Verdict inique de Rosso, confirmé à Aleg.

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#J282Aleg #IRA

Et Aleg fut un NON juste et digne à la farce judiciaire d’un appareil judiciaire qui voulait se faire du crédit, mais la détermination et la force de caractère de nos leaders défenseurs des droits humains ont mis à nu les manigances politiciennes qui entourent l’appel de ce procès. Le président Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane n’ont pas voulu quémander une éventuelle libération, mais ils veulent l’expression du Droit dans tte sa Rigueur.

Bravo 👏 pour leur COURAGE… !!!

Oui au NON d’Aleg.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Un dossier judiciaire devenu un boulet rouge…. !!!

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Ce jeudi 20/08/2015 correspond au code J282, c’est-à-dire 282 ème jours depuis l’arrestation du leader abolitionniste d’IRA-mauritanie Biram Dah Abeid, son vice-président Brahim Ould Bilal Ramdhane et Djiby Sow élargi provisoirement pour raison sanitaire.

Avant ce #J282, il est important d’observer certains éléments de l’actualité récente chez le pays des sables mouvants. D’abord, les officines des renseignements généraux qui contrôlent le vrai Pouvoir-État pensent trouver une fenêtre intéressante afin d’organiser l’appel du procès des détenus d’opinion d’Aleg. Le régime du président du général Abdelaziz semble avoir comme l’une des priorités de son deuxième mandat, l’élimination et l’écrasement du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE qu’on refuse toute reconnaissance officiellement. Quand le Raïs disait éradiquer les extrémistes qui menacent la dite paisible cohésion nationale, ce sont les courageux militants anti-esclavagistes qui étaient visés en premier lieu. L’ordre politique avait été lancé par la provocation du 11 Novembre 2014 à Rosso, suivie de l’arrestation des responsables de la caravane initiée contre l’esclavage foncier dans certaines localités du Sud mauritanien.
L’écrasement promis contre « les extrémistes » s’est transformé en une cavale politique contre Birame Dah Abeid et ses camarades. Il s’en est suivi un procès tenu à Rosso ayant donné un verdict qualifié de politique par tous les observateurs le 15/01/2015. 
À la suite de cet ordre politico-judiciaire, la machine de contre Droits s’est mise en place, et finalement toutes les décisions prises dévoilent le caractère inique et injuste de la procédure. Les séquestrés défenseurs des droits humains sont transférés à Aleg, par la volonté venant d’en haut voulant un isolement de leur cas, mais peine perdue.
Entre temps, le 26/03/2015 il a été intimé à une ligue des Ulémas mauritaniens pour émettre une Fatwa qui rend désormais Haram l’esclavage et ses diverses séquelles. Cette Fatwa contredit le discours officiel niant l’existence même de l’esclavage en Mauritanie, mais derrière ces manoeuvres, on sent l’activisme des services de renseignements qui croient traiter superficiellement l’épineuse question de l’esclavage sans la participation des vrais abolitionnistes. L’affaire des quelques centaines de filles envoyées en Arabie saoudite dans des conditions obscures, s’éclate face au monde entier, et les plans concoctés par les limiers du général prennent un autre coup. Encore un appui aux thèses des abolitionnistes qui sont traqués et emprisonnés.

À l’assemblée nationale, les députés sous ordres s’embrouillent dans un énième projet de loi contre l’esclavage, relevé au degré de crime contre l’humanité. Encore drôle d’histoire, un crime contre l’humanité se pratiquait dans notre pays dont les officiels chantent que l’esclavage n’existe pas et que les défenseurs des droits humains sont traités d’extrémistes qui complotent avec les ennemis extérieurs du pays.

Ces derniers jours, à l’annonce du procès en appel, les détenus et leurs avocats déclarent boycotter, car la procédure suivie depuis était illégale. Les services secrets qui sont à la manette pensent que tout Cri est à contrôler, et un responsable occidental défenseur a été piégé et refoulé de Nouakchott ces dernières heures pour cause de Visa. Une fois de plus par amateurisme, toute décision prise ici et là, conforte les thèses des défenseurs des Droits humains et divulgue la stratégie de fuite en avant des autorités.

Et demain inch’Allah le jour du code J282, on peut s’attendre au summum du boulet traîné depuis plusieurs mois.

#J282

SoninkIdees-J’ose by K.S

19-08-2015 13:14 – Petite notion sur les FLAM/Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

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Le Calame – L’organisation des Flam, ce mot qui rappelle le feu, et qui a une connotation militaire, puisqu’il veut dire : Forces de Libération Africaines de Mauritanie, est pourtant composée d’un groupe restreint d’intellectuels civils, négro-mauritaniens pacifistes, qui n’ont que leurs plumes et leur courage pour dénoncer l’arbitraire ainsi que les injustices et les discriminations subies par leur communauté.

Cette organisation, qui avait engendré une véritable chasse aux sorcières de la part des services de renseignement de l’Etat qui l’avaient infiltrée, avait été exagérée par le Comité militaire dans le but de culpabiliser, au besoin, l’élite négro-mauritanienne. Qui voulait inquiéter un négro-mauritanien, occuper son poste, son domicile ou bénéficier de son patrimoine, l’accusait d’appartenir à cette organisation.

En 1986, ce groupe avait publié un manifeste, inspiré sans doute par le vingtième anniversaire de la célèbre lettre des 19, qui dénonçait déjà, en 1966, les discriminations flagrantes dont étaient victimes les cadres négro-mauritaniens.

Ce manifeste, qui dénonçait lui aussi, l’ampleur des discriminations du pouvoir « beïdane » avec des statistiques précises, et qui contenait des revendications tout à fait légitimes, avait été distribué au cours du sommet des chefs d’Etat africains en juillet 1986.

Les services secrets du comité militaire s’étaient saisis de ce document afin d’y apporter des modifications diabolisant les Flam, considérées désormais comme de vulgaires racistes, sécessionnistes à la solde du sionisme international et d’un pays voisin. Ce document rectifié constitue l’acte de la naissance officielle de la Poularophobie.

Diabolisation

Sur les trente-trois condamnés à 4 et 5 ans de prison ferme, pour distribution de tracts (le manifeste du négro-africain opprimé), seuls 7 parmi eux étaient membres des Flam.

Il s’agit des inspecteurs de l’enseignement fondamental, Ly Djibril Hamet et Thiam Samba, de Diallo Abdoulkerim infirmier d’Etat, de Sarr Ibrahima, écrivain journaliste, d’Ibrahima Abou Sall professeur d’histoire, de l’ancien ministre martyr DJIGO Tafsirou et du grand professeur chercheur, socio-anthropologue et islamologue, Saidou Kane décédé en 2006 dans un accident de circulation.

Tous les autres n’avaient aucun lien avéré avec les Flam. Certains entendaient pour la première fois le nom de cette organisation devant le juge, à la lecture du chef d’accusation. Ils ont été victimes du zèle de la police politique ainsi que du mépris et de l’incompétence du pouvoir d’exception dominé par le courant nationaliste arabe, idéaliste et raciste.

Parmi ces innocents, il y avait l’écrivain poète martyr, Tene Youssouf Gueye condamné en septembre 1986, à 5 ans de prison ferme pour avoir transporté par avion, un pli fermé, de Dakar à Nouakchott, remis par un membre des Flam, qui contenait, à son insu, semble-t-il, « ce maudit » manifeste.

Il mourut, dans l’indifférence totale, loin des siens, le vendredi 2 septembre 1988 à Néma, d’une cirrhose aggravée par deux longues années de mauvais traitements et de malnutrition, dans le mouroir de Walata. Parmi ces innocents, on peut aussi citer le professeur Abdoulaye Sarr et tant d’autres éminentes personnalités.

Ni les officiers et sous-officiers négros-mauritaniens coupables de la tentative de putsch d’octobre 1987, ni les paisibles citoyens déportés en 1989 et spoliés de leurs terres et de leurs biens, ni les martyrs du génocide de 1990-91, n’ont un lien quelconque avec les Flam.

Ce manifeste falsifié du négro-mauritanien opprimé est ainsi devenu le porte malheur pour toute une communauté. C’est lui qui a déclenché la chasse aux toucouleurs, la haine raciste, aidé en cela par la tentative d’octobre 1987, qui a été la goutte qui a fait déborder le vase, bien que n’ayant aucun lien de cause à effet avec les Flam.

C’est ce manifeste retouché par les renseignements généraux, et renforcé par la tentative du coup d’état, qui est à l’origine de la déportation de dizaines de milliers de paisibles citoyens mauritaniens, de l’occupation de la vallée avec son macabre décor et du honteux et abominable génocide. Et ça continue…. Puisse Allah le Tout Puissant arrêter cette malédiction.

L’union pour le meilleur et pour le pire, entre les Flam, auteurs du manifeste de 1986 (33 cadres civils) et les putschistes de 1987 (35 militaires), a été inventée par le CMSN. Et c’est pendant le procès de JREIDA en novembre décembre 1987 que le contrat de mariage forcé a été scellé par ce pouvoir, entre l’aile militaire et l’aile civile des Flam.

Le « voyage de noces », long de 1212 km, s’est déroulé dans un camion remorque bâché. De Nouakchott jusqu’à Oualata, les conjoints étaient enchainés les uns aux autres, comme pour les obliger à se réconcilier, sous la « musique » des bâches fortement secouées par les vents frais de décembre, mêlée aux soupirs et aux gémissements des passagers.

Le couple, volontairement affamé, avait vécu plusieurs mois de « scènes de ménages », dans des conditions horribles, de décembre 87 à avril 89, parce que la « dot » n’avait pas encore été versée. C’est ainsi que le pouvoir d’exception qui tenait absolument à cette union va décider de payer une « dot » très alléchante. Et ce fut la déportation de paisibles citoyens en 1989 et l’occupation de la vallée. Le mariage ainsi « légalisé », il fallait préparer au couple « la lune de miel ». Et ce fut le génocide de 1990-91. Le Poularricide.

Mariage forcé

Unies par la foi, par l’histoire, par la géographie, par le sang, par la langue et désormais par un destin commun, ainsi que par les malheurs et les souffrances de leur communauté, l’aile militaire et l’aile civile des Flam ont enfin consommé, dans la plus grande douleur, ce mariage obligé, tant voulu par ce pouvoir d’exception.

Les Flam, ainsi tonifiées par l’aile militaire, et nourries par les politiques d’exclusion et de discrimination du CMSN, qui leur a donné des arguments on ne peut plus solides, pour dénoncer la politique raciste du pouvoir « beïdane », sont devenues, au fil du temps, l’incarnation de la cause des négro-mauritaniens.

Aujourd’hui on leur refuse une tribune nationale à travers leur nouveau parti sous prétexte de velléité séparatiste ; au moment où le pouvoir s’entoure de conseillers privilégiés baathistes, partisans d’une Mauritanie arabe amputée de sa composante négro-africaine, qui avaient préconisé selon la déclaration télévisée de l’un de leurs leaders, aux auteurs du coup d’état du 10 juillet 1978 en cas d’échec de leur putsch , de provoquer la guerre civile et de se replier vers le nord. Entendre par là vers l’Algérie et le Polisario !

Au moment où toutes les télévisions publiques et privées produisent des émissions presque quotidiennes, animées par notre élite intellectuelle honorant le sécessionniste Ahmed Baba Miské qui fêtait avec notre ennemi, la mort de nos soldats sur le champ de bataille et notamment la mort du doyen de nos martyrs, le commandant de la Garde nationale Soueidatt Ould WEDDAD, déclaration diffusée en janvier 1976 sur les ondes de la radio séparatiste.

Cet irréductible sécessionniste qui avait porté les armes contre son propre pays, sans être inquiété, avait écrit dans son livre, « Front Polisario, l’âme d’un peuple », que les frontières du Sahara occidental englobaient toutes nos régions du nord à savoir : l’Adrar, Dakhlet Nouadhibou, le Tris Zemmour et l’Inchiri.

Il y a deux ou trois ans, il a inventé une nouvelle approche séparatiste qu’il avait développée dans une conférence de presse au palais des congrès et qui consistait à alimenter une caisse pour le développement exclusif du Nord, à partir des taxes payées par les sociétés qui exploitent les gisements dans ces régions, sous prétexte que les nordistes sont les citoyens mauritaniens les plus pauvres malgré la richesse de leur sous-sol.

On sent déjà les prémisses d’un nouveau projet sécessionniste de la république du Nord. Au lieu de passer devant une cour martiale, cet individu continue de bénéficier de tous les égards dans les milieux du pouvoir et de la classe politique Beidane sans mémoire.

Quant aux Flam, il s’agit d’authentiques citoyens mauritaniens qui ne sont ni racistes ni sécessionnistes, détenteurs d’un projet de société raisonnable pour la Mauritanie qu’ils veulent soumettre au peuple. C’est leur droit le plus élémentaire. Leur exclusion du débat national constitue une erreur monumentale, leur parti doit être reconnu officiellement. Seul le peuple, souverain, peut refuser leur projet.

Malheureusement, le grand problème de notre pays c’est qu’on n’est pas dans une vraie démocratie, comme le disait Georges Clémenceau, chef du gouvernement français pendant la première guerre mondiale: « Il suffit d’ajouter ‘’militaire’’ à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi, la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique, …». La démocratie militaire n’est pas la démocratie.

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Si l’union européenne traîne à l’hypocrite, l’union africaine est criminelle, et Nous aussi… !!!???

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La mer méditerranéenne, cimetière de l’année 2015 pour tant d’espoir, et le pire est que très souvent, les images des rescapés secourus et accueillis sur la rive européenne, jouent un facteur incitatif pour les nouveaux partants. Les désespérés de la vie sur la rive africaine s’imaginent entre les mains des secouristes italiens et considèrent ceux qui sont emballés dans des couches blanches comme la minorité malchanceuse, par l’effet du sur-espoir. Et même les corps jonchant les côtes, sont perçus comme l’effet du fatalisme, car on peut mourir en étant endormi dans la chambre de sa mère au village.

Quel jeu pour l’union européenne… ???

À chaque hécatombe, l’institution européenne rumine et communique exagérément mais agit très peu. La plupart des pays qui la composent se soucient et s’inquiètent afin d’éviter au maximum d’accueillir les rescapés « chanceux », qu’on semble préférer les voir dans les sacs emballés et supporter le flash de conscience lors d’un bulletin d’information passager. Certains pays de cette union ont un contrôle technique et matériel dans les airs et dans les mers lointaines, mais font semblant d’ignorer Tout de la mer méditerranéenne. Cette derniere via le canal du suez égyptien, est comparable au périphérique parisien aux heures de pointe, mais les navires-tanks pétroliers et d’autres équipements suivent le temps du business plus important que la détresse humaine d’à côté. De même, cette mer est truffée de navires militaires dont des sous-marins très intrusifs, mais pareillement, le temps militaire et géo-stratégique est plus urgent ailleurs, donc pas de temps de secourir qui nécessite une sécurisation après, et on a rien vu, ni rien entendu. Il y’a quelques mois, les querelles à palabres entre les États membres concernaient la prise en charge des rescapés par quotas, et on déduit aisément que pour eux, les noyés repêchés et les disparus sont les bienvenus parceque les corps sans vie ne posent aucun problème d’accueil. Ceux qui ont mis en place un non fly zone sur la Libye pour traquer le colonel Kaddafi, peuvent-ils dire incapables anticiper la ruée des bateaux d’infortune qui tuent en masse..!!!???
Finalement, comme on ne veut recevoir personne parmi nous , on espère peu des rescapés secourus dont l’accueil nous pose problème déjà.

L’union africaine terriblement absente… !!!

La Libye est un État membre de cette union célèbre pour son immobilisme quasi-criminel. Parmi les victimes de cette mer mouroir, on compte plusieurs africains qui peuvent ignorer même l’existence d’une union continentale. Parfois dans notre propre pays, la défaillance de l’éducation fait que certains parmi nous n’ont aucune conscience d’être dans un pays des droits et des devoirs. Tristement la réalité des éléments positifs d’un État, n’a de prise que pour une petite minorité qui s’entretient dans le matériel et l’immatériel du Bien commun. Entre les États membres de cette union jet setters à ADDIS-ABEBA, on n’hésite pas de traiter les ressortissants des uns et des autres comme de la meute fauve à traquer, je pense aux cas de l’Angola, de l’Afrique du Sud et de la Mauritanie bien sûr. Si l’Afrique du Sud qui est le pays le plus développé du continent traite d’autres africains comme des intrus indésirables, il y’a peu de chance qu’elle ait une sensibilité pour ceux qui vont être piégés et chassés par d’autres. Quel État membre pensera interpeller les décideurs de cette union sur le cas de ces damnés de la mer méditerranéenne. Par moment, on entend piteusement certains dirigeants du continent qui disent que ce sont ceux qui ont désorganisé la Libye qui doivent assumer les conséquences, tout en oubliant au passage que les victimes sont toujours comptées de leur côté. Si l’union africaine s’intéressait aux peuples africains, le président gabonais aurait certainement investi le pactole déboursé pour voir Messi habillé en vacancier pressé, enfin d’épargner plusieurs vies à coup sûr en finançant une caravane de contre filière migratoire pour le retour des plusieurs piégés du parcours. L’union africaine comme sa soeur jumelle l’union européenne, n’aime pas les déshérités qui errent par nécessité imposée par les cirsconstances injustes, voire criminelles.

Et nous mêmes dans tout ça..!!!

Nous, c’est avant tout, tous ceux qui ont pu traverser cette fatidique mer quels que soient les moyens utilisés et les conditions particulières. Un des nous d’abord, c’est bien ce rescapé qui a failli perdre sa vie à peine quelques jours, et une fois dans un centre de rétention sur la terre perçue et idéalisée « paradisiaque » s’expose sur les réseaux sociaux via photos trompeuses et posting faux. Cette exaltation fausse d’une arrivée pompeuse à bon port, incite tous les non avertis du Bled au départ aux mille risques. Sa situation administrative quasi prisonnière lui apparaît comme la réussite de sa vie, et à faire savoir à tout son monde. Pour tarir ces voi(e)x mortelles, parmi les conditions nécessaires, il en fait partie de « soigner » ce rescapé exhibitionniste inconscient.

L’un des Nous, c’est aussi, moi et vous vivant régularisés depuis des années dans nos pays d’accueil, et trimant pour survivre ici pendant les jours normaux, mais tombons dans des délires folkloriques et exhibitionnistes à l’occasion. Au cours de nos cérémonies sociétales, mariages, baptêmes et fêtes culturelles, nous utilisons divers supports audiovisuels pour immortaliser nos folies dépensières pour chanter, danser et s’éclater dans l’insouciance inouïe, tout en exposant entre autres le Bazin modèle le plus cher, et les plats plus garnis. Dans certaines cérémonies, l’argent cash est jeté sur le chanteur star du moment sachant rappeler la générosité légendaire des uns pour titiller l’ego des autres, et sans oublier le Live photo-image sur les réseaux via smartphones.
Et le premier vol vers le Bled embarque ces images festives qui trompent, alors que nos taudis, nos emplois mesquins, nos problèmes d’intégration, nos pratiques religieuses douteuses, nos difficultés financières en vrai et d’autres ne sont jamais contés. Le paraître est notre spécialité, et pourtant elle pourrait donner comme conséquence possible la Mort de certains parmi nous, dans des sociétés communautarisées à outrance.
Pour fêter dans le Faux et l’inutile, nous sommes en masse, mais pour sensibiliser sur les réalités par le Dire vrai et le Vivre Vrai, on esquive allègrement. Pourtant nous avons fortement besoin en masse d’un Vrai-faire ensemble pour peser sur les événements sociaux, politiques et économiques dans nos pays d’origine.

Soupçon d’une corresponsabilité à différents niveaux…. !!!
SoninkIdees-J’ose by K.S

Un livre à lire… !!!

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La lecture de l’été, ce livre d’Ibn Taymyya axé sur sa Fatwa concernant Mardin (enclave musulmane dans un environnement dominé par les Mongols au moyen-âge), a été traduit et annoté par le professeur Yahya Michot, un fin connaisseur de l’oeuvre monumentale du cheikh al-islam. Dans ce livre que je conseille, le professeur Michot réfute avec preuves, toutes les théories malsaines des certains activistes jihadistes et bellicistes ayant la Fatwa facile dans l’époque contemporaine. À lire vraiment très intéressant où le patronage canonique sur lequel certains dits savants se sont basés, a été défait en rétablissant la bonne compréhension de la pensée Taymyyenne. Ibn Taymyya, le chantre du juste milieu ne laisse personne indifférent, et ses détracteurs (certains milieux soufis et d’autres suiveurs des voies déviantes) n’hésitent pas à le salir par des propos farfelus et infondés. Certains orientalistes fan de l’exotisme plutôt que la science, gobent tout expressément sans vérification et le remettent à son compte. Le Cheikh damascain était en avance sur son époque et peut-être sur la nôtre même.
À lire encore une fois…. !!!

SoninkIdees-J’ose by K.S

17-08-2015 07:00 – Il faut sauver l’avocat Biram Dah Abeid

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Mediapart – Cette semaine s’ouvre le procès en appel contre Biram Dah Abeid en Maurétanie. L’avocat, lauréat du Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies, se bat contre l’esclavage toujours répandu en Maurétanie.

La plate-forme «Avaaz» a lancé une pétition, en collaboration avec un ancien «esclave» mauritanien, Haby Mint Rabah, pour demander la libération de l’avocat Biram Dah Abeid qui compte parmi les défenseurs des Droits de l’Homme les plus courageux.

Condamné le 15 janvier 2015 avec deux autres militants pour «incitation à la haine» et «adhésion à une organisation illégale» (IRA, l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste fondée, entre autres, par Biram Dah Abeid), Biram Dah Abeid ne doit pas rester en prison. Vous pourrez signer la pétition (lien en fin de cet article) comme déjà 350.000 autres personnes dans le monde entier, demandant sa libération.

La Mauritanie est le dernier pays à avoir officiellement aboli l’esclavage, et n’a criminalisé cette pratique qu’en 2007. Bien que cela soit illégal, qu’une loi et un plan d’action pour éradiquer l’esclavage aient été adoptés, et que le parlement vienne tout juste d’adopter une loi qualifiant l’esclavage de «crime contre l’humanité», à ce jour un seul maître d’esclaves a été condamné par la justice. Et l’esclavage fait toujours partie des réalités en Maurétanie.

Le témoignage de Haby Mint Rabah est clair : «Je suis devenue esclave à l’âge de 5 ans. Chaque jour, je devais m’occuper du troupeau. Chaque nuit, j’étais violée par mon maître. J’ai toujours cru, sans vraiment comprendre, que c’était normal.

En Mauritanie, d’où je viens, des centaines de milliers de personnes sont encore réduites en esclavage aujourd’hui. Mais j’ai eu de la chance. Mon frère a pu échapper à ses maîtres et a rejoint une organisation anti-esclavagiste.

Ils sont venus me libérer. Au début, j’ai refusé de les suivre. Je ne pouvais pas imaginer une vie sans mes maîtres, moi qui n’avais connu qu’une vie de travail perpétuel, même enceinte, même sur le point d’accoucher.

L’homme qui est venu me chercher, et qui a consacré sa vie à libérer des centaines de personnes comme moi, croupit aujourd’hui en prison pour avoir osé s’exprimer publiquement contre l’esclavage.

Mais dans cinq jours s’ouvre son procès en appel et il pourrait être libéré. Si les voix de centaines de milliers de personnes du monde entier s’élèvent pour soutenir Biram Dah Abeid, nous pouvons briser ses chaînes afin qu’il continue à aider d’autres esclaves à briser les leurs. Rejoignez-moi maintenant.»

La voix de la communauté internationale pourrait peser dans ce procès en appel qui commence cette semaine. Il est inadmissible qu’une organisation qui lutte contre ce fléau qui est l‘esclavage encore dans plusieurs pays du monde, soit qualifiée d‘«organisation illégale» – il faut que Biram Dah Abeid, lauréat en 2013 du Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies, soit immédiatement libéré.

Vous pourrez signer cette pétition si vous Cliquez ici – faites le maintenant, aujourd’hui, pour que cette protestation internationale soit entendue en Maurétanie !

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Un cri osé: L’honneur d’être la victime… Triste de nous…!!!

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La trouvaille chez le « Mauritanien Sous Opprimé », on se sait les bourreaux connus de tous mais inattaquables et inatteignables, et on se dispute le statut de la victime. Comme si pareil statut serait une valeur ajoutée pour la notoriété des uns et des autres. Comme par hasard entre les lignes, on tend à nous faire comprendre qu’un Haratine ne peut être que l’instrument des bourreaux contre la seule vraie victime selon légende enchantée. Si certains Haratines doivent avoir la conscience troublée par rapport aux années de règne Ould Taya, il est aussi temps que toutes les composantes nationales fassent un sincère examen de conscience sur l’indifférence totale à la condition des Haratines avant même l’indépendance. Le joug esclavagiste qui sévissait sur le peuple Haratine était un déni d’humanité et sa non prise en compte par l’élite intellectuelle negro-mauritanienne très tôt fut un loupé manifeste qu’il faudrait accepter un jour. Entre le déni historique d’humanité par la chosification (l’ordre esclavagiste) de toute une couche sociale sans soutiens et l’oppression sanguinaire mais circonstancielle d’un régime particulier, laissons libre jugement à nos consciences respectives. À la naissance de la Mauritanie en 1960, un pacte non écrit liait les milieux dominants de toutes les communautés nationales ignorant les droits sociaux et politiques l’écrasante majorité du peuple d’extraction servile. Cette injustice légendaire nous suit et nous suivra pour longtemps, et pour certains d’entre nous, un élément d’origine servile en l’occurrence un Haratine ne mérite pas l’honneur d’être emprisonné dans un même lieu que certains illustres bagnards. Nous sommes victimes de nos contradictions troublantes…. !!!

SoninkIdees-J’ose by K.S

APPEL A une grande mobilisation le SAMEDI 05 Septembre 2015 À PARTIR DE 14 HEURES

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Comité de soutien aux détenus d’Aleg en France : APPEL A une grande mobilisation le SAMEDI 05 Septembre 2015
À PARTIR DE  14 HEURES
Le comité de soutien aux détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise le samedi 05 septembre 2015 à :

LA PLACE TROCADERO
A PARTIR DE 14H

D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, puis pour exiger que l’ex détenu d’opinion Djiby Sow, Président de Kawtal Ngam Yellitaare libéré provisoirement pour raison de santé, bénéficie de soins et de suivi de qualité et d’un traitement approprié à son état de santé, ensuite pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie, notamment le cas des villageois de Thiambene.

En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour :
atteindre notre salut 
honorer notre image de « justes parmi les justes »
faire connaitre notre lutte
C’est bien par la force de l’expression.  Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Haratine, Wolof, Bambara, Maure) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 05 Septembre 2015 ne sera certes pas la dernière mais  elle pourrait compter. La clef à la réussite de l’événement dépendra de la sortie des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants) en masse.

Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache.

Le Comité de soutiens aux détenus d’Aleg en France

SoninkIdees-J’ose by K.S

14-08-2015 08:29 – L’éditorial de Camara Seydi Moussa : L’inévitable tragédie mauritanienne ?

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La Nouvelle Expression – Je reprends ma plume, longtemps restée en hibernation. Une hibernation liée à la mort programmée du journal La Nouvelle Expression. Hélas, ainsi va la vie… une vie de non compromission avec un système de honte et d’ignominie. J’essaye de m’extirper d’une atmosphère d’agonie d’un journal en faillite… oui, La Nouvelle Expression (le journal), est presque mort.

On peut désormais retrouver mes éditoriaux en Online. Comme je l’écrivais dans un passé récent, je suis réellement habité par un sentiment de peur pour la Mauritanie. Une peur bleue quant au devenir immédiat de la Mauritanie.

La Mauritanie, notre pays, me fait peur. Certes, ce n’est pas un sentiment nouveau mais le désarroi devant le rejet du vivre ensemble dans un espace commun de communauté de destin et de relations millénaires me donne des frissons.

La remarque peut être éloquente pour tout Mauritanien attaché à la paix et à la stabilité mais le gain facile et le goulot de strangulation du système contre tous ceux qui sont contre leur façon de conduire la Mauritanie aveugle tout le monde.

Les anciens moufcides et leur protecteur (Maaouya Ould Sid’Ahmed TAYA) nous ont divisés, clochardisés, tués, en multipliant à l’infini les sources de la discorde qui nous tenaillent aujourd’hui. Et les nouveaux moufcides, comme des sangsues, en plus de nous sucer, nous méprisent, respectant en cela le mode d’emploi et la posologie édictés par le désormais (nouveau) protecteur (Mohamed Ould Abdelaziz) des anciens et nouveaux moufcides.

Mais, le danger est aussi ailleurs. Car dans un avenir très proche, la Mauritanie leur survivra. Mais en lambeaux où il faudra tout reconstruire, en premier, les liens entre les personnes de ce même et seul peuple trituré et abêti par ses gouvernants.

Ce système qui vient d’emprunter la pente de sa fin va nous laisser ou laissera une Mauritanie assaillie de dangers de toutes sortes. Si l’histoire de Nouakchott nous renseigne sur un peuple et un peuplement digne et respecté car n’épousant pas de compartimentation abjecte pour l’osmose d’une nation naissante, la géographie de la capitale mauritanienne, aujourd’hui, nous renforce dans l’idée que la déchéance sociale et la fin d’une cohabitation mixte et nationale sont très avancées.

Nouakchott, ce sont les quartiers tribaux, communautaires, régionaux ; tout ce qui fait le terreau de la division. Voici ma peur. Les Mauritaniens s’ignorent car ne communiquent pas suffisamment entre eux ; et ceux qui ne communiquent pas entre eux vivront difficilement ensemble. Ce qui, à la longue, peut conduire au chaos. Que Dieu nous en garde.

L’élite au pouvoir, héritière du système, ne semble pas voir et ne veut pas voir ce phénomène car c’est sa force pour continuer à nous gouverner dans le seul but de nous sucer en pillant la Mauritanie de tout, même du vivre ensemble.

Aujourd’hui, les yeux fermés, les anciens et nouveaux prédateurs du pays rivalisent dans leur course à la richesse : la richesse par le bien public. Et la Mauritanie continue son plongeon inéluctable vers le gouffre de l’inconnu. Un destin tragique auquel on échappera difficilement. Ce destin-là, comme notre présent, n’est autre que le résultat de la culture du mensonge, de la gabegie, de l’ignorance, du mépris…

La culture de l’incivisme et de l’insouciance a atteint un tel sommet qu’on est en droit de se demander si ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont réellement des Mauritaniens.

Ils ont tous de la richesse à l’étranger ! Ils prennent chaque jour des décisions qui contribuent à enfoncer davantage la Mauritanie! Les enfants de ces hommes du pouvoir (le Président, ses ministres et autres) ne vont pas à l’école publique mauritanienne qu’ils magnifient pourtant et dont ils sont chargés de rendre performante ! Un avenir serein de la Mauritanie commence par la suppression de la barrière érigée entre les enfants du pays, dans l’enseignement et même dans la rue.

Mais ce serait trop demander à certains de ce club de joueurs de casino et d’anciens gérants de fast-food, …………. et autres intermédiaires de bourses de voitures. Ces individus qui traînent autant de casseroles que de sombres histoires pensent ainsi reprendre une revanche contre la vie. Et ils ne s’en privent pas… C’est l’histoire des derniers qui sont devenus premiers alors que même dans leurs rêves les plus fous ils ne s’y attendaient !

Crédit source: cridem.org

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L’esclavage en Mauritanie: Adoption du projet de loi n°052/15

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L’Assemblée nationale a approuvé en sa séance plénière Mercredi 12 Aout 2015, à l’unanimité sous la présidence de Mohamed Ould Boilil son président le projet de loi n ° 052/15, qui annule et remplace la loi n ° 2007/048 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes

Le gouvernement était représenté au cours de cette plénière par le Ministre de la Justice Monsieur Brahim Ould Abdallahi Ould DADAH

Ce projet de loi comprend 26 articles. L’article 2 de ce projet de loi stipule que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible, alors que l’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes.

Les articles de 7 à 19 définissent les infractions relatives à l’esclavage et aux pratiques esclavagistes et leurs sanctions. Les articles de 20 à 26 fixent les procédures liées à la constitution des tribunaux compétents, et permettent aux associations des droits de l’homme reconnues de dénoncer les infractions à la présente loi et d’assister les victimes.

L’assemblée nationale avait adopté les amendements proposés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense et portant sur les articles 3, 17, 19, 20.

Ces amendements concernent l’introduction de deux cas de figure pouvant constituer des cas d’esclavage en plus de cas stipulés par l’article 3; l’augmentation des amendes prévues par l’article 17 contre l’auteur de production culturelle ou artistique faisant l’apologie de l’esclavage.

Les amendes prévues par l’article 19, qui punissent quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérée esclave, ont été révisées à la hausse.

Les amendements apportés à l’article 20 introduisent un paragraphe stipulant que la formation et les informations relatives à l’incrimination des pratiques esclavagistes feront partie des programmes de la formation obligatoire et continue des personnels civils et militaires chargés de l’application de la loi, notamment au niveau de l’administration territoriale et des autorités sécuritaires.

Dans son exposé devant les députés, le ministre de la justice, Me Brahim Ould Daddah a indiqué que le pays traverse une phase cruciale qui requiert, à la fois, l’éradication de toutes les pratiques répréhensibles du passé, la promotion et la vulgarisation de la culture de justice, d’équité, de tolérance et d’esprit de citoyenneté ainsi que la création des conditions propres à encourager la promotion sociale et le développement.

Il a ajouté que ce projet de loi vise une relecture du projet de loi 48/2007 en vue de l’adapter aux résultats du dialogue entre la majorité et certains partis de l’opposition et à certaines conventions internationales ratifiées par notre pays, d’une part, et de combler les lacunes constatées lors de l’application de la loi, d’autre part.

Le ministre a énuméré ces lacunes dont, entre autres, l’absence d’une terminologie précise, l’insuffisance des mesures répressives, ou encore les difficultés liées à l’exécution des mesures de dédommagement des victimes.

Le ministre a passé en revue les reformes principales apportées par ce projet de loi, notamment la définition des terminologies, la requalification des 10 délits esclavagistes en crimes, la création de tribunaux spécialisés où exerceront des magistrats spécialisés et d’un cabinet d’investigation. Le juge, une fois saisi d’une infraction relative à l’esclavage et aux pratiques esclavagistes, est tenu de préserver les droits à réparation des victimes.

Les décisions judiciaires prévoyant des dommages et intérêts aux victimes de l’esclavage et des pratiques esclavagistes sont exécutoires nonobstant opposition et appel a précisé le ministre, faisant remarquer que le gouvernement promulguera avec la célérité requise, les décrets d’application de ce projet de loi après son adoption.

Me Ould Daddah a estimé que le présent projet de loi mettra fin à certaines pratiques esclavagistes telles que la violation et le mariage forcé, tout en mettant l’accent sur la grande responsabilité qui incombe à la société pour réaliser un changement vers le mieux et renforcer la cohésion sociale.

Le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à éradiquer toutes les formes d’esclavage, rappelant que les amendements adoptés qualifient l’esclavagisme comme crime contre l’humanité et précisé que l’adoption par le conseil des ministres du 06 mars 2014 d’une feuille de route pour l’éradication des séquelles de l’esclavage vise le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du niveau de vie des couches vulnérables.

Dans leurs interventions, les députés ont loué ce projet de loi qui constitue une avancée significative et traduit une volonté politique ferme de mettre fin à ce phénomène.

Ils ont apprécié l’approche participative mise en oeuvre par le gouvernement pour lutter contre l’esclavagisme. Une approche qui s’articule autour de l’élaboration des lois incriminant ce phénomène, la mise en place des projets de développement fiable ciblant particulièrement les franges de la société qui souffrent des séquelles de l’esclavage.

Les députés ont exhorté le gouvernement à appliquer strictement ce projet de loi qui, selon eux, constitue le premier texte réaliste et applicable pour lutter contre le phénomène de l’esclavage.

Ils ont appelé à la généralisation des tribunaux compétents dans toutes les wilayas pour que toutes les victimes puissent profiter de leurs services. Il ont demandé aux politiciens et aux activistes des droits de l’homme d’éviter d’exacerber les clivages sectaires à des fins personnelles au détriment de la cohésion et de la solidarité du peuple mauritanien.

Les députés ont mis en exergue l’importance d’organiser des campagnes de sensibilisation dans toutes les zones du pays pour édifier les citoyens sur le contenu de ce projet de loi et pour leur rappeler leurs devoirs et obligations ainsi que le rôle qu’ils peuvent jouer au service de l’intérêt commun et de la cohésion sociale.

Ils ont, en outre, rappelé à l’ensemble des départements ministériels la nécessité de s’acquitter convenablement de leurs rôles dans la mise en oeuvre et le suivi de la feuille de route pour l’éradication des séquelles de l’esclavage.

Assemblée Nationale

Crédit source: Rapide Info

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