24-01-2016 01:30 – Espace Culturel Diadié Tabara Camara : Comment promouvoir la lecture  chez nos jeunes ?

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Espace Culturel – « Le savoir se trouve dans les livres, lire c’est savoir » affirme Ablaye Diallo du Club Djibril Zakaria Sall. « Je pense que nous lisons, d’ailleurs nous lisons tout le temps (surtout avec l’avènement des réseaux sociaux) mais la question qu’il faudra se poser est : qu’est ce que nous lisons ?

Nous lisons n’importe quoi et n’importe comment », affirme Mamoudou Touré de l’association Je m’engage. Comment alors donner de l’importance aux livres ? Comment promouvoir la lecture pour servir nos jeunes ? Quelle place pour les nouvelles technologies dans la promotion de la lecture ?

Voici entre autres des sujets de la rencontre organisée par l’Espace Culturel en partenariat avec le Club Djibril Zakaria Sall les 16 et 17 janvier 2016, au cours de laquelle se sont réunis différents acteurs pour échanger leurs expériences et partager leurs savoirs. Réalisé dans le cadre du projet FAJR qui a justement pour mission d’accompagner l’expression de la jeunesse mauritanienne et favoriser sa réussite, cet atelier a réuni :

L’ASSOCIATION J’AIME LIRE par sa présidente Houleye Kane qui a expliqué les différentes actions menées par son association en vue de promouvoir la lecture principalement en direction des zones rurales avec la mise en place d’espaces de lectures ou de bibliothèques à Touldé, à Djéol et bientôt à Boutilimitt et dans d’autres localités.

LE CLUB PLANETE JEUNES Mauritanie par son président Mamadou Tall est revenu sur le contexte de la création en 1993 du magazine en retraçant son histoire, ses activités (organisation de concours de génies en herbe, épelles-moi, dictée ect) dans le but d’améliorer le niveau des élèves. El boukhari alias le caméléon membre du même Club est revenu sur l’importance du partage, qui est l’esprit même du club et de la pertinence de promouvoir la lecture en dehors de la capitale Nouakchott en allant dans les coins reculés par une bibliothèque mobile sillonnant différentes localités.

Le directeur de l’INSTITUT FRANÇAIS DE MAURITANIE Stéphane Blanchon affirme qu’il faudra : « Revenir sur le pourquoi les écrivains écrivent et les lecteurs lisent ? Arriver à répondre à cette question c’est aussi trouver les biais par les quels sauver le livre. Eveiller le coté créatif pour donner envie de lire. ».

Marie-Louise Diouf bibliothécaire à l’IFM est revenue sur son  quotidien  « Nous apprenons à l’enfant comment utiliser la bibliothèque et l’école doit apprendre à l’enfant pourquoi utiliser la bibliothèque. Lors de nos tournées de classe où nous lisons des extraits de livres, nous remarquons que le soir même, ces mêmes enfants viennent au niveau de l’IFM chercher le livre lu le matin».

Mohamed Lemine El Moustapha de la FONDATION HABIB OULD MAHFOUD est revenu sur les différentes activités de la fondation visant à promouvoir la lecture, il est revenu spécialement sur leur projet incitant les auteurs à donner gratuitement leur texte pour qu’il puisse en faire un ouvrage et le vendre à un prix symbolique.

L’ALLIANCE FRANCAISE qui accueille de nombreux étudiants en langue était représentée par Pierre Termes. Prenant la parole, il précise que l’alliance française est une association mauritanienne, « notre mission c’est de défendre partout la langue française car elle appartient à tout le monde ».
Cette rencontre qui a duré deux jours a été enrichie par Abdelvétah Alamane de la maison d’édition les Trois Acacias. « À partir d’une expérience personnelle j’ai fais un diagnostic qui m’a permis de comprendre que pour aller loin, il faudra revenir aux sources, c’est-à-dire, étudier les textes fondamentaux (Balzac, Molière ect ) parce que le français n’étant pas notre langue maternelle ».

Mose Chimoun professeur de littérature comparée à l’Université Gaston Berger  affirme qu’ « Un texte est un code, en lisant on le décode, il faudra avoir au préalable le système dans la tête, il ya différentes sortes de lectures. Quand on apprend un texte on lit à haute voix et quand on le maitrise on le lit à basse voix. Il est important de savoir comment lire ? pourquoi lire ? Que doit-on lire ? Les journalistes en faisant des pages dans leurs journaux peuvent promouvoir la lecture par ce biais. Pour avoir fait l’expérience, je conseillerai aux écrivains de produire des livres en format de poche car les livres volumineux n’attirent plus les lecteurs. Concernant les enfants, il est important aussi d’avoir une bonne pédagogie pour les amener à lire. Le problème de l’absence des maisons d’édition dans nos pays constitue un énorme frein. » La deuxième journée était dédiée aux nouvelles technologies avec le thème : lecture et nouvelles technologies. Comment créer le gout de la lecture chez les jeunes par le biais des nouvelles technologies ?

Deux associations mauritanienne travaillant dans le domaine de la vulgarisation des Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication (NTIC), HADINA RIMTIC avec Mariam Bâ et INNOVRIM avec sa présidente Diarra Sylla, ont fait une communication sur les nombreuses opportunités et avantages qu’offrent les NTIC pour promouvoir la lecture. Elles ont cité quelques outils en guise de suggestions que peuvent utiliser les amateurs, passionné(e)s de la lecture.

Le débat a parfois été orienté vers la traditionnelle opposition entre les méthodes, outils de lecture qu’offrent nouvelles technologies (liseuses, ordinateurs, tablette) et méthodes et outils classiques (bouquins, articles ect). Ces échanges ont confirmé le dicton « c’est de la confrontation que jaillira la lumière ».

L’Inspecteur superviseur de l’éducation nationale, Ould Ghassem  se dit impressionné par cet atelier, d’une haute importance capitale, « la lecture est une solution pour remonter le niveau de nos enfants. »

Un moment de silence a été observée en la mémoire de feu Djibril Hamet Ly président d’honneur du club Djibril Zakaria Sall. Ces travaux suivi d’échanges libres ont abouti à d’importantes pistes de solutions et suggestions qui seront très prochainement réuni dans un rapport et qui sera mis à la disposition des différents acteurs qui nous l’espérons en prendrons comptes pour arriver à améliorer le niveau des élèves et renverser la tendance actuelle.

Ba Salimata
Rapporteuse

Crédit source : http://www.cridem.org

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