L’effet Noir : Être soi-même…!!!

[SOCIÉTÉ] BRÉSIL : QUAND LES CHEVEUX CRÉPUS SONT PLÉBISCITÉS PAR DES AFRO-FÉMINISTES

26-01-2016 08:29 – L’Union des sites condamne l’interpellation de journalistes devant la justice (Communiqué)

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Essahraa – La police a entendu lundi 25 janvier courant à Nouadhibou, sur ordre du Parquet, les journalistes mauritaniens, les confrères Moussa Samba Sy, président du RPM et directeur de publication du journal « Le Quotidien de Nouakchott » et Babacar Baye Ndiaye, le Directeur de rédaction du portail Cridem, à la suite d’une plainte déposée contre ces médias par la Direction générale de la SNIM.

Cette procédure intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’actions visant à entrainer des journalistes devant la justice, de persécutions et d’agressions répétées commises sur des confrères au cours de l’exercice de leur mission.

Nous déclarons au sein de l’Union des sites mauritaniens ce qui suit :

1. notre condamnation énergique de l’interpellation des confrères à Nouadhibou, située à 500 km de leur lieu de travail. Ce que nous qualifions de volonté destinée à des fins d’humiliation.

2. notre inquiétude vis-à-vis de cette immunité, qui permet à des personnes, plus que le Président de la République, de disposer d’une Epée de Damoclès brandie sur l’expression et sur le droit du citoyen de savoir ce qui se passe dans son pays.

3. notre crainte que ces procédures soient les prémices d’un recul des acquis réalisés par la presse mauritanienne, qui ont permis à notre pays d’occuper une position de premier plan sur les niveaux arabe et international.

4. notre appel lancé à tous les journalistes, pour s’unir devant ces visées, afin de défendre nos acquis en matière de liberté d’expression ainsi que pour demeurer capables à dévoiler tous les dossiers de corruption, dont les auteurs sont considérés comme étant les plus touchés par cette liberté.

Le Bureau Exécutif

Traduit de l’Arabe par Cridem

http://essahraa.net/node/12219

Crédit source: http://www.cridem.org

26-01-2016 10:36 – Mauritanie: « Les négro-africains sont liquidés», Samba Thiam-FPC

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Alakhbar – «…Le deuxième type de tension que le découpage de la Mauritanie en quatre régions pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement. Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée», a déclaré Samba Thiam, président des Forces Progressistes. (Interview).

Alakhbar : Vous avez dit, en conférence de presse, que le Ministre de l’Intérieur n’a pas répondu à la lettre de la Cour suprême relative à votre recours après le rejet de la demande de reconnaissance des FPC. Comment expliquez-vous ce silence ?

Samba Thiam : Le Ministère de l’intérieur n’a pas répondu à l’injonction de la Cour suprême parce que tout simplement il manque d’arguments. Le Ministère n’a pas suffisamment d’arguments solides et crédibles pour étayer sa thèse. À moins que l’Etat ne se sente pas comme tel et que le plaignant, quel qu’il soit et en tant que citoyen, est écrasé.

Alakhbar: Aujourd’hui, vous retournez vers la Cour suprême pour qu’elle tranche le contentieux. Avez-vous confiance en cette Cour?

Samba Thiam : Nous accordons le bénéficie du doute à la Cour suprême, même si nous savons le degré de rapport entre notre justice et le pouvoir exécutif. La Cour suprême droit trancher entre les deux parties: les FPC et le Ministère de l’Intérieur. L’une a suivi normalement et régulièrement les textes. L’autre a transgressé les textes. Il faut que la Cour suprême tranche le contentieux. C’est ce que nous demandons. Rien de plus.

Pourquoi les FCP parlent de « deux poids deux mesures » après la reconnaissance par le Ministère de l’Intérieur d’un nouveau parti: Alliance Nationale Démocratique ?

Samba Thiam : Pour ce qui est de la demande de reconnaissance des FPC, le Ministère de l’Intérieur a donné sa réponse de manière voilée à travers deux articles. L’article 6 de l’ordonnance qui régit les partis politiques et l’article 11 de la Constitution pour dire que les FPC ne répondent pas aux dispositions de parti politique.

En deux mots, ils veulent dire que nous sommes un parti ethnique. Mais comment peut-on expliquer les images de ce nouveau parti diffusées à la télé et qui n’ont montré que des Arabo-berbères. On n’a pas vu de Négro-africains. Et puis, nous, les FPC, avons nos propres arabes dans notre parti. Le ministre de l’Intérieur l’a constaté dans le dossier.

Alakhbar: N’êtes-vous pas un parti ethnique ?

Samba Thiam : Pas du tout. Toutes les formations politiques mauritaniennes sont des partis à dominante. Voilà la réalité. Le RFD, Tawassoul et ADIL sont des partis à dominante arabo-berbère. Et le MPR, et l’AJD/MR sont à dominante négro-africaine tout comme les FPC. Oui, on peut retrouver des Arabes et des Négro-africains au sein des partis politiques mauritaniens, mais les dominantes restent un peu la manière dont ces partis sont constitués.

Hier, ce parti nouvellement l’a montré de manière pire ! On n’a pas vu de Négro-africains avec eux. On nous accuse, nous, d’être atteints de gale et d’autres individus qui montrent les mêmes signes les mêmes symptômes ne sont pas frappés et sont reconnus.

En vérité, le régime du Président Ould Abdel Aziz veut saper l’opposition crédible. Toute opposition qui veut être une vraie opposition il n’en veut pas; il faut la casser. En revanche, il accorde et crée toute opposition prête à le soutenir. Vous avez l’exemple du parti des jeunes, un parti satellite à l’image de cette nouvelle formation politique que le Ministère de l’Intérieur vient de reconnaitre.

Alakhbar : Monsieur Thiam, on ne vous entend plus parler d’autonomie. Cela était-il une simple idée passagère ?

Samba Thiam : C’est notre position. Nous continuerons à la maintenir et à la préconiser. C’est dans l’intérêt de la Mauritanie. Le découpage du pays en quatre grandes régions règlera deux types de tension. La première: c’est au niveau tribal chez les Arabo-berbères.

Toutes les tribus veulent être au gouvernement, ce qui n’est pas possible. Mais en leur donnant un espace où elles pourront s’exprimer on réduira les frustrations. Le deuxième type de tension que ce découpage pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui, les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement.

Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée. Parce que nous aurons notre propre région à gérer. Donc l’autonomie est une solution, de mon point de vu, pour pacifier et développer la Mauritanie.

Alakhbar : mais « autonomie » ne veut-elle pas dire « indépendance du sud de la Mauritanie », comme vous accusent certains ?

Samba Thiam : Pourquoi ce ne serait pas l’indépendance d’Atar plutôt que celle du sud de la Mauritanie ! Cela est un non sens. C’est plutôt un projet qui couvre l’ensemble du territoire qui permettra en même temps à la Mauritanie de préserver son unité.
Aussi, le gouvernement central restera unique et gardera les attributs de souveraineté comme l’armée, les relations internationales, les télécommunications, etc. le reste sera généré au niveau des régions.

Crédit source : http://www.cridem.org