31-05-2016 07:00 – La Marmite du Partage lève 2 millions d’ouguiyas lors d’un cocktail humanitaire [PhotoReportage]

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Cette levée de fonds dépasse les précédentes sorties de la Marmite du Partage.

Elle a eu lieu samedi 28 Mai, à l’hôtel Halima, lors d’un cocktail humanitaire, organisé en partenariat avec Vesoul Sans frontières, qui a vu la présence entres autres invités de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Mauriatnie, SEM. Larry André.

Les fonds collectés vont servir à financer les opérations humanitaires de la Marmite du Partage pendant le ramadan.

La Marmite du Partage qui est créée en 2012 compte 380 membres qui chaque année durant le mois bénis du ramadan se retroussent les manches pour servir à manger et à boire à des pauvres dans les quartiers périphériques de Nouakchott, avec la distribution de quelques 2.000 plats.

Cette année, la Marmite du Partage a porté son choix sur l’avocate Me Fatimata Mbaye pour en être la marraine. « Son courage, son combat, sa sincérité et sa présence aux côtés de la jeunesse et de la population, particulièrement des démunis méritent le respect de tout un chacun. Elle n’est pas seulement une femme de la Mauritanie. Elle est une femme du Monde », explique Khally Mamadou Diallo, président de la Marmite du Partage.

Devant l’assistance, Me Mbaye a salué l’engagement des membres de la Marmite du Partage à « relever les défis d’une société unitaire, une société de tolérance, une société de paix ». « En Mauritanie, la diversité fait notre force, et les jeunes qui s’engagent auprès des plus démunis, c’est aussi une autre force qui montre notre solidarité, autre symbole de la Mauritanie, à travers l’Histoire », lance Me Fatimata Mbaye.

« À partir du moment où je peux manger à ma faim et avoir un toit où dormir, je dois contribuer pour que d’autres personnes puissent le faire », rappelle pour sa part Dieynaba Talla, présidente de Vesoul sans frontières, partenaire de la 5e édition du Cocktail humanitaire de la Marmite du Partage.

L’invité d’honneur était le footballeur international mauritanien, Dominique Da Silva. Lors de la soirée, un vibrant hommage a été rendu par le président de la Marmite du Partage au journaliste de L’Authentique Cheikh Oumar Ndiaye et Claude K, fondateur et webmaster de Cridem, le premier décédé le 22 Décembre 2015 et le second, le 26 Septembre 2014.

Pour tout contact : 46 88 89 81 | 22 46 25 09

IBAN MRO : MR1300013062069000001651885 (Attijaribank)

©Cridem 2016

Crédit source : http://www.cridem.org (http://cridem.org/C_Info.php?article=684929)

Appel pour sauver l’unité nationale.

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Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)

Le citoyen noir mauritanien vit une telle marginalisation, voire une exclusion, qu’il devient insoutenable de continuer à la passer sous silence; et ceci dans tous les domaines et plus particulièrement au niveau de l’état civil. La coupe est pleine!
Dans toutes les régions du Sud, ainsi qu’à Nouakchott et à Nouadhibou, les Pulars, les Wolofs, les Soninkés ainsi que les H’aratin éprouvent d’énormes difficultés à s’enrôler et à obtenir leurs pièces d’état civil. On empêche ainsi des centaines, voire des milliers de citoyens de s’enregistrer au niveau de Sebkha, au niveau des autres Mouhgataa, au niveau des représentations diplomatiques à l’étranger en multipliant à leur encontre des barrières administratives infranchissables et des tracasseries en tous genres.

  Depuis sa mise en œuvre, dans des conditions on ne peut plus floues et avec des objectifs inavoués, l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés, s’est évertuée à appliquer une politique d’exclusion. Les responsabilités ont été confiées à une seule ethnie et les nombreux appels des organisations des droits de l’homme et des partis politiques dénonçant cette ségrégations sont restés lettre morte. N’y aurait-il pas une intention inavouée d’exclure une importante composante de cette société après l’échec des politiques d’extermination raciale et de déportation  vécues il n’y a pas si longtemps? On est endroit de se poser la question.
Ira, en organisant aujourd’hui, un sit-in de protestation devant les locaux de l’Agence à Sebkha, lance un appel urgent aux autorités mauritaniennes en vue de remettre les citoyens noirs dans leurs droits et de cesser d’attiser les conflits inter-ethniques au niveau des centres d’enrôlement. Tous les citoyens, sans distinction aucune, doivent obtenir leurs pièces d’état civil. Elle lance aussi un appel à l’opinion internationale et à toutes les forces vives du pays en vue d’unifier les efforts pour contrecarrer cette politique discriminatoire ( Apartheid mauritanien au niveau de l’état civil mais aussi au niveau du partage des revenus). C’est à ce prix que l’espoir d’une Mauritanie unie sera permis.

Nouakchott, le 30 Mai 2016                      La commission de l’information