Déclaration: Au Guidimakha, les autorités choisissent la violence contre les parents d’élèves 

Au moment où les autorités mauritaniennes et leurs laudateurs de tout acabit s’évertuent à convaincre les populations de Kaédi à accueillir le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses festivités de commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, les professionnelles de l’Education et les parents d’élèves, sur toute l’étendue du territoire national ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’école mauritanienne. Toutes les voix revendicatives sont unanimes, l’école du pays va très mal. 
C’est dans ce contexte de désarrois qu’à l’appel du Bureau de l’Association des parents d’élèves de la ville de Sélibaby (650 Km de Nouakchott) une marche pacifique a été organisée le lundi 13 novembre avec la participation d’environ un millier de personnes. Cette marche a été sauvagement réprimée par les forces de police sur ordre du Wali (Gouverneur) de la région Monsieur Oumar Amadou Diallo. 

Le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mr Mohamed Ould Jiddou a été arrêté et avec lui plusieurs parents d’élèves et élèves continuent à croupir dans les locaux du commissariat de police de la ville ; dont les sieurs : 

 Diadié Sakho

 Mamadou Lamine Ba

 Souleymane Kalidou Ba

 Lassana Kaniouma Traoré

 Mamoudou Ba

 Abdourahmane Kane

 Et de Madame Khadijetou Kouyaté

Après que les représentants des parents d’élèves aient rencontré les autorités régionales qui n’ont donné de réponse que des menaces, les populations de Sélibaby ont manifesté pour dénoncer l’état de délabrement des établissements d’enseignement secondaire de la ville mais aussi le manque de professeurs et la corruption qui est devenue monnaie courante lors de l’examen du Brevet.

Cette attitude des autorités régionales est dictée par le choix des autorités au sommet de l’Etat de répondre à toute voix discordante par la violence disproportionnée et insensée. Face à la déconfiture de l’Etat, IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire des populations du Guidimakha :

– Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge et des menaces face aux paisibles citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits,

– Et rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment à Sélibaby et exige d’elles des solutions adéquates aux problèmes graves qui se posent à l’éducation au niveau national en général et en particulier, aux établissements d’enseignement secondaire de Sélibaby,

                Nouakchott, le 14 novembre 2017
                                                   La Commission de communication

Crédit source: réseaux IRA. 

Dispersion d’une de manifestants à Selibaby 

Des parents d’élèves et beaucoup de leurs enfants avaient entamé ce matin une marche pacifique à Selibaby. Ils entendaient rappeler aux autorités les conditions dans lesquelles le Lycée de Selibaby existe encore.

– Des salles de classe en état de délabrement avancé,

– Des classes en sureffectif (on peut facilement compter 80 élèves, 100 élèves et meme 110 élèves dans un cours et dans une salle prévue pour 50 élèves),

– Un manque cruel de professeur.

Malgré ces doléances justes, réelles et connues de tous, les manifestants se sont heurtés à la police à mi-chemin. Ils ont étaient dispersé par du gaz lacrymogène.

Conséquences de l’affrontement, une foule dispersée, des blessés à l’hôpital et des arrestations.

Sont donc à l’heure même dans les locaux de la police :

– Samori Diallo, président du bureau des parents d’élèves ;

– Boubou Koumé, secrétaire générale du bureau ;

– Mamoudou Niara Ba, parent d’élèves ;

– Diabé Sakho, parent d’élèves ;

– Mouhad lemine BA, parent d’élèves.

Il est important de dire que le lycée de Selibaby n’existe aujourd’hui que de nom : peu de personnel enseignant et peu de salles fonctionnelles.

Crédit source: Post Facebook de Ibrahim Dioum