendu à la suite d’un malentendu, restent des nôtres, s’ils sont toujours sincères et acquis aux principes de notre lutte. Je vous demande de renouer avec eux le fil de la discussion et de la collaboration sur le terrain, en prélude à leur retour.

Nous rendons ici hommage à toutes les militantes et militants, compagnons de route et sympathisants de l’ombre qui ont commencé ce parcours à nos côtés ou le rejoignent, à ceux décédés avant d’assister à la consécration, ni même voir se réaliser des victoires ponctuelles sur la société et l’Etat, je promets l’abnégation et la patience dans l’épreuve. Qu’il me soit permis, enfin, de rendre l’hommage de la solidarité internationaliste et de l’humanisme engagés, à toutes les sections IRA en Afrique, Europe, Amérique du Nord et Asie, avec un accent de gratitude aux amis étrangers sans qui nous ne serions aujourd’hui si audibles.

Demain, dès la fin de ce congrès que nous dédions à une grande dame, Mère Houleye SALL compatriote exemplaire en son refus de l’impunité, se rappellent, à nous, les objectifs en souffrance ; je citerai l’adhésion de notre pays aux Statuts de Rome créant la Cour pénale internationale (Cpi), l’abolition de la peine de mort notamment pour les délits et crimes d’expression et de conscience. Notre code pénal est saturé de motifs à torturer et tuer ; en ce sens, il encourage les pratiques sociales de l’hypocrisie, du faux et de la dissimulation.

Vive IRA – Mauritanie,
vive l’alternative non violente en Mauritanie.

Sur la foi de l’avenir d’égalité et d’équité auquel nous tendons passionnément, sachons nous souvenir, toujours, qui nous sommes et d’où nous venons !!

Biram Dah ABEID