Regardez « Seydi moussa CAMARA, Ganbanaaxun Fedde » sur YouTube

L’entretien accordé par l’éditorialiste et journaliste Camara Seydi Moussa à la communauté de l’espace d’échanges et de sensibilisation « Ganbanaaxun Fedde » réseau WhatsApp. 

Au menu : un dialogue franc sans langue de bois avec sincérité et honnêteté . 

Les mentalités féodales dans le milieu soninké ont été largement abordées. l’esclavagisme social perdure à cause du régime féodal des clans dominants mais aussi avec la complicité de certaines personnes encartées comme « esclaves » statutaires qui sont dans un endormissement social, intellectuel et politique par déterminisme. 

Le courage intellectuel se mérite, Mr Camara Seydi Moussa est COURAGEUX . 
Seule la vérité est révolutionnaire . 
À écouter :

​Bonne fête d’indépendance à nous z’autres. 


La Mauritanie a 56 ans.
Mon pays a 56 ans ce 28 novembre 2016. Et bonne fête TOUS à l’occasion de cet anniversaire d’un pays qui se cherche une ossature étatique et identitaire pouvant intégrer sérieusement l’ensemble de ses composantes communautaires. Dans ce pays sous les bottes des militaires depuis  plusieurs années, un régime dictateur sous influence d’une politique baahiste et raciste exécuta froidement 28 soldats noirs mauritaniens il y a 26 ans. Une pensée particulière pour ces frères pendus tout en espérant que les architectes idéologiques et les exécutants de cette purge sanguinaire soient identifiés et traduits devant la justice des hommes un Jour avant l’inévitable JUSTICE du Tout Puissant.

Les crimes de sang sans responsabilité identifiée, expliquée et punie, ne peuvent pas être gommés par des vaines gesticulations politiciennes pour le marchandage d’un règne quelconque. Le régime actuel sous la direction du général ould abdel aziz bien introduit dans les méandres de l’armée pendant plusieurs années, a essayé un traitement superficiel au nom de l’état par un événement monté pour des raisons purement politiciennes. La Justice a été victime et les questions restent ouvertes comme avant sa prise officielle du pouvoir et certainement après son départ. 
Le temps sera JUGE. InshAllah. 

20-11-2016 15:10 – La justice doit faire toute la lumière sur les conditions des arrestations des militants présumés de IRA!



Gourmo Lô
– Tout démocrate épris de paix et de liberté ne peut qu’être soulagé de voir 10 personnes absolument innocentes être libérées et rendues à leurs familles et à leurs amis après des mois et des mois d’un calvaire sans nom, sans autre motif qu’un vulgaire montage sur fond de règlement de comptes politique.

Mais ce ne doit pas être de ce lâche soulagement auquel nous autres mauritaniens sommes désormais accoutumés après chaque manœuvre du pouvoir qui échoue, malgré tous les dégâts qu’une telle manœuvre aura cependant provoqués!

Des dizaines et des dizaines de gens ont été massacrés dans des conditions d’une abjection et d’une atrocité pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, entre 1989 et 1990. La « libération » des rescapés a été suffisante pour soulager la conscience des bourreaux d’Etat et la résignation de facto de presque tout le monde-, satisfait du classement de ce véritable génocide dans l’horreur terminologique du « passif humanitaire ». C’est à dire dans la lâcheté de l’impunité.

Aujourd’hui, cette libération devrait nous interpeller à plus d’un titre. Lors du procès, de Nouakchott à Zoueratt, la police a prétendu avoir pris ces 13 militants politiques, en « flagrant délit », en présentant des « vidéos » tocs comme des preuves de cette flagrance de la violence supposée des prévenus. Pas un seul policier ne s’est présenté à la barre pour témoigner de ce qu’il a vu ou subi lors de ces tristes événements du carrefour Bouamatou.

Le principal concerné ( c’est à dire le propriétaire du terrain occupé) a lui même disculpé les accusés et affirmé n’avoir jamais requis la police, tout en confirmant haut et fort que ces événements étaient de bout en bout spontanés.

Les premiers juges ont bouché leurs oreilles. De même qu’ils ne voulurent rien entendre des très graves et précises accusations de tortures que les prévenus disent avoir subi entre les mains de certains membres des forces de l’ordre. Tous les efforts des avocats de la défense furent vains. Une prêche dans le Sahara. Seule importait la volonté de certains faucons du pouvoir d’en découdre avec IRA, fût-ce au prix de l’assassinat pur et simple de la vérité et du bon sens qui l’accompagne toujours.

Si la Cour d’Appel ne retient « que » l’appartenance à l’IRA comme organisation prétendument non reconnue, alors l’affirmation par la police selon laquelle ces militants ont été capturés sur les lieux et au moment des faits de violence présumée, cette accusation gravissime, serait à la fois une diffamation contre les accusés, et aussi une tentative de manipulation de la justice qui tombe sous le coup d’une offense à magistrats, mensonges et abus de pouvoir de la part d’une autorité publique dans l’exercice de ses fonctions. Sans parler de la grave accusation de tortures qui pèse sur certains des membres de ces forces de l’ordre et de sécurité.

Alors, s’il faut se réjouir de la libération de personnes innocentes, le droit et la justice demandent que toute la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de cette triste et sombre affaire….

Gourmo Lô



Source crédit : http://www.cridem.org 

18-11-2016 19:06 – Zouerate : procès en appel des abolitionnistes, le verdict tombe, cinq relaxes et des peines allégées


Zouerate Actu
– La cour d’appel de Nouadhibou a rendu, ce vendredi après –midi aux environs de 17 heures, le verdict des militants, cadres d’IRA et des habitants de la gazra de Bouamattou.

Des détenus qui étaient condamnés en première instance à 3 ans de prison ont été relaxés. Il s’agit d’Ousmane ANNE, Jemal Samba, Mohamed Daty, Ahmed Mohamed Jaroullah, Ousmane LO.

Par contre, Khattry ould M’Barek et Ahmed Hamdy Hamar VALL sont condamnés à 1 an de prison dont 4 mois fermes. Hamdy Lehbouss et Bala Touré qui étaient initialement condamnés à 5 ans de prison sont condamnés par la cour d’appel à 1 an d’emprisonnement dont 4 mois fermes.

Des détenus qui étaient condamnés à 15 ans de prison ont vu leurs peines allégées, il s’agit de :

-Moussa Biram condamné à 3 ans dont 2 fermes

-Abdallahi Abou DIOP condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes

-Amadou Tidjane DIOP, écope d’une peine d’1 an dont 4 mois fermes

-Abdallahi Maatalla SECK dit Vieux, est condamné par la cour à 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes.

Par ailleurs la cour a condamné des habitants de la gazra Bouamattou, lieu des manifestations du 29 juin dernier, à de différentes peines et sont sommés de dédommager les policiers blessés.

Deux peines de 5 ans de prison ferme, et des peines de 3 ans dont 2 fermes.

Source crédit : http://www.cridem.org 

17-11-2016 05:39 – Procès abolitionnistes : la torture monopolise les débats


Le Calame
– L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.

Certains, particulièrement les proches des détenus, n’ont pu retenir leurs larmes face au récit des événements notamment lors de la période de détention. « Nous avons subi les pires sévices et les plus cruelles tortures physiques et psychologiques avec privation de nourriture et d’accès aux sanitaires », ont clamé les détenus.

« De ma cellule, je pouvais entendre les cris de certains de mes collègues qui subissaient des séances de tortures atroces (….) Ce que Moussa Biram, ceinture noire de karaté 4 dan et Abdallahi Matalla Saleck, budoka ont pu supporter, je ne pouvais le supporter. J’étais terrorisé et menotté de partout(…) Après des journées entières de jeûne, j’ai eu droit à de la bouillie et un peu d’eau.

Mon ami Diop me disait que j’étais chanceux », raconte Balla qui ne put lui aussi, à l’image de Abdallahi Abou Diop, retenir ses larmes. S’adressant au président de la Cour : «Je suis un planificateur du développement et non un planificateur de la destruction.

Je ne détruis pas, je bâtis, je ne détruis pas.Nous avons toujours réitéré le caractère pacifique de notre lutte. Plusieurs distinctions nous ont été attribuées pour couronner la lutte non violente », déclare Touré. Poursuivant: Ce que nous avons subi dépasse l’entendement alors que nous n’avons commis aucun acte illicite.

La police n’a rien pu prouver matériellement à notre encontre. Nous avons aussi été condamnés, privés de l’affection de nos familles. Je n’ai jamais été séparé de ma petite fille de six ans durant 45 jours. Je lui avais dis que j’allais rentrer après demain. Ça s’est prolongé et je ne peux plus l’appeler », avoue Balla Touré.

« Lors de nos interrogatoires, on ne nous jamais posé des questions à propos des échauffourées de la gazra Bouamatou qui ont tourné par contre autour du fonctionnement de IRA, des échanges avec le transfuge du mouvement Said Ould Louleid , des contacts avec les différentes chancelleries, des organisations juives, des réunions clandestines et communiqués », ont révélé les détenus.

Certains proches de l’ancien porte-parole de IRA avaient été interpellés par la police et relâchés, ont indiqué les détenus. D’autres, comme Hamza Ould Jaafar, Hassen Ould Mahmoudi étaient sur les lieux des affrontements, à les en croire.

Le secrétaire aux relations extérieures de IRA et Abdallahi Aboud Diop ont formulé des plaintes à l’endroit de Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Hassen Ould Samba , ElHadi, Ould Amar et Didi pour actes de torture.

Hamady Ould Lehbouss, Ousmane Lo, Ahmed Amar Vall, Lo Ousmane, Anne Ousmane, Mohamed Dati, Jamal et Mohamed Jarroulah ont nié toute participation aux échauffourées du 29 juin et plaidé non coupables à l’image des premiers auditionnés.

En dépit de l’opposition du procureur, la cour a enregistré ces différentes plaintes. Balla Touré a aussi réclamé la restitution de ses ordinateurs, du mobilier de son bureau et de ses téléphones toujours aux mains de la police.

Le secrétaire aux relations extérieures a révélé à la cour les propositions alléchantes qui lui auraient été faites par l’officier Lemrabott de rencontrer le directeur général de la sûreté nationale et de tourner la page de IRA. Offre qu’il a fermement déclinée.

Les militants et cadres de IRA ont réfuté les insinuations portées à leur encontre de faire de l’esclavage un fonds de commerce Un des sept habitants de la gazra a été pris de malaise lors de l’audience. Il sera évacué à l’hôpital de Zouérate où il bénéficiera de soins. Cet vieil homme sera le dernier des condamnés à être auditionné ce mercredi avant le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des conseils.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Les actes de torture en Mauritanie : le président de IRA-MAURITANIE change de braquet .

Ce lundi 14 novembre 2016 peut être une date historique d’une phase importante qui s’ouvre pour l’éradication de l’impunité  en Mauritanie . En effet , en tournée européenne  depuis plus d’un  mois, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , Biram Dah Abeid a tenu aujourd’hui  une conférence de presse entouré d’un trio d’avocats au sein du cabinet Bourdon et Forestier au centre de Paris. Au cours de ce point de presse auquel certains journalistes de presse française ont été invités , le leader abolitionniste a expliqué son initiative qui revêt une importance particulière pour la suite de son engagement contre le système étatique injuste qui sévit en Mauritanie depuis plusieurs décennies . Ainsi une plainte contre certains responsables mauritaniens soupçonnés d’être les têtes pensantes des pratiques des tortures et d’autres traitements inhumains sur les militants abolitionnistes emprisonnés depuis plus de 4 mois, a été constituée. Les circonstances ubuesques des arrestations ont été rappelées , et elles seraient une tentative manipulatrice pour décapiter le mouvement IRA-MAURITANIE jamais reconnue par les autorités mauritaniennes. Ainsi le président Biram a pointé un règlement de comptes pur et simple et une orchestration malsaine pour écraser l’élan populaire constaté le jour de leur sortie de prison,  son vice-président  et lui il y a 6 mois seulement.  

 Le président Biram Dah Abeid a par ailleurs exposé par un bref historique , la culture violente (1987-1992) d’un régime militaire à dominance arabo-berbère qui règne par un apartheid qui ne dit pas son nom . Se servant d’une disposition juridique à compétence transnationale , le trio d’avocats composé de Maître William Bourdon , de Maître Georges Henry Beauthier et de Maître Émilie Lefevebre , va enclencher un dossier judiciaire en canon menant à une prochaine ouverture  d’enquête. La conférence de presse s’est tenue en présence quelques militants d’IRA-France, d’autres sympathisants de la cause abolitionniste et certains militants de longue date contre l’impunité en Mauritanie. Parmi ces derniers, une veuve dont le mari avait été l’une d’innombrables victimes extrajudiciaires du régime sanguinaire de Ould Taya. Ce colonel qui vit un exil doré au Qatar depuis août 2005, est le seul responsable parmi les poids lourds suspectés d’avoir commis d’actes criminels contre leurs concitoyens noirs , à vivre à l’extérieur du pays. Alors que tous les autres vivent tranquillement soit leurs retraites ou tiennent encore certains piliers de l’arsenal politico-militaire du pays . Certainement la plainte introduite à Paris par le leader abolitionniste , fera quelques secousses préliminaires au sein de cet îlot d’impunité historique . Pour rappel ce 14 Novembre 2016 coïncide avec le procès en appel à Zoueratt de 13 cadres importants du mouvement IRA-MAURITANIE . 

Notre blog reviendra prochainement sur la suite de la couverture VIDÉO de la conférence du président Biram Dah Abeid. Il est à noter que plusieurs médias en ligne en France, ont repris cette information majeure qui est l’introduction de cette plainte . 

Reportage assuré par  K.S pour  SoninkIdees-Jose