Collectif des avocats d’IRA : «Le dossier de nos clients a connu plusieurs violations »

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Le collectif des avocats de défense des détenus leaders d’IRA, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan a animé le 28 mars 2016 à son siège à l’ilot C à Nouakchott une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution du dossier de leurs clients. Selon les avocats, le président du mouvement antiesclavagiste mauritanien et son adjoint, ont été privés de procès équitables dans leur pays. «Nos clients ont passé quatorze mois d’emprisonnement arbitraire dans une affaire judiciaire entachée d’irrégularités » devait clamer Me Brahim Ould Ebetty.
Pour preuve, soutiennent les avocats, le Parquet d’Aleg a laissé le dossier traîné pendant des mois sans le faire bouger. Une fois transmis à Nouakchott, la juridiction compétente prend elle aussi le loisir de le laisser pourrir sans lever le petit doigt.
Le collectif dit avoir ainsi relevé des violences graves des procédures qui à elles seules justifient selon les avocats, la libération immédiate de Birame Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal Ramadan. «Plus que la santé, les détenus ont besoin de la liberté légitime » dira un avocat membre du collectif.
Selon les avocats, des forces tapies dans l’ombre du régime en place, font tout pour que le dossier judiciaire de Birame Dah Abeid et de Brahim Bilal Ramadan reste en l’état, quitte à violer les procédures et empêcher le recours qu’ils réclament devant la Cour Suprême.
A rappeler que le président d’IRA et son adjoint ont été arrêtés en novembre 2014 suite à une caravane contre l’esclavage foncier dans le Sud. Jugés au cours d’un procès largement décrié au niveau du tribunal de Rosso, relevant de la région du Trarza, les deux leaders ont été transférés aussitôt à la prison d’Aleg dans la région du Brakna. Les avocats avaient vivement dénoncé cette violation de la procédure qui soustrayait leurs clients à leurs juges naturels. Aussi, Birame et Bilal ne reconnaîtront jamais la compétence des juges du Brakna et refuseront toute coopération. A leur procès devant la cour d’Appel d’Aleg, ils refusent de se présenter et en demandent pareil à leurs avocats qui boycotteront eux aussi les assises.
Ce qui n’empêchera pas la cour de siéger et de confirmer les peines de 2 ans retenues contre eux en première instance.
Birame et Bilal qui vivront pendant longtemps dans un régime carcéral qu’ils jugeaient illégal, seront transférés plus tard à Nouakchott, pour des raisons de santé. Depuis, il est question de tractations pour les amener à formuler une demande de liberté provisoire. Les détenus y sont favorables mais à condition que la demande soit adressée à leurs juges naturels. Ce que le pouvoir refuse, leur demandant d’adresser leur demande à la cour d’Aleg, une juridiction qu’ils refusent de reconnaître.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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30-03-2016 14:30 – Libre Expression. Jusqu’où la dérive! / Par Amadou Tidjane DIOP, Vice-président IRA-Mauritanie

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Amadou Tidjane Diop – Depuis quelques temps, nous assistons à des rodomontades et déclarations qui ont suscité l’indignation et l’inquiétude de ceux qui se soucient de la République et du respect des principes et idéaux défendus par la Constitution, et susceptibles, par ailleurs de nourrir des ambitions qui compromettront durablement la stabilité de notre pays.

Ce fut d’abord le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Moctar Ol Diay, à qui revient l’honneur d’ouvrir le bal lors d’une plénière s’adressant aux députés, de déclarer : « si le président Mohamed O Abdel Aziz sollicite un troisième mandat, les députés ont le devoir l’appuyer ».

Quelques jours plus tard et dans les mêmes circonstances, ce fut le tour du Ministre de la justice M. Brahim O Daddah, d’aborder dans le même sens allant jusqu’à inviter les députés à demander à Mohamed O Abdel Aziz de solliciter un 3ème mandat.

Interpelé par le député Mohamed Ol Ghoula, le ministre s’entête et continue de se refuser derrière son daltonisme intellectuel dicté par sa mauvaise fois. Au lieu de saisir l’opportunité et se rétracter, il réplique par un message codé qui laisse alors libre à toute interprétation équivoque.

Alors! Nous sommes en droit de nous demander dans quelle République sommes-nous? Où se trouvent les vertus de l’homme d’Etat lorsque des ministres peuvent publiquement, et devant les Elus du peuple, appeler à violer la Constitution, notre Loi fondamentale ? Une telle bavure n’est ni plus, ni moins qu’une insulte au peuple mauritanien. Et ne doit pas, en situation normale, demeurer sans suites.

Ainsi, devant cette dérive, nous rappelons aux ministres, de par la gravité de leurs propos le risque qu’ils sont en train d’encourir et leur peuple avec. Nous les tenons coupables de crime pour incitation à la violation de la Loi fondamentale et constitutionnelle.

Ils doivent aussi comparaitre un jour pour répondre de leurs actes. Puisque le peuple Mauritanien dont l’une des aspirations fondamentales s’inscrit aujourd’hui dans l’effort de rétablir la justice, serait loin de garder son indifférence face à tout ce qui serait susceptible de compromettre d’une part cet élan vers la construction d’un Etat de droit et d’autre part d’hypothéquer l’émergence de l’expression de sa liberté.

Amadou Tidjane DIOP, Vice – président IRA – Mauritanie

Source crédit : http://www.cridem.org

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29-03-2016 19:30 – Vidéo. Me Fatimata MBAYE reçoit à Washington un prix des mains de John Kerry [PhotoReportage]

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L’avocate mauritanienne, Me Fatimata MBAYE, a reçu mardi matin à Washington le Prix international Femme de courage 2016 du Département d’État. Le trophée lui a été remis par le Secrétaire d’État américain, John Kerry qui a salué dans son discours l’engagement de ces femmes qui luttent pour les droits de l’Homme dans leurs pays. « Il y’a beaucoup de barrières qui ont été cassées entre les hommes et les femmes et cela a été rendu possible grâce au combat des femme », a rappelé M. Kerry.

« C’est un agréable moment », a déclaré Mme Mbaye lors de la cérémonie de remise du Prix qui s’est déroulé, à Washington, au Département d’État américain. Treize (13) autres femmes ont reçu également le prix, dont une soudanaise.

La cérémonie de remise des prix a été retransmise en direct à Nouakchott en présence de personnalités politiques, de la société civile et activistes dans le domaine des droits de l’Homme.

« C’est une amie que j’apprécie beaucoup pour son courage, sa persévérance dans le domaine des droits de l’Homme. Ce prix nous honore tous. Elle le mérite », a déclaré Me Ebetty, qui a assisté à la retransmission de l’évènement.

Créé en 2007 par la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, le Prix international Femme de courage est un prix américain décerné chaque année par le Département d’État américain aux femmes du monde entier qui ont fait preuve de leadership, de courage, d’ingéniosité et de volonté de se sacrifier pour les autres, en particulier pour une meilleure promotion des droits des femmes.

Me Fatimata Mbaye devient ainsi l’unique femme mauritanienne à recevoir le Prix international Femme de courage.

Par Babacar Baye NDIAYE
©Cridem 2016

Source crédit : http://www.cridem.org

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28-03-2016 16:33 – Guidimakha/Quatre communes font leurs déclarations publiques d’abandon de MGF à Gouraye

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Essirage – L’excision ou mutilation génitale féminine (MGF) est l’une des formes de violations et d’atteintes aux droits humains qui ruine la santé et le bien-être d’environ de 3 millions de filles chaque année dans le monde

Cette pratique concentrée au moyen orient et dans plusieurs pays d’Afrique rend plus de 70% des femmes victimes en Mauritanie en les faisant subir une forme quelconque.

La localité de Gouraye a été choisie en ce dimanche 27 Mars 2016 pour abriter les festivités marquant les déclarations publiques d’abandon de cette pratique néfaste après deux ans d’intenses activités de sensibilisation menées par l’ONG Actions ,un des partenaires de l’Unicef, du FNUAP et du MASEF dans la région du Guidimakha.

C’est dans ce cadre donc que l’hôtel de ville de Gouraye a servi de cadre aux travaux consacrés à cette déclaration publique marquée par la présence des autorités administratives, des partenaires de l’ONG ACTIONS.

Prenant la parole le chef d’arrondissement de Gouraye a souligné les efforts du gouvernement en matière de protection des couches vulnérables dont les femmes et les petits enfants pour dire que les MGF sont des formes d’atteintes aux droits des femmes et qu’il est de la responsabilité de tous de les combattre.

Dans son mot de bienvenue et de remerciement à l’ONG action et partenaires que sont les acteurs nationaux et internationaux pour le choix de sa commune, Madame Hadji Ba la Maire a souligné la nécessité de mobilisation et de sensibilisation contre cette pratique aux conséquences nuisibles Après ce fut le tour de l’iman de la localité de Gouraye de prendre la parole pour dire que rien ne justifie sur plan religieux l’existence de cette pratique dans nos sociétés. Et de dire il est de la responsabilité de tout le monde de travailler pour éradiquer cette injustice dont souffrent les femmes.

Prenant la parole au nom de l’ONG Actions, grâce a qui cette journée de déclarations est rendue possible, Yakarou soumaré a remercié les populations pour leur mobilisation et les partenaires pour leurs soutiens aux activités visant à endiguer ce phénomène.

Au représentant de l’Unicef parlant au nom des partenaires de souligner que cette pratique est source de complications urinaires, menstruelles et obstétricales et cause d’hémorragies, infections et décès. Et d’ajouter que son organisation salue les efforts du Gouvernement et autres partenaires avant de réitérer le soutien de son organisation aux différents acteurs.

Au nom du MASEF, un des conseillers du ministère a remercié les populations de la commune à la frontière avec le Sénégal et celles qui se sont mobilisées pour prendre part à cette déclaration. En fin des jeunes et d’exciseuses se sont succédé pour déclarer l’abandon de MGF au nom des communautés de Boully, Gouraye, Daffort et Lahraj.

En un mot ACTIONS et partenaires mènent un combat sans merci contre les MGF au Guidimakha.

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Source crédit : http://www.cridem.org

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Le commentateur de Bein Sport présente ses excuses à la Mauritanie après avoir déclaré que la FFRIM « a eu recours à la naturalisation de joueurs sénégalais »

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Le commentateur du match Mauritanie -Gambie pour le compte de la chaîne BeIn Sport, l’Algérien Adel Khalou, a présenté ses excuses à la Mauritanie sur sa page Facebook après avoir déclaré que la FFRIM « a eu recours à la naturalisation de joueurs sénégalais pour renforcer les rangs des Mourabitounes ».

Les déclarations de ce journaliste qui ignore apparemment que la Mauritanie est riche de sa diversité arabe et africaine, ont provoqué une vague d’indignations des mauritaniens, ce qui a poussé Adil Khalou à présenter ses excuses au peuple mauritanien et a révélé qu’il a été induit en erreur par un ami mauritanien « apparemment pas au fait de l’évolution du football dans le pays », précise-t-il dans un post sur sa page Facebook.

Source crédit : elhourriya.net

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26-03-2016 07:45 – Rencontre | Alassane dia de TPMN, entre cohérence et conviction

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Dia Alassane le leader de Touche pas à ma nationalité –TPMN- est un homme au verbe haut et courtois. Cet universitaire, fils de Djèol, est l’une de ces têtes bien faites mais qui la gardent malgré tout sur les épaules.

Cridem a rencontré cet intellectuel profondément républicain, ce travailleur de l’ombre qui dans un calme placide œuvre pour l’avènement d’une Mauritanie une et plurielle, juste et égalitaire. L’efficacité dans la discrétion, Dia est en cohérence avec ses convictions.

Son CV, on ne peut plus élogieux, témoigne de l’épaisseur de l’homme. Ayant obtenu une maîtrise en langue et littérature françaises de l’Université de Nouakchott en 1994, avec rang de major de sa promotion, il bénéficiera d’une bourse de troisième cycle pour poursuivre ses études en Tunisie.

Il restera une quinzaine d’années dans ce pays, devenu son pays d’adoption, dans lequel il décrochera son DEA de linguistique et entamera une carrière d’enseignant chercheur à l’Université de Manouba.

Entre temps la navette entre Tunis où il enseignait, et Strasbourg où il était inscrit sera sanctionnée, en 2007, par une thèse en sciences du langage avec mention très honorable et félicitations du jury. Il décide de rentrer en Mauritanie en 2009 pour mettre ses compétences au service de son pays.

Ce bienpensant qui a aussi joué les pisse-copies dans bien des journaux mauritaniens, pendant qu’il était étudiant à l’Université de Nouakchott, ne pouvait que ramer à contre-courant avec les disparités, pour ne pas dire les inégalités criantes, résultats de privilèges indus liés à l’appartenance raciale, ethnique, tribale ou autres, qui sévissent dans le pays.

Si nul ne peut échapper à son destin, Alassane Dia en est la preuve par mille de par son engagement politique précoce dans le combat pour l’égalité de tous les Mauritaniens, seul gage, à ses yeux, pour le renforcement du sentiment d’appartenance à une même nation.

En effet, suite aux années de braise de l’Histoire nationale et à moult remous, la cohabitation entre noirs et arabes devenait de plus en plus exacerbée, plongeant le pays au cœur d’un tourbillon. Face au manque de volonté patent de l’Etat mauritanien à prendre à bras le corps ces problèmes qui minent la paix sociale et menacent jusqu’à l’existence même du pays, il fallait trouver la parade.

C’est de là que des mouvements ont vu le jour « à l’image de conscience citoyenne, de l’imej, de Kawtal, et de l’Ira qui formeront, dans un premier temps, le FLERE (Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion) convaincus que seule l’union peut servir de barricade face au système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie » souligne le coordonnateur de TPMN.

En décidant de flirter avec la politique Dia, savait qu’il posait les pieds sur un terrain glissant où tous les coups sont permis. « Mais comme c’est le prix à payer pour réaliser notre ambition de travailler à l’amélioration des conditions de vie de nos frères et sœurs, il nous fallait finalement franchir ce pas » note-t-il.

Le mouvement qu’il dirige, comme tous les autres avec lesquels il a cheminé, « n’a pas de récépissé, comme si l’idéal à atteindre par tous les mauritaniens n’était pas le même » s’est questionné Alassane Dia.

Sur la question des deux tendances de TPMN, loin de se draper du manteau du héros devant les médias pour solder un compte, il fera comprendre que « celui qui roule pour Aziz, et qui prétend parler au nom de Touche pas à ma nationalité, s’est dévoilé de lui-même et ne trompe plus personne».
Militant dans l’âme pour les droits de l’homme, tous les droits, convaincu et cohérent avec lui même, Dia ne manque pas de dénoncer toutes les injustices d’om qu’elles viennent.

Il fustige ainsi le féodalisme cultivé et entretenu dans toutes les composantes nationales qui reste un frein pour l’épanouissement des Mauritaniens et des communautés négro-africaines en particulier. La caste pervertit le lien social et crée entre les gens un climat délétère et une dangereuse chaine de permissivité.

ADN

Copyright © 2016 Cridem

Source crédit : http://www.cridem.org

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Conférence de presse IRA : EPU, l’appel devant la Cour Suprême et autres choses…

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Conférence de presse IRA-Mauritanie aujourd’hui mardi 22 mars 2016, au domicile de Birame Dah Abeid, au P.K 10 à Riadh, après que les hôtels et autres places publiques, par peur de représailles, selon ses militants, leur aient fermé leurs portes. Balla Touré et Abidine Ould Maatalla ont abordé quatre points.
Premier point, les résultats de l’EPU 2016 de la Mauritanie devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 16 mars 2016. Selon les intervenants, l’Etat mauritanien a enregistré une cuisante défaite lors de l’Examen périodique universel après avoir échoué à empêcher que 200 recommandations soient intégrées dans la liste débattue lors de la session de novembre 2015 et de n’avoir pas pu empêcher lors de la présence session à empêcher que 56 recommandations «très dérangeantes soient incluses dans la liste et ce, après plus de 2 semaines de négociations avec les Etats membres ». Les 56 questions, selon la note diffusée en marge de la conférence de presse, «ne peuvent plus être rejetées, elles restent sur la table et serons suivies par les pays qui les ont adressées et ce, jusqu’à ce que la Mauritanie les satisfasse ». même au-delà des prochaines années.
Ils ont ensuite relevé les inquiétudes formulées par le Rapporteur spécial par rapport au maintien en détention des deux leaders, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan ainsi que par rapport à l’approbation d’un projet de loi sur les associations, contraires selon lui au droit international.

Deuxième point : la rencontre entre Ban Ki-Moon et Mohamed Abdel Aziz durant la visite du Secrétaire général de l’ONU en Mauritanie, visite durant laquelle il aurait exprimé, selon les intervenants, son incompréhension face à la non reconnaissance d’IRA, qui jouirait d’une reconnaissance internationale et de l’ONU. Il aurait aussi exprimé à Mohamed Abdel Aziz son mécontentement face au maintien arbitraire des leaders du mouvement en prison. Cette entrevue aurait été rapportée dans le compte-rendu officiel de Ban Ki-Moon après sa tournée en Mauritanie et au Sahara.

Troisième point : le dossier d’appel à cassation des leaders d’IRA devant la Cour Suprême. Selon Balla Touré, le dossier est fin prêt et pourrait passer incessamment en audience.
Quatrième point : le cas de Lemrabott Ould Mahmoud, cadre du mouvement IRA membre de la Coordination régionale de Nouadhibou. Sa voiture, qu’il avait mise à la disposition d’IRA pour ses courses, a été brûlé la nuit par des inconnus. Sa maison a même failli prendre feu et ce serait avec miracle que sa famille a été sauvée des flammes, selon Abidine. La police qui aurait un soi-transmis du Parquet de la République après la plainte déposée par l’intéressé aurait refusé, selon Balla Touré, d’ouvrir une enquête sur l’incident.
Ce qui fera dire à Abidine qu’après sa casquette d’Etat esclavagiste et raciste, la Mauritanie vient de se dote d’une autre casquette, celle d’un état terroriste.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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