La journĂ©e d’IRA-MAURITANIE Ă  une confĂ©rence de l’UNESCO Ă  Paris: Photo-reportage 

La dĂ©lĂ©gation IRAOUIE est conduite par le prĂ©sident Biram Dah Abeid accompagnĂ© par certains hauts cadres du mouvement et une militante trĂšs engagĂ©e pour les droits humains en Mauritanie. 
Le thĂšme : rompre les stĂ©rĂ©otypes de genre. 

Les stĂ©rĂ©otypes de genre constituent une limite au potentiel humain et au bien-ĂȘtre ĂȘtre parce qu’ils conditionnent la vision que les femmes et  les hommes ont de ce qu’ils peuvent ou devraient ĂȘtre ou atteindre. 

La catĂ©gorisation et la reprĂ©sentation basĂ©e sur le genre peut ĂȘtre subtile et difficilement apercevable, reprĂ©sentant malgrĂ© tout un plus grand obstacle que les lois ou les normes dans

 l’ empĂȘchement de l’Ă©galitĂ© entre les hommes.

Les stĂ©rĂ©otypes de genre contrarient le dĂ©veloppent durable et leurs effets nĂ©gatifs peuvent ĂȘtre aperçus dans toutes les sphĂšres de la vie et Ă  tous les niveaux, allant des communautĂ©s locales Ă  la scĂšne internationale. 

Ce panel rassemblera un ensemble unique d’activistes et d’intellectuels qui ont dĂ©cidĂ© leur vie au changement des esprits, ayant comme objectif de construire des sociĂ©tĂ©s incisives.

Source crĂ©dit: IRA-FRANCE 

Les vestiges fĂ©odaloesclavagistes en milieu soninkĂ© du Guidimagha : Pourtant peu des “mal entendus” mais plusieurs malentendants volontaires..!

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Pour taire tout malentendu de premier abord, il faut rĂ©affirmer que l’ordre esclavagiste pire et dur au sens fidĂšle des MOTS (MAUX) n’existe plus dans les localitĂ©s du Guidimagha soninkĂ© de la Mauritanie. La sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© esclavagiste par le passĂ© et les consĂ©quences vivaces de cet ordre d’antan ne peuvent ĂȘtre rĂ©futĂ©es par tout esprit aminĂ© d’une once de sincĂ©ritĂ©. Aujourd’hui, les Ă©lĂ©ments subissant de plein fouet les stigmates de l’ancien ordre esclavagiste mutĂ© en ordre sociĂ©tal, s’approprient du VERBE pour nommer les CHOSES d’une maniĂšre dĂ©complexĂ©e. Ainsi la vie communautaire soninkĂ©e proclamĂ©e et revendiquĂ©e comme solidaire est questionnĂ©e en son sein par la nouvelle gĂ©nĂ©ration issue de ceux qui Ă©taient conditionnĂ©s Ă  occuper les parties peu enviables du puzzle sociĂ©tal. L’activisme en gestation de la nouvelle gĂ©nĂ©ration d’ascendance dite servile, ne vise aucunement Ă  bannir la noblesse ou Ă  dĂ©trĂŽner un ordre clĂ©rical quelconque. Il s’agit plutĂŽt et trĂšs certainement d’un Ă©veil urgent et nĂ©cessaire pour la composante la plus lĂ©sĂ©e sur le matĂ©riel et l’immatĂ©riel dans ce qui se dĂ©finit comme  le “VIVRE SONINKÉ” dans le temps et dans l’espace. Ce “VIVRE SONINKÉ” est le socle de l’ordre hiĂ©rarchique qui se veut au-dessus de l’ordre citoyen. On y constate quasiment des rĂ©fĂ©rences monarchiques autour des 2 axes principaux qui sont la chefferie coutumiĂšre et le clergĂ© communautaire ou l’imamat. Autour de ces axes qui tirent leurs lĂ©gitimitĂ©s d’un certain passĂ©, Il y’a d’autres alliĂ©s objectifs bien lotis et trĂšs utiles aux mĂ©canismes de l’ordre hiĂ©rarchique. Au sommet de ce dernier, les clans fĂ©odaux rĂ©gnants et au bas de l’Ă©chelle on y trouve la couche dite statutairement servile qui tient lieu de “paillasson” pour TOUS les autres finalement. Historiquement chaque clan fĂ©odal s’entoure d’un assemblage social cohĂ©rent et complice Ă  un premier niveau sur lequel son pouvoir s’exerce. Et au second niveau, les esclaves statutaires ayant un certain poids numĂ©rique consĂ©quent , demeurent des possessions subalternes ne pouvant jamais aspirer au niveau du clan fĂ©odal et ses alliĂ©s objectifs. Ainsi le clan fĂ©odal et ses obligĂ©s volontaires ou ses alliĂ©s objectifs sont dans une sorte d’ENTENTE PARFAITE pour que la couche dite statutairement servile subisse symboliquement les traces d’un certain pouvoir rĂ©volu et qu’elle soit l’horloge qui rĂ©gule la psychologie philosophique d’un statut nobiliaire impĂ©rissable  semble-t-il. De ce constat, peu des gens sincĂšres en milieu soninkĂ© peuvent dĂ©mentir une pareille  articulation par laquelle les chefferies dĂ©tiennent un certain pouvoir social rĂ©galien qui s’oppose de fait et par nature Ă  toute Ă©mancipation de la couche la plus mal lotie en dignitĂ© et en honneur mĂȘme symboliquement. Et comme on pourrait s’entendre aussi que le clergĂ© communautaire trĂšs souvent liĂ© au clan fĂ©odal rĂ©gnant, dĂ©tient une autre direction du pouvoir sous l’ordre fĂ©odal. L’imamat des marabouts peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© et confiĂ© Ă  une famille particuliĂšre selon certains mĂ©canismes liĂ©s Ă  l’histoire et en bonne entente entre les alliĂ©s objectifs de l’ensemble fĂ©odal. Cet ordre de l’imamat chargĂ© de l’expression “officielle” du religieux dans la sphĂšre sociale, s’avĂšre ĂȘtre la caisse de rĂ©sonance lĂ©gitimiste pour magnifier l’ordre fĂ©odal. Par un argumentaire dĂ©terministe dit “religieux” , un certain ordre maraboutique soninkĂ© essaiera de s’accaparer exclusivement du lien au DIVIN et se verrait l’intermĂ©diaire absolu dans certain sens. Et qui d’autre oserait s’essayer dans ce domaine en toute libertĂ©….? Surtout pas les Ă©lĂ©ments issus de la couche dite statutairement servile.  


D’ailleurs l’impact psychologique Ă  cause d’une certaine interprĂ©tation du religieux, est un facteur aggravant dans la soumission fataliste perpĂ©tuelle de certains Ă©lĂ©ments issus de la couche dite esclave statutaire. Ainsi la grande rĂ©fĂ©rence nobiliaire dans le “VIVRE SONINKÉ” est basĂ©e fonciĂšrement sur une norme sociĂ©tale qui perpĂ©tue l’existence d’une condition sociale servile quoique symboliquement aujourd’hui. Noblesse de caractĂšre ne suffit pas pour compter, mais il faut naĂźtre noble mĂȘme avec tous les sales caractĂšres et par opposition Ă  un autre individu qui serait prĂ©destinĂ© comme “IMPUR” selon la norme sociĂ©tale en vigueur mĂȘme ayant les meilleurs caractĂšres. De ce cĂŽtĂ©, j’espĂšre qu’on pourra s’entendre sur cette nature des choses qui n’Ă©chappe plus aux gens sensĂ©s.

L’Ă©veil d’aujourd’hui qui bouscule certaines certitudes n’est pas animĂ© par un esprit de vengeance sur qui que ce soit. À mon avis la PRIORITÉ des prioritĂ©s , pour les activistes abolitionnistes du milieu soninkĂ©, est d’axer la sensibilisation sur les appartenances claniques et fĂ©odales. Ça a Ă©tĂ© une TROMPERIE INDICIBLE hier et une PLAISANTERIE PUÉRILE aujourd’hui, qu’un individu issu de la couche dite statutairement servile se dise Ă  appartenir Ă  un tel ou tel clan fĂ©odal  (BeranĂ©, HayanĂ©, Botokholo, Gansoyi, Hokolou et d’autres du genre). Une fois ce lien trompeur d’identification clanique dĂ©fait, l’Ă©veil Ă©mancipateur trouvera une VOI(E)X ROYALE vers la redĂ©finition d’une personnalitĂ© non lestĂ©e d’un certain passif dans une communautĂ© qui au fond ne l’accepte qu’en Ă©tant soumise aux caprices des uns pour soigner leur noblesse trĂšs particuliĂšre. Une fois ce travail demandant beaucoup de pĂ©dagogie et un certain recul intellectuel fait, les Ă©ternels subalternes intouchables selon l’ordre fĂ©odal soninkĂ© particuliĂšrement rigide, se doivent de dĂ©velopper une conscience politique rĂ©volutionnaire en faisant abstraction de tous les segments coutumiers qui structurent l’ordre hiĂ©rarchique intracommunautaire. En Ă©tant conscients d’une CITOYENNETÉ ACCOMPLIE , Il faut maintenant tourner vers les autoritĂ©s modernes compĂ©tences (Mairies, PrĂ©fectures ou Gouvernorats) pour l’application des lois en vigueur sur le territoire national. Ainsi quelle autoritĂ© imposerait Ă  un groupe de citoyens d’aller courber l’Ă©chine devant un chef coutumier de la fĂ©odalitĂ©. Et quelle loi dirait Ă  un groupe des citoyens majoritaires dans un quartier quelconque d’accepter par force l’imamat hĂ©rĂ©ditaire d’une petite minoritĂ© aux compĂ©tences discutables qui exploite ce statut pour d’autres desseins Ă©tranges. Aujourd’hui, tout ce qui se dit de nĂ©gatif Ă  propos de l’engagement anti-esclavagiste et anti-fĂ©odal dans la communautĂ© soninkĂ©e via diffĂ©rents canaux (Associations ou forums) , trouve sa fixation sur les refrains suivants : ils veulent dĂ©truire SONINKARA et SONINKAAXU, dĂ©faire les amitiĂ©s, porter atteinte aux solidaritĂ©s, en gros affaiblir le “VIVRE SONINKÉ”. Étrangement pendant plusieurs siĂšcles , des gens considĂ©rĂ©s comme des IMPURS DE NAISSANCE n’ayant aucune lĂ©gitimitĂ© d’avoir des honneurs et des positions honorifiques au nom de la communautĂ© vivent parmi nous sans qu’aucune rĂ©forme sociĂ©tale ne soit  entamĂ©e en leur faveur. LĂ  leur salut viendrait d’une communautĂ© de vie  parallĂšle qui comptera sur l’ordre Ă©tatique moderne pour ĂȘtre comptĂ©e en DIGNITÉ ÉGALE avec tous les CITOYENS.


L’engagement abolitionniste est sain s’il est bien portĂ© et clarifiĂ© par un discours rĂ©flĂ©chi mais ferme. Ces derniers mois, nous sommes tĂ©moins de quelques escarmouches provocatrices dans la communautĂ©  portĂ©es auprĂšs des autoritĂ©s compĂ©tentes. On ne cesse de le rappeler, cet engagement n’est pas une guerre ouverte contre une personne ni contre une entitĂ© sociale donnĂ©e , on veut le dĂ©cliner en revendications des Droits et Devoirs en toute clartĂ©.

Et pour conclure, si on essayait mĂȘme Ă  une trĂšs faible marge le modĂšle de sociĂ©tĂ© promu Ă  MĂ©dine par le prophĂšte Muhammad  (PSL) pour fonder la premiĂšre communautĂ© musulmane. Ainsi cette jeune communautĂ© mĂ©dinoise mixte ne s’Ă©tait pas projetĂ©e sur 100 ans pour que des Ăąmes acquises Ă  la Vraie Foi s’acceptĂšrent mutuellement en dĂ©pit des diffĂ©rences et du contexte historique.


KS  

IRA-MAURITANIE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE. 


Une nouvelle plainte a été déposée contre la Mauritanie au Parquet de Paris en vertu du principe de la compétence universelle
L’une des salles de confĂ©rence du Parlement europĂ©en a abritĂ© jeudi 22 juin 2017 une confĂ©rence de presse animĂ©e par la Fondation pour l’EgalitĂ© des Chances en Afrique, en collaboration avec l’Initiative de rĂ©surgence du mouvement abolitionniste (IRA) avec la prĂ©sence effective de l’Honorable dĂ©putĂ©, ancien ministre et ancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, Monsieur Louis Michel.

Sous l’intitulĂ© «L’esclavage et la torture en Mauritanie : deux luttes Ă  mener au 21Ăšme siĂšcle», la confĂ©rence s’est dĂ©roulĂ©e devant une salle composĂ©e de dĂ©putĂ©s europĂ©ens, de journalistes et de dĂ©fenseurs des droits de l’homme.

Monsieur Louis Michel a ouvert les dĂ©bats, reconnaissant la gravitĂ© de l’esclavage en Mauritanie, tout en rĂ©itĂ©rant le soutien de l’Union EuropĂ©enne Ă  l’action pacifique menĂ©e par le mouvement IRA – Mauritanie  et son prĂ©sident. Il a relevĂ© les dimensions culturelles du phĂ©nomĂšne de l’esclavage, notamment la rĂ©signation des victimes. Il a pointĂ© du doigt l’un des plus grands obstacles Ă  l’éradication du phĂ©nomĂšne, en l’occurrence l’Etat mauritanien ainsi que la majoritĂ© de l’élite harratine qui ont optĂ© pour le nĂ©gationnisme des pratiques esclavagistes en Mauritanie contre vents et marĂ©es.

MaĂźtre Georges Henri Beauthier, avocat auprĂšs des cours et tribunaux belges et français, prĂ©sident de la Fondation pour l’EgalitĂ© des Chances en Afrique  et MaĂźtre William Bourdon, avocat belge et membre de la Fondation, citant les rapports et conclusions des diffĂ©rentes organisations internationales des droits de l’homme et les reprĂ©sentants d’organismes internationaux comme les Rapporteurs SpĂ©ciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme en Mauritanie, ont mis en exergue l’unanime condamnation des acteurs de la communautĂ© internationale sur la persistance de l’esclavage dans ce pays, qui selon eux, entraĂźne la mort sociale d’une forte majoritĂ© des Mauritaniens.

MaĂźtre Georges Henri Beauthier, a ainsi indexĂ© la France qui selon lui facilite le dĂ©placement en toute impunitĂ© des fonctionnaires mauritaniens accusĂ©s de pratiques liĂ©es Ă  la torture alors qu’elle complique le voyage des dĂ©fenseurs des droits de l’homme qui veulent aller en Europe pour tĂ©moigner.  Il a annoncĂ© dans la foulĂ©e avoir dĂ©posĂ© ce jeudi 22 juin 2017 auprĂšs du Parquet de Paris, une plainte contre les prĂ©sumĂ©s tortionnaires et auteurs d’actes esclavagistes mauritaniens  en dĂ©placement en France et en Europe, selon le principe de la compĂ©tence universelle. Cette plainte viendrait s’ajouter Ă  d’autres dĂ©posĂ©es auprĂšs de plusieurs autres institutions internationales, comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les Rapporteurs SpĂ©ciaux des Nations Unies sur la torture et la violation systĂ©mique des autres fondamentaux des droits de l’homme que le pouvoir mauritanien transgresse allĂšgrement, notamment sur les militants abolitionnistes du mouvement IRA – Mauritanie. 

Quant Ă  MaĂźtre William Bourdon, il a classĂ© le rĂ©gime de Mohamed Abdel Aziz implantĂ© en Mauritanie comme un rĂ©gime prĂ©dateur des droits de l’homme, en ce qu’il viole les lois condamnant un crime contre l’HumanitĂ© tel que l’esclavage et persĂ©cute une grande partie de sa population. L’esclavage, selon lui, est systĂ©matique dans son application contre les groupes dĂ©favorisĂ© haratine en ce que le pouvoir mauritanien soustrait les criminels de l’esclavage de la rigueur de la loi. Il a dĂ©crit dans son exposĂ©, un esclavage par ascendance raciale et la torture en tant que levier d’intimidation et de soumission contre toute revendication des antiesclavagistes.  Me Bourdon a dĂ©noncĂ© la complicitĂ© de l’Europe avec le rĂ©gime mauritanien dans ce forfait et ces crimes inhumains sous le couvert de la coopĂ©ration militaire et sĂ©curitaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En rĂ©alitĂ©, dira-t-il en substance, la lutte contre le terrorisme est instrumentalisĂ©e pour jouer sur la peur des gouvernements occidentaux afin de mieux sĂ©vir contre le mouvement IRA dans son combat contre l’esclavage en Mauritanie et pour  l’instauration d’une alternance pacifique et dĂ©mocratique au pouvoir ainsi qu’un vĂ©ritable Etat de droit.

A son tour, Biram Dah Abeid, prĂ©sident du mouvement IRA a d’abord remerciĂ© l’honorable dĂ©putĂ© et ancien ministre, Monsieur Louis Michel pour son invitation et pour l’organisation dans l’enceinte du Parlement europĂ©en de cette confĂ©rence de presse, en prĂ©sence d’un public d’élus europĂ©ens, d’avocats, de dĂ©fenseurs des droits de l’homme et de journalistes.  Il a dĂ©noncĂ© de prime abord, la situation des droits de l’homme en Mauritanie, caractĂ©risĂ©e selon lui par l’application d’une politique de violence indicible tendant Ă  Ă©radiquer le mouvement IRA au lieu d’éradiquer l’esclavage. Qualifiant le rĂ©gime de Mohamed Abdel Aziz d’afrophobe et de rĂ©fractaire Ă  toute amĂ©lioration des droits de l’homme en Mauritanie, mais aussi de «DaĂŻchisant » et de «Fachisant»,  le prĂ©sident d’IRA a citĂ© l’Etat mauritanien comme le principal acteur du maintien et de la pĂ©rennisation de l’esclavage, l’accusant de rĂ©gir des lois pour faire taire les abolitionnistes par l’intermĂ©diaire de mesures liberticides et Ă  coups de rĂ©pressions, d’arrestations arbitraires, de procĂšs inĂ©quitables, de condamnations lourdes et de tortures.

Biram Dah Abeid a dĂ©noncĂ© Ă©galement les tentatives du rĂ©gime de Mohamed Abdel Aziz d’étouffer le large et massif mouvement de droit civique que l’action du mouvement IRA a impulsĂ© en Mauritanie. Dans la foulĂ©e de ses dĂ©nonciations, il a assimilĂ© la coopĂ©ration Ă©conomique, financiĂšre, diplomatique, sĂ©curitaire et militaire entre l’Union EuropĂ©en et les Etats-Unis d’AmĂ©rique d’une part et la Mauritanie d’autre part, comme un appui Ă  la gouvernance esclavagiste, assimilant ces appuis massifs comme un soutien indirect Ă  la faction de l’extrĂȘme droite mauritanienne, esclavagiste, obscurantiste, xĂ©nophobe et rĂ©fractaire au droit, qui domine en Mauritanie les franges dĂ©favorisĂ©s par la rĂ©pression, le faux et l’usage du faux.

Biram Dah Abeid, a interpellĂ© dans ce cadre les Ă©lus europĂ©ens Ă  qui il a demandĂ© de tenir tĂȘte Ă  ceux parmi leurs dĂ©cideurs qui instrumentalisent l’argent du contribuable europĂ©en pour engraisser et solidifier le pouvoir d’une poignĂ©e de personnes, dĂ©positaires d’idĂ©es suprĂ©matistes et antidĂ©mocratiques en Mauritanie.

Il a annoncĂ© que le mouvement IRA Mauritanie va continuer la mobilisation et la dĂ©nonciation populaire et intellectuelle contre le pouvoir en place, Ă  l’intĂ©rieur des frontiĂšres comme Ă  l’extĂ©rieur, jusqu’à sa chute. Il a appelĂ© toutes les communautĂ©s mauritaniennes Ă  faire barrage Ă  la politique du «diviser pour rĂ©gner » que le pouvoir veut Ă©riger en instrument de dressage des communautĂ©s les unes contre les autres. Pour lui, aucune communautĂ©, mĂȘme celles dont sont issues les esclavagistes et les tortionnaires, ne doit ĂȘtre assimilĂ©e Ă  ces derniers. 

Enfin, le prĂ©sident du mouvement IRA, a dĂ©noncĂ© les deux lois proposĂ©es par l’Etat et approuvĂ©es rĂ©cemment par le Parlement, et dont l’une d’elle prĂ©voit une peine allant de 1 Ă  5 ans d’emprisonnement ferme contre quiconque critiquerait ou remettrait en cause les Codes noirs de l’esclavage en Mauritanie, considĂ©rĂ©s comme la Charia sacrĂ©e et principale source du droit dans le pays. Il s’agit selon lui, d’une mesurĂ© moyenĂągeuse Ă©loquemment prise par le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz pour se mettre en porte-Ă -faux contre la DĂ©claration Universelle des droits de l’Homme dont la Constitution mauritanienne, dans son prĂ©ambule, dĂ©clare s’ĂȘtre inspirĂ©e.

Tout ce qu’il y a Ă  dĂ©plorer, c’est le retard accusĂ© par cinq dĂ©fenseurs des droits de l’homme, victimes d’emprisonnements arbitraires et de tortures et qui devaient tĂ©moigner lors de cette confĂ©rence de presse. Une escale mal nĂ©gociĂ©e et les contingences d’un vol non planifiĂ© les ont ainsi empĂȘchĂ©s d’apporter leurs tĂ©moignages qui Ă©taient trĂšs attendus par les dĂ©putĂ©s europĂ©ens, les activistes des droits de l’homme et les journalistes. Toutefois, plusieurs rencontres ont Ă©tĂ© programmĂ©es pour leur permettre d’apporter leurs tĂ©moignages durant leur sĂ©jour en Belgique.

A noter que plusieurs sections d’IRA en Europe, notamment IRA Belgique, IRA Espagne, IRA France, IRA Italie, IRA Allemagne et IRA Hollande, ont fait le dĂ©placement pour assister Ă  la confĂ©rence de presse.

La commission de communication                 Bruxelles, le 22 juin 2017

Le naufrage dramatique Ă  Sollou: Quelques prĂ©cisions sur les circonstances de l’accident fluvial. 

Ce jeudi 15 juin 2017, plusieurs ressortissants du village de Guemou ont pris place dans une pirogue Ă  Sollou pour une traversĂ©e vers la rive malienne du fleuve SĂ©nĂ©gal. C’est aux environs de 7H du matin que la pirogue de la forte Ă©quipĂ©e qui allait participer Ă  la pĂȘche annuelle de la mare Diogou XarĂ© Ă  cĂŽtĂ© du village de SĂ©guĂ©la dans le Mali voisin, a chavirĂ© dramatiquement . Selon des sources contactĂ©es sur place, la surcharge et l’Ă©tat dĂ©fectueux du moteur seraient les principaux facteurs responsables de la catastrophe. AprĂšs le lĂąchage de l’embarcation en pleines eaux, certains occupants ont pu s’Ă©chapper par la nage ou secourus dans des conditions trĂšs difficiles. Les moins chanceux ont Ă©tĂ© emportĂ©s dans les profondeurs du fleuve. Ainsi 9 personnes portĂ©es disparues ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es mortes noyĂ©es dans la journĂ©e du jeudi et courant vendredi pour certaines. Toutes les victimes originaires du village de Guemou situĂ© Ă  quelques 8 kms du lieu de l’accident, ont Ă©tĂ© enterrĂ©es Ă  Sollou. Il faut rappeler que toutes les localitĂ©s environnantes du fleuve dans cette zone ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es pour porter assistance et rechercher les corps. Ce naufrage dramatique a affectĂ© l’ensemble des riverains de la zone oĂč villageois mauritaniens, maliens et sĂ©nĂ©galais se connaissent bien avec des liens communautaires trĂšs forts. EspĂ©rons que les autoritĂ©s locales prendront des mesures strictes pour Ă©viter des drames de cette nature. Tout comme une certaine vigilance doit ĂȘtre observĂ©e sur ces Ă©quipements traditionnels par les usagers trop souvent habituĂ©s Ă  un certain laxisme arrimĂ© Ă  une psychologie fataliste .

Nos condolĂ©ances les plus attristĂ©es aux familles Ă©plorĂ©es. 

En ce mois bĂ©ni de Ramadan, qu’Allah accueille les dĂ©funts au Paradis et rĂ©conforte leurs proches endeuillĂ©s par la patience et la retenue. Ameen 
Inna lillahi wa inna ileyi rajjioun. 

PAR -K.S- 

​COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARMEPES-FRANCE : QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE L’AFFAIRE DE FRÈRES DIALLO D’OULIMBONI. 


Ce jeudi 1 juin 2017 Ă  SĂ©libaby , capitale rĂ©gionale du Guidimagha dans le Sud mauritanien, les 2 frĂšres DIALLO (Harouna et Madjigui) ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s d’une dĂ©tention de 35 jours. Ils avaient Ă©tĂ© mis aux arrĂȘts aprĂšs leur implication dans une bagarre avec un homme issu du milieu fĂ©odal villageois, qui avait tenu des propos injurieux Ă  connotation esclavagiste Ă  leur encontre. AprĂšs plusieurs tentatives d’un traitement Ă  l’amiable refusĂ© par la partie du monsieur ayant reçu des coups lors de la bagarre, le procureur a trop longtemps gardĂ© le dossier en souffrance avant de rĂ©unir les protagonistes dans son bureau pour acter un traitement final dans la journĂ©e du 1 juin. Le cas de nos jeunes compatriotes Ă©tait suivi de prĂšs  par L’AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses SĂ©quelles), notre partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Ainsi les services d’une avocate en la personne de MaĂźtre Fatimata Mbaye , avaient Ă©tĂ© sollicitĂ©s pour assister les frĂšres DIALLO dont leur cas est pris comme une aubaine pour certains fĂ©odaux soninkĂ©s pour corriger les antifĂ©odaux et les antiesclavagistes considĂ©rĂ©s comme des “rebelles” contre l’ordre coutumier dominant dans nos localitĂ©s. Par ce communiquĂ©, nous comptons dĂ©tailler les conditions de l’accord trouvĂ© et revenir sur des ambiguĂŻtĂ©s constatĂ©es chez les autoritĂ©s locales par rapport aux faits prĂ©sumĂ©s ou avĂ©rĂ©s relevant de l’esclavage. 


■ PremiĂšrement, sur la base de l’accord amiable, les deux camps s’engagent Ă  retirer leurs plaintes respectives. Le camp des fĂ©odaux a demandĂ© une somme de 400000 UM pour remboursement des soins reçus par leur blessĂ© protagoniste. Finalement cette somme a Ă©tĂ© fixĂ©e  Ă  200000 UM sur dĂ©cision arbitrale du procureur . L’exigence de prĂ©sentation d’excuses Ă©mise “fiĂšrement” avec insistance par le camp du monsieur blessĂ© Ă  l’origine des propos injurieux, est restĂ©e sans suite. 

 Par ailleurs le procureur  s’est limitĂ© Ă  un habituel rappel laconique de l’arsenal juridique relatif aux pratiques et faits d’esclavagisme (actes et propos) en Mauritanie. 


■ DeuxiĂšmement, il nous a Ă©tĂ© signalĂ© que la dĂ©position des frĂšres DIALLO Ă  la brigade de gendarmerie de SĂ©libaby n’aurait pas Ă©tĂ© prise en compte intĂ©gralement ou trĂšs mal prise . De ce fait la lecture de l’affaire a Ă©tĂ© forcĂ©ment impactĂ©e au bĂ©nĂ©fice de l’autre camp. 


■ TroisiĂšmement, nous appelons nos partenaires du terrain Ă  un activisme intelligent face Ă  un ordre fĂ©odalo-esclavagiste radical qui est dĂ©cidĂ© Ă  polluer notre engagement ouvert et sain par des coups piĂ©ges et provocateurs. 


■ QuatriĂšmement, nous demandons aux autoritĂ©s compĂ©tentes dans la rĂ©gion, l’application stricte de l’arsenal pĂ©nal en vigueur concernant l’esclavage et ses diffĂ©rentes manifestations dans nos localitĂ©s. Par la mĂȘme occasion nous les alertons sur la nĂ©cessitĂ© de veiller sur ce qui s’y couve notamment  sur les problĂ©matiques du foncier. Certains fĂ©odaux zĂ©lĂ©s se prĂ©parent Ă  dĂ©possĂ©der des citoyens paisibles de leurs terres parce qu’ils osent refuser d’ĂȘtre assignĂ©s comme esclaves dans la communautĂ©. 


La Cellule de Communication ARMEPES-FRANCE  (La CeCom)

Cri OsĂ© : l’effet IRA..!

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Biram Dah Abeid, prĂ©sident du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE. CrĂ©Ă© en 2008, ce mouvement a su inspirer un nouvel Ă©lan d’Ă©veil de l’antiesclavagisme et d’une dynamique transversale de l’activisme pour les droits humains. Le leader abolitionniste est de loin l’une des personnalitĂ©s publiques ayant su vaincre peu Ă  peu autour de lui, les relents communautaristes trop prĂ©gnants qui balkanisent nos engagements et Ă©touffent l’Ă©mergence d’une Vraie SociĂ©tĂ© Civile profondĂ©ment CITOYENNE. Le mĂ©rite d’un tel travail est Ă  saluer, connaissant les rĂ©alitĂ©s dans cette Mauritanie politique oĂč le communautaire passe avant le citoyen. Biram a fait le pari d’un  peuple Ă©mancipĂ© qui fera la Mauritanie Juste Ă  long terme. Ses choix stratĂ©giques d’aujourd’hui valident un certain leadership pour lui et l’Histoire jugera. Pour lui, la victime ou le lĂ©sĂ© n’est plus avant tout un haratine, un beydane, un peulh, un soninkĂ© ou un wolf mais surtout un ÊTRE HUMAIN. Son patriotisme s’impose d’office Ă  travers une ouverture indiscutable Ă  toutes les couches dans leur diversitĂ© . SincĂšrement, on pourrait vouloir tout reprocher Ă  IRA et son prĂ©sident sauf ĂȘtre versĂ©s dans le communautarisme, l’ethnicisme, le sectarisme, le racisme ou l’exclusivisme. 


Longue vie Ă  vous. 



K.S