L’onction tribalo-ethnique est un poison contre l’ordre étatique juste.

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Salah Ould Henana, l’un des cavaliers du changement qui avaient fait trembler le régime d’Ould Taya en certaine nuit du 8 juin 2003. Lors cette tentative de coup d’état, 9 militaires et 6 civils seraient morts. Il est à noter la mort du chef d’état major de l’époque Ould Ndiayane. On se rappelle de la sortie télévisuelle du colonel Ould Taya qui accusait le bataillon de blindes avec son fameux « dababat-dababat ». Cet ancien déserteur et putschiste s’est recyclé dans la vie politique en devenant chef de parti, après l’éloignement amical d’Ould Taya par ses amis . Ould Hanane symbolise cette Mauritanie où les citoyens ne se valent pas , et que les forces tribales et communautaires peuvent garantir une assurance sécuritaire à leurs membres en dépit de la LOI du pays. Les références tribales priment sur le régime étatique, ce dernier est utilisé pour écraser et museler ceux qui aspirent à l’application stricte des LOIS. Salah Ould Henana ancien conspirateur contre l’Etat avec mort d’hommes , lui comme d’autres personnes ayant perpétré un pogrom anti Noir dans l’armée mauritanienne, n’a jamais connu la rigueur de la Loi à la hauteur de ses forfaits connus de tous. Paradoxalement, aujourd’hui deux leaders anti-esclavagistes et abolitionnistes d’IRA-Mauritanie (Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal Ramdhane) croupissent en prison depuis bientôt 2 ans; leur tort est d’avoir dénoncé pacifiquement l’ordre esclavagiste sur le foncier dans certaines localités du Sud Mauritanien. Au nom de la TRIBU, les tueurs sont dédouanés et acceptés dans la Nation avec les honneurs, et d’autres sans appui tribal en comptant sur les lois de l’État, subissent l’instrumentalisation de la Justice en étant réduits au silence.

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27-02-2016 18:45 – Libre Expression. Le train « non-stop » de IRA-Mauritanie

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Abidine Ould-Merzough – Le train de la liberté nommé IRA avait démarré pour ne jamais s’arrêter. Ce train se caractérise par cette spécificité unique, contrairement aux types de train conventionnel que nous connaissons, comme le TGV Train à grande vitesse en France, ICE Inter City Express en Allemagne ou le Shinkansen au Japon.

Les militants engagés, les progressistes, les déterminés,… se voient attirés par ce train qui représente pour eux tout l’espoir d’atteindre leurs buts, leurs attentes… Alors ils le rejoignent et y prennent place.

Ce monde qui embarque est composé de tout: ceux qui ont de bonne intentions, ceux qui ont de longue souffle, ceux qui se sentent bien équipés pour ce long voyage, mais aussi d’autres qui ne sont pas à la hauteur dans l’engagement, des semeurs de troubles, des aventuriers, ceux qui ont leur propre agenda…

Mais ce train IRA reste sous un commandement qui lui garantira la continuation de son voyage, malgré tout obstacle, malgré toute tentation de déstabilisation, malgré toute manœuvre de l’arrêter,….Ce commandement, avec le président Biram Dah Abeid à sa tête, est le seul à décider de l’itinéraire du train IRA.

Comme pendant tout voyage habituel, le passager est libre de quitter quand il lui semble bon, quand il arrive à sa destination, quand il réalise que l’itinéraire pris ne lui passe pas, ou quand il se voit incapable de continuer le voyage dans ce train….

Alors ce passager pourra déterminer la station d’arrêt la plus appropriée pour descendre, pour quitter ce train qui l’avait quand même emmené pendant un bon bout de chemin sans lui demander plus de ce que dont il est capable de payer en efforts et engagement. …

Ce passager pourra se retirer à tout moment sans bruit, sans intentions malsaines,….il sera toujours le bienvenu pour reprendre sa place dans le train….

Mais quand il pense pouvoir arrêter ce train, ou le prendre en otage, ou le dévier de son itinéraire, alors il devra savoir que son agissement est voué à l’échec, car le train de IRA est une machine compresseur capable d’aplatir et surmonter tout obstacle qui lui s’oppose…

C’est un train qui n’a pas de bouton stop, sa machine continue à marcher et ne ‘arrêtera jamais.

Abidine Merzough
Allemagne

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26-02-2016 15:51 – L’agence Tadamoun réduit les salaires de ses employés et retourne 190 millions Um au trésor (détails)

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Mourassiloun – L’Agence nationale Tadamoun de lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’insertion et de lutte contre la pauvreté (ANLSILP) a achevé les procédures relatives à la baisse des salaires de ses employés, en tant qu’option plus appropriée que leur renvoi.

La réduction des salaires se situerait entre les fourchettes de 20% et 35%, révèlent des sources, selon lesquelles, cette mesure a permis de réaliser des économies estimées à 190 millions ouguiyas.

Ce montant a été retourné au trésor public, indique-t-on, en application des mesures d’austérité recommandées par les autorités du pays à certaines structures étatiques.

Traduit de l’Arabe par Cridem

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26-02-2015 07:00 – Aziz libère Biram et ses compagnons : Une injustice ne justifie pas une autre

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Kafer Naum – Aziz, il faut libérer Biram et ses compagnons dans les plus brefs délais. Par quelle justice veux-tu sanctionner un activiste des droits de l’homme, alors que tu aurais dû la subir depuis bien longtemps, toi activiste des coups d’Etat.

T’étant opposé au décret du Président de la République te limogeant et l’ayant destitué par la force sais-tu ce que le Procureur général aurait pu invoquer contre toi ? Les dispositions suivantes du code pénal mauritanien: ART. 182.

– Tout fonctionnaire public, agent ou préposé du gouvernement, de quelque état et grade qu’il soit, qui aura requis ou ordonné, fait requérir l’action ou l’emploi de la force publique contre l’exécution d’une loi ou contre la perception d’une contribution légale, ou contre l’exécution soit d’une ordonnance ou d’un mandat de justice, soit de tout autre ordre émané de l’autorité légitime, sera puni de la réclusion.

ART. 183. – Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion.

ART. 189. – Tout fonctionnaire public révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement qui, après en avoir eu connaissance officielle, aura continué l’exercice de ses fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera puni d’un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d’une amende de 5.000 à 40.000 UM.

Il sera interdit de l’exercice de toute fonction publique, pour cinq ans au moins et pour dix ans au plus à compter du jour où il aura subi sa peine, le tout sans préjudice de plus fortes peines portées contre les officiers ou les commandants militaires par l’article 87 du présent code.

Et voici les articles 87 et suivants qui te sont applicables :

ART. 87. – Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris un commandement militaire quelconque, ceux qui, contre l’avis du gouvernement, auront retenu un tel commandement, les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée après que le licenciement ou la séparation en auront été ordonnés seront punis des travaux forcés à perpétuité.

ART. 88. – Lorsque l’une des infractions prévues aux articles 83, 85, 86 et 87 aura été exécutée ou simplement tentée avec usage d’armes, la peine sera la mort. A ces dispositions s’ajoutent celles prévues par le code militaire pour la trahison, la rébellion et la prise des armes contre les autorités de commandement.

Alors Biram, pacifiste et défenseurs de ses droits est-il plus coupable que toi ? Toi, qui en Mauritanie occupe par la force les hautes fonctions de l’Etat et qui jette les citoyens en prison ?

Aziz, il faut libérer Biram, avant que ne se retourne contre toi, les affres de l’injustice qui se crée autour de toi. La permanence des dispositions du code pénal survit souvent aux régimes éphémères. Ceux qui sont en prison valent mieux que ceux qui t’applaudissent.

II y a une année lumière d’humanité entre ceux-là et ceux qui, dussent-ils croupir en prison, te disent :

– لا تسقني ماء الحياة بذلة**** بل فاسقني بالعز كأس الحنظل

ماء الحياة بذلة كجهنم **** وجهنـم بالعـز أطيـب منـزل

Toi, te croyant au-dessus des lois, tu veux punir les autres alors que tu aurais dû commencer par toi-même. Le peuple mauritanien plie sous la misère et tu entretiens un régime d’injustice.

لا تنه عن خلقٍ وتأتي مثله … عارٌ عليك إذا فعلت عظيم

Aziz, libère Biram et ses compagnons.

Pr ELY Mustapha

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24-02-2016 21:00 – Amnesty International – Rapport 2015/2016 : Mauritanie

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Amnesty International – Trois militants anti-esclavagistes ont été emprisonnés et un blogueur a été condamné à mort pour apostasie, alors que les droits à la liberté d’expression et de réunion faisaient l’objet de nouvelles restrictions ; ces droits ont été encore plus menacés par une nouvelle loi sur les associations issues de la société civile.

Les conditions de détention restaient éprouvantes. Le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements était généralisé et favorisé par la garde à vue prolongée autorisée par la législation antiterroriste. De nouvelles lois ont défini la torture et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité et renforcé les mesures en vue de les combattre.

Contexte

En novembre, la situation des droits humains en Mauritanie a été examinée dans le cadre de l’Examen périodique universel de l’ONU1. Le pays a accepté plus de 136 recommandations, dont la création d’un mécanisme national de lutte contre la torture. Il en a rejeté 58, notamment celles concernant l’abolition de la peine de mort et la suppression du crime d’apostasie de sa législation.

LIBERTÉ D’EXPRESSION, DE RÉUNION ET D’ASSOCIATION

Des restrictions ont été imposées aux droits à la liberté d’expression et de réunion, ce qui a entraîné la détention de prisonniers d’opinion. En décembre 2014, Mohamed Mkhaïtir, un blogueur qui était en détention provisoire depuis près d’un an, a été condamné à mort pour apostasie par le tribunal de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays.

Il avait écrit un billet de blog critiquant l’utilisation de la religion pour marginaliser certains groupes sociaux. Il se trouvait toujours en détention à la fin de l’année2.

En janvier, le tribunal de Rosso, dans le sud de la Mauritanie, a condamné Brahim Bilal Ramdane, Djiby Sow et Biram Dah Abeid, ancien candidat à l’élection présidentielle et président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en Mauritanie, à des peines de deux ans d’emprisonnement pour appartenance à une organisation non reconnue, participation à une réunion non autorisée et violences à l’encontre d’agents des forces de sécurité.

Ces trois militants avaient été arrêtés en novembre 2014 avec d’autres manifestants alors qu’ils faisaient campagne contre l’esclavagisme et sensibilisaient la population locale aux droits à la terre des descendants d’esclaves. Leurs condamnations ont été confirmées en août 2015 par la cour d’appel d’Aleg3.

En août, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association a appelé l’Assemblée nationale à rejeter un projet de loi relatif aux associations de la société civile qui avait été approuvé, sans consultation publique, par le Conseil des ministres.

En novembre, Oumar Ould Beibacar, colonel à la retraite, a été arrêté dans la capitale, Nouakchott, lors d’un meeting politique au cours duquel il avait parlé des exécutions extrajudiciaires de militaires dans les années 1990. Détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté nationale, à Nouakchott, il a été libéré six jours plus tard mais maintenu sous contrôle judiciaire.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS

Des prisonniers soupçonnés d’appartenir à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et au groupe armé État islamique (EI), ainsi que des femmes et des enfants, ont été torturés et autrement maltraités. Ces méthodes visaient le plus souvent à obtenir des « aveux », mais aussi à punir et humilier des suspects.

Le recours à la torture et aux mauvais traitements était favorisé par la Loi antiterroriste de 2010, qui permettait de maintenir en garde à vue, pendant une période pouvant aller jusqu’à 45 jours, les personnes soupçonnées d’actes de terrorisme.

Cette limite était régulièrement dépassée ; dans un cas la garde à vue a même duré plus d’un an. Un détenu de la prison civile de Nouakchott, arrêté en avril 2015 et accusé d’appartenance à l’EI, aurait été torturé pendant sa détention provisoire. Il s’est plaint d’avoir eu les yeux bandés et les mains attachées par des menottes et d’avoir été frappé à coups de poing et de matraque.

Il affirme avoir été contraint de signer des « aveux » au bout de sept jours. Cet homme a dénoncé ces actes de torture lors d’une audience en juin 2015, mais les juges n’en ont pas tenu compte et l’ont déclaré coupable. Aucune enquête n’a été menée sur ses allégations de torture.

Une femme aurait été torturée durant sa détention provisoire. Elle a affirmé que des gardiens lui avaient arraché ses vêtements et l’avaient giflée pour la contraindre à faire des « aveux ».

Après son procès, elle a été extraite de la prison et emmenée dans un poste de police, où elle a de nouveau été battue. Les autorités pénitentiaires, constatant la présence d’ecchymoses sur son corps, ont signalé les faits au procureur. Des mineurs ont également été battus en garde à vue et en prison, où ils partageaient la même cour que les adultes. L’un d’entre eux a affirmé qu’on l’avait menotté et frappé pendant quatre jours pour le contraindre à « avouer ».
Parmi les autres méthodes signalées figuraient les coups assénés avec un câble, la suspension au plafond et l’eau versée dans les narines. Des détenus du centre de détention de Salah Eddin ont affirmé qu’ils n’étaient jamais autorisés à faire de l’exercice dans la cour et qu’on leur donnait de l’eau sale, ce qui avait rendu malades certains d’entre eux.

En août, de nouvelles lois ont défini la torture comme un crime contre l’humanité, prohibé la détention secrète et créé un organisme national habilité à inspecter à tout moment les centres de détention.

DISPARITIONS FORCÉES

Khadim Ould Semen, Mohamed Ould Cbih et Mohamed Khaled Ould Ahmed, trois détenus condamnés à mort pour une fusillade survenue à Tourine, ont été victimes de disparition forcée en février. Ils avaient participé à un sit-in organisé dans la prison pour protester contre le fait qu’un détenu n’avait pas été remis en liberté à la date prévue.

Les autorités pénitentiaires ont affirmé que ce mouvement de protestation s’était accompagné de violences. Les gardiens ont tiré des grenades lacrymogènes et frappé les prisonniers à coups de matraque avant d’emmener les trois hommes, dont on est sans nouvelles depuis.

Le ministre de la Justice a déclaré, en juillet, qu’il n’était pas en mesure d’indiquer leur lieu de détention et qu’une délégation serait autorisée à leur rendre visite en octobre, après l’adoption de la Loi sur la torture. Ces trois hommes restaient victimes de disparition forcée à la fin de l’année.

Les autorités n’ont toujours pas ouvert d’enquête sur le cas de 14 hommes condamnés pour des faits liés au terrorisme et qui avaient fait l’objet de disparition forcée en 2011.

Ils ont été détenus dans des conditions éprouvantes au centre de détention de Salah Eddin, où l’un d’entre eux est mort en mai 2014. Les 13 autres ont été transférés dans la prison centrale de Nouakchott en mai et en juillet 2014.

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24-02-2016 15:10 – Editorial de La Nouvelle Expression : Lô Gourmo avait raison…

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La Nouvelle Expression – Bonne année 2016. Avec beaucoup de retard ; mais pour l’humanité toute entière, je l’avais dit sans l’écrire. Mon souhait est un monde meilleur pour tous avec une Mauritanie juste parce que repensée et harmonisée. Je vais m’inviter au débat en cours, celui qui occupe et préoccupe certains d’entre nous : le dialogue politique.

L’opposition, comme le pouvoir, pense opportun cette méthodologie de gérer les affaires du pays. A mon sens, cette volonté du pouvoir de vouloir dialoguer sent le goût amer d’un non-dit ou de l’inachevé et donne raison au politique Lô Gourmo, un responsable du parti UFP, une formation de l’opposition mauritanienne.

Le Pr Lô avait déclaré, au lendemain de l’élection d’Abdelaziz pour son second mandat, que « l’élu ne l’aura été, avec 81,89 % des suffrages exprimés, que par 20% des Mauritaniens en âge de voter ». C’est à dire que 80% des Mauritaniens en âge de voter n’ont pas jugé utile de participer à ce scrutin.

Un Président qui n’est élu qu’avec plus de 80% de 20% des Mauritaniens en âge de voter est un Président mal élu, symptomatique d’une maldonne politique. D’où la nécessité de chercher à dialoguer avec la classe politique opposée. Une manière tacite de reconnaitre la crise qui plombe le pays sans que le pouvoir ne le dise clairement. Il est connu qu’en politique on parle de dialogue pour sortir d’une situation non souhaitée pour une autre situation souhaitée, d’une manière consensuelle. C’est-à-dire trouver une solution à la crise sous laquelle ploie la Mauritanie, à cause de la carence et de l’entêtement du pourvoir actuel. Un pouvoir qui se plait de mépriser et écraser ses administrés.

Le mépris… Comme le prétendent les tenants du pouvoir, tout va bien dans le pays, il n’a pas lieu de chercher à dialoguer avec un acteur qui s’est auto exclu du jeu politique parce qu’ayant boycotté. Mais la vérité est toute autre. La Mauritanie est gravement malade.

Sinon, quelqu’un qui affirme avoir gagné une élection dans la transparence et l’engouement populaire doit aller au bout de son devoir qui est de finir son mandat. Celui qui gagne haut la main une élection doit gouverner seul avec son camp, fort de sa légitimité. Mais le pouvoir d’Abdelaziz met à nu son illégitimité populaire, pour ne dire son « mal élu-ment ».

L’opposition va-t-elle se compromettre ? Une compromission qui passe par cette volonté de vouloir cogérer avec le pouvoir actuel, un pouvoir aux abois et qui accentue les maux de la Mauritanie et du Mauritanien. Un pouvoir qui suce, divise, instrumentalise…

Une opposition de la Mauritanie actuelle doit être préoccupée par la situation sociale du pays où le désarroi, la faim, l’injustice et le chaos se mauritanisent de jour en jour.

Une opposition de la Mauritanie d’aujourd’hui doit être une opposition citoyenne pour la construction d’un Mauritanien de droit et de devoir dans l’acceptation de l’autre.

Une opposition d’une Mauritanie de ce pouvoir héritier de l’ère Maouya doit être celle du refus de la collaboration malsaine.

Une opposition mauritanienne contre le pouvoir actuel, un pouvoir qui symbolise la perpétuation du système qui nous écrase depuis des décennies, doit être une opposition qui propose et milite fortement pour une Mauritanie réconciliée au lieu d’étaler à la face de tous sa volonté de participer à la gabegie insolente, à l’instrumentalisation et à la tyrannie…

La Mauritanie d’aujourd’hui a plus besoin d’une opposition d’action innovante que celle des réactions épidermiques face à un pouvoir qui a presque tout perdu et qui est en passe de tout faire perdre au pays.

Le problème de la Mauritanie est la négation de tout progrès dans le sens de l’avènement de la citoyenneté à part entière, et non d’une citoyenneté entièrement à part, qui suppose une Mauritanie qui finit avec les tares qui la minent, qui la tirent vers un trou sans fond.

Une fois cette Mauritanie pensée et décidée, on pourrait passer à l’aspect électoral…

Mais, tout exercice électoral avant la réalisation de cette Mauritanie-là ne produira qu’une copie biaisée de cette originale. Or, l’originale de cette Mauritanie-là ne fait pas rêver… une Mauritanie où perdurent racisme, irrédentisme ethnique, esclavage, exclusion, gabegie, mensonge, corruption, tribalisme, régionalisme.

Cette Mauritanie-là n’est pas une nation, n’est pas un pays. Cette Mauritanie-là n’est qu’un simple territoire, un espace de peuplement, un terrain vague…

Camara Seydi Moussa

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23-02-2016 18:45 – Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) : Vers un “IRA 1” et un “IRA 2” ?

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L’Authentique – On s’acheminerait vers la décapitation de IRA en isolant Birame Dah Abeid pour le remplacer par son vice-président et compagnon actuel de cellule, Brahim Bilal Ramadan. C’est ce que Dr.Saad Ould Louleid, ancien porte-parole du mouvement, accusé d’avoir été enrôlé par le pouvoir, a révélé lors de la conférence de presse qu’il a animée hier, à l’hôtel Chinguitty Palace à Nouakchott.

Dr.Saad Ould Louleid, ancien porte-parole du mouvement IRA, récemment exclu du mouvement, a animé dimanche à l’hôtel Chinguitty Palace, une conférence de presse dont le point essentiel était la mise sur pied d’un nouveau directoire d’IRA.

La démarche consiste dans le choix porté sur Brahim Bilal Ramadan, vice-président du mouvement et compagnon actuel de Birame Dah Abeid avec qui il partage la cellule. En fait, la démarche entreprise viserait à créer une dissension entre les deux hommes.

Le plan serait d’autant plus bien ficelé, selon les fidèles du mouvement IRA, que la conférence de presse animée par Dr.Saad Ould Louleid a connue une affluence massive de tous les anciens dissidents du mouvement. D’ex-leaders membres du bureau exécutifs d’IRA ont pris part à la conférence de presse.

Ce qui prouve, selon certains membres d’IRA, que le Système serait derrière cette initiative. « Toutes les taupes que l’Etat avait réussies ces dernières années à soutirer à IRA, par des promesses de nomination et autres avantages, ont été apparemment sommées de se joindre à Dr.Saad Ould Louleid pour porter une estocade définitive à notre organisation » a affirmé un membre du directoire.

Ainsi, l’IRA-BIS comprendrait dans son directoire, en plus du Dr.Saad Ould Louleïd, l’ancien ministre Mohamed Ould Moine et d’autres anciennes personnalités du mouvement qui « ont tous émigré vers le clan du pouvoir », selon toujours, des membres de IRA fidèles à Biram qui soutiennent mordicus que « Birame restera toujours incontournable ».

Pour le moment, Brahim Bilal Ramadan du fond de sa cellule à la prison civile de Nouakchott n’a pas encore réagi. Un scénario évoqué n’écarte pas la possibilité que l’homme fasse amende honorable en regagnant le clan du pouvoir.

Selon Hamady Lahbouss, chargé de communication du mouvement IRA, « la ligne pour nous est claire. Ceux qui veulent rejoindre Dr.Saad, donc le régime de Mohamed Abdel Aziz, sont libres de le faire. Nous ne retenons personne.

IRA continuera son combat avec ceux qui partagent ses idéaux ». Selon Hamady, il est clair que la main de l’Etat est derrière la conférence de Saad. « la fait que Saad ait obtenu une autorisation de se produire dans un hôtel au moment où les partis du FNDU sont interdits d’organiser la moindre activité dans les hôtels – ou du moins, sont soumis à des grandes contraints pour réussir à se produire-, prouve amplement que le régime en place est derrière lui ».

Les observateurs notent que jamais organisation ou mouvement n’a été aussi combattu ces dernières années que le mouvement IRA. « Cela prouve en tout cas que personne ne peut nous accuser de marchandages ni de mercantilisme, sinon on aurait vendu nos convictions à un système rompu à l’achat des consciences » conclut Hamady.

Cheikh Aïdara

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