​Le président d’IRA-Mauritanie assiste au conclave de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International.

Le 03 octobre 2017 à partir de 10 h s’est ouverte à la résidence Mamoun sur la VDN à Dakar, la rencontre de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International sous le thème: La campagne mondiale pour les défenseurs des droits humains « Osons le Courage ». A l’ouverture de cet important événement, le ministre de la justice du Sénégal, le professeur Ismael Madior Fall était reçu par les leaders de la société civile sénégalaise avec a leur tête : Mr Alioune Tine, directeur de Amnesty International en Afrique de l’Ouest, Sedigh Niass  président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (RADDHO), Seydi Gassama président de Amnesty-Sénégal et Abdoul Aziz Badiane, président de l’Association Sénégalaise des droits de l’Homme, entre autres.
Etait aussi invite à ce colloque Mr Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie). Au cours de sa prise de parole, le lauréat du prix des Nations-Unies pour les droits Humains 2013, a rendu compte à ses hôtes la situation de plus en plus détériorée de l’environnement des droits de l’homme et de l’Etat de droit en Mauritanie. Biram Dah Abeid a expliqué que la Mauritanie est devenue une grande prison pour tous les mauritaniens; il a mis en relief les restrictions graves et grandissantes aux libertés de paroles, de manifester, de s’associer et de l’appareil judiciaire transformé par le régime en instrument pour museler, bâillonner, faire taire ou mettre au secret les opposants politiques, défenseurs des droits humains, journalistes ou syndicalistes. Le président d’IRA – Mauritanie a vivement félicité les organisations de la société civile sénégalaises pour leur soutien constant et indéfectible à IRA – Mauritanie  et son combat légitime contre l’arbitraire, la gabegie, le racisme et l’esclavage. D’autre part, Biram Dah Abeid a recommandé a ses collègues sénégalais de s’investir davantage dans le cas de la Mauritanie ou la répression devient de plus en plus large et récurrente depuis que le chef de l’Etat Mauritanien a entamé par la violence, le déni du droit et l’instrumentalisation de la justice, un tripatouillage de la constitution et un processus de troisième mandat illégal.      

     

Dakar le 03/10/2017
Commission de communication

​Bref retour sur les événements de DAFORT 

Les incidents survenus dans la nuit du 30 septembre 2017 dans cette localité de la commune du même nom, relèvent purement et simplement d’une révolte populaire de la jeunesse contre certaines restrictions décidées récemment par l’ordre des anciens. 
Certaines rumeurs tendancieuses voulant insinuer l’implication de la mouvance abolitionniste qui serait derrière ces événements répréhensibles, ne sont que des gesticulations malsaines bien connues de nous.

Heureusement qu’aujourd’hui, les canaux de communication sont à la portée de tout le monde pour fixer les réalités des CHOSES de par le monde entier. 
Une autre problématique apparaît dans cette histoire, qui concerne les ambiguïtés longtemps entretenues sur le VRAI pouvoir décisionnel dans nos localités rurales. Certains obsédés qui s’accrochent à l’ancien régime coutumier, outrepassent leurs prérogatives désuètes en voulant reléguer le vrai pouvoir régalien incarné par la Mairie Normalement et Logiquement. Les édiles dans nos communes doivent apprendre à assumer leurs responsabilités d’élus locaux en privilégiant une culture de dialogue serein et libre sans aucune immixtion d’éléments négatifs afin d’éviter de pareils troubles.
Un autre constat très révélateur d’une jeunesse d’aujourd’hui ignorant toute dissuasion devant les forces de l’ordre comme jadis dans nos contrées villageoises, peut inquiéter. D’après des témoignages concordants des événements, les mouvements de jeunes qui se sont déroulés ces jours-ci peuvent avoir des pulsions destructrices similaires avec celles connues habituellement dans dans certains milieux citadins du monde. 

Il fut un temps chez nous, même le bruit d’un véhicule des gardes ou des gendarmes provoquait la trouille et la fuite chez des jeunes gens. Aujourd’hui, on raconte que plusieurs éléments de la gendarmerie ont été appelés en renfort pour maîtriser la situation sur place. 
C’est bien la société toute entière dans un monde globalisé où le modernisme culturel et aveugle via le virtuel sans frontières, qui doit se réinventer urgemment des voi(e)x de salut.  
Inquiétudes et interrogations à la fois. 

K.S