19-02-2016 06:18 – Communiqué de presse : Poursuite de la lutte contre l’esclavage foncier

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IRA-Mauritanie – Le Bureau Exécutif (BE) d’IRA – Mauritanie se réjouit de la déclaration conjointe faite le 11 février 2016 par les Président Biram Dah Abeid et Brahim Bila Ramdhan, depuis leur prison appelant les militants et sympathisants à continuer la mobilisation et le militantisme actif et pacifique contre le système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie.

En réponse à l’appel des leaders de notre organisation, le Bureau Exécutif a pris la décision lors de sa réunion du 15 février dernier de poser encore un jalon dans la lutte contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières dont sont victimes les hratin et les communautés négro mauritaniennes.

A cet effet, le BE a mis en place un Comité d’organisation d’une caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Le comité a présenté au BE une ébauche de plan qui donne un projet d’itinéraire de la caravane qui partira de Sélibaby et passera par Mbout, Brakéol, Lexeiba I, Kaédi pour finir à Boghé.

Ces zones sont choisies du fait du nombre important des victimes de l’esclavage foncier et des expropriations qu’elles comptent. Le dernier cas d’esclavage foncier est illustré par la détention depuis plus d’un mois à la prison de Kiffa de Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa, paisibles habitants de Boulahrath qui ont eut le seul tord de s’être opposés à l’expropriation de leurs terres qu’ils cultivent et que leurs ancêtres travaillaient.

IRA – Mauritanie, fermement engagée contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières :

– Dénonce l’injustice dont sont victimes Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa et exige leur libération immédiate et sans conditions,

– Appelle les militants et sympathisants à se mobiliser pour la réussite de la caravane annoncée,

– Invite les organisations de Droits humains, ainsi les partis politiques à prendre part à la caravane,

– Et met en garde les autorités contre toute tentative de répression et de sabotage contre la caravane annoncée.

Fait à Nouakchott, le 18 février 2016
La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

La vidéo de la conférence de presse tenue hier 18/02/2016 par les responsables d’IRA-Mauritanie :
https://m.facebook.com/groups/1568553366727286?view=permalink&id=1674168092832479

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L’Édito de RMI : Le déclin institutionnel en Mauritanie/ Première partie

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Lorsque dans un régime, les institutions étatiques sont dans l’incapacité de remplir pleinement leurs fonctions, il faut se préparer au déclin. On le constate quand tous les pouvoirs décisionnels sont concentrés entre les mains d’un seul homme. L’usage des forces coercitives, la manipulation des masses et l’exclusion systématiques des adversaires politiques demeurent le seul recours au sein de ce régime.

Parmi les signes avant-coureurs d’un état affecté par le déclin institutionnel, il y a l’inefficacité des dirigeants, l’éclatement des scandales publics et le pourrissement politique. Il n’est pas nécessaire d’être un grand spécialiste de la bonne gouvernance pour constater la dégringolade institutionnelle en Mauritanie. Et curieusement, nous avons capitalisé, et de loin, toutes les faiblesses gouvernementales reprochées à l’époque au président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

La sécurité malade de ses hommes

Le pays est plus que jamais menacé par des attaques terroristes. Les attentats de Bamako, de Ouagadougou et d’autres projets déjoués ça et là par les forces armées de la mission de Barkhane sont autant des motifs de crainte pour notre sécurité. L’opinion publique risque d’être tragiquement surprise lorsque s’ébranlera comme un château en carton le mythe de la sécurisation de la Mauritanie. Le jour où déguerpiront les garants du pacte de non-agression acté avec les plus influents réseaux jihadistes du Nord Mali, le pays deviendra inévitable une cible. Finalement on se rendra compte que le discours autour de la réhabilitation de nos forces armées n’est qu’un argument démagogique post-putsch.

La démonstration de notre quincaillerie militaire lors du 28 novembre dernier ne nous nous immunise guère en cas d’attaque. Car aujourd’hui, plutôt que d’être dirigés par de véritables militaires, nos casernes sont tenues par des idéologues rompus aux théories racistes et communautaristes. Si ceux qui devraient consacrer leur vie pour la sécurisation de nos frontières se vautrent à Nouakchott pour se partager les budgets des bataillons, il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de notre institution militaire.

De l’intérieur, la population vit dans l’insécurité. Si ce n’est pas les délinquants qui agressent, assassinent ou violent, le danger arrive du coté de ceux qui étaient censés assurer la sécurité. Le cas de l’agression du jeune Salif Mbaré Diop devant son domicile familial à El-Mina au début d’année en est une malheureuse illustration. Et comme le cabinet d’avocats qui prend en charge son dossier ne veut rien céder, un autre groupe de gardes a investi le quartier, comme pour laver l’affront. Dans la nuit du 13 février, une patrouille organise une descente dans le même secteur. Ciblés puis arrêtés, Ablaye Bâ et Mamadou Niasse ont été atrocement violentés avant d’être conduits au commissariat le même soir.

Sans oublier les chantages auxquels certains « hommes de tenues » se livrent dans des quartiers habités majoritairement par des noirs. Ils dénoncent continuellement l’état de siège.

Bâ Sileye

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15-02-2016 11:11 – Ousmane Dembélé et ses valeurs tirées de ses origines mauritaniennes

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Mauritanie Football – Il n’a pas encore 18 ans tout rond et il fait pourtant déjà hurler de joie le public de l’ancien stade de la route de Lorient.

Ousmane Dembélé est l’un de ces joueurs qui émerveillent les fans, font rêver les enfants et brisent les reins des défenseurs adverses. Vif, rapide, puissant, percutant, excellent dribbleur, la nouvelle pépite du Stade Rennais impressionne.

Doté d’un coup de rein phénoménal, Ousmane Dembélé multiplie les appels sur son côté contre Angers lors de la dernière journée du championnat de France de Ligue1 et ne compte pas les sprints balle au pied.

Avec ou sans ballon, le Franco -mauritanien est une fusée. Capable de jouer aux trois postes de l’attaque, sur les côtés ou dans l’axe, extraterrestre , Ousmane Dembélé se sent nettement plus à l’aise sur les ailes, là où il a de l’espace pour laisser parler sa vitesse. Objets de toutes les convoitises , le natif de Vernon , garde les pieds sur terre.

Le nouveau diamant à polir du football mondial est content d’avoir une double culture mauritanienne et française. La double culture, c’est une aubaine et une source de motivation qu’il ne faut pas négliger…. Originaire de la Mauritanie , le jeune Ousmane est fier de ses origines et le revendique comme un atout qui l’aidera à franchir les paliers.

Très attaché à la terre de ses ancêtres à Waly Diatang (à coté de Kaédi , dans le Gorgol), comme tous les binationaux, le jeune Dembélé suit de près l’évolution du foot mauritanien, compte venir passer ses vacances en Mauritanie où vit encore une partie de sa famille, ce qui lui permettra de rencontrer un public qui suit ses performances à travers les réseaux sociaux.

Crédit source : Mauritaniefootball.com

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15/02/2016] Biram Dah Abeid & Brahim Ramdane: Appel conjoint à l’adresse des forces militantes

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Nous, Biram DAH ABEID et Brahim BILAL RAMDHAN – président et vice président d’IRA – Mauritanie, depuis notre prison de Nouakchott, appelons solennellement les militants et sympathisants de notre organisation mais aussi toutes les mauritaniennes et tous les mauritaniens épris de paix et de justice à continuer la mobilisation dans le combat contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion.
Les peines de prison, la torture et les privations n’entameront en rien notre conviction et notre ferme engagement à lutter contre le système de domination en vigueur en Mauritanie. A cet effet, nous rappelons, ici, notre serment, celui d’IRA – Mauritanie :
? Poursuivre sans relâche la lutte contre le fiqh esclavagiste mais aussi contre ses tenants – promoteurs du Code négrier en vigueur en Mauritanie,
? Rassurer Haby, Mbarka, Said, Yarg, la mère de feue Souadou mais aussi toutes les victimes de l’esclavage en Mauritanie que l’organisation IRA – Mauritanie que nous présidons n’épargnera aucun sacrifice dans notre lutte pour que justice leur soit rendue et que leurs bourreaux répondent de leurs actes ignobles,
? Poursuivre la lutte contre l’esclavage foncier jusqu’à ce que les esclaves et anciens esclavages accèdent à la propriété foncière sur des terres que leurs ancêtres ont défrichées et labourées, des générations durant,
? Rassurer les populations des adwabas, celles de Dar El Barka, de Thiambène mais aussi de tous les villages victimes d’expropriation foncière que nous serons toujours à leurs côtés et qu’ensemble notre résistance pacifique et ferme viendra à bout des agissements du système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie,
? Et rassurer mère Houleye SALL, Maimouna Alpha SY ainsi que toutes les victimes de la tentative de génocide contre les négro-mauritaniens que notre combat commun se poursuivra jusqu’à ce que les bourreaux des leurs répondent de leurs crimes devant la justice.

IRA – Mauritanie, par nos voix, lance un appel à ses militants et sympathisants ainsi qu’à toutes les forces progressistes de la Nation à plus de vigilance et de résistance contre les groupuscules néfastes qui tirent la Mauritanie vers le bas.
Fait à Nouakchott, le 11 février 2016

Biram DAH ABEID
Président
Brahim BILA RAMDHAN
Vice Président

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FISO 2016 : Un Cri Osé aux Fiso’valiers de Bamako.

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La grande messe de l’international Soninkara se profile à l’horizon. Prévue fin février 2016 dans la capitale malienne, cette rencontre dite culturelle regroupera le monde soninké de par le monde. Comme à Nouakchott en 2014, les festivités seront marquées par diverses manifestations de ce qui semble être l’identité de l’élément soninké. En effet, les descendants des maîtres de l’empire du Ghana connu sous le nom de Wagadou, par eux mêmes, se sont lancés depuis un certain temps, dans divers préparatifs au sein notamment de la diaspora soninké de France. Et nous, notre contribution s’est voulue sous la forme d’une lettre ouverte à l’international Soninkara, se préparant à moult divertissements plus ou moins folkloriques.
Des rappels nostalgiques à un passé révolu, certaines activités liées à la promotion de la langue soninké et un éveil communautariste de l’élément politique dans différents pays.
Ce festival plus politisé que l’on pourrait le croire, dans lequel l’exercice et l’esprit de l’ordre féodal est fêté et même soigné en amont, met en lumière  des cérémonials qui sont censés revivifier l’âme de la cité soninké.
La stratification sociale est le marqueur génétique de la communauté dont une certaine « élite »  issue des milieux dominants, admet que la vraie soninkaxxu doit sa survie au respect strict des balises inébranlables du puzzle sociétal. D’un regard extérieur, on pourrait croire que cette communauté telle qu’elle est définie, est sensiblement moins introduite dans l’arène politique, sauf qu’en réalité elle en fait beaucoup mais AUTREMENT.
Si la politique peut se définir comme la gestion d’une cité, on dirait que toute entité soninké est régie par un régime princier ayant toutes les strates  d’un régime féodal. Chaque individu comme « élément politique » du puzzle coutumier, obéit à un déterminisme lui attribuant son « appartenance politicienne » dès la naissance. En effet, le premier grand ensemble qui s’apparente à un courant politique inné,  est le Clan Féodal qui est d’ailleurs transnational et pouvant s’allier à d’autres clans féodaux à une autre échelle en fonction des convenances tacites dans le temps et dans l’espace . Ce Clan féodal est tenu par une caste dirigeante dite noble et ses alliés qui sont bien lotis  (castes de marabouts, de griots, de forgerons, et d’autres intermédiaires). L’autre caste dite « inférieure » composée de descendants d’anciens esclaves, qui malgré tout peut avoir un poids numérique très conséquent, reste à leur égard insignifiant qualitativement.

Le fonctionnement de l’ordre féodal fait de ces derniers des subalternes dévoués aux fonctions peu enviables mais surtout un faire-valoir pour le Prestige et la Mémoire du clan féodal. Cette manœuvre légitimée dans le milieu soninké, au nom d’un impératif dit organisationnel, imprègne toute cérémonie  régie selon des pratiques tacites où ressortent systématiquement cet ordre quasi-vénéré. L’argument de l’Impératif organisationnel devient caduc, voire inopérant, et les masques tombent lorsque l’on constate que ces même féodaux voient leurs visages s’illuminer devant la proclamation de leurs statuts par les « dits » esclaves. A contrario, les visages s’assombrissent lorsqu’ils constatent la moindre velléité des castés esclaves qui menacent directement la pérennité de cet ordre coutumier préétabli.

Cet ordre politique qui s’exerce en interne avec rigidité régule le conditionnement déterministe et psychologique des uns comme des autres. Et les plus lésés sont de loin, les castés esclaves qui s’auto-disqualifient sur le champ de la DIGNITÉ et de l’HONNEUR .
Certes, l’esclavage de fait ne se pratique plus en milieu soninké. Néanmoins, on y trouve des « gens » qui se déclarent esclaves et aspirent à se faire traiter comme tels pour le plus grand bonheur du Système qui a une prégnance plus importante sur l’individu que l’ordre étatique moderne n’en a sur ces propres concitoyens.
Nous espérons que les voix portantes parmi les Fiso’valiers de Bamako oseront aborder ce conditionnement psychologique d’un complexe d’infériorité et de supériorité des uns par rapport aux autres. Si seulement le but d’une telle messe communautaire était d’éveiller et de régénérer un « dit » honorable particularisme soninké d’antan, il est plus que nécessaire qu’on y aborde les sujets qui fâchent.

Au 21ème siècle dans un monde devenu un  «gros» village, on ne construira rien de consistant si lappel à l’idéal de la Vraie Justice, de la Vraie Fraternité, de la Vraie Égalité, de la Vraie Liberté et de la Vraie Dignité, est taxé comme subversif et nuisible à la grandeur jalousement tenue et proclamée du Fait Soninké. Il faut une alerte fraternelle aux consciences sélectives parmi nous, qui peuvent être outrées et choquées par la xénophobie et le racisme venant de certains milieux  dans nos pays d’accueil  (la France en particulier). C’est-à-dire, ce qu’on dénonce bruyamment chez les autres, se pratique entre nous mêmes et avec des relents plus sournois et mesquins.
Notre FISO (Festival International Soninké) qui semble revenir tous les 2 ans, ne peut pas que se soucier du culturel et de certains « dits » principes et valeurs soninkés, tout en ayant moins d’allant sur les Droits Humains.

Peut-on au nom du « culturel », dans notre cas basé sur des références ancestrales et  primitives, accepter qu’un Homme de « 2016 » se  proclame fièrement esclave en  y trouvant  une audience complice ?  Il est lieu de se poser des questions sur le cadre sociétal et social qui le permet.
Festival rime avec festivités et divertissements , et celui de l’édition 2014 à Nouakchott en Mauritanie, nous avait gâtés sur ce plan avec tous genres de défilés et d’expositions folkloriques. Très souvent, le succès de ces événements à caractère « culturel » se mesure par les prestations artistiques, les déclamations des hommes de la PAROLE, l’exotisme soninké transnational, et une représentativité des pays soninké par clans féodaux. Ainsi l’ordre politique en vigueur dans chaque contrée féodale apparaît en fond d’écran dans une conclave princière qui ne dit pas son nom. N’est-il pas temps de s’interroger sur le bien-fondé de ce régime féodal   qui a l’exclusivisme sur le matériel et l’immatériel dans nos contrées plus ou moins lointaines..??
Pensons-nous que la légendaire soumission psychologique des milieux dominés dans ce système de castes  au sein duquel les Hommes ne se valent pas, tiendra pour toujours à travers le temps et l’espace..??

Ne devrons nous pas être alarmés du quasi niveau  d’illettrisme d’une majorité de la jeunesse soninké candidate à l’immigration..?? Nous constatons aisément à l’international et en particulier en France, terreau de la diaspora soninké, que le niveau de qualification est à déplorer. Mais l’essentiel de nos préoccupations est fixé sur 《la dite》 noblesse de sang au détriment de la noblesse de la compétence et du comportement. L’écueil de la caste est un frein bien connu au vrai développement de tout ce qui s’entreprend de progressiste dans la communauté. Car le déterminisme issu d’une fierté mal placée des uns n’accorde aux autres qu’un statut d’éternels suiveurs au « sang impur » avec qui l’union matrimoniale serait une déchéance par l’indignité.

En plus du mal du pays que certains exilés ressentent, nous sommes contraints de nous relayer en majorité aux tâches les plus pénibles et les plus ingrates (ouvriers non qualifiés dans la restauration, le nettoyage et le bâtiment).

Après l’identification de l’ordre politique qui régit toute cité soninké, il est intéressant d’analyser comment un individu soninké obéissant à la suprématie féodale, s’exerce à la vie politique moderne de son pays.
Généralement, la prégnance de l’ordre féodal prédispose l’homme politicien soninké à un prisme communautariste de l’élément politique à l’échelle nationale. En effet, la vie politique moderne qui porte l’idéal d’un régime des droits et des devoirs égaux pour tous les citoyens sur le matériel et l’immatériel, prend un coup dur face aux réalités internes de la société stratifiée.
Notre choix illustratif porte sur la Mauritanie, pays hôte du dernier FISO. Ce pays symbolise par essence la transposition d’un certain ordre tribalo-communautaro-féodal sur les affaires politiques nationales. Ainsi, le clientélisme politicard est un tronc commun à tous les mouvements politiques qui soignent diversement les caprices de chaque communauté au détriment du CITOYEN.
Le pouvoir mauritanien s’était précipité de soigner sa clientèle politique soninké, par le  parrainage d’un événement folklorique de quelques jours alors qu’au même moment sur le plan national une politique d’épuration biométrique visait la composante negro-mauritanienne. Quand tous les chefs coutumiers et leurs subalternes mettaient le cap vers Nouakchott, plusieurs milliers de Soninkés immergés en France vivaient un enfer administratif pour se faire recenser. De même,  durant cette période, d’autres mauritaniens binationaux seront traqués et ceux qui avaient le malheur d’être sans papiers d’un point de vue purement matériel perdent toutes opportunités de régularisation faute d’avoir  un passeport.

Comme à l’accoutumée, nos dirigeants tribalistes savent que le festif pèse dans nos priorités, et ils l’instrumentalisent à bon escient pour faire oublier L’ESSENTIEL. Ainsi le FISO 2014 de Nouakchott a été pour le monde soninké du pays, ce que l’artiste peulh sénégalais Baba Maal était pour la communauté Halpulaar. Ce chanteur nommé ambassadeur de la culture peulh a été parrainé à la hauteur d’un million d’Ouguiya par le général président mauritanien, pour fêter le trentième anniversaire de son groupe au stade olympique de Nouakchott. Nos dirigeants savent que la fibre de l’émotivité peut inhiber l’essentiel en Nous, et comptent fidéliser leur clientèle électorale à l’échelle communautaire par ce biais.
On ne peut éviter de rappeler la zizanie créée au sein de la communauté politique soninké, presque un an après ce fameux FISO 2014.
En effet, après la sortie médiatique d’un mouvement progressiste transpartisan, le CRSM (Conseil Représentif de Soninkés de Mauritanie), pour commenter et dénoncer le verdict du procès des leaders abolitionnistes et anti-esclavagistes dont Biram Dah Abeid (prix onusien 2013) pour son combat anti-esclavagiste. Ce communiqué du CRSM avait été très mal pris par le Raïs mauritanien et ses soutiens communautaristes Soninkés. Ces derniers s’étaient mis dans un activisme de légitimation en nommant leur conclave comme la « Grande Famille soninké » proclamant leur fidélité au pouvoir en place.
Ainsi, un chef coutumier coopté dans des circonstances obscures, s’était rendu au palais ocre pour réitérer leurs positions de fidélité au président mauritanien. La dite grande famille soninké ne semble pas se soucier de l’épineuse question de l’esclavage et ses différentes manifestations dans la société mauritanienne dans son ensemble. En octobre 2014, le président d’IRA-Mauritanie, Biram Dah Abeid emprisonné depuis le 11 Novembre 2014, avait dénoncé les pratiques féodales de certains milieux dominants dans toutes les communautés noires lors d’une réunion publique, et il avait subi les tirs croisés  du monde bien pensant allergique aux critiques sur ce qui se fait dans nos contrées. Et des Soninkés issus du milieu féodal aux mentalités rétrogrades en premier, qui n’avaient pas digéré qu’un jeune mouvement anti-esclavagiste (UVDS) ait pu oser s’allier à IRA-MAURITANIE. L’Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara (UVDS) composée majoritairement des jeunes Soninkés de la caste esclave  (Komo), se défait du légendaire complexe psychologique pour contester ouvertement l’ordre féodal en vigueur dans nos contrées sur le matériel et l’immatériel.  Ils ont décidés de revendiquer leurs Droits Humains qui doivent primer sur tout autre statut social ou coutumier obsolète et exclusiviste. L’initiative de ces engagés Soninkés provoqua l’ire des milieux dominants du régime féodal. Par l’acharnement constaté parmi certains de ces derniers, il semblerait que le statut de soninké (soninkaxxu) ait été contesté pour les castés esclaves (Komo) dans le milieu soninké.
Les réalités rigides de la féodalité en milieu soninké, vehiculent une idéologie foncièrement stigmatisante basée sur une hiérarchisation sociale qui s’oppose de fait à une citoyenneté pleine et entière. À l’occasion de ce FISO 2016, nous espérons que les milieux intellectuels très soucieux du FAIT SONINKÉ notamment de la langue soninké, feraient une communication sur ce qu’est un Soninké  au 21ème siècle. Cela devrait s’entendre par certaines notions; L’HUMANITÉ,  LA POLITIQUE, LA DÉMOCRATIE, L’ÉGALITÉ, L’UNITÉ et surtout LA FRATERNITÉ MUSULMANE en interne comme en externe.

Signée par Assa Konate, Juriste et Kundu Sumare, blogueur et militant abolitionniste .

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14-02-2016 13:54 – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur transféré à la prison de Bir Moghreïn

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Saharamédias – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed El Hadi Macina, arrêté jeudi dans une affaire de corruption dévoilée par des juges britanniques, a été transféré à la prison de Bir Moghreïn, dans l’extrême nord du pays.

L’information a été confirmée par le correspondant de Sahara Media dans la wilaya du Tiris Zemour.

Le nom du secrétaire général du ministère de l’intérieur qui avait occupé ce poste pendant près de dix ans, avait été cité par la justice britannique dans une affaire de corruption entreprise par une société d’impression de bulletins de vote dans certains pays africains dont la Mauritanie.

Ces derniers temps les autorités mauritaniennes avaient décidé de transférer à la prison de Bir Moghreïn des personnes accusées dans des affaires sensibles de malversations afin de les éloigner de la capitale.

Crédit source : http://www.cridem.org

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Où mettra notre renommé ministre de la justice Me Brahim Ould Daddah, ces vices de procédures et abus de pouvoir ?

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Incroyable, en Mauritanie se sont les procureurs, les juges, personnels chargés l’application des lois et le respect des procédures qui sont les premiers à les bafouer. Comment peut-on parler d’un état de droit à fortiori d’une possible démocratisation dans ces conditions? La démocratie ne peut fonctionner sans le respect des règles juridiques, c’est la moindre des choses n’est ce pas ? L’indépendance de la justice demande au moins le respect des procédures et règles !

Déjà on savait que le transfert des détenus « otages » militants abolitionnistes de la ville de Rosso vers la ville d’Aleg était illégal, puis-là, on apprend que le pire s’est produit, vous imaginez depuis le 20 Aout 2015, le procureur d’Aleg n’a pas transmis la décision du juge d’Aleg du dossier concernant Biram Dah Abeid, Brahim Ould Bilal et Djiby Sow à sa hiérarchie, surtout à la cour de cassation alors qu’il devrait le faire dans un délai n’excédant pas un mois (1mois).

Comment qualifier un pays qui ne respecte aucune règle juridique ni loi sans parler des procédures? Depuis Août 2015, la cour de cassation de Nouakchott et les avocats des détenus courent derrière un dossier qui devrait être transféré depuis la nuit du 20 aout 2015. Juste des papiers qu’on glisse dans une enveloppe hop direction Nouakchott, l’acte prend six mois (6 mois) de délais, a-t-on besoin de faire un commentaire ? Qu’attend le ministre de la justice pour faire son ménage interne s’il est là pour reformer? Combien de détenus sont en prison depuis des années sans aucun jugement ? C’est extrêmement cruel et barbare !

Le vice-de procédure et les incompétences ne sont plus à démontrer, les interminables vas-et-viens Nouakchott-Aleg des avocats ont fini par payés, le procureur acculé sur du flagrant délit de mensonge a fini par remettre le dossier aux avocats ce jeudi 11 février 2016 qu’ils ont ramené à Nouakchott eux-mêmes. Que va décider maintenant la cour de cassation ? Le vice de procédure n’est plus à démontrer dans ce dossier dans les tous cas en sachant qu’ils sont accusés sur du faux et usage de faux.

« La cour d’appel de la ville d’Aleg, dans le sud-ouest de la Mauritanie, a confirmé jeudi 20 août la condamnation à deux ans de prison ferme de trois militants anti-esclavagistes : Biram Ould Dah Abeid, président de l’ONG Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), son adjoint Brahim Bilal, ainsi que Djiby Sow, un militant pour les droits culturels. Un verdict qui choque au moment où la Mauritanie dit vouloir en finir avec cette pratique officiellement abolie depuis 1981, criminalisée depuis 2007, mais encore répandue dans le pays. »

Définition Vice de procédure
« Le vice de procédure est une expression employée pour désigner le non-respect d’une règle de procédure prévue par la loi (le Code de procédure pénale par exemple) susceptible de remettre en cause la validité d’une mesure prise ou envisagée à l’encontre d’une personne (poursuites, mise en détention provisoire, sanction, garde à vue, suspension etc… »

Diko Hanoune

Source crédit : haratine.blogpost.fr

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Manifestation du 13 Février 2016 à Paris : Bref Photo-reportage…!!!

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Ce samedi 13 février 2016, la manifestation organisée par le comité de soutien aux détenus d’ALEG en France , a eu lieu sous une pluie continue. Plusieurs mauritaniens et amis de la Mauritanie ont battu le pavé sous un temps loin d’être idéal, pour dénoncer les arrestations et l’incarcération injustes des leaders abolitionnistes et anti-esclavagistes, Biram Dah Abeid président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane. À noter la présence honorable de Leila, l’épouse du leader d’IRA, en tournée ces derniers jours en Europe. Le cortège a suivi le chemin habituel, allant du parvis de droits de l’Homme à TROCADERO jusqu’à l’entrée de la Rue Montevidéo donnant sur la représentation diplomatique de la Mauritanie en France dans le chic 16 ème arrondissement de Paris. Des slogans ont été scandés contre les injustices en Mauritanie et surtout l’acharnement des autorités du pays contre ces défenseurs des droits humains qui croupissent injustement en prison depuis le 11 Novembre 2014. Il est plus que jamais demandé au Raïs mauritanien de prendre au sérieux les problématiques liées non respect des Droits humains en Mauritanie, surtout le fléau de l’esclavage et ses différentes manifestations. La logique du déni de l’existence de l’esclavage, qui est la stratégie du pouvoir exécutif et ses différents soutiens, est devenue une FARCE innommable à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Vive une Mauritanie Juste pour Tous.

K.S

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LEÏLA, l’épouse du leader abolitionniste Birame a rencontré le comité de soutien aux détenus d’ALEG en France.

Ce jeudi 11 février 2016 à Paris , Madame LEILA, militante très engagée et épouse du président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, a rencontré certains membres du comité de soutien aux détenus d’ALEG. L’échange a été très chaleureux au cours duquel elle a exposé brièvement la situation de détenus d’opinion depuis le 11 Novembre 2014. Elle a remercié vivement tous ceux qui s’activent courageusement contre ces arrestations injustes. La militante abolitionniste a précisé que les détenus ont été privés de droit de visite depuis le 31 décembre 2015, par les autorités qui profitaient de l’évasion d’un prisonnier jihadiste pour serrer l’étau indifféremment sur tous les incarcérés, mais ces derniers jours elle a appris que les visites vont reprendre. Elle a évoqué l’état de santé des leaders abolitionnistes, notamment Biram qui a accès relativement aux soins pour ses douleurs persistantes, et le vice-président Brahim Bilal Ramdhane a eu des maux aux dents depuis un certain temps. Elle a encouragé tous les militants pour le respect des droits humains en Mauritanie, d’agir dans l’unité et contre toutes les formes d’injustices.
Les membres du comité de soutien en France ont réaffirmé leur détermination à poursuivre l’engagement pour la libération des détenus.

À PARTIR DE 14 HEURES Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 016 À LA
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H
D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.
En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour:

~atteindre notre salut

~honorer notre image de « justes parmi les justes »

~faire connaitre notre lutte

C’est bien par la force de l’expression. Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara, Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais elle pourrait compter. À noter la présence de Madame LEILA, l’épouse de Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie .

La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG

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