14-03-2017 08:29 – PEGG/Boully-Guidimagha: Entre l’indifférence et mauvaise gestion des structures gestionnaires


L’Information – Les populations de la localité de Boully se trouvent depuis des années durant, épinglées entre l’inadvertance et la culpabilité des responsables de la gestion du réseau d’adduction d‘eau potable réalisé dans le cadre du Programme Eau Guidimagha-Gorgol (PEGG).

Ces travaux ont été réalisés sous maîtrise d’ouvrage de la direction de l’hydraulique. En effet, depuis l’installation du réseau d’adduction d’eau potable à Boully, notamment ces derniers temps, les populations se plaignent de la gestion calamiteuse des services de gestion assurés par un délégataire privé basé à Nouakchott.

L‘accès à l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant. Le dysfonctionnement du système d’alimentation en eau potable du village, dans la gestion et l’approche, est tel qu’on est appelé à se demander, comment une telle anarchie peut encore exister après des nombreux recours auprès du délégataire et surtout de la direction de l’hydraulique.

Chaque fois qu’il y’a panne, devenue quotidienne, des rapiècements sur mesure sont réalisés par cette entité de gestion en dérive qui se soucie plutôt de sa survie dans un désordre, que des droits, de la santé et de l’amélioration des conditions de vie des populations en matière d’accès à l’eau potable. Les habitants de Boully sont toujours victimes des coupures, des pannes incessantes et d’un manque cruel d’eau potable qui nécessite des solutions rapides et fiables.

Ces dysfonctionnement qui ont fait l’objet de plusieurs recours au niveau des services concernés de l’Etat et du délégataire n’ont pas été pris au sérieux. Au contraire, la situation s’empire de jour en jour avec un dérèglement à la clé, à travers des factures d’eau même si les gouttes d’eau se font rares.

Cette situation est devenue insupportable pour les habitants. Elle s’empire de jour en jour. Ce n’est pas la première fois, qu’une telle situation se produise, et à chaque fois, les mêmes refrains ressurgissent sans mesures d’accompagnement des services concernés ni solutions du délégataire qui trouve toujours normal de voir les populations se démêlés.

Le problème, ce n’est pas qu’il n’y a pas des nappes souterraines, mais plutôt un manque de bonne volonté manifeste de gestion de la part des responsables des structures concernées qui sont pourtant au courant de cette situation infernale que vit les populations depuis des années. Les questions sont pourquoi laisse- t-on- ce laisser aller ? Profite-t-il à qui ? Pourquoi des milliers de personnes sont sacrifiées au vu et au su des services concernés sans réactions? Ces derniers temps, les populations se ravitaillent à partir des puisards avec beaucoup des risques sanitaires.

Des solutions rapides s’imposent pour pallier à tout problème sanitaire et de dégradation des conditions de vie des citoyens innocents et pauvres, qui payent malgré les dysfonctionnements tous les mois, les factures de leurs robinets qui coulent à peine.


Samba Fofana


Source crédit : http://www.cridem.org 

14-03-2017 07:45 – Mauritanie : « Le Coran, un prétexte pour l’arabisation forcée » (Chroniqueur)



Alakhbar – Selon le journaliste chroniqueur mauritanien Ahmeddou Wadya les Mauritaniens ont le choix d’un pays avec quatre langues officielles (Arabe, Poular, Soninké et Wolof) ou d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ahmeddou Wadya considère que cela pourrait faire éviter de laisser la Mauritanie aux mains de « pyromanes » qui prennent l’arabe « comme un prétexte pour reprendre les déportations, les exils forcés de Mauritaniens et les thèses: Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc. ».

Lire le texte intégral:

Le Coran, prétexte de l’arabisation forcée

Depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours, jamais un sujet n’a été abordé avec autant de partialité que celui de la langue. Un sujet dans lequel se confondent bien et mal, principe et intérêt, vérité et contrevérité, ignorance absolue et relative, volonté de dominer et d’exclure ou volonté de se barricader de se cacher dernière les sentiments, la communauté, la couleur de la peau ou l’ethnie.

La problématique de la langue – ce couteau à double tranchant. Ce bouclier humain pour camoufler le projet raciste, partisan et militariste – est de nouveau soulevée pour préparer le terrain vers un nouvel ordre national. Ainsi de retour le discours prônant l’arabisation forcée à plusieurs occasions, le plus souvent béni et soutenu officiellement.

Au Parlement, le discours d’arabisation a atteint : « Nous imposeront l’arabisation par le feu ». L’auteur de cette phrase choquante à l’égard de la langue arabe serait même le président de séance.

Nous – il faudrait l’admettre – vivons sous un régime dont le guide suprême est l’héritier de Saddam Hussein (Ould Breidleil) qui est défendu par le chef de ceux qui ont prêté allégeance à Ghaddafi (Khélil). Au-delà de ces qualités, l’homme est agrégé par l’héritier d’Abdenasser dans la répression (Al-Sissi) et appuyé par le représentant de Bechar Al-Assade (Ould Azizi).

Ceux-là continuent de heurter la conscience d’autres en profitant de la place de la langue du Coran. Ceux-là continuent de prôner l’exclusion, la marginalisation. Ils se moquent même des autres communautés nationales et de leurs langues islamiques en se servant de la langue arabe comme bouclier humain pour camoufler leur projet raciste, partisan et militariste.

Quelque soit l’écho de leur voix. Qu’ils tiennent même les rênes du pouvoir. Qu’ils soient des personnalités influentes (armée, sécurité, médias, Enseignement, etc.), ils ne pourront jamais aller au-delà de la réalité de cette nation à laquelle Dieu a accordé un bien (la diversité culturelle) qu’ils considèrent eux comme un malheur.

La Mauritanie est un pays de diversité culturelle. Il y existe des Beïdanes, des Harratins, des Peuls, des Soninkés et des Wolofs qui parlent différentes langues. Ils parlent Hassanya, Poular, Soninké et wolof. Et mêmes des élus – ne pourraient pas gommer cette réalité.

Déjà, plusieurs thèses ont échoué : « Arabes noirs » « Tirailleurs sénégalais ». Et l’avenir se dessine en faveur de celui qui admet cette diversité culturelle et linguistique et prône pour un projet de citoyenneté basé sur la légalité, la justice et la fraternité au sein d’un Etat de droit.

Pour conclure- Je pourrais parler fort ou chuchoter (Ajustez le volume) – Nous avons deux choix et non trois : le choix d’un pays avec quatre langues officielles l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof ou le choix d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ah, désolé. Il semble que je n’ai pas été précis. Il existe bel est bien un troisième choix : laisser aux pyromanes le soin de reprendre les déportations, les exils forcés et les thèses : Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc.

Qui sait ? Cela pourrait être leur chance d’accéder rapidement au pouvoir et d’y pérenniser voire même d’y rester un temps plus long que nécessite le changement du drapeau et de l’hymne national. Ils y croient, vu leur idées arrêtées.



Source crédit : http://www.cridem.org