La monnaie mauritanienne : la valeur nominale et les visuels changent ce 1 janvier 2018! 

Les mauritaniens vont vivre l’irruption progressive d’un changement de valeur nominale de l’ouguiya. Concrètement d’après diverses sources dignes de confiance notamment du côté de la BCM (Banque Centrale de Mauritanie), certaines valeurs nominales seront réduites d’un zéro. Ce changement s’annonce très pratique au niveau du volume-liasse, par exemple; le million d’ouguiya qui devient cent mille sera plus léger et moins encombrant. Un autre effet sera sensiblement d’ordre psychologique pour les habitués du change devise du secteur informel de la diaspora. Un exemple; aux débuts, il ne sera pas facile de faire comprendre à une maman au village que les 2000 ouguiya nouveau visuel équivaut à 20000 ouguiya en valeur réelle anciennement connue. Encore si le 25 décembre 2017 par E-banking, quelqu’un qui consulte son compte avec un solde de 200 000 ouguiya et une semaine après si 20 000 ouguiya s’affiche et qu’on n’est loin de la nouvelle donne transactionnelle du quotidien dans les marchés, ça donne à cogiter intimement…qui sait!?

☆☆☆◇◇◇Bonne année 2018 à TOUS et bonne année monétaire en plus aux MAURITANIENS ◇◇◇☆☆☆



K.S


 

Visuels tirés de la Page BCM

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop

Biram Dah Abeid : « Des Noirs mauritaniens sont possédés par des Mauritaniens arabo-berbères » 

Mauritanie

Biram Dah Abeid est  la figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, une pratique qui subsiste sous plusieurs formes, malgré les efforts entrepris pour y mettre un terme définitif. Mais son combat n’est pas du goût de tout le monde dans un pays où il est poursuivi en justice et qu’il a souvent quitté pour s’établir au Sénégal voisin. Ce militant des droits de l’homme, qui dirige l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, porte un regard critique sur l’attitude de l’Union africaine face à la vente aux enchères de migrants africains en Libye, laquelle a suscité un concert de condamnations à travers le monde, et ne se montre pas tendre à l’égard des autorités mauritaniennes qu’il accuse d’entretenir l’esclavage, sous une façade de réforme. Issu de la communauté haratine, constituée de Maures noirs descendants d’esclaves, Biram Dah Abeid a répondu aux questions du Point Afrique lors de son récent séjour à Paris.   

Qu’en est-il de lutte contre l’esclavage en Mauritanie ? 

En 2017 et en 2018, qui point, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique. Ce corpus est inscrit dans la Constitution et considéré comme la principale source du droit et la seule interprétation officielle, valide et acceptable des textes sacrés du Coran et de la geste du Prophète. La Constitution actuelle, adoptée en août dernier, dit dans son préambule que la principale source des lois est la charia islamique. Pour l’essentiel, il s’agit de livres de l’école malékite, comme ils l’appellent en Afrique du Nord. Ainsi, la loi fondamentale sacralise-t-elle un code négrier, dont les visées esclavagistes dénient, de facto, l’égalité entre les races noire et blanche et autorise des musulmans à réduire en esclavage d’autres musulmans. Cet enseignement, constitué de normes, de jurisprudence et de principes généraux, codifie l’inégalité de naissance, autorise la vente d’êtres humains, leur châtiment corporel, le viol des femmes serviles et autorise la castration des mâles noirs. L’ensemble de ces prescriptions figure, en des termes explicites et pratiques, dans de tels livres ; dans un élan d’insurrection morale, volontaire et symbolique, j’en ai incinéré quelques uns, le 27 avril 2012. Des personnalités, des partis politiques et une partie de la population réclamèrent ma tête. Je ne suis pas sous le coup d’un mandat d’arrêt mais un dossier se trouve dans les tiroirs de la justice, par lequel le ministère public réclame la peine de mort contre moi au motif que j’aurais brûlé des «références sacrées ». La sentence est pendante, comme un chantage. Malgré tout, le chef de l’État, le Parquet, la majorité  des partis politiques organisés et les soi-disant érudits, pour la plupart des hauts fonctionnaires, réclament encore mon exécution. 

Avez-vous quitté la Mauritanie pour vous établir au Sénégal après avoir dénoncé l’esclavage qui a cours dans votre pays ?  

Je suis basé au Sénégal, à intervalle plus ou moins réguliers, pour des raisons de sécurité et de bien-être de ma famille et de mes enfants. Je reviens de temps en temps en Mauritanie, malgré le risque parce qu’il faut bien poursuivre la lutte. Je passe par l’aéroport ou à la frontière avec Sénégal, mais quand j’arrive dans mon pays, je suis escorté par la police et la gendarmerie jusqu’à la maison. Et l’on m’interdit d’établir une relation physique avec la population. Mes détracteurs prétendent que l’incinération de ce code négrier est un acte d’apostasie passible de la peine de mort.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz affirme qu’il n’y a plus d’esclavage en Mauritanie, tout en admettant néanmoins qu’il y a encore ce qu’il appelle des séquelles de l’esclavage… 




Je vous renvoie aux documents des rapporteurs spéciaux des Nations Unies. Leurs enquêtes ont été  transmises au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ils ont écrit sans ambiguïté que l’esclavagisme tue d’une mort lente des milliers de Haratines mauritaniens. Le rapporteur spécial de l’ONU sur l’esclavage est une personne crédible qui n’est pas sous les ordres de Biram Dah Abeid.
Le président Abdel Aziz recourt au déni ; ce faisant, il contredit l’inflation législative qui tente de compenser l’ampleur du scandale par un surcroît de pénalisation formelle mais sans jamais toucher au fond du problème, à savoir l’idéologie raciste. Pourquoi avoir prôné la mise sur pied des juridictions spéciales pour prétendument réprimer l’esclavage si la pratique a disparu ?  Pourquoi a-t-il financé une chambre de juges ad-hoc pour réprimer l’esclavage s’il n’y a plus d’esclaves ? En réalité, ce sont bien les militants anti-esclavagistes qui partent en prison. La persécution qui s’abat sur eux en dit long sur la persistance de l’injustice servile en Mauritanie. 

La nouvelle Constitution, adoptée en août 2017, est-elle considérée comme une avancée majeure sur le terrain des droits humains ?   

La Constitution a été tripatouillée… Sur le plan des libertés, il n’y a pas eu d’avancées, non plus de recul ; disons que la réforme a été inutile. L’hymne national adopté est sectaire car inspiré par l’extrême droite arabo-berbère raciste et conservatrice. C’est un groupe informel qui gravite autour des militaires arabophiles qui sont adeptes d’un racialisme nimbé d’islamisme ; selon la mentalité dominante dans cet univers de paranoïa antioccidentale, la Mauritanie est une citadelle arabe, cernée de Noirs conquérants. Certes, l’écrasante supériorité numérique des noirs est un fait qui s’accentue, en Mauritanie, par la force de la démographie. Or, le risque de dissoudre l’arabité de la Mauritanie relève du fantasme puisque les descendants d’esclaves d’origine subsaharienne ne parlent que la langue de leurs maîtres. Toujours est-il que les Noirs, y compris les Haratines, constituent, au minimum, 80 % de la population ; la tendance est exponentielle. 

La Mauritanie est une société multiculturelle, fruit d’une histoire douloureuse et des particularismes… Qu’implique le fait d’être noir dans ce pays en 2017 ? 

Être noir en Mauritanie ? Je voudrais rappeler tout d’abord que sur un plan strictement historique, les Noirs sont les habitants autochtones de la Mauritanie. Les autres – berbères puis arabes – sont des allogènes, venus, par deux grandes vagues, aux Xème  XVIème siècles. À travers la nouvelle loi sur le recensement que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a mise en place, tous les Noirs doivent prouver leur « mauritanité ». Ils sont tenus de remplir un formulaire inquisiteur et répondre ainsi à un questionnaire devant les agents recenseurs. Or, la plupart ne savent ni lire ni écrire et ne disposent de l’état-civil de leurs ascendants directs. Les Maures blancs abordent l’épreuve administrative avec beaucoup moins de contrainte.  C’est pourquoi, beaucoup de Noirs mauritaniens sont tombés dans l’apatridie, parce qu’ils n’ont pas pu remplir les critères d’exclusion définis dans le cadre de l’enrôlement. Nous tentons de les recenser, malgré les difficultés… Je vous signale toutefois, sans risque de me tromper, que cette situation concerne des centaines de milliers de personnes. Beaucoup d’enfants noirs mauritaniens ne peuvent plus aller à l’école parce que leurs parents buttent encore sur l’écueil de l’identité. 

Qui détient le pouvoir économique et politique en Mauritanie ?  

Une minorité ethno-sociale gouverne et jouit, même si en son sein, une majorité subit mais se tait, par esprit de corps. Les Maures blancs ont si peur de l’égalité et de la dilution de leur supériorité dans un Etat de droit, qu’ils préfèrent le déni à la lucidité ; ainsi, reproduisent-ils sans répit un modèle d’autodéfense suicidaire qui consiste à se refiler les privilèges, en vase clos. Pourtant, le chef de l’État et son entourage ont mis au ban toute la concurrence économique, sous la chape d’un monopole d’essence néo-patrimoniale.  Ils ont verrouillé la banque, l’armée, les marchés publics, l’immobilier, l’agriculture, la pêche, le commandement militaire et jusqu’au magistère religieux. Le système se reproduit sur le mode incestueux d’où sa dégénérescence fatale. 

Comment sortir de ces graves discriminations ?   

Seule s’offre à nous l’option de la poursuite d’un combat non-violent, en faveur des idéaux d’universalisme. IRA-Mauritanie et quelques associations alliées ont créé un mouvement de droit civique très mobilisateur, au sein duquel se sont agrégées tous les justes – Peuls, Haratines, Soninkés, Wolofs, Bambaras ou Arabo-Berbères – en rupture avec le statu-quo hérité. Nous avons également jeté les jalons d’une meilleure connexion à la diplomatie internationale. L’ensemble des défenseurs de la dignité humaine, qu’ils soient étrangers ou nationaux ont leur place dans cet effort vertueux. Nous ne croyons pas aux fantasmes du complot international contre le pays, l’Afrique ou le monde arabo-musulman. Nos ennemis sont dans nos pays ; nous ressentons leur proximité quant ils nous emprisonnent, nous empêchent de voter et pillent nos richesses en commun. 
« Les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye, alors que la traite arabo-musulmane n’a jamais cessé depuis des siècles »

Quel regard portez-vous sur l’esclavage en Libye ? 



Je suis amer et désabusé quand les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye en regardant une vidéo, alors que la traite transsaharienne arabo-musulmane, n’a jamais cessé depuis des siècles. Jusqu’ici, elle n’a été que timidement dénoncée par les Africains. Les occidentaux l’occultent et l’on peut les comprendre. Cet odieux et criminel commerce a autant saigné l’Afrique que son pendant triangulaire occidental. Cependant,  pionniers de la lutte contre le colonialisme, les impérialismes, l’apartheid et l’esclavage, qu’ils soient africains ou afro-américains répugnent à aborder la question In Fine, ils l’ont érigé en tabou. J’ai constaté, en ma qualité de membre de la diaspora noire dans le monde arabo-musulman, que le calvaire de dizaines de millions de personnes, de la Mauritanie jusqu’au fin fond de l’Inde et de l’Indonésie, en passant par l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe et l’Iran, a été tu, je dirai sacrifié, par le panafricanisme, sur l’autel de la solidarité continentale, tiers-mondiste et confessionnelle. De cette attitude découle le refus de réprouver, voire  d’envisager toute forme d’oppression autre que celle infligée par l’homme blanc. 
 Ce n’est qu’une partie du tableau… 
Oui, certes ; d’ailleurs, pour le dire sans excès de pudeur, l’homme noir dans le monde arabo-musulman est synonyme d’esclave. Dans la majorité des dialectes du Maghreb et du Moyen Orient, l’usage simultané des deux termes tient du pléonasme. 

Comment jugez-vous l’attitude de l’Union africaine face à l’esclavage en Libye ?

L’Union africaine n’a pas apporté de réponse sur le fond ; elle s’est contenté du secours d’urgence sans se prononcer sur le substrat mental et historique qui a rendu possible une vente de personnes à l’encan, en Libye. Elle a vaguement promis de se pencher sur ce dossier. Il semble puéril de penser qu’il suffit d’affréter des avions en vue de rapatrier quelques milliers de malheureux pour que la cause de la tragédie disparaisse. Cette réponse, empreinte d’hypocrite et défaitisme, en dit assez sur l’urgence de réformer l’Organisation continentale, afin de lui accorder, envers les Etats membres, l’autonomie requise l’énormité de la tâche. 

Comment résoudre définitivement cette équation ? 

Les dirigeants africains sont tenus d’enclencher un processus de condamnation mondiale et faire en sorte que les responsables libyens impliqués dans cette forfaiture répondent de leurs actes devant la justice internationale, guère chez eux. Il s’agit de tous les criminels sans distinction : les acteurs non étatiques et l’État lui-même doivent répondre devant la justice. Cette démarche s’accompagnerait d’une action vigoureuse de L’OTAN et de l’Union européenne qui avaient entrepris une action contre le colonel Khadafi, au prétexte, ô combien fondé,  qu’il tue son peuple. L’on oublie souvent de  rappeler qu’en Libye, le racisme et les pogroms anti-noirs ponctuaient l’époque de la Jamahiriya. Une partie de la population libyenne est d’origine subsaharienne et, en cela, endure la marginalisation. Cela a toujours été ainsi, avant, sous et après Khadafi. Il n’y a pas que la Libye… Toute l’Afrique du Nord vit une expérience identique. Seul le degré de médiatisation établit la distinction selon les espaces. 

Les jeunes africains tentent massivement de s’exiler, par manque de perspectives sur place… La réponse à cette crise migratoire ne doit-elle pas comporter un important volet économique ?  




Pourquoi les Européens traitent-ils les effets et non les causes de ce phénomène qui pousse des jeunes à traverser les eaux pour aller en Europe ? Ces vagues de départs sont la conséquence de quelque chose de plus profond. Je citerai la démographie sans planification et ses conséquences, telles la déforestation,  la corruption, l’effondrement de l’école, le chômage et la prédation par des élites que l’Occident entretient, au nom du cynisme mercantile.  La migration vers l’Europe n’en est qu’à ses débuts, forts timides ; les prochaines vaguent vous surprendront par leur ampleur. Elles constituent la monnaie de décennies d’irresponsabilité et de laxisme dans le rapport de l’Occident à l’Afrique. A force de tolérer des dictatures et de détourner le regard de leurs crimes sous couvert de non-ingérence, le ressentiment contre le Monde libre grandit au sud de la Méditerranée et les apprentis jihadistes ne cesseront d’en tirer parti. Aussi, la question de la sécurité globale trouve une partie de sa réponse dans la nécessaire fermeté des démocraties à l’endroit des pouvoirs autoritaires du Continent. Emmanuel Macron demeure, à ce jour, le seul président européen à l’avoir pressenti mais son propos manque encore de vigueur. L’imprudence de continuer à financer, en Afrique, des politiques qui vous valent la haine et le stress permanent de l’immigration relève, à tout le moins, d’une légèreté bien insolite, de la part de dirigeants formés à l’école de la rationalité. Or, si l’Occident vacille, c’est toute l’humanité qui sombre.
Propos recueillis par J.J Arthur Malu-Malu

Source crédit: lePoint.afrique

L’abolitionnisme en milieu soninké: un bref explicatif à l’endroit de ceux qui s’interrogent encore!

Il a été dit et redit ou écrit et réécrit que l’esclavage d’antan pratiqué violemment dans le passé dans d’innombrables endroits (y compris chez les soninkés) n’existe plus aujourd’hui dans les milieux soninkés. Certes aujourd’hui nous constatons que certains esprits très limités en matière de valeurs humaines mises à jour, restent nostalgiques et regrettent apparemment cette époque de la chosification de L’HOMME par son semblable. Et en premier lieu, il faudrait circonscrire cette espèce d’humains qui, si l’esclavage d’antan arrivait à être une pratique aujourd’hui à l’échelle mondiale , seraient parmi les fragiles qui vont subir probablement cet ordre abject et indigne humainement.

Au fait que doit-on abolir aujourd’hui en milieux soninkés ayant trait explicite aux problématiques liées à l’esclavagisme?

L’appellation Komé ou komaxu correspond à une réalité bien connue dans l’imaginaire collectif soninké et reconnue par tout esprit sincère. Cette réalité est bien cet esclavagisme statutaire par lequel on assigne, discrimine, ostracise, stigmatise, inhibe, indexe, disqualifie et surtout taxe d’extraction sociale « impure ». Ainsi l’abolitionnisme en milieux soninkés, se veut un élan CITOYEN ET TRANSNATIONAL de prise de conscience inédite dans la société pour l’émergence d’un nouvel ordre digne HUMAINEMENT et arrimé sur les valeurs universelles d’égalité, d’équité et de justice. La mouvance abolitionniste soninké s’engage à déconstruire en priorité ce personnage incarné de ce que j’appelle « la personnalité esclave » qui s’entretient et entretenue pour combler et donner corps à un statut social très particulier . Ce dernier semblerait être une nécessité absolue pour la bonne marche du puzzle sociétal soninké selon les normes sacralisées par l’ordre dominant. Cet ordre dominant sur le plan régalien au niveau communautaire est structuré autour de la chefferie traditionnelle et le clergé maraboutique. Ainsi notre engagement abolitionniste veut dépasser ce cadre intracommunautaire du régalien en conscientisant la masse stigmatisée que nous vivons dans des États modernes républicains et démocratiques. Ces États, je dis bien ces ÉTATS, qui ne sont pas des royaumes ou des principautés, sont régis par des lois fondamentales pour leurs Citoyens sans distinction d’ordre individualiste ou communautariste. Et pour ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de notre militantisme abolitionniste , nous leur adressons CE RAPPEL NÉCESSAIRE également. La CITOYENNETÉ ne se soumet pas à un ordre imaginaire et coutumier foncièrement inhibiteur pour assouvir un certain égo surdimensionné d’une minorité agissante et nostalgique qui a raté un épisode phare dans l’Histoire récente de l’Afrique politique d’hier et en total déphasage avec leurs contemporains d’aujourd’hui. Nous proposons une éducation civique qui dépasse les humeurs des uns et des autres qui d’ailleurs, semblent avoir beaucoup de gêne et d’hostilité envers L’ORDRE CITOYEN dans nos localités rurales.

 L’abolitionnisme qu’on assume FIÈREMENT est antinomique à la dictature communautariste qui instrumentalise POLITIQUEMENT et RELIGIEUSEMENT des citoyens paisibles mais trompés depuis trop longtemps.

 Notre projet de société ne vise aucunement des visées hégémoniques pour dominer par vengeance ou pour épouser des filles de certains concitoyens voisins pour qu’on ait une dite valeur sociale et nobiliaire. 

Nous voulons VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ et aux DROITS et DEVOIRS égaux  avec tous nos concitoyens issus de toutes les communautés nationales sur l’ensemble du territoire. Ainsi le régalien de l’ordre coutumier ne doit s’imposer sur nous en aucune manière. Par ailleurs nous nous soumettons volontiers à la légalité institutionnelle dans nos pays quel que soit l’échelle (COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE) . Et c’est là le véritable nœud de ce qui irrite intimement l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés. On voudrait nous taxer par mauvaise foi des rebelles insurrectionnels. 

Rebelles ou insurgés par rapport à quoi et contre qui ?
Est-ce rebelle de demander que nous voulons que nos personnes âgées valent à ceux des autres pour  les privilèges honorifiques afférant au DROIT D’AÎNESSE dans la communauté de vie d’une société au 21ème siècle au sein d’un  État républicain et démocratique ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer un ordre maraboutique qui légitime religieusement l’esclavagisme statutaire intracommunautaire pour endormir et de s’arroger d’une manière étanche les affaires religieuses basant sur un pacte filial devenu caduc dans le  nouvel ordre étatique alors que des compétences avérées en la matière de certains sont reléguées par le système ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer les prétentions féodales sur la gestion du foncier dans nos localités rurales alors que nos états modernes avec des frontières internationalement reconnues nous assurent une législation juste et claire en la matière ?
Est-ce rebelle de proposer la possibilité pour 2 personnes consentantes, des liens matrimoniaux « sains et dignes » selon des critères libres et honorables dans des communautés dites musulmanes au lieu de tomber dans des travers stériles qui feraient honte à tout Homme sensé et logique dans notre époque ?
Est-ce rebelle d’éveiller des consciences acquises et soumises à un ordre féodal qui les entretient dans un fatalisme puéril et ridicule ?

Est-ce vraiment  REBELLE ET INSURRECTIONNEL, quand nous voulons VIVRE EN CITOYENS DIGNES et EN PATRIOTES RESPONSABLES dans nos pays ?
À vrai dire nous ne sommes ni rebelles ni insurgés , mais ce sont bien nos détracteurs obsédés et intéressés qui s’insurgent contre le cheminement d’un État de droit dans nos communautés . Ainsi depuis plusieurs mois, toutes les manœuvres mensongères et lâches sont ourdies par les milieux réactionnaires et féodaux pour nous salir auprès des différents relais de l’administration publique. Pourtant les objectifs  de notre activisme pacifique sont CLAIRS ET LIMPIDES. Nous les exprimons PARTOUT en toute honnêteté et avec un élan animé d’une FRATERNITÉ RÉELLE ET FRANCHE. 

Et par ALLAH AZZEWEJJEL, tôt ou tard le vent du mensonge et des intrigues complotistes feront demi-tour contre leurs auteurs comme un boomerang inévitablement. 
INSHALLAH 
C’est ainsi mon modeste et bref aperçu du fond discursif de l’abolitionnisme en milieux soninkés pour ceux qui veulent ENTENDRE mais SURTOUT COMPRENDRE l’idéal proposé par GANBANAAXU*.

*Mouvement citoyen et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

K.S

 

Décret de la Présidence de la République instituant l’unité monétaire nationale


AMI – La Présidence de la République a rendu publique aujourd’hui le décret ci-après portant modification de la loi n° 73.135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale.
« Le Président de la République :
• Vu la constitution du 20 juillet 1991 révisée en 2006, 2012 et en 2017 ;
• Vu la loi n°73-118 du 30 mai 1973 portant création de la Banque Centrale de Mauritanie ;
• Vu la loi d’habilitation n°2017 – 036 du 27 décembre 2017autorisant le gouvernement en application de l’article 60 de la constitution à prendre par ordonnance toutes les mesures nécessaires à la modification de la base de l’unité monétaire nationale ;
• Vu l’ordonnance n° 2017 – 001 du 27 décembre 2017portant modification de la loi n° 73-135 en date du 18 juin 1973 instituant l’unité monétaire nationale ;
• Vu l’ordonnance n° 2007-004 du 12 janvier 2007 portant Statut de la Banque Centrale de Mauritanie ;
• Vu le décret n° 183/2014 du 20 août 2014 portant nomination du Premier Ministre ;
• Vu le décret n° 009/2016 du 06 février 2016 portant nomination de certains membres du gouvernement ;
• Vu le décret n° 029/2016 du 02 mars 2016 fixant les attributions du ministre de l’Economie et des Finances et l’Organisation de l’Administration Centrale de son Département ;
• Vu les Délibérations du Conseil Général de la Banque Centrale de Mauritanie en date du 30 novembre et du 12 décembre 2017.
Décrète :
Article premier :En application des dispositions de l’Ordonnance n° 2017 – 001 du 27 décembre 2017portant modification de la loi n° 73-135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale, il est procédé à la création de billets de banque et de pièces de monnaie suivants :
 Billet de 1.000 Ouguiya ;
 Billet de 500 Ouguiya ;
 Billet de 200 Ouguiya ;
 Billet de 100 Ouguiya ;
 Billet de 50 Ouguiya ;
 Pièce de 20 Ouguiya ;
 Pièce de 10 Ouguiya ;
 Pièce de 5 Ouguiya ;
 Pièce de 1 Ouguiya ;
 Pièce de (1/5) d’Ouguiya.
Article 2 :Les nouveaux billets de banque et de pièces de monnaie présentent les caractéristiques techniques ci-dessous :
• Caractéristiques techniques des billets de banque « en polymère » :
– Billet de 1000 Ouguiya :Longueur : 150 mm/Largeur : 66 mm
– Billet de 500 Ouguiya : Longueur : 145 mm/Largeur : 66 mm
– Billet de 200 Ouguiya : Longueur : 140 mm/Largeur : 66 mm
– Billet de 100 Ouguiya : Longueur : 135 mm/Largeur : 66 mm
– Billet de 50 Ouguiya : Longueur : 130 mm/Largeur : 66 mm
• Caractéristiques techniques des pièces de monnaie:
– Pièce de 20 Ouguiya : Diamètre : 26 mm/Poids : 7,63/Forme/ Tranche : Ronde / Lisse
– Pièce de 10 Ouguiya : Diamètre : 24 mm/Poids : 5,38/Forme/ Tranche : 10 pans / Cannelé fin
– Pièce de 5 Ouguiya : Diamètre : 22,5 mm/Poids : 4,71/Forme/ Tranche : 7 pans / Lisse
– Pièce de 1 Ouguiya : Diamètre : 19,9 mm/Poids : 4/Forme/ Tranche : Ronde /Cannelé
– Pièce de 1/5 Ouguiya : Diamètre : 16 mm/Poids : 2,1/Forme/ Tranche : Ronde /Lisse
Article 3 :Les billets de banque et pièces de monnaie créés, à l’article 1 ci-dessus, ont cours légal sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie à partir du 1erjanvier 2018.
Par dérogation à l’alinéa ci-dessus, les anciens billets de banque et pièces de monnaie continueront à circuler concurremment avec les nouveaux billets de banque et de pièces de monnaie, conformément au calendrier fixé par la Banque Centrale de Mauritanie et au plus tard jusqu’au 30 juin 2018.
Article 4 :Au cours de la période du 1er janvier 2018 au 30 juin 2018, le sigle « A-UM » sera utilisé pour désigner l’Ouguiya ancienne et le sigle de « N-UM » désignera l’Ouguiya nouvelle.
Au terme de la période de transition, « UM » restera l’unique sigle utilisé.
Article 5 :À partir du 1erjanvier 2018, les prix doivent être exprimés en Ouguiya nouvelle et convertis en Ouguiya ancienne jusqu’au 31 décembre 2020.
Article 6 :Les anciens billets de banque et pièces de monnaie seront échangés et retirés de la circulation suivant les dates et modalités fixées dans le présent décret et précisées par la Banque Centrale de Mauritanie.
Article 7 :À partir du 1erjanvier 2018 jusqu’au 30 juin 2018, les anciens billets de banque et pièces de monnaie seront échangés, sur la base de 1 Ouguiya nouvelleégale à 10 Ouguiya ancienne, auprès :
 de la Banque Centrale de Mauritanie ;
 du Trésor Public ;
 des banques ;
 de la MAURIPOST ;
 enfin de tout autre guichet crée ou autorisé par la Banque Centrale de Mauritanie.
Les anciens billets de banque et pièces de monnaie continueront à être échangés auprès de la Banque Centrale de Mauritanie jusqu’au 31 décembre 2018.
Les anciens billets de banque et pièces de monnaie qui n’auront pas été présentés au plus tard le 31 décembre 2018sont considérés comme adirés. La Banque Centrale de Mauritanie est dégagée de ses obligations à l’égard des porteurs de ces billets de banque et pièces de monnaie.
Article 8 :La Banque Centrale de Mauritanie, pour les besoins de l’application du présent décret, peut prendre toutes dispositions nécessaires, donner des directives et recourir à l’assistance des services de l’État partout où ils se trouvent sur l’ensemble du territoire national.
Article 9 :Le Ministre en charge des Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie.
Fait à Nouakchott, le 27 décembre 2017
Mohamed OULD ABDEL AZIZ
Le Premier Ministre
Yahya OULD HADEMINE
Le Ministre de l’Economie et des Finances
El Moctar OULD DJAY »

Crédit source: AMI via Page Mauritanie 

JOURNÉE CULTURELLE GANBANAAXU: PhotoReportage comme vous y étiez!

Voir ci-après le déroulé des temps forts de la journée culturelle organisée par l’association ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du forum GANBANAAXUN FEDDE. Vous lisez en textes, le discours inaugural du vice-président FOFANA Samba et d’un mot de remerciement du secrétaire général adjoint DIALLO Cheikh. 

  • Le discours inaugural du vice-président 

Mesdames , mesdemoiselles, messieurs 

 L’association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de l’esclavage et  ses séquelles esclavagistes (ARMEPES-France) vous souhaite la bienvenue à l’occasion de sa première journée culturelle sous le vocable   GANBANAAXU qui signifie l’égalité intrinsèque entre tous les êtres humains vivant sur terre. L’association  dans son esprit et dans sa lettre vise à éradiquer l’esclavagisme statutaire et ses séquelles dans la communauté soninké dans son ensemble d’une manière pacifique mais aussi elle a pour vocation de lutter sans merci contre toutes les formes de discriminations à l’échelle nationale , africaine voire internationale. Il est prévu dans les textes et dans son règlement intérieur un plan d’actions qui peut se ramener à deux volets essentiels :

■ Le premier s’inscrit à travers la sensibilisation par tous les moyens légaux , à juste titre on peut citer le forum Whatsapp GANBANAAXUN FEDDE qui a connu déjà une résonance dans l’international soninkara et au-delà. 

■ Le second volet va se traduire par des actions  beaucoup plus concrètes , à savoir l’organisation de conférences , de caravanes , de réunions villageoises pour mieux toucher et éclairer l’opinion par rapport à cette problématique , on peut citer par exemple la conférence du 6 mars 2017 à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha mauritanien,  à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavage pour la première fois dans cette contrée avec nos différents partenaires. 

L’association a aussi mis en place une caisse de prévoyance et de solidarité qui pourra servir de fonds pour le financement de projets de développement . L’ARMEPES-France  par le biais de son président,  ses différentes structures et par la voix du forum GANBANAAXUN FEDDE,  est honorée de votre présence et vous en remercie infiniment. Ainsi nous vous souhaitons une agréable et fraternelle  journée.
Je vous remercie. 

23 décembre 2017

FOFANA Samba, vice-président ARMEPES-France 


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            ● Le mot de remerciement du secrétaire général adjoint 


Mesdames , Messieurs 

chers membres et sympathisants d’ARMEPES-France et de GANBANAAXU*

 

J’étais heureux d’être avec vous si nombreux hier soir. 

Je tiens tout spécialement  à vous remercier pour votre présence, un grand merci aux invités de grande classe, les sympathisants, et surtout l’équipe événementielle, un grand merci et respects pour les mamans qui ont assuré la cuisine moyennant leur énergie pendant 24h. Grâce à vous nous avons pu passé une soirée belle en joie, en couleurs  et en retrouvailles. 

Le projet de «  ARMEPES GANBANAAXU » qui nous tient tant à cœur et nous a motivé à vous réunir ce soir entre surtout dans le cadre de la sensibilisation et de la prise de conscience des certaines réalités affectant le  VIVRE-ENSEMBLE au sein de notre communauté. 

Il s’agit d’un projet novateur de sensibilisation qui nous permet de  décider ensemble et de partager la richesse de nos différences. Ce projet est inédit en milieu soninké,  parce qu’il est basé sur l’appel à une SOLIDARITÉ RÉELLE entre toutes les composantes sociales en dehors de toute considération à caractère discriminatoire ou ségrégationniste. 

Grâce à des activités comme celle-ci, nous pourrons nous faire connaître davantage  et fructifier nos ressources en vue de pouvoir mener à bien nos projets ambitieux visant des bases sociales plus dignes et plus démocratiques.

Ce soir, je veux vous remercier tout particulièrement pour l’enthousiasme avec lequel nous nous sommes associés à ce projet. Tous comme les membres  d’une famille qui s’élargit  constamment, nous avons créé un formidable mouvement de partage. 
Je remercie aussi tous les bénévoles et en particulier le comité organisateur qui a  permis de réaliser cet événement  qui permet de propager ces sincères et fraternelles  ondes de SOLIDARITÉ EN VRAI.

Je vous remercie aussi, vous TOUS qui amplifiez encore ces ondes par votre présence remarquée et remarquable.
Mon mot de fin est au nom de la SOLIDARITÉ , je vous dis vive GANBANAAXUN FEDDE 

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées. 

Paris 24 décembre 2017


DIALLO Cheikh, secrétaire général adjoint ARMEPES-France 





Suite l’événement en PHOTOS comme vous y étiez!

Traoré Adama, le responsable ORGANISATION et membre du bureau exécutif ARMEPES.

Une équipe du staff ORGANISATION

Le président Traoré Gaye en mode PRÉSENTATION 

De profil les différents conférenciers 

Les vaillants éléments de l’équipe SÉCURITÉ 

Autour de TIMERA Ousmane et DIKO Hanoune (intervenants et conférenciers) , le rappeur Yimbi Kumma et d’autres membres du mouvement GANBANAAXU FEDDE.

Le public côté Face en partie. 

Nos mères et soeurs remarquablement présentes 

Dr DIALLO Djibril , l’un des intervenants du jour. Des exemplaires de son livre « La Société soninké, hier, aujourd’hui et demain » étaient disponibles.

Le public côté Face en partie 2

Profil dans le public

Côté Face des intervenants

De G à D : Accompagnés d’un élément du staff  ORGANISATION, le secrétaire général de l’association MEMOUKÉ DIAGUILY, Moustapha Bakhayokho, le président Gaye TRAORÉ, le leader abolitionniste DIKO HANOUNE et Fofana Samba, vice-président ARMEPES-FRANCE. 

L’équipe ADHÉSIONS ET SOUSCRIPTIONS (Membres ARMEPES et CAISSE DE PRÉVOYANCE ET DE SOLIDARITÉ en préparation)

Demba TRAORÉ , équipe ORGANISATION et membre métronome du forum GANBANAAXUN FEDDE (TRANSFERTS AUDIOS). Il est membre de la cellule COM ARMEPES. 

DIALLO Ibrahim, équipe ORGANISATION, animateur Radio GANBANAAXU et membre cellule COM ARMEPES. 

À gauche Traoré Ousmane (Soninké facile), directeur des programmes Radio GANBANAAXU et DIKO HANOUNE.

Le public au premier rang, on reconnaît l’aîné et doyen Coulibaly Demba youba de DAFORT, premier à droite. 

De G à D : Dr Diallo Djibril, les doyens Cissokho Khassé et Camara Dramane gueleye. 

Le 2ème vice-président ARMEPES Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY en bonnet avec quelques éléments du bureau ARMEPES. Rappeur, il a assuré une prestation artistique de haute volée  durant la soirée. 

Au milieu Aboubakar Dansokho (GANBANAAXU Haidara) intervenant lors de la soirée. 

Pape Coulibaly dit yimbi Kumma, directeur Radio GANBANAAXU. Rappeur, Il produit un son spécial GANBANAAXU lors de la soirée. 

Cissé Djibi, intervenant de la soirée

Au milieu Kenoute Moro, l’infatigable chargé des relations extérieures ARMEPES et l’un des responsables SÉCURITÉ. 

Diarra Demba, une voix connue du forum GANBANAAXUN FEDDE et intervenant du jour. 

Koundou SOUMARE, chargé de COM ARMEPES et DIKO HANOUNE. 

Stand buvette et restauration assurés par l’équipe ORGANISATION. Chapeau aux soeurs. 

Traoré Tougué, trésorier ARMEPES et l’équipe ORGANISATION. 

Côté cuisine, chapeau bas pour nos mères et nos soeurs. 

Traoré Moumy en présentation, équipe ORGANISATION et membre Bureau exécutif ARMEPES. 

Le public côté profil en partie 





Notre photo reportage est loin d’être exhaustif, mais notre choix s’est porté arbitrairement sur ces quelques clichés illustratifs et nous comptons fait vivre cette journée prochainement à travers des contenus vidéos.





24 décembre 2017


La CeCom ARMEPES FRANCE 

Nos contacts: Nos contacts :


Moro KENOUTE  06 62 32 03 56


Koundou SOUMARE  06 18 56 55 99


Mail : ganbanafedde@yahoo.com


« Peul-Arabe » : mythe ou réalité? 

Avant de développer cette très courte réflexion, j’aimerai préciser que je ne suis ni contre les Arabes ni pour les Peul. Mais je ne peux rester muet face à la falsification de l’histoire.  Je vais être simple et bref car Facebook est une arène où les longues réflexions sont souvent ignorées. 
Pour ce qui est de l’origine des Peul, il existe dans l’univers peul mauritanien, deux écoles de pensée : les tenants de l’origine arabe des Peul  et les défenseurs de l’origine nilotique, africaine et nègre de ce groupe. Je suis de cette dernière école et mes positions épousent les contours des réflexions, très connues, des Professeurs  Aboubacry Moussa Lam et Cheikh Anta Diop. Donc je vous fais économie de ma position.
Pour les tenants de la notion de « Peul-Arabe » (Fulɓe Aarabeeɓe), les Peul seraient originaires du Moyen Orient. Cette école de pensée a vu le jour avec le retour en masse de la première vague d’étudiants noirs arabisants partis approfondir leurs études dans le monde arabe, notamment en Egypte. Pour ces gens, le teint plus ou moins clair des Peul et les autres indices physiques indiqueraient l’origine arabe des Peul. 
Mais il faut dire que cette réflexion n’est pas tout à fait nouvelle même si l’objectif visé est un peu diffèrent. En effet, il s’agit là d’une prolongation de cette même pensée née après l’introduction de l’Islam en Afrique, pensée qui a poussé certaines familles peules à s’inventer des ramifications généalogiques jusqu’en Arabie, ramifications ponctuées de narrations imaginaires. 
Les nouvelles familles religieuses du Fuuta voulaient ainsi se rattacher à l’Arabie et à la famille du prophète (PSL) et faire ainsi de cette connexion imaginaire le socle d’un pouvoir religieux  à la recherche d’une mainmise sur le pouvoir  temporel.  C’est cette école qui fait des « Sy » des descendants de Shamsiddiin, de Yahya Al Kabiir etc…Vous comprenez alors pourquoi les Sy sont les fondateurs de la première théocratie musulmane en Afrique de l’Ouest et les inspirateurs de la Révolution de Fuuta des années plus tard. 
Malheureusement pour les tenants de cette école de pensée, cet « ancêtre originel peul d’origine arabe » auquel ils associent Ilo Yaladi n’a jamais mis les pieds en Afrique. Sa partenaire imaginaire n’a jamais mis les pieds en Orient. Et puisque les humains ne conçoivent pas des bébés par télépathie, l’homme de l’Orient ne peut être le père de l’enfant de la dame de la terre de Fari. De ce fait, la réalité tangible peule ne peut descendre de l’univers fictif arabe. Je dois préciser aussi qu’à  l’époque il n’y avait ni Facebook ni E-Harmony ni Viber et ni WhatsApp. 
L’autre argument est chronologique. Les Peuls sont présents sur le continent africain des millénaires avant l’arrivée du premier Arabe sur la terre de Fari. De ce fait, gynécologiquement, chronologiquement, mathématiquement, arithmétiquement, géographiquement et génétiquement, les Peuls ne peuvent descendre des Arabes. 
Bien sûr ces deux groupes ont par la suite créé des ponts matrimoniaux comme du reste cela a été le cas pour plusieurs autres groupes humains de cet espace saharien et africain. 
Je comprends très bien ce désir ardent, en Mauritanie, de se rattacher aux Arabes et surtout dans un pays où tout le monde cherche à « s’arabiser » pour avoir sa place au soleil. Mais de grâce, et comme le disait un ami, ne laisser point votre envie de boire du lait vous pousser à appeler une chèvre de votre enclos, MAMAN ! E

Siikam Sy

Source crédit: Post Facebook Mawdo Maalik