L’ESCLAVAGE ET LA FEODALITE: CES TARES QUI PERPETUENT L’ETAT ARABE RACISTE

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En Mauritanie, le bilan des partis politiques et des organisations humanitaires est peu reluisant. Malgré, quelques résultats engrangés sur le terrain humanitaire, comme l’atteste le pèlerinage d’Inal et les nombreuses actions rendant audibles les lancinantes question irrésolues des exécutions extrajudiciaires et de l’esclavagisme, toujours nié par l’état, la dynamique politique visant a soustraire le pays de l’hypothèque n’a pas été globalement positive. Au contraire les echecs se repetent et le pouvoir s’enracine……..

L’euphorie célébrée par certains mouvements quant aux avancées, par ci et par là, ne doit pas faire oublier que l’état reste raciste adossé invariablement et très régulièrement à une intelligentsia, des plus corrompus de la sous-région, plonge le pays dans une impasse sans précédent. Taya, Ely, SIDIOCA, tous de la minorité arabe, ont laissé le pays dans une situation politique similaire à celle de feu Mokhtar Ould Daddah. Ould Aziz en amplifie le ton. Notre pays estunnraciné dans le racisme, avec un pouvoir arabe centralisé, et auquel est subordonnée une élite noire qui est entièrement à son service.

Aujourd’hui cet état de fait est incontestable, avec en plus, une corruption systémique, avec un secteur public déficitaire (SNIM), une agriculture menacée par les agro businessmen arabes, une tension sociale perceptible nous exposant ineluctablement a des incertitudes graves.
On se rappelle, qu’après, le “coup d’état” contre SIDIOCA, plusieurs partis politiques, qui forment l’essentiel du corpus du FNDU (l’opposition officielle), ont condamné fortement l’incusrsion politique des militaires sous le prétexte que la “légalité” et la constitution auraient été bafouées; Or la démocratie en Mauritanie n’aura été, en vérité, qu’une ruse visant à approfondir les inégalités et à masquer les massives violations des droits humains commis par l’état.

Cette démocratie dans laquelle s’engouffre tout le monde (meme les radicaux et les excites) aura participée pleinement aux inégalités qui se creusent davantage, corollaire d’un ½ siècle d’une tradition étatique instaurée dès notre accession à la souveraineté internationale.
En effet depuis 1960, l’élite arabe esclavagiste à laquelle le pouvoir fut offert par la France, s’est vite servie de la bourgeoisie féodale noire de la vallée pour enclencher son projet cynique et raciste d’exclusion des noirs majoritaires…..Le système ainsi mis en place se transformera en une technostructure raciste, esclavagiste, féodale et corrompue qui se perpétue sous nos yeux…….

Cette vieille classe politique a généré un autre système majoritairement arabe, en une dictature habillée en démocratie multipartite qui a su, avec l’aide de l’intelligentsia et de technocrates des deux bords, maintenir le statu quo dans lequel les noirs sont encore des citoyens de seconde zone……..Ce système est celui d’une élite arabe qui décide, flanquée par un gouvernement d’exécutants au service du projet de société de l’état arabe. Il se greffe à ce système despotique habillé en démocratie, des députes, des sénateurs, des maires majoritairement arabes dont les rares noirs sont recrutés et payés par le système arabe raciste pour servir ramification structurelle dans les villes, les villages du pays.

C’est dans ce contexte précis que les «élus locaux» et autres «commis de l’état» (terme édulcoré pur justifier l’allégeance et la bêtise politque) sont choisis via une subtile combinaison de traditions fossilisées de notre société corrompue pour satisfaire les partisans locaux du racisme par une redéfinition de nouvelles logiques locales de perpétuation du racisme et de la féodalité. C’est pourquoi depuis l’avènement de cette «démocratie raciale» et raciste, de nouvelles relations sociales ont été établies et servent de vivier politique pour le recrutement des militants et autres partisans du racisme d’état formant un système explosif dans lequel les noirs auront joué un rôle hautement pernicieux. Grace à cette corruption systémique qui n’épargne aucune ville ni village du Sud, on assiste, grandeur nature, a la résurgence de pratiques sociales fossilisées et jadis usitées pour gouverner la société localement…….

Du Toro, en passant par le pays halaybe, le Bossoya, le Nguenar, le Yirlaabe et le hebiyaabe, on assiste à une resurgence des titres de chef de chefs de villages, à la multiplication des titres elimanes, des jaggorga, des mawdo kaja et de Lamotome kajja, les Kamlinkou d’ici et de là-bas et que sais-je encore………..Aujourd’hui, on assiste partout dans le Fouta et ailleurs (et dans le pays maure), à une multiplication de ziyyaras, des mawalids (fête de la naissance du prophète), à celles des cérémonies sociales extravagantes initiées par certaines classes sociales avec le truchement d’une élite locale, le tout, en général, pour draguer le pouvoir central arabe afin de s’attirer ses faveurs au bénéfice des chefs traditionnels et de marabouts autoproclamés dont l’ambition égoïste est d’assouvir leurs intérêts égoïstes et ceux de leurs obligés : L’avoir et le pouvoir à tout prix………..On aurait bien aime entendre ces titres et ces chefferies en peride de misere, de braise et d’executions sommaires…….
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Ces attitudes, EN CONTRADICTION AVEC LES ASPIRATIONS DE LA MAJORITE NOIRE, sont de nature à saborder et sacrifier davantage les valeurs liées à une saine cohabitation entre arabes et noirs pour lesquelles se battent de dignes fils de ce pays ayant endurés des années de souffrance pour une égalité en Mauritanie. Une Mauritanie sans racism…… Hélas, on est pas encore sorti de l’auberge…….

Adama NGAIDE. USA

Crédit source : bloggeur abolitionniste Diko Hanoune