EURO 2016, plus politique que sportif pour la France Hollando-Valls.

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Le bal de la coupe d’Europe s’ouvre ce soir en France. À quelques heures du match d’ouverture qui opposera l’équipe de France à la Roumanie, il est important de rappeler la situation socio-politique qui prévaut actuellement dans l’Hexagone. En effet depuis plusieurs mois, une loi dite réformatrice du code de travail, est initiée par l’exécutif français dont le président de la République et son premier ministre battent tous les records de l’impopularité. La loi Elkhomri pour ne pas dire “Elconnerie” ne rassure pas les milieux syndicaux. Parmi ces derniers, la CGT qui est de loin la plus déterminée, essaie d’inverser la vapeur qui serait largement à l’avantage du gouvernement qui suivrait les intérêts du patronat au détriment des travailleurs . Les grèves se suivent dans divers secteurs professionnels dont celui des transports en commun. Bref cette France qui accueille l’Europe du Foot, est flippante socialement et politiquement, et espérons qu’elle le sera moins footballisquement. Un sacre tricolore au bout de cet EURO 2016, le 10 juillet prochain, aura un impact très important plus que sportif. L’exécutif dirigé par le duo Hollando-Valls, spécule beaucoup sur le parcours des Bleus, afin de se faire une hypothétique  santé sur le plan politique. L’échéance présidentielle d’avril 2017 arrive à grands pas, avec l’extrême droite de la blonde Marine en embuscade, et le risque d’un effacement pur et simple d’une voi(e)x socialiste au second tour, la bande du président Hollande compte beaucoup sur une ferveur populaire autour d’un éventuel succès Bleu. Le sport très lié à la fibre émotionnelle, en l’occurrence le football , pourrait être l’opium du citoyen. Comme dirait l’autre, tout se passe dans la tête. Avec le timide rebond au niveau de l’emploi, une victoire Bleue donnerait un truc salutaire au moral français. Ainsi Monsieur Hollande sortira rapidement de son vrai faux suspens quant à une éventuelle candidature. La bande à Pogba et Griezman, qui rentre en lice ce soir, joue plus qu’un trophée sportif pour cette France de 2016.

Allez les Bleus, La France Joue Gros…!!!

Au final, sportivement que le meilleur gagne.

K.S

Communiqué : L’engagement d’IRA-Mauritanie encore primé aux USA.

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COMMUNIQUE: L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie) a le plaisir de vous annoncer qu’elle recevra le mercredi 22 Juin 2016 le prestigieux Prix James Lawson pour la Non-violence.

Le Reverend Martin Luther King, Jr. disait de James Lawson qu’il était: “le théoriste et le stratégiste de la non-violence de par le monde”. Cette distinction sera remise à IRA-Mauritanie pour honorer ses actions et sa lutte non-violentes visant à éradiquer l’esclavage et le racisme d’État en Mauritanie.

La cérémonie de remise du Prix se tiendra dans l’enceinte de la Faculté de Droit de Tufts University de Medford, dans l’État du Massachusetts.

Pour vous donner l’opportunité d’obtenir de plus amples informations, nous vous convions à une conférence téléphonique qui aura lieu ce samedi 11 Juin de 21:00 à 21:30 (Heures de New York et de la Côte Est des États-Unis).

Pour nous rejoindre, appelez le numéro ci-dessous et suivez les instructions. La conférence commence à 21:00 même s’il y a une seule personne en ligne. Et si à 21:05 personne n’est en ligne, la conférence est terminée.
Voici les détails:
Jour : Samedi 11 Juin 2016
Heure: 21:00 (Heures de New York et de la Côte Est des États-Unis)
Durée de la conférence: 30 minutes (21:00 -21:30)
Numéro d’appel (Dial in number): 515-604-9000
Code d’accès (Access Code): 478586.
Nous vous informerons de toute déviation de ce plan.

Siikam SY
IRA-USA Board
Merci!

10-06-2016 06:18 – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie (CRSM) : Déclaration

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CRSM – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie suit les tractations et les différentes réactions entre les différents pôles politiques, de la société civile et personnalités autour de l’appel au dialogue lancé par le Président de la République lors de son discours à Néma. Cet appel n’est qu’une réédition de celui fait au festival des villes anciennes à (Chinguitty) en 2015.

Le CRSM, attaché à ses principes de base fondateurs de son initiative pour une refondation de la Mauritanie, que tout appel au dialogue politique à vocation électoraliste ou politico-politicienne ne constitue qu’une énième tentative du régime pour occulter voire obstruer les espoirs d’une sortie de crise structurelle profonde, (politique, économique, culturelle et sécuritaire).

La nécessaire refondation de la nation mauritanienne doit être acceptée comme la solution incontournable pour libérer la Mauritanie des multiples maux qui l’annihilent auxquels un dialogue politique aux contours flous ne saurait remédier.

Le pouvoir qui continue à appeler la classe politique à un dialogue factice reste tout simplement sourd et aveugle aux aspirations du peuple laborieux de Mauritanie.

Le CRSM lance un appel à toute la classe politique, à la société civile et au peuple mauritanien pour dire que le temps des états généraux de la refondation doit être à l’ordre du jour.

Le CRSM rappelle comme souligné dans son document cadre:

– Les communautés autochtones fondatrices de l’État mauritanien sont, les Bambaras, les Bidhane, les Haalpulaaren, les Hratine, les Sooninko et les Wolofs.

– Les fondements de la cohésion, et du vivre ensemble dans l’entente et la paix entre toutes ces communautés fondatrices de l’État mauritanien sont et continuent d’être entachés par la politique du système qui nous gouverne et prend en otage le pays depuis plusieurs décennies.

– Le droit de ne faire l’objet d’aucune forme de discrimination entre les communautés et que rien ne peut justifier la domination d’une communauté par une autre.

– Toutes ces communautés ont un droit imprescriptible et inaliénable au respect scrupuleux de leur identité, de leurs langues et de leur culture.

– Le droit à la reconnaissance de la dignité inhérente à toute communauté ainsi qu’à la reconnaissance de leur contribution propre et spécifique dans la richesse que constitue, pour la Nation mauritanienne, la diversité de ses communautés fondatrices.

– Le droit à comprendre et à être comprises dans leur langue en ce qui concerne notamment les procédures administratives et juridiques en Mauritanie.

– Le droit à une juste répartition des ressources nationales et à un égal accès à la santé, à l’éducation, à la formation, à l’emploi (civil et militaire), à la formation, aux moyens de communication, à la promotion de leur langue de leur culture et de leur histoire. L’enseignement et les moyens d’information doivent refléter fidèlement les traditions, l’histoire, les aspirations de toutes les communautés.

– L’accès à toutes les formes d’enseignement public, sans discrimination d’aucune sorte et à un enseignement de base, pour les enfants, lors de l’acquisition des premières connaissances, dispensé dans leur langue maternelle, d’une manière adaptée ; ce qui exige la refonte totale du système éducatif actuel.

– Le droit d’être activement associées à l’élaboration et à la définition des programmes économiques et sociaux en particulier lorsqu’elles peuvent être amenées à les administrer au niveau communal, départemental et régional dans le cadre d’une décentralisation territoriale véritable.

– Le droit d’être consultées et d’être activement associées à toute réforme foncière devenue nécessaire, et dans la définition, l’établissement des priorités, des stratégies, pour la mise en valeur l’exploitation des terres et qu’elles occupent depuis des siècles. Il s’agit d’une garantie d’impartialité et de transparence, prenant en compte les traditions, les coutumes et des régimes fonciers spécifiques, tout en appliquant, dans le cadre de la charia, le principe de préemption qui fait que la terre appartient à ceux qui la mettent directement en valeur. Seule cette démarche participative et inclusive permettra la prise en compte de mesures adéquates éventuelles visant à assurer des indemnisations et des réparations justes et équitables; et éviter d’éventuels conflits et effets collatéraux négatifs.

– Le droit d’avoir accès à des procédures justes et équitables pour le règlement des conflits et différends avec toutes parties et d’obtenir un traitement et une décision rapide en la matière ainsi qu’à des voies de recours efficaces pour toute violation de leurs droits.

– Les pouvoirs publics doivent, de manière claire et définitive, opérer une rupture avec l’attitude de déni qui prévaut concernant les pratiques esclavagistes et les discriminations sociales, en brisant le silence, par la reconnaissance de la réalité de ces ignominies qui perdurent.

– Faire appliquer de manière effective la législation en vigueur pour l’éradication des pratiques esclavagistes en mettant en œuvre la réception systématique et inconditionnelle de toutes plaintes fondées et permettre la constitution des ONG des droits de l’homme comme parties civiles.

– Transcender la fracture nationale engendrée par les violations massives des droits de l’homme survenues dans notre pays dans les années 1989 – 91 à travers l’institution d’une justice transitionnelle qui garantira:

– L’identification des responsables des crimes et leurs victimes, – Assurer une justice équitable qui permettra d’indemniser les victimes préalables à tout pardon et réconciliation.

– Institutionnaliser un devoir de mémoire en ce qui concerne « le passif humanitaire »

– La répartition des postes de responsabilité publique par le dosage ethnique, tribal, régional ou familial qui prévaut doit être proscrite.

– Tenir compte du caractère multiethnique de la Mauritanie et des compétences.

– Promouvoir une représentation de la diversité de la Mauritanie dans les missions diplomatiques par la nomination des Négro-Africains et des Haratines dans nos chancelleries dans toutes les régions du monde.

Le CRSM :

Rejette tout dialogue, tout colloque et toutes manifestations de simulacres d’unité nationale qui ne prennent pas en compte des exigences rappelées ci-dessus.

Nouakchott, le 09 juin 20016

Commission de Communication

Source crédit : http://www.cridem.org