Le pouvoir, c’est servir toute la JUSTICE d’abord….!!!

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Le pouvoir, c’est servir d’abord la justice et par la justice avant de se servir autrement sinon il sera naturellement contesté. Tout ce qui s’organise injustement à toute échelle doit s’attendre à être dénoncé à court terme et combattu à long terme. L’injustice crée elle même les conditions de son déclin à terme.

Un exemple d’exercice du pouvoir pour nos dirigeants arabo-musulmans d’aujourd’hui: Dans la série « Umar Ibn Khattab », un personnage (émissaire byzantin) venu rencontrer le deuxième calife à Médine et étonné de la sobriété qui entourait le chef d’une telle armée qui les a vaincus quelques temps avant disait : 《 un homme peut apprendre de son adversaire ce qu’il ne peut pas apprendre avec son ami》

En effet, il n’a trouvé aucun garde corps et ni cordon sécuritaire avant d’accéder au calife Umar (ras) qui était assis sur le sol sans siège particulier, l’émissaire disait :《 un dirigeant juste ne craint ni complots, ni trahison et encore moins une vengeance, alors que chez lui par leur faste démesuré, leurs rois injustes s’enferment dans des palais bien garnis craignant les complots de tout genre.》
#SérieOmar

12-09-2015 21:45 – Une dame dénonce le trafic d’être humains et les viols subis par les mauritaniennes en Arabie Saoudite

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De retour d’Arabie Saoudite ce vendredi à 3 heures du matin, Salka a dénoncé un trafic d’êtres humains auxquelles se livrent d’obscures agences de recrutement de domestiques basées à Nouakchott.

«Nous (les bonnes recrutées et envoyées récemment en Arabie Saoudite) avons signé des contrats en tant que bonnes domestiques et nous en sommes fières, nous ne sommes pas des femmes qui font commerce de leurs corps. Les gérants d’agences qui nous ont envoyées en Arabie nous avaient en réalité vendues, cela à notre insu », dit-elle en substance.

Salké a également dénoncé les maltraitances dont elle et ses compagnons d’infortune ont été victimes : «Nos bourreaux saoudiens nous ont violées, battues», affirme-t-elle en substance. Elle a estimé que ces derniers sont en vérité des impies et non des musulmans.

Enfin, elle a appelé l’Etat à punir les soi-disant gérants des agences de recrutement de bonnes qui en réalité se livrent à un trafic d’êtres humains. Rappelons que Salké et les autres bonnes envoyées récemment en Arabie Saoudite doivent leur salut aux militants abolitionnistes qui ont poussé les autorités saoudiennes à agir et à rapatrier les dames.

SC
(©Cridem/ 12 Septembre 2015)

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Le système de castes: les Hommes ne se valent pas.

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En Mauritanie, la jonction possible de la problématique de l’esclavage  (couche haratine victime) et le système de castes régissant presque toutes les autres  communautés nationales , surgit fréquemment dans les débats à divers niveaux (réseaux sociaux, plateaux télé et d’autres). Et ceux qui se jouent en premier de ce rapprochement, trouvent aisément une échappatoire calculée afin de soulager leur conscience face aux conséquences de l’ordre esclavagiste et ses dérivés béants. Les seconds souvent se trouvant interpellés à vif, tentent expressément d’indexer la gravité de l’ordre esclavagiste affectant une frange de la communauté Haratine, et par un détour lisse et moins fouillé, le système de castes apparaît comme un modèle gentil avec des vertus enviées pour tous les segments de la société castée.

L’ordre esclavagiste se singularise par la chosification de l’Homme esclave qui est conditionné à lier le sens de son existence qu’en étant au service de son maître. Et ce dernier dénie implicitement à l’esclave toutes les références valeureuses en vigueur entre les gens normaux dans la société. Par cette flagrance, l’indexation d’un pareil système inique et injuste, est aisé car les deux univers (exploitant et exploité)  se distinguent de fait.

Quand au système de la hiérarchisation par castes sociales, l’approche classique le présente comme un régime de partage du travail et une régulation sociale et sociétale . Dans ce système, on croit lier le statut social et coutumier d’un individu au métier qu’il exerce, et de ce fait, si chacun occupait  sa place selon ses compétences pour la bonne marche du Tout interdépendant, tout serait presque parfait. Mais qui occupe quoi dans ce système dont certains parmi les voix autorisées qui appellent à un progressisme osé à l’échelle nationale de la part nos concitoyens arabo-berbères, peuvent citer aisément les différentes couches et leurs fonctions dites louables,  mais évitent sournoisement de nommer la caste d’extraction servile. En effet, on voudrait faire croire que  la caste griote par son statut coutumier , est une nécessité pour la transmission et l’entretien du prestige mémorial de ceux qui dirigent par l’ordre féodal sur le matériel et l’immatériel. Dans un magma primitif truffé des non-dits, l’ordre féodal règne en douceur à travers différentes manifestations et cérémonies à caractère sociétal et social, et surtout même improprement appelées « culturelles ». Ainsi la promotion dite culturelle d’une société castée ne peut échapper à une certaine réaffirmation du puzzle coutumier casant les uns et les autres pour le bon fonctionnement du système.

Il peut être admis aisément par tout observateur sincère parmi Nous (Noirs mauritaniens en premier et d’autres) , que nos sociétés hiérarchisées se composent d’une caste dite supérieure et d’une autre dite inférieure. En effet, la dite supérieure tient l’ordre du système en complicité généralement avec d’autres castes intermédiaires qui y tirent différents privilèges dans le temps et l’espace.

Et la caste dite inférieure et la citoyenneté dans ça…!!!???

Le système des castes se reconnaît facilement féodal, mais se refuse naturellement d’être esclavagiste de fait. Bien que le féodalisme et l’esclavagisme se définissent plus par un état d’esprit particulier  qui dépasse l’élément racial, les milieux féodaux et les esclavagistes veulent s’éviter en public. Et pourtant les uns et les autres peuvent avoir des affinités fines sur tout ce qui a trait à la direction des affaires communautaires, tribales, ethniques et même étatiques .

Dans le système des castes, le statut coutumier d’esclave existe et s’entretient sournoisement dans le temps et l’espace. La caste d’extraction servile est de loin la plus lésée et stigmatisée de la stratification sociale qui régule le socle d’identification de chacun d’entre nous. Par évidence la caste esclave ne subit pas l’esclavage proprement dit aujourd’hui , mais est appelée à se soumettre à un conditionnement faisant d’elle, la dévouée aux rôles sociétaux les moins enviables (danses, travaux physiques, langage grossier, et auto-dévaluation par rapport aux autres). Un type casté esclave doit savoir assumer ouvertement qu’il serait indigne d’accéder à certains cercles d’échanges et de responsabilité, et que son honneur dans le groupe dépend d’une subordination à la famille de son maître par ascendance matrilinéaire. Un tel casté abreuvé à cette « sauce » déterministe, pensera que même La Miséricorde d’Allah azzewejel envers les Hommes devrait respecter cet ordre foncièrement discriminant par déterminisme de naissance. Cependant la caste dite inférieure a pour fonction première de servir aux tenants du système, une référence d’indignité et une couche sociale de sang impur frappé d’une damnation éternelle parce que ayant subi l’ordre esclavagiste d’antan. Ainsi très souvent, le casté esclave n’est pas une victime comme les autres, car il se plaît étrangement dans un ordre qui nie explicitement sa Dignité d’Être et d’Avoir en fonction de ses capacités intellectuelles et physiques.

Comme dans un régime esclavagiste, les hommes ne se valent pas non plus dans une société où règne le système des castes. En effet, dans les deux  cas on accorde peu d’importance aux notions comme citoyenneté, droits humains,  démocratie et égalité. Sinon pour certains de nôtres, le prêche pour l’exercice de ces notions varie selon l’endroit concerné  (le village ou le pays). Certains peuvent dénoncer un ordre étatique dit à dominance beydane et en appelant à plus d’ouverture progressiste sur l’élément NATIONAL, mais s’avérer être des conservateurs zélés de l’ordre féodal qui sévit dans leurs TERROIRS. On croit être en droit légitime d’indexer le vrai-pouvoir dit Maure, et par une gymnastique d’esprit, nos villages sont considérés comme des principautés. Dans ces dernières où certains dont les ancêtres subirent l’ordre esclavagiste et ayant participé vaillamment à l’installation des sites villageois , sont frappés d’illégitimité éternelle sur le matériel et l’immatériel. Ainsi d’un ordre à un autre, ton voisin du village est perçu tantôt comme un citoyen conscient avec qui on doit lutter pour nos Droits politiques, et tantôt comme un élément perturbateur menaçant la dite cohésion tribalo-ethnique. En effet, il est pertinent de faire comprendre à ceux qui jurent par l’exclusivité du droit presque divin de la chefferie coutumière dans nos communautés féodales, que le contrôle quasi exclusif des leviers régaliens de l’État Mauritanien par la dite minorité arabo-berbère serait une norme respectant la logique des choses finalement. Dans ce pays dénommé Mauritanie, certains Maures conditionnés par l’idéologie panarabe et nationaliste, se servent des mêmes références  déterministes et exclusivistes que certains milieux féodaux sur la gouvernance des affaires publiques. C’est ainsi, être nés égaux en Droits et en Devoirs n’aura pas la même  saveur selon l’échelle nationale ou intra-communautaire. De ce fait, l’engagement pour les Droits humains, s’assume à la carte en fonction des échelles.

Certains milieux engagés pour l’émergence d’un État de droit en Mauritanie veulent minorer les écueils de l’ordre féodal basé sur le système de castes en vigueur. On voudrait admettre que la problématique de la féodalité serait un faux débat et une simple histoire de complexés. D’autres veulent assurer qu’ils auraient réglé et dépassé les injustices liées au système de castes , par des pièces théâtrales dans le passé, alors qu’aujourd’hui en 2015, beaucoup feignent d’éviter par une gêne inexpliquée et suspecte, tout débat sur la question. Il est beaucoup question de culturel ici et là, mais nous devons accepter humblement et courageusement que le culturel peut être source d’injustice et des stigmatisations pour les consciences de certains parmi nous. Il faut bien rappeler aux proclamés porte-étendards engagés de la sphère politique et de la société civile, qu’il faudrait un réflexe sincère d’empathie pour mener les engagements avec une COHÉRENCE tant souhaitée et nécessaire.

Kundu Sumare

SoninkIdees-J’ose by K.S