​FLASH INFO : une émeute nocturne à DAFORT. 

(La nuit du 29/09/17 au 30/09/17)
La nuit dernière, plusieurs jeunes dafarois sont sortis dans les rues en s’adonnant à différents actes de vandalisme. Plusieurs emplacements publics ont été caillassés et brûlés pour certains au cours de cette équipée révoltante qui a suscité un émoi parmi la population villageoise ce matin. 

L’origine de ces événements inédits au parfum émeutier , serait liée à une mésentente entre la jeunesse et l’ordre des anciens. Ces derniers jours, des décisions ont été prises pour interdire certaines festivités nocturnes trop bruyantes et dérangeantes dans cette localité qui est le chef-lieu de la commune du même nom. Et ces nouvelles dispositions n’ont pas apparemment plu les jeunes. C’est ainsi qu’ils l’ont manifesté de la moins bonne manière en versant dans des actes violents et gratuits  clairement répréhensibles. D’ailleurs depuis hier soir, des éléments de la gendarmerie du département de Ould de Yengé sont arrivés sur place. D’après nos informations recueillies du terrain, plusieurs jeunes sont aux arrêts. 

Nous suivons de près l’évolution de la suite des événements entre les mains des autorités départementales. 

En tant que ressortissant dafarois, je tiens à condamner ces actes violents perpétrés alors bien que d’autres voies civilisées sont à la portée pour régler une mésentente de ce type. 

Samedi 30 septembre 2017

K.S

Publicités

​L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie, organise ce samedi 30 septembre 2017, au Café de Rome à 10H30, une conférence de presse sur la répression brutale et la situation déliquescente en Mauritanie.

Cette conférence est la première d’une série de rencontres qui seront organisées dans plusieurs capitales africaines par l’IRA en vue de sensibiliser les opinions publiques sur la situation en Mauritanie.
Traversée depuis plusieurs années par une crise politique et sociale grave, la Mauritanie, en proie à des maux tels qu’esclavage, pauvreté ou illettrisme, est gangrénée par une corruption systématique empêchant tout développement social. Depuis un an, le président Mohamed Ould Abdel Aziz tente d’étouffer toute opposition alors que se profile, pour 2019, une nouvelle élection présidentielle à laquelle il n’aura pas le droit de se présenter, la Constitution l’empêchant, par des articles verrouillés, de prétendre à un troisième mandat.
Depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. Quatorze autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d’arrêt ont été déposés contre deux hommes d’affaires vivant à l’étranger et tous les sénateurs sont interdits de sortir du territoire.
Prendront part au panel :
1. Monsieur Biram Dah Abeid : Président de l’IRA. Biram Abeid est un défenseur des droits de l’Homme. Il a reçu de nombreuses distinctions internationales dont le Prix des Héros de la lutte contre le trafic humain du Département d’Etat américain (2016) et le prix des Nations Unies pour la cause des droits de l’Homme (2013). Il est arrivé second à l’élection présidentielle de 2014, et est candidat à la prochaine élection présidentielle de 2019.
2. Me Boucounta Diallo : Avocat au Barreau de Dakar.
3. Me Ahmed Ely : Avocat au Barreau de Nouakchott, membre du collectif de défense du sénateur Ghadda actuellement en prison dans le dossier « Mohamed Bouamatou et consorts ».
4. Me William Bourdon : Avocat au Barreau de Paris et président de l’ONG anti-corruption Sherpa. Me Bourdon présentera le dernier rapport de Sherpa sur la corruption en Mauritanie.
5. Me Georges Henri Beauthier : Avocat au Barreau de Bruxelles, il est l’ancien président de la Ligue belge des droits de l’Homme. Me Beauthier présentera les actions entreprises à l’international contre les violations des droits de l’Homme en Mauritanie.
Seront également présents : Me Assane Dioma Ndiaye, Avocat au Barreau de Dakar et président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, M. Alioune Tine, Directeur de Amnesty International WARO, M. Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, M. Sadikh Niass, Secrétaire général par intérim de la RADDHO, le Forum civil, ainsi que plusieurs organisations de la société civile mauritanienne et sénégalaise.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir assurer la couverture de l’événement par votre rédaction.
Date :    Samedi 30 Septembre 2017
Heure : 10H30 précises
Lieu :    Café de Rome.
 Contacts:
Coumba Geneviève Diémé  776504186  genevieve.dieme@ accessparthnership.com
Ramatoulaye A. Ndiaye 774577668    ramatoulaye.ndiaye@ accessparthnership.com

​Libérer l’IslamLibérer les femmes (3) : déminer le Coran   Par Ousmane TIMERA 

Le chemin est miné. La contre-révélation a semé partout des mines antihumaines. Il faut une pensée qui démine le présent pris au piège par les déviances du passé ; une vision qui plante l’avenir d’un renouveau planétaire. Afin que le Livre et ce qu’il proclame d’égalité intrinsèque entre les humains, entre femmes et hommes, puisse retrouver sa voie dans les consciences. 

C’est que les signes (âyat) furent transformés en versets et sa clarté devint obscure. Le détournement du sens put alors battre son plein.

 

Rien dans le Coran ne peut aller à l’encontre de la dignité humaine et de l’égalité qu’il fonde. C’est un fait.  Sauf si bien sûr on fragmente son propos, pour insérer ses morceaux dans une vision tout autre, notamment patriarcale, où l’ordre établi injuste (le contexte comme ils disent) devient l’ordre de toujours qui s’impose, même à Dieu. Il nous faut donc libérer ces passages du Livre généreux, de l’emprise avare de l’interprétation qui fragmente et « dé-lire » ; et les réinsérer dans la cosmique coranique qui leur donne sens et en fait des signes qui se lient.

Nous avons déjà commencé ce travail dans les précédents billets sur l’esclavage et la question des femmes. C’est ainsi que nous avons libéré l’origine d’Eve du mythe judéo-chrétien de sa création à partir de la côte d’Adam. Ce, en lisant et en reliant les signes qui relatent l’interaction entre mâle et femelle et leur origine commune.
Mais ce mythe est porteur de virus qui ont contaminé la conscience musulmane, et au-delà, la conscience humaine. La fièvre bat son plein depuis des siècles et peu ne s’en faut que le « dé-lire » lui fasse perdre raison : elle titube, sa démarche est « dé-cadence ». Enchantement et désenchantement s’alternent en boucle dans sa fiévreuse illusion. Elle n’entend plus le chant cosmique qui les transcende ; ne voit plus le champ coranique qui les dépasse. Le rythme est perdu. C’est la négation déguisée en religion. C’est la « déligion » qui renie Dieu et donc nie l’humain. L’Islam est devenu musulmanisme. 
Guérissons donc cette conscience, guérissons-nous. Réinsérons-nous donc dans ce qui est « une guérison pour ce qui se trouve dans les poitrines » (S10 ;s57). Et reprenons les signes libérateurs que la contre-révolution a transformé en verset contre l’égalité. Cela, dans l’ordre dans lesquels on les rencontre dans le Livre.
Des versets fragmentés aux signes harmonieux

  

a) « Les hommes ont une prédominance sur les femmes » selon le Coran ?
Je me ballade dans une traduction du Coran. Je vais immédiatement voir un verset que beaucoup brandissent en étendard pour la défense de leur prérogative masculine. Ils sont hommes ; ils sont donc supérieurs. C’est naturel. C’est implacable. C’est, soi-disant, divin. C’est leur prétention. Ainsi, obéir à l’ordre divin, selon cette mentalité, c’est se soumettre à l’ordre des choses. La liberté morale ne dépasse point la nécessité naturelle. Mais dans ce cas à quoi sert la révélation si c’est pour répéter la création ? Ils ne comprennent pas les conséquences de leurs dires. C’est le malheur des religions dans leur réduction puis dissolution dans le « contexte ».
Nous sommes avec un bout de verset. Le 228 de la sourate 2 (la vache). Le voici : « …et elles ont pour elles des droits équivalents à leurs devoirs conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… ».  C’est dit. L’égalité entre hommes et femmes est une chimère. Le propos est général. Il est question de tous les hommes en tant que tel, vis-à-vis de toutes les femmes en tant que telle, dans tous les domaines. Ah bon ? Vraiment ?  
C’est toujours la même chose voyez-vous. On coupe sans vergogne les signes, on en fait des versets explosés, tronqués, handicapés. Remembrons le passage, et au passage revoyons la traduction : 
« Les femmes divorcées devront attendre trois cycles. Et il ne leur est pas licite pas licite de cacher ce que Dieu a créé dans leurs entrailles, si elles ont foi en Dieu et au Jour Dernier. Leurs maris, durant ce moment, ont plus de droit à les reprendre s’ils veulent la réconciliation. Leurs droits à elles sont semblables à leurs obligations, de manière équitable, et les hommes ont un degré (daradja) envers elles. Dieu est Honorable, Sage » (S2 ; s 228).

Un propos, toujours doit être compris à l’aune de l’ensemble qui le tient. Cela est encore plus vrai pour ce qui concerne le Coran. Les férus de règles générales toutes faites, doivent avoir cette prudence s’ils ne veulent pas être de ceux qui inventent ce qui de Dieu ne vient pas. Le Coran n’est pas un livre de lois, même s’ils s’y trouvent des lois. C’est plutôt le Livre qui fonde et oriente les lois et leurs productions humaines, pour les protéger contre l’arbitraire et les passions des plus forts, et pour qu’elles restent au service de la justice et de la miséricorde. 
Aussi, le degré (daradja, qui n’est pas prédominance) dont il est question ici n’est ni à généraliser sur l’ensemble de la relation conjugale entre un homme et une femme, ni de façon plus globale entre les femmes et les hommes dans tous les domaines : familiaux, sociaux, économiques et politiques. Que nenni ! Le propos est en soi clair. Il concerne le cas spécifique, dans celui du divorce, ou le couple se rend compte qu’ils attendent un enfant. Dans ce cas précis seulement, le Coran donne au mari une prérogative dont ne dispose pas l’épouse : le droit et la priorité de la reprendre durant la période de la grossesse. C’est la raison pour laquelle il prend le temps de mettre en exergue l’équilibre de principe qui existe entre les droits et les devoirs de la femme divorcée, avec dans le cas de l’attente d’un heureux événement (tout de même), un degré de plus pour le mari, une chance donnée au couple de se maintenir, à condition qu’il y ait une volonté de réconciliation. 
Beaucoup reste à dire sur ce passage et ses « consœurs », qui sont autant de sagesses que le Coran fait perler pour à chaque fois, sans parti pris, défendre les droits des femmes et rétablir les relations de couple sur la justice, la bienséance et la conscience de Dieu. En d’autres termes, tout le droit de la famille, du mariage à la naissance, du divorce au veuvage jusqu’à l’héritage, est par le Coran inspiré et induit à partir de ceux des femmes. De sorte qu’il est impossible aux hommes, de connaitre leur devoir et droit, du point de vue coranique, sans déterminer d’abord les droits des femmes. Telle est la réforme coranique qui fut détricotée et déprogrammée de sorte que le propos ici tenu, pourtant fondé, semble complètement étranger à la « tradition musulmane » (musulmaniste ?). 
b) Son témoignage ne vaut que la moitié de celui d’un homme
Deuxième passage tronqué, celui du témoignage des femmes dans les transactions financières, que d’aucuns font une preuve, une règle générale qui traduit l’inégalité intrinsèque entre femme et homme.  Sur ce sujet j’ai pu voir nombre de gens que je considérais intelligents se fourvoyer sans retenu. Que de considération à l’emporte-pièce n’ai-je pas entendu pour tirer de ce passage du Coran, ce qui selon eux est scientifiquement prouvé : l’infériorité naturelle physiologique, psychologique, neurologique et rationnelle de la femme par rapport à l’homme que le Coran, miracle scientifique oblige (en réalité du vent), viendrait confirmer. Bref, en réalité tout ce qui permet de clouer au sol les capacités humaines, au nom d’un ordre social qui se donne des airs d’ordre naturel, puis divin. 
Ainsi, selon cette compréhension préétablie, dans tous les cas de figure, quelque-soit le niveau d’éducation ou de compétence et le domaine concerné, le témoignage d’une femme, parce que femme, serait inférieur à celui d’un homme, juste parce que homme.  
Celui qui tient ce genre de propos ne doit pas beaucoup réfléchir. Ce dernier jamais, j’en suis sûr, ne demanderait à sa mère d’apporter un témoin supplémentaire pour corroborer son témoignage sur sa naissance, son enfance ou sur l’argent de poche qu’elle aurait décidé de lui octroyer ou non. Qu’en pensez-vous ?
Reprenons le passage en question qui d’ailleurs s’insère dans le signe le plus long du Coran et qui concerne les transactions financières et commerciales. Nous ne pouvons pas, au vu de la nature de cet écrit, reproduire tout le signe, mais juste l’extrait qui concerne les témoins lors de la contracture d’une dette, après avoir rendu obligatoire l’écriture de la reconnaissance de dette par un scribe tiers, sous la dictée de l’emprunteur :
« Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes. Et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux dont vous agréez comme témoins. Ainsi, si l’une d’elles s’égare, l’autre pourra lui rappeler (S2 ; s282). 
Il me plait, contrairement au littéraliste et à l’herméneutiste (tous les deux sont d’accord pour fragmenter le Livre et réduire son sens au contexte historique), de m’en tenir à ce que dit le Coran, ni plus ni moins. Ce, pour méditer ensuite sa profondeur et comprendre le sens et l’esprit de son propos sans l’encager dans le contexte ou ma partialité dans la mesure du possible. Il faut pour ce faire lyre le Coran. Or lorsqu’on « lie » ce passage, il n’est aucunement question d’un propos général et généralisable sur l’état mental et psychologique des femmes. Mais d’une procédure légale qui vise à rendre les transactions financières plus justes et moins tributaires des passions qui peuvent amener à de graves conflits. Il faut donc des témoins en plus de l’écrit. Et les femmes, qui rarement étaient/sont concernées par ces affaires (cela est vrai encore aujourd’hui dans de nombreuses sociétés) peuvent (doivent) aussi y participer. La raison d’être des deux femmes témoins demandées aux côtés d’un témoin homme, est clairement indiquée par le passage : le possible oubli et égarement de l’une que l’autre pourrait par sa présence corriger. C’est ce que dit le texte.
La question alors est qu’en est-il si nous nous assurons, soit par sa compétence avérée, soit par d’autres moyens, qu’elle n’oubliera pas ? Si le fait d’ajouter un homme à un autre (il faut deux témoins hommes) n’a pas signifié la mise en cause intrinsèques des capacités rationnelles du premier, pourquoi le fait d’ajouter une femme, en tant que témoin, à une autre signifierait-il ici cela ? Nous nageons en plein « dé-lire », où les choses, déliées de leur ensemble, n’ont plus de sens.
Mais pourquoi cette différenciation alors, pourrait-on me rétorquer? Je répondrai que la réponse n’est pas à chercher du côté de la nature mais de la culture. Elle n’est pas neurologique mais sociologique. Sinon, dans tous les autres passages du Livre où il est question de témoignage (dans le cas du testament, du divorce, de l’adultère etc), cela aurait été indiqué et appliqué. Or il n’a jamais été question dans le droit musulman d’apporter huit femmes témoins en l’absence de quatre hommes témoins, dans le cas par exemple de l’adultère. Non ? L’apport de deux femmes témoins à côté du témoignage d’un homme, en l’absence d’un second, est donc spécifique aux cas de la reconnaissance de dette, pour des raisons sociales qu’il est possible de dépasser. 

Bref, tout ça pour juste dire ce qui somme toute est simple :  la femme et l’homme sont égaux et les quelques différences qui peuvent exister, en matière de droit et de devoirs, sont dues à la prise en compte des spécificités biologiques que la révélation respecte mais n’absolutise pas moralement, et de la situation sociale injuste qu’il veut « dénaturaliser », corriger et moraliser avec pédagogie et équilibre. 
c) « …et le garçon n’est pas comme la fille »
Un autre passage fragmenté. Une autre pensée slogan exprimée par un bout de verset. Une personne qui m’enseigné le Coran, et qui par ailleurs était mon camarade, puisque nous étions tous deux élèves du Cheikh Ayoub, aimait mettre en exergue ce genre de passage pour me signifiait que les hommes seraient supérieurs aux femmes. Les étudiants qui nous écoutaient, et qui par ailleurs ne connaissaient pas nos relations, s’empressaient de me faire comprendre, lors de nos échanges qu’il provoquait, que je n’avais pas la compétence pour le contredire, puisque lui connaissait le Coran par cœur. Mais mémoriser n’est pas comprendre, surtout lorsque le puzzle du propos ne se réunit pas en harmonie dans l’esprit. Il lui manquait la méditation.
Alors voici ce fameux passage, brandi comme une évidence : 
– « …et le garçon n’est comme la fille… ». 
– Ah ! Oui ? Et alors ? Pas besoin d’études poussées pour vérifier ce fait. 
– « Oui mais c’est Dieu qui le dit, tu vois…aujourd’hui ils veulent faire en sorte qu’il n’y ait pas de différence entre homme et femme, ils veulent la parité, c’est n’importe quoi ».  
– « Tu mélanges les choses mon ami lui répondis-je. Qu’il se trouve des différences entre femmes et hommes, cela est indéniable, voire nécessaire pour la vie. Mais que fais tu de ce fait ? La différence biologique ou physique induit-elle nécessairement l’inégalité de droit ? L’égalité induit-elle l’uniformité et la mêmeté biologique et physique ? Et puis vous mélangeaient les choses. On parle du Coran et de son sens et vous me parlaient de politique, de mode de vies occidentales ou d’homosexualité. Ça n’a rien à voir. Où se trouve ce passage ? Dans quel contexte (dans le Livre) est-il énoncé ? Penons le Livre et lisons sans rajouter » :
 « Quand la femme d’Imran dit : « Mon Seigneur, je t’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon sein. Accepte-le donc de moi. Tu es l’Audient, le Connaissant ». Puis, lorsqu’elle eut accouché d’elle, elle dit : « Mon Seigneur, j’ai accouché d’une fille ». Dieu savait bien ce dont elle avait accouché. ‘’Et le garçon n’est pas comme la fille’’. Je l’ai nommée Marie, et je la place sous ta protection, ainsi que sa descendance, contre le diable banni ». 
– « Comment pouvez-vous, ajoutais-je, faire de ce que la mère de Marie déclarait lors de la naissance de celle-ci, une règle générale cosmique universelle. Elle voulait un enfant qui soit dédié au culte et au service exclusif de Dieu. Ce qui de son point de vue est, à première vue, on peut le comprendre, plus adéquat pour un jeune garçon que pour une jeune fille. Pas la peine de faire un dessin. Et pourtant Dieu ne tiendra pas compte de ce point de vue culturel et social, et fera de celle qui n’était pas prévue pour ce type de dévouement religieux, parce que fille, un signe, un model et un miracle de vertu et d’élévation pour toute l’humanité, hommes et femmes, et dont sortira un autre miracle vivant, Jésus fils de Marie, Prophète et Messager de Dieu. Tout cela, grâce à une femme, qui dans le tréfond de son cœur, invoqua Dieu et fut par lui entendu. Alors cette fille, Marie, était-elle inferieure à un homme ?». 
Quelle fut leur réponse vous demandez-vous ? Juste l’entêtement habituel et cet argument « fatal » à chaque fois brandi par la bêtise : « Oui mais comment ça se fait que t’es le seul à dire ça. Y a plus savant que toi ! nos Salaf sâlih ont tout dit et les savants qui sont dans le minhaj les confirment ».
Que voulez-vous ? On ne peut éclairer celui qui ferme ces yeux. « Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir en arrière ». 
D’autres versets démembrés, victimes des mines antihumaines semées dans la conscience musulmane, sont à méditer et à relier en signes. C’est ce dont la suite de ce texte se chargera de continuer, pour ensuite rétablir ce que les signes du Coran proposent de vision cosmique et de réforme émancipatrice, concernant les relations femmes-hommes, en tant que socle sur lequel se fondent la société et la civilisation, si celles-ci veulent perdurer.

Source: ousmanetimera.unblog.fr 

L’éditorial: le coût de l’hypocrisie, par Camara Seydi Moussa 


Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés. 

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.
Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt. Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.
Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie. La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.
Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu. Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.
Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations. Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine. Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort. 
Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » 
Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres. Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note…
Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce. 
Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.
L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi. 
La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa



Source: la Nouvelle Expression 

​Libérer les femmes (2) : Unité d’origine, égalité intrinsèque, Par Ousmane TIMERA 

Ni d’orient ni d’occident. Ma plume vise ce qui est au-delà : l’humain. Femme ou homme, riche ou pauvre, vieux ou jeune, noir ou blanc, c’est l’humanité en tant que telle par-delà les spécificités qui est la raison de notre résistance contre ce qui l’aliène, le but de nos efforts pour ce qui l’élève.
C’est elle qui a travers l’esclave est réduite à l’animalité. C’est elle qui se perd lorsque les femmes sont par la domination réduite au rang d’objet. C’est toujours elle qui se vend à vil prix quand la pauvreté dévore ses membres, que la prostitution la déshabille de sa dignité et que le mépris vient accuser les victimes d’être les auteurs de leurs malheurs. C’est Adam qui devant Satan se prosterne avec Eve couchée à ses pieds. 
Libérer la femme donc, au même titre que l’homme, l’esclave, l’exploité, l’immigré, la veuve et l’orphelin, est ce sans quoi l’humanité se perd. C’est ce que l’Islam entend réaliser en libérant la volonté humaine civilisatrice, afin de la mettre en relation avec la volonté divine créatrice. La première doit être en paix (islam) avec la seconde et se vouer à elle (Islam) pour se réaliser pleinement.
Femmes et hommes : une origine commune pleine de sens
Mais un obstacle à cela se dresse et brouille les esprits. Il faut l’abattre. Les mots alors s’arment de sagesse. Les signes du Livre les leurs fournissent. Il porte l’infini générosité de son auteur. Leurs frappes sont précises. Elles prennent à la racine le problème et donnent à la réforme son fondement. La dignité, la liberté, la responsabilité de la femme et donc de l’homme, de l’homme et donc de la femme et l’égalité qui fonde leur relation en découlent. L’origine énonce le principe :
« Humains ! ayez conscience de votre seigneur-éducateur qui vous a créé d’une seule âme et dont il créa sa paire et de ce couple il dissémina nombre d’hommes et de femmes. Ayez crainte et conscience de Dieu par qui vous donnez mutuellement soutien ainsi que les liens familiaux » (S4 ; s1).
Une seule âme ! Tous en sont issus. Un seul être qui devint deux. Lequel était mâle ? Lequel était femelle ? Là n’est pas la question. Elle ne se pose pas. Puisqu’il n’y a l’un que si l’autre est. L’un et l’autre en fait sont le même. Mais quand bien même cette interrogation devait s’imposé peu ne s’en faille que le Coran aille dans le sens contraire de ce qui s’est installé dans les conscience : selon les passages S6 ; s98 et S7 ; s189, il semblerait que la femelle ait devancé le masculin qui vint trouver tranquillité auprès d’elle et la féconda. En tous les cas, quoi qu’il en soit, les deux ont la même origine, avant toute détermination sexuelle qui viendra après le dédoublement de cette être, cette âme unique. C’est ce que le Coran veut démontrer. 
Est-ce là une interprétation mielleuse et moderniste de ma part ? Voyons ces fameux autres passages qui montrent un autre aspect du tableau fait de nos origines.
« Il est celui qui vous fit émerger d’un seul être, d’une seule âme, puis (se dédoubla en) réceptacle (féminin) et dépositaire (masculin). Nous exposons ainsi les signes pour des gens qui comprennent en profondeur » (S6 ; s98).
 Il vous a créés à partir d’un seule âme dont il fit sa paire (zawj qui est un terme indéterminé l’autre parti du couple, féminin ou masculin) pour qu’il vive (yaskuna, au masculin) en tranquillité auprès d’elle (ilayha au féminin). Puis, quand il la recouvra, elle porta une légère grossesse, dont elle ne prit garde. Puis, quand elle s’alourdit, tous deux invoquèrent Dieu, leur Seigneur : « Si tu nous donnes un juste, nous serons certainement du nombre des reconnaissants » (S7; s189).
La dualité femelle-mâle est advenue de l’unité primordiale de l’âme unique, qui est devenue par la suite l’une et l’autre (ou l’une après l’autre pour ceux qui veulent coute que coute un premier). Il n’y a pas ici de soi-disant côte tirée de l’homme pour créer la femme. Ni l’idée que celle-ci fut créée pour combler l’ennui de l’homme seul au paradis, comme le relate la bible, reprise par l’inconséquence musulmane. L’une et l’autre ensemble furent créés. L’un est solidaire de l’autre en existence, de sorte que parler de l’autre c’est dire que l’autre est là. Adam n’est pas sans Eve, même quand il est cité seul, comme le reste de l’humanité est par eux deux représentée.
La femme n’est ni côte, ni tordue
Vous comprenez pourquoi imbiber de ces passages, je ne peux qu’être surpris, voire irrité, d’entendre en long et en large cette histoire de femme tordue par essence, si propagées dans le discours musulman, jusqu’à vouloir y trouver des justifications psychologiques et scientifiques qui ne valent pas l’air qui servit à les proférer.
Mêmes des femmes, musulmanes en l’occurrence, n’hésitent pas à dire d’elles, et elles sont nombreuses, qu’elles sont intérieurement courbées, « tordues » telle une côte. C’est ce qu’une sœur d’ailleurs me balançait lorsqu’elle essayait de me retenir lors d’une intervention pour régler un problème, au sein du centre culturel que je dirigeais : « tu sais, me dit-elle, il ne faut être trop exigeant. Tu as raison mais nous les femmes on a été créées à partir d’une cote tordue. Tu le sais bien, hein !.., tu connais la religion. Mais tu sais aussi que si tu tentes de redresser la côte tu vas la briser, tu dois donc laisser… ».
J’avais déjà décroché et étais resté sur « nous les femmes on est ‘’tordue’’ ». J’imaginais toutes ces femmes qui m’ont apporté vie, sagesse, amour et joie. Je me disais : « non ma mère n’est pas tordue, mes sœurs ne sont pas tordues, mes tantes ne le sont pas par nature. Ma dulcinée ne l’est pas, sinon comment l’aurai-je choisie, et encore moins ma fille que j’espère bien éduquer pour qu’elle ne soit pas, justement, ‘’tordue’’».
Comment a-t-on pu en arriver là ? Pourquoi un hadith (dans le recueil de Boukhari) fallacieux sur la création d’Eve, faussement attribué au Prophète, directement « pompé » de la genèse et de l’héritage judéo-chrétien, que le Coran est venu réformer, a-t-il pu prendre autant de poids dans la pensée musulmane, jusqu’à commander le quotidien, au détriment de la révélation sans faille ?
Le mensonge de la création de la femme à partir de la côte de l’homme, comme celui qui la rend coupable de la première trahison qui aurait poussé celui-ci au péché, n’ont qu’un objectif : retirer à la femme son humanité pleine et entière, la subordonner à l’homme, en faire sa chose et justifier sa domination et son exploitation. Ni plus ni moins. Je dis mensonge et n’hésite pas dire que ces deux hadiths relatant ces informations, sont faux, car il contrevient à ce que le Coran dit. Et font, par ailleurs, perdurer l’injustice que subissent les femmes, en en faisant l’expression d’un décret divin, naturelle et/ou culturelle. Adam, est le premier responsable de la désobéissance dans le paradis, selon le Coran. La responsabilité d’Eve ayant été de s’être laissé entrainer par son époux et de ne pas utiliser son autonomie. Puis ils furent par la suite pardonnés par le Miséricordieux. Aucun péché originel, ni malédiction de la femme ne découlent donc de cet événement. La dignité et la miséricorde sont premiers et aucun péché ne peut annihiler ce principe.
Origine commune donc égalité de principe
C’est la raison pour laquelle en plusieurs de ses passages, le Coran revient sur cette question pour rétablir la vérité. Femmes et hommes sont de la même espèce et sont, ensemble, porteur de la même mission de lieutenance de Dieu sur terre. Et sont donc, tous les deux, les sujets de la même noblesse, de la même égalité, de la même liberté et de la même responsabilité.
« Et leur seigneur leur fit cette réponse : je ne délaisserai point l’action de tout acteur parmi vous, qu’il soit homme ou femme. Vous êtes les uns issus des autres. Ceux qui donc ont émigré, furent expulsés de leur demeure, furent persécutés dans ma voie, combattirent et furent tués, je leur effacerai leurs fautes et les ferai rentrer dans des jardins (paradis) du dessous desquelles coulent des cours d’eau. Une récompense de la part de Dieu. Et auprès de Dieu se trouve la plus belle récompense » (S3 ; s 195).
« Et celui qui fait de belles œuvres, homme ou femme, et qu’il est croyant, ceux-là entreront au paradis et ne seront en rien lésés ». (S4 ; s124).
La première citation, montrant l’égalité intrinsèque auprès de Dieu quant à la récompense, entre homme et femme, dessine concrètement les réalités de l’action de bien qui en est la raison, dans l’engagement des femmes et des hommes de foi dans tous les domaines (spirituels, sociales et politiques etc). Il y est question de voyage, de prise de risque pour sa vie au nom de ses convictions, de résistances, de combat et de sacrifices. Croyantes et croyants, pied à pied sont ici concerné et la féminité ou la masculinité n’interviennent en rien dans la qualité de l’action menée et de la récompense donnée. Si ceci n’est pas de l’égalité, alors ce mot ne veut rien dire.
Ainsi, en matière de devoir comme de droit, ce qui est accordé à l’un l’est par principe à l’autre, sauf en cas de spécificité explicite qui s’impose naturellement ou qui se propose socialement (les deux domaines n’étant aucun du même ordre), mais qui jamais ne peut remettre en question ces principes ontologiques et permanentes, de dignité et d’égalité. C’est bien parce que ces principes intrinsèques, en lien directe avec celui d’unicité de Dieu, n’arrangent pas les affaires de la domination et de la soumission qui est son corollaire, que la première s’invente une religion (je dirai déligion) sur mesure que la seconde s’empresse d’adopter. C’est la contre-révélation des clergés au service de l’ordre établi et de sa contre-révolution.
Une méthodologie de distinction et de reliance pour aborder ce sujet
Des sourires en coin font apparaitre leurs canines. On croit avoir trouver l’angle d’attaque. Ça attrape au mollet. C’est un bout de bois mais il ne le sait pas. Il s’acharne laissons-le ronger : « tu l’as dit toi-même, il y a des spécificités. L’homme n’est pas comme la femme. Il ne peut y avoir d’égalité. Pas pareils donc pas égaux (‘’chah, j’l’ai eu’’ se dit-il). Pourquoi tu lis pas les autres passages du Coran ? tu vois toi aussi tu fragmentes le Coran et tu le lis à ta sauce pour faire plaisir aux kouffar. C’est allah qui dit « …les hommes sont supérieurs aux femmes… » (selon sa traduction fallacieuse) ; c’est lui qui dit que « …pour l’homme une part égale à celle de deux filles… » ; c’est lui qui dit « …et l’homme n’est pas comme la femme…» ; qui dit encore « …et les hommes ont sur elles une supériorité… » ; « …frapper les… » quand elles nous désobéissent ; qu’il faut deux témoins femmes pour égaler le témoignage d’un seul homme ; elle peut pas par exemple se marier de son propre chef sans l’autorisation de son tuteur. Elle a pas le droit de divorcer sans l’autorisation de son mari. Peut-elle comme l’homme être mariée à plusieurs personnes en même temps ? Tu vois bien que non ! L’homme a-t-il une seule de ces restrictions ? Non plus ! ça veut dire que l’homme est supérieur c’est tout ! Dans toute organisation il faut un chef et l’homme est pour la femme son chef, s’il la dirige selon l’ordre d’Allah ».

 

Voilà la contre révélation version préchi-précha. Elle est facile à avaler d’autant qu’elle s’habille d’argument apparemment coranique. Je dis apparemment car ce sont des citations slogans et non le Coran lui-même qui s’exprime. L’ignorance rend aveugle ; la semi science encore plus. L’idéologie mélange les domaines et tronque la réalité pour imposer sa vision partiale et malade. Il nous faut jeter les bases d’une méditation sérieuse. 
a) Question de méthodologie d’abord :
1) Le Coran n’est pas contradictoire, il est harmonieux. Ces citations prises en entier ne peuvent donc aller à l’encontre des passages de l’égalité intrinsèque entre tous les humains et entre les femmes et les hommes, qui découlent de l’origine commune. 
2) Les passages doivent être cités en entier, dans la mesure où cela permet de mettre le propos dans son contexte textuel, par rapport à ce que l’on veut honnêtement démontrer.
3) Ce que l’on comprend d’un passage doit être en accord avec tout le Coran, sinon c’est le signe qu’il y a erreur.
4) La sunna ne peut aller à l’encontre du Coran, car le prophète est fidèle à sa révélation sinon il n’est pas prophète et ce n’est pas une révélation. Tout hadith qui contredit la dignité et l’égalité entre tous les humains, établies par le Coran est à rejeter, car cela signifie que le Prophète ne l’a pas dit.
b) Question de philosophie ensuite :
Ceci pour la méthodologie d’approche des sources. Il y a ensuite ce qui concerne la distinction des domaines et des notions qu’il faut prendre en considération : 
1) Quand on parle d’égalité on ne parle pas de mêmeté. L’égalité entre hommes et femmes, et entre tous les humains d’ailleurs, n’est pas le reniement des différences. Ce serait une forme de refus et d’élimination de l’autre. L’uniformisation, comme la séparation, visent toujours en effet la domination de l’autre. Ainsi ceux qui au nom de l’égalité (qui est vraie) prône la mêmeté entre homme et femme sont dans le tort, au même titre que ceux qui au nom de la différence (qui est un fait) veulent annuler l’égalité. Il s’agit, malgré l’apparente contradiction et opposition entre ces deux visions, du même projet d’aliénation et/ou d’annihilation (symbolique ou concrète) de l’humanité. 
2) Cela découle du premier point, la prise en compte des spécificités biologiques (inchangeables) et sociales (à améliorer dans le sens de la justice et de l’équité), dans la distinction sans séparation des uns et des autres, n’est pas une validation de l’inégalité. Spécificité et disparité n’est sont iniquité et inégalité. Le fait de ne pas demander aux démunis ce que l’on demande aux riches, ni aux infirmes ce que l’on exige des valides, n’est pas signifier qu’il y a inégalité en matière d’humanité. Les différences biologiques, les positions sociales et les disparités de capacités, et les interactions sociales qu’elles sous-tendent et permettent, au niveau horizontal, ne sont pas à confondre avec les valeurs qui les commandent et vers lesquelles celles-ci doivent être orientées.
Il est donc fallacieux de mélanger les points secondaires juridiques, liés aux affaires sociales (mariage, naissance, divorce, veuvage, héritage etc) avec les principes fondateurs philosophiques. Les premiers prennent en compte la situation d’injustice et les spécificités biologiques et sociales , en vue d’aller vers la justice et la protection des droits, en l’occurrence des femmes, qu’induisent et imposent les seconds. Eriger ces points d’application d’un second degré en principes qui contredisent les signes à portée ontologique et principielle, est proprement scandaleux et n’est rien d’autre que la falsification (tahrîf) que la révélation reprochait/reproche aux clergés. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux par nos prédicateurs.
La répartition des droits et devoirs entre femmes et hommes, ne reposent pas sur la préférence divine pour l’un ou l’autre. Dieu n’est pas masculin, ni féminin. Son ordre n’est ni patriarcal, ni matriarcal. Les sociétés ont le droit de se choisir les systèmes sociaux qui leur sied, l’exigence de la charia est de maintenir, quelque-soit le type d’organisation opté, la justice, l’équité et la protection des plus faibles. Ainsi quand le Coran ordonne à ce que les femmes reçoivent des hommes une dot, dans le cadre du mariage (S4 ;s4) ; qu’elles doivent recevoir une pension après le divorce ou en cas de veuvage (S2 ;s240-241), tous cela de la part des hommes. Cela signifie-t-il qu’elles sont meilleures ou supérieures aux hommes ? Ou bien s’agit-il de reformes qui visent à défendre les droits des femmes, face à des rapports qui se limitent à la force brute naturelle et animale, qu’il veut par ailleurs humaniser et élever, au nom du principe de dignité, d’égalité et de solidarité qu’il érige en absolu ? Le ridicule ne voit jamais ses bêtises.
Conclusion
Ceci est ce qui doit être présent de façon permanente à l’esprit des gens, lorsque la question des relations homme-femmes du point de vue de l’Islam, est abordée. Ce sont les passages qui parlent de l’origine commune et du principe d’égalité et de complémentarité (entre tous les êtres humains) et la lecture des signes dans leur reliance, qui doivent orienter la conscience musulmane et la méditation humaine pour continuer l’action de libération de tous, et penser, pour aujourd’hui, les réformes qui vont dans ce sens. 
« O êtres humains, nous vous avons créé d’un homme et d’une femme et avons fait de vous des peuples et ethnies afin que vous vous entreconnaissiez. Le plus digne d’entre vous auprès de Dieu est le plus vertueux. Dieu de ce que vous faites est tout à fait informé » (S49 ; s13).
Entre les membres de la famille humaine dignes par principe, d’origine commune, le surplus de dignité vis-à-vis de ses semblables, n’est pas masculine ou féminine, ni biologique ou ethnique mais vertueuse et éthique, dans la conscience d’une transcendance qui sait les tréfonds de chaque cœur.
La connexion est faite. La révélation peut inspirer sa réforme. La pensée, désormais sur orbite, doit continuer et alimenter son action jusqu’à sa révolution. Ce qui suivra, ces principes étant établis, se chargera de prendre un par un les domaines dans lesquels les relations femmes-hommes furent traitées dans le Coran. Ce afin d’en tirer les enseignements et réformes universelles qu’ils portent, et de corriger les interprétations atomisées de la domination et de sa contre-révélation. Paix !

Source: ousmanetimera.unblog.fr 

Tournoi l’EED 2017, quelques clichés lors de la remise des trophées. 

L’entraîneur de l’équipe de DAFORT et l’un de ses joueurs. 

Certains responsables de la délégation DAFORT participant à la soirée l’EED et une membre de l’équipe l’EED. 

La délégation DAFORT à la soirée l’EED 

Une partie de l’équipe de DAFORT.

Les écoliers vacanciers à l’honneur lors de la soirée 

Le trophée primant le journaliste sportif Lassana Camara de Mauritaniefootball 

Le primé meilleur joueur du tournoi, Papis Cissé en casquette accompagné du responsable sport AJDF Gagny Sylla et d’autres joueurs.

Une partie de l’équipe ORGANISATION l’EED.

Le Graal Trophée de la compétition remis à l’équipe de DAFORT édition 2017.

Lors de la soirée de Gala l’EED, ce samedi 16 septembre 2017 à Aubervilliers, l’équipe de DAFORT a reçu son trophée de vainqueur du tournoi football l’EED 2017. Notre blog n’ayant pas pu assister à l’événement pour une large couverture, s’est contenté d’un recoupement arbitraire à travers diverses sources via les réseaux sociaux pour étoffer ce bref aperçu. Selon un témoin participant à la soirée, le déroulé de la cérémonie a été très riche. Film, expositions , discours présidentiel, remise des trophées et des récompenses et des prestations artistiques ont été les moments phares de la rencontre.  

Côté sportif, on ose un focus sur le sacre de DAFORT. En effet l’équipe de DAFORT qui a remporté l’édition 2017 du tournoi football l’EED le 26 août dernier , a été honorée officiellement comme Championne.

Sources reprises et écrites par K.S


​Libérer l’Islam : libérer les femmes (1) par Ousmane TIMERA 

Le tri reprend du service. Après l’esclavage, il se penche sur le sort de la femme qui, dans le droit et le discours musulmans, est de fait une esclave. Soyons direct : le discours musulman (et je ne dis pas islamique) est problématique. Il est anti-coranique.  Il l’est encore plus sur la question des femmes. Il est à l’instar de ce qu’il dit sur l’esclavage, à considérer comme une déviance qu’il faut jeter aux orties (pour ne pas dire poubelle), sans aucune concession. Car il est en l’espèce irréformable.
Il faut un nouveau droit radicalement diffèrent en sa vision, fondamentalement coranique en ses orientations. Il nous faut recommencer par le Livre et reconstruire une nouvelle philosophie de la question humaine. Car pour le Coran la femme est humaine. Il est triste de devoir le rappeler. Elle est avec l’homme qui en est issu et dont elle est issue l’expression de la dignité également partagée par tous les membres de la famille humaine : « les femmes sont les sœurs des hommes », rappelle cette sentence prophétique. 
Pourtant, c’est cette dignité intrinsèque, comme dans le cas de l’esclavage, que le discours musulman s’évertue à remettre en cause de façon fondamentale et frontale, par diverses interprétations et inventions « savamment » entretenues, qui façonnent la pensée musulmane contemporaine ainsi que les rapports humains, du-moins en partie, chez les musulmans.

Il se peut que tu sois, en lisant ces lignes, sur le point de te précipiter dans le précipice de la suspicion : « cet homme veut faire plaisir aux occidentaux ». Tu peux t’y jeter si tu le souhaites et ne pas lire la suite. Car personne n’est responsable de la cécité d’autrui. Cependant, qu’il soit dit une bonne fois pour toute : une religion, une révélation, une voie qui ne défend pas l’humain contre l’injustice n’est en rien une religion, une révélation, une voie qui vient de Dieu. Car « Dieu n’aime pas les injustes ». Il « ordonne la justice ». Et celle-ci n’est ni occidentale, ni orientale, ni moderne, ni traditionnelle. Elle est morale, universelle et divine.
Des idées musulmanes anti-islamiques
Dire que les femmes sont inférieures aux hommes ; qu’Ève fut créée de la côte d’Adam ;  qu’elle est la cause de la tentation qui les fit sortir du Paradis et celle de la chute dans ce monde qui est une prison, une malédiction que la femme personnifie dans sa chair ; déclarer qu’elle est en son être et corps l’allier objectif du Diable ; qu’elle est « diminuée en piété et en intelligence » ; que de ce fait le masculin est en tout supérieur au féminin ; qu’il ne peut y avoir d’égalité entre homme et femme, ni d’autonomie pour elle dans le choix de sa vie, comme dans la participation à la vie collective ; qu’elle ne peut être une dirigeante, qu’elle doit être éternellement mineure ; qu’elle ne peut donc ni choisir son mari, ni divorcer de lui, ni disposer d’elle-même ; que les hommes sur elles ont toutes les prérogatives, jusqu’à celui de la frapper ( ou corriger pour les amateurs d’euphémisme)  dans le cadre de la relation conjugale en cas de désobéissance;  que son témoignage ne vaut que pour moitié celui de l’homme, que sa part à l’héritage vaut en tous les cas la moitié de celle qui va à l’homme ; défendre que sa voix est tabou, que son corps est tabou, que ces yeux sont tabou, que son nom est tabou et que la meilleure des femmes est celle « qui ne sort dans sa vie que trois fois : le jour où elle est sorti du ventre de sa mère, le jour où elle sort vers la demeure de son époux et le jour où elle sortira vers sa tombe ». Dire tous cela disons-nous, et d’autres inepties tapis dans les bas-fonds de la conscience collective musulmane, « savamment » entretenu par un discours musulman bigot et inconséquent, est anti-humain et anti-coranique, donc anti-islamique. Et ce, quand bien même viendraient à leur secours des bribes de versets fragmentés, des propos faussement attribués au Prophète ou des inspirations empruntées à l’héritage religieux et culturel des religions et civilisations précédentes. 
Je sais bien que ce propos, tel quel, heurtera ce qui semble couler de source dans la compréhension de beaucoup de musulmans, même (surtout ?) les plus instruits en sciences dite islamiques, qui sont à mon avis les plus atteint. Le style lapidaire que nous adoptons ne nous aidera sans doute pas. Ne vous pressez pas, les signes du Coran et l’exemple prophétique qui en est tributaire viennent à mon secours. 

Cependant, j’aimerai déplorer cette manie présente dans la pensée musulmane à vouloir chercher, même pour l’évidence, une sanction religieuse particulière et détaillée. Des choses, des-lors que l’on croit en Dieu le Miséricordieux et que l’on médite sa révélation et la globalité de son message, devraient être des évidences et des préalables fondamentaux qui participe de la foi. Il en est ainsi de la dignité de l’être humain, de la recherche de la justice et de l’équité et de l’égalité intrinsèque entre tous les enfants d’Adam et d’Eve.  Ce n’est pas là une simple question juridique mais des principes philosophiques qui participe de la foi et des enseignements fondamentaux, liés à la vision de Dieu, que nous offrent la révélation coranique. C’est ce à partir de quoi tout le reste s’éclaire. Ce sont ces fondements qui sont battus en brèche, relativisés et falsifiés par la doxa officielle, par-delà les obédiences, les groupes, courants et sectes qui s’opposent au sein de la communauté musulmane. Ce n’est pas le Livre qui y parle mais les idéologies qui y vocifèrent. 
Les inanités du discours musulmans sur la question féminine : l’exemple de l’excision et mariage forcé
 Prenons la question de l’excision, après la petite polémique de cet été qui en dit long sur les incohérences du discours musulman et par là de nos savants et intellectuels. Je pose la question tant il semblerait que la spécialisation rend le savant plus aveugle que le commun. Avons-nous besoin de nous attarder longtemps sur cette question, pour saisir immédiatement qu’il s’agit d’une mutilation à visée dominatrice sur les femmes ? Avons-nous besoin d’une indication législative textuelle pour nous rendre compte que non seulement cet acte va l’encontre de l’humanité de celle qui la subissent. Mais qu’il vient en plus prendre à contre-sens, de façon frontale, les orientations de l’Islam qui célèbrent la vie et la beauté, jusqu’à faire de la sexualité un art qui se transcende en adoration, lorsque vécue dans le licite, et qui de fait peut amener au paradis ? Le débat sur l’excision est sa survivance au sein de la pensée musulmane et son discours est à la fois une honte morale sans nom et le signe d’un disfonctionnement passionnel qui fait de l’héritage ancestral la source véritable qui supplante la révélation. 
Un autre exemple, sous d’autres cieux. C’était il y a quelques semaines à Dakar. Je venais écouter en silence un célèbre « savant » religieux, respecté de tous. Le sujet qui lui fut proposer de traiter était celui du mariage. Sujet ô combien sensible ! La télévision sénégalaise avait fait le déplacement pour couvrir l’évènement.  Bref, je ne vais pas m’étaler sur tout ce qui fut dit. Un seul exemple suffira je pense à vous dessiner la teneur du propos, qui somme toute restait totalement dans les lignes du discours traditionnel connu de tous. 
« Peut-on marier une femme contre son gré » s’interroge le célèbre savant soninké ? Il tente d’y répondre. Il égrène d’abord les avis des différentes écoles juridiques sunnites. Et il opte enfin pour ce qu’il considère être l’avis majoritaire aujourd’hui qui hier était minoritaire : à savoir l’accord et l’autorisation de la femme adulte comme préalable à tout mariage. Tout va bien me diriez-vous, nous parlons bien sûr dans une conception où la femme jamais n’entreprend directement son mariage et est toujours sous la coupe de son tuteur. Mais seulement voilà même dans ce cas la contradiction pointe son nez. Car voici que le conférencier indique dans sa démonstration que cela concerne le cas des femmes adultes. Ah bon ? Peut-il y avoir un autre cas ? Et c’est là que le cas de la fille non majeure ni pubère se glisse subrepticement dans le discours. Celle-ci, selon le conférencier-savant, peut être mariée par son père, voire être contrainte par lui. 
Je regarde autour de moi histoire de voir si l’énormité de la chose avait été perçue par le public. Rien ! La contradiction était pourtant évidente, à coté bien sûr de l’ignominie de la chose. Car comment dire dans une même phrase, sans sentir la contradiction, que la femme n’a pas à être contrainte dans le mariage et permettre en même temps le mariage des jeunes filles, voire leur contrainte par leur père ou tuteur ? 

Mais il va justifier. Il faut un texte pour tout, même quand cela est contradictoire avec le reste :  le Prophète l’a fait. Il aurait épousé Aicha à neuf ans. Oui, oui il a osé. A l’heure où les pouvoirs publics lutte contre ce fléau, moment où la communauté musulmane à travers ses sociétés civiles et sa jeunesse se mobilise contre des tels actes, voilà l’avis rétrograde du « savant » qui tombe tel un couperet. Il est comme les autres. Le suivisme aveugle empêche de voir les énormités, l’hyperspécialisation pousse à les justifier. Il n’a pas vu la contradiction. 
Le prophète qu’il venait de citer interdisant que l’on marie les femmes contre leur gré, jusqu’à proposer à une jeune fille qui s’en plaignait de défaire le mariage. Ce Prophète-là n’aurait pas pu accepter d’épouser une jeune fille qui, de fait, n’avait la liberté, ni l’autonomie suffisante pour décider et choisir en conscience.  Il n’y a pas de choix dans l’inconscience, l’ignorance ou la contrainte. C’est une règle générale qu’il a lui-même établi pour tous les domaines. Nous parlons de logique mais sur le plan moral et spirituel cela est encore plus ignominieux. Car c’est une dégradation, rechercher par celui qui fomenta cette histoire, de la personne du Prophète qui le met en contradiction avec la noblesse de caractère que tous lui reconnaissaient. Dégradation que l’inconséquence et l’inconscience du discours musulman entretien et défend par mille et une justifications chacune plus bigote que l’autre. Ce qui va à l’encontre de la belle moralité et de la dignité peut-il être de Mohammed ? 
Ai-je besoin, pour établir cette vérité, d’être un spécialiste ? Le bon sens et les orientations du Livre n’auraient-ils pas suffit pour voir l’inanité de ce hadith, découvrir les inepties dont il est porteur et le considérer comme une invention à rejeter sans état d’âme ? Seules les incohérences de la pensée musulmane, sa volonté de suivre aveuglément tout ce qui est ancien et coutumier et surtout, tout ce qui justifie la domination de l’homme sur la femme et du puissant sur le faible, peut expliquer ces catastrophes intellectuelles et morales. 
D’autres « perles » furent égrenées tout au long de la conférence. La tendance globale allait dans le sens de la cause patriarcale au détriment de l’égalité humaine et des droits de la femme. Il n’y a rien de surprenant. C’est la teneur même du discours musulman. Le conférencier d’ailleurs ne faisait que lire ce qu’il avait pris çà et là dans les livres de droit classiques et chez leurs auteurs médiévaux. Rien de nouveau sous le soleil. Et c’était là le problème. 
Un combat qui débute
Nous prenons malheureusement les prédicateurs pour des savants. Et ceux qui sont parmi nous des savants, sont en fait des répétiteurs. Nous sommes les suiveurs de suiveurs qui en suivent d’autres. Cela manque de profondeur philosophique. Cela manque de logique rigoureuse.  Cela manque de renouveau et de créativité. Cela, tout simplement, cruellement, manque de méditation du Coran. D’où les contradictions sans nom qui caractérisent la pensée musulmane et son discours sur l’humain de manière générale et sur la femme en particulier. A bas la bigoterie savante !
Critiquons donc et reconstruisons. Méditons le Livre et exposons sa philosophie sur l’être humain et les relations entre femmes et hommes qu’elle sous-tend. Puis, de là, corrigeons les interprétations malencontreuses de certains passages du Coran à l’aune, évidemment du Coran. Pour ensuite établir une grille de lecture critique des propos attribués au Prophète qui permette de nous débarrasser de la pléthore de mensonge, sur ce sujet, qui y pullulent sans vergogne.  La suite promet d’être décapante. Ames moutonnière s’abstenir !

Source: ousmanetimera.unblog.fr