Un Cri Osé : ​Les droits humains valent droits politiques d’abord…!!

Dans nos pays, la société dite civile est inévitablement une société politique et politisée dans le fond même en ayant une forme différente d’un cadre expressément politique. Du moment où la NORME ÉTATIQUE dite moderne qui régit le matériel et l’immatériel dans la CHOSE PUBLIQUE, transpose les vieux schémas primitifs et prégnants pour une reproduction sociale, le triomphe de la JUSTICE passe par les rapports de force. Très souvent, les lésés et les victimes ne le sont pas par pur FATALISME sans responsabilité quelconque des RÉALITÉS conçues et entretenues. J’ose croire que la manière la plus efficace d’aider une victime et un lésé dans nos sables mouvants aujourd’hui , est de les politiser noblement. Une seule victime politisée n’aura besoin que d’un cadre organisationnel pour participer aux changements de sa situation par l’activisme et l’engagement. Alors que 1000 victimes soumises par le principe vertical de l’assistanat, risquent d’être condamnées à une perpétuation de leur condition sous différents ordres. 
L’Homme socialisé est un élément politique et politisé par essence, vouloir défendre les droits humains en réfutant par la rhétorique l’expression politique, il faut s’attendre à une déception certaine et d’innombrables contradictions face au RÉEL . Les droits humains, ce sont avant tout les droits politiques. C’est la sous-politisation qui fait qu’une minorité profondément politique et politisée, arrive à dompter et à conditionner l’écrasante majorité dans un fatalisme. Dans la sphère de l’humain, le champ du NEUTRE et du désintérêt est très restreint et circonstanciel. Nos contrées lointaines comme nos assemblées modernes sont contrôlées et dominées par ceux qui viennent des milieux sociaux politiques et politisés quel que soit le cadre d’évolution. Ainsi pour défaire l’esclavage sous toutes ses colorations avec efficacité, il faut penser à déboussoler les esclavagistes en fragilisant les supports de leur système. Rendre l’esclave politique en changeant les références organiques et héréditaires par lesquelles se développent les chaînes physiques et psychologiques de la soumission divinisée. L’esclave qui interroge le sens du Pouvoir, le sens du Culturel, le sens du Travail, le sens de la Famille, le sens de l’Amitié, le sens de la Solidarité, le sens de l’Honneur et pour dire bref, LE SENS DU MONDE ET DE L’HOMME, il détruira aisément le système d’exploitation mais sauvera également l’ancien maître qui gagnera désormais parmi les Hommes mais non plus contre ou sur les Hommes. L’anti-esclavagisme qui se veut APOLITIQUE signe d’emblée  son renoncement à la CAUSE. L’esclavagisme par les pratiques ou statutaire s’inscrit forcément dans un univers social ou sociétal régi par des ordres politiques sous diverses appellations  (Nos traditions, nos coutumes, nos valeurs, nos codes d’honneur….etc). Le vrai esclave du 21ème siècle est cet ancien esclave qui est distrait en suivant les balises orientées de son ancien maître dans l’arène politique. Toute personne d’extraction sociale servile qui est excessivement communautariste, ethnocentrique et tribaliste au détriment d’un ordre CITOYEN, vit des rechutes perpétuelles dans la trame de la condition d’esclave. Entre l’esclavagiste et l’esclave, les rapports moraux ou d’éthique n’ont aucune portée digne, car le premier ne croit s’honorer que par le maintien strict et irréversible de la condition du second. Pour prendre le cas de la société soninké où les pratiques esclavagistes nommément ont disparu il y a quelques années, toujours un mal ronge la conscience collective des descendants d’anciens esclavagistes quand les descendants d’esclaves veulent aspirer aux mêmes devoirs et droits dans les affaires intra-communautaires . Qui verrait des éléments de ces deux univers opter sereinement  pour les mêmes obédiences dans une autre  sphère politique à l’extérieur. Si on ose s’engager et espérer diriger un pays appelé « Maure-tanie » un jour, rien ne nous dissuade d’exprimer sainement nos incompréhensions face à l’exclusivité de droit au titre de chefferie traditionnelle dans nos villages. D’autant plus que nos ancêtres ont vaillamment participé comme FORCE à l’édification d’innombrables sites villageois. Aujourd’hui certaines parentés transnationales permettent l’accessibilité à la chefferie alors que certains fondateurs locaux historiquement lésés demeurent dans le statut éternel de subalternes. Dans cet ordre, un jeune homme de 25 ans gonflé de son égocentrisme maladif dans nos contrées asséchées, se compare au prince Charles d’Angleterre et attend que des vieux de 60, 70 ans et plus continuent de l’entourer d’un droit divin. Le droit d’ainesse est évacué pour certains vieux qui ne peuvent pas valoir d’autres, et aujourd’hui  on pleure que les nouvelles générations qui vomissent cette pourriture sociétale de la féodalité, veulent détruire SONINKARA qui l’était déjà depuis la fin à SONI.

K.S

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