28-08-2015 07:00 – Esclavage en Mauritanie : l’écart entre les discours et les actes

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Amnesty – En août, j’ai eu le privilège de rencontrer Biram Ould Dah Ould Abeid, militant anti-esclavagiste renommé qui s’est présenté à la dernière élection présidentielle en Mauritanie. Nous avons parlé pendant une heure de sa vie et de son travail. J’aurais aimé que notre entretien se prolonge, mais c’était impossible, car il se déroulait dans la cour de la prison d’Aleg, l’une des plus dangereuses de Mauritanie.

Biram Abeid a purgé plus de neuf mois, sur sa peine de deux ans d’emprisonnement. Il a été arrêté en novembre 2014, avec 10 autres militants, lors d’un rassemblement pacifique visant à sensibiliser la population sur la question des droits fonciers des descendants d’esclaves. Mercredi 20 août, la cour d’appel a examiné sa condamnation.

Dans l’attente de sa décision, je m’associais à tous ceux qui, à travers le monde, espéraient qu’elle serait annulée et qu’il pourrait retrouver sa famille. Lorsque la nouvelle est tombée, elle n’était pas bonne.

Les lourdes peines prononcées contre Biram Abeid et deux autres militants anti-esclavagistes, Brahim Bilal et Djiby Sow, ont été confirmées.

Tous trois sont membres d’organisations qui luttent contre l’esclavage, Kawtal et l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA Mauritanie). Depuis des années, ils font campagne pacifiquement pour sensibiliser à des questions relatives aux droits humains, notamment l’impunité dont jouissent les propriétaires d’esclaves, ainsi que la discrimination et les violations des droits humains que subissent les descendants d’esclaves. En Mauritanie, les esclaves et leurs descendants travaillent sur des terres sans jouir d’aucun droit et sont contraints de donner une partie de leurs récoltes à leurs maîtres traditionnels.

Paradoxalement, quelques jours seulement avant le procès en appel, le 11 août, la Mauritanie a adopté une loi définissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Si cette mesure laissait espérer un élan en faveur des droits humains, la décision rendue hier a piétiné ces espoirs.

En juillet et en août, lorsque je dirigeais une mission d’Amnesty International en Mauritanie, j’ai rencontré plusieurs responsables, dont le ministre de la Justice et le commissaire aux droits humains. J’ai également rencontré des défenseurs des droits humains et j’ai parcouru plus de 250 kilomètres de Nouakchott à Aleg, afin de rendre visite à Biram en prison.

Que ces militants soient incarcérés si loin pose des problèmes à leurs proches qui souhaitent leur rendre visite. L’épouse de Biram Abeid et ses enfants ont dû déménager pour s’installer dans une maison à Aleg, simplement pour être près de lui.

Amnesty International considère Biram Abeid, Brahim Bilal et Djiby Sow comme des prisonniers d’opinion. Tous trois ont été arrêtés uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits et doivent être libérés immédiatement et sans condition.

S’adressant aux délégués de notre mission, Biram Abeid a fait un plaidoyer passionné. « Je demande aux autorités mauritaniennes de nouer un dialogue constructif avec les militants anti-esclavagistes, d’ouvrir leurs portes et leurs cœurs en vue de résoudre le problème de l’esclavage. Les attaques contre la liberté d’expression et l’incarcération de défenseurs des droits humains sont contraires aux engagements souscrits par la Mauritanie en termes de droit international. Notre place n’est pas en prison, mais dehors. »

Ces mots sont d’autant plus poignants après la décision rendue mercredi 20 août par la cour d’appel.

Par Alioune Tine, directeur pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International

Crédit source: cridem.org

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Un Cri osé: La visite de l’ambassadeur…!!!

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Son excellence l’ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, a rendu visite aux détenus d’Aleg Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane, et la courageuse épouse de Biram,  Leila qui a élu domicile dans la ville d’Aleg.

Cette visite de courtoisie de Mr l’ambassadeur par son humanisme, doit interpeller les consciences de ceux qui crient sur les minbars de ttes les mosquées et tous les vendredis. Être érudit en sciences religieuses, ne bonifie pas les âmes forcément, un hadith célèbre et ressassé toujours qui est: vous n’atteindrez pas complètement la foi tant que vous n’aimez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous même. Chez nous, nos hommes dits de Dieu pensent que ce hadith est pour Tout sauf les honneurs et la dignité de l’Homme, et ils considèrent que ceux qui veulent restaurer leur dignité humaine décousue par les aléas de l’Histoire sans responsables dit-on, mais fataliste, comme des agresseurs. L’ambassadeur n’est pas forcément musulman, mais par empathie humaniste, il comprend les peines que souffrent les victimes des conséquences esclavagistes d’un ordre bien connu dont les responsables se disent saints et rapprochés d’Allah. Allah ne Guide pas les injustes, qu’ils soient érudits ou ignorants.

Allah azzewejel Reconnaîtra les Siens…!!!

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26-08-2015 00:45 – Libre Expression. Du rôle des intellectuels

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Adama Ngaide – Qui sont-ils ? Le statut d’intellectuel est-il réservé à des initiés qui auraient eu des diplômes d’écoles occidentales huppées ? Ce statut serait-il au contraire accessible à tous les Hommes parce que dotés d’intelligence ? Autant de questions !

Né à l’ origine en France suite au conflit politique opposant les «dreyfusard» et les «antidreyfusards» en France, le terme intellectuel vient du grec «intellego» qui signifie comprendre ; Et de facto, le terme fait intervenir la raison qui est une des facultés de l’Homme.

Séduisant ou péjoratif, nous pensons que l’une des qualités d’un intellectuel est sa capacité à comprendre la société mais aussi sa capacité à accepter les critiques mais aussi la capacité à formuler des idées relevant essentiellement du domaine de l’intelligence et ayant un impact sur la bonne marche de la société.

Dès lors, l’on convient que tout changement dans la société, exige une dose de sacrifice et de rigueur mais aussi d’objectivité quant aux problématiques qui interpellent ladite société ; Il en découle naturellement une demande très forte pour comprendre les obligations qui nous incombent d’une part, et d’autre part, les attentes et la délicatesse du travail permanent et rigoureux à abattre.

Aussi hypothétique que soit l’avenir de la société et aussi difficile que soit l’aventure intellectuelle, l’intellectuel est une nécessité impérieuse pour la société. Son rôle est d’éclairer, de provoquer l’intelligence et surtout d’alerter avec courage sur les potentiels problématiques qui minent ou qui pourraient miner la bonne marche d’une société donnée. La société n’aura aucun choix si elle veut s’émanciper politiquement, économiquement et culturellement. Nous avons absolument besoin des intellectuels si tentait que leur rôle est l’intellectuel s’évertue dans l’analyse, la critique et les réflexions rigoureuses et objectives que dans l’intérêt de la société donc transcendant nos clivages.

Rien ne sera comme avant en matière politique, économique, culturelle, sociale, si et seulement si, on comprenait que notre intelligence peut sévir et servir au-delà de nos familles, de nos petites régions, de nos villages et villes mais aussi au-delà de nos ethnies, de nos appartenances religieuses pour atterrir là où on ne pouvait la soupçonner être d’utilité publique……..ce fut le cas de toutes les inventions opérées dans le monde. Qu’il s’agisse de l’avion inventée dans l’Ohio qui atterrit aujourd’hui au Sud, au Nord et à l’est de notre planète ou qu’il s’agisse du feu de signalisation amplement usité dans le monde même dans les confins les plus inimaginables…….

Il ne peut pas en être autrement malgré les forces adverses (ou l’adversité tout court) qui sont innombrables et qui fusent de partout. Il est vrai qu’elles sont de toutes nature, tantôt sociales, politiques ou économiques. Il est vrai que de telles adversités rendent très difficiles et aléatoires l’aventure intellectuelle surtout dans les sociétés où tabous, lois non dites et implicites et où les bonnes actions sont odieusement récompensées…….Un ami me disait qu’il est suicidaire de jouer son métier d’intellectuel dans la société mauritanienne…………Il s’agit, ajoutera-t-il, d’une aventure risquée parce que notre société refuse n’a aucune culture de débat, d’échanges et de remise en cause et le scandale réside dans le fait que seuls sont récompensés les promoteurs de la médiocrité comme principes de gouvernement et de système de valeurs…..…….

Ceci nous amène à rappeler que, malgré le travail des intellectuels, notre monde moderne reste ponctué par des contradictions les unes plus inquiétantes que les autres. En effet on est dans un monde où le racisme côtoie la démocratie, l’esclavage et la féodalité qui essaient de s’arrimer avec l’Islam et où la science et la technologie s’arriment à merveille avec l’ignorance……autant d’alchimies qui semblent s’enraciner………

Le défi est à ce niveau et il revient aux intellectuels de faire leur travail. Pour ce faire, un intellectuel a surement besoin de se doter d’un caractère pour faire de lui l’Homme dont la société a besoin. Un intellectuel doit être MODESTE (et non pas arrogant) et capable de comprendre qu’au-delà de toute pensée, il peut y avoir (et il y’a sûrement) une autre plus élaborée, plus objective et plus pertinente. Un intellectuel doit absolument reconnaitre son ignorance, ses limites. C’est Socrate, le maitre de la maïeutique qui disait : «Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien».

De cette qualité découle une autre celle de l’esprit d’ouverture et de lucidité a la place de l’esprit de résignation et d’obscurantisme qui caractérisent la déficience morale et éthique. En effet, l’Homme est limité. Il se cherche toujours et il ne se connait pas et ne connait pas sa biosphère d’où l’obligation de se remettre en cause permanemment comme le ferait un scientifique lors d’une découverte ou d’une invention……………..ou comme le ferait un intellectuel si se posaient des questions de coexistence, ou de cohabitation entre les peuples, les races ou entre des concitoyens……………

Force de propositions, réceptacle d’idées novatrices, l’intellectuel doit aussi se soustraire de toute imposition d’idées. C’est là et à ce niveau qu’il faudrait comprendre le rôle pédagogique des intellectuels dans une société aidant à accoucher les esprits…Toutes nos crises sont causées, à notre humble avis, à une utilisation déficitaire de l’intelligence. L’intelligence n’a pas été suffisamment utilisée ainsi que les grandes valeurs qui font de l’Homme ce qu’il doit être…

Malheureusement, nous restons arc-boutés à des valeurs qui ne nous feront jamais avancer. Or, notre émancipation, par rapport aux autres, taxés à tort ou à raison de bourreaux (nationaux ou internationaux), dépend de notre capacité à nous émanciper face à nos tares enfouies en nous. Alors, allons-nous continuer jusqu’à la fin des temps à ignorer ces phénomènes antinomiques qui hypothèquent la paix et le développement? Où allons-nous, nous y attaquer en usant de notre intelligence, de notre objectivité et de toutes nos rigueurs ? Allons-nous continuer à blâmer ou alors user de notre honnêteté pour enfin avoir confiance en nous et éradiquer ces contradictions ?

Une société qui ne veut pas d’intellectuels est une société vouée à la mort immédiate et sujette à l’esclavage.

Adama Ngaide. MBA/DESS. USA

Crédit source: cridem.org

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26-08-2015 05:39 – Confidentiel : Un tunnel relie le bureau d’Aziz à la Présidence au sein au BASEP

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Taqadoumy – Des informations extrêmement confidentielles se rapportant à l’achèvement des travaux effectués sur un tunnel secret, réalisé par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz au palais présidentiel mauritanien, sont parvenues à Taqadoumy.

Le Chef de l’Etat Ould Abdel Aziz a construit un tunnel souterrain, lui permettant de se déplacer vers son ancien bureau au commandement de l’Etat-major particulier du BASEP, qu’il continue de garder jusqu’à présent.

Une société étrangère a été chargée de superviser la construction de ce tunnel dont les travaux ont pris fin dernièrement dans la plus grande discrétion.

Sur un autre plan, une source anonyme très renseignée, révèle l’intention du Président Mohamed Ould Abdel Aziz d’installer des bureaux pour la Primature au palais présidentiel, du fait que Ould Abdel Aziz envisage parmi ses options pour rester au pouvoir, l’investiture d’un successeur aux futures élections présidentielles, lequel, le nommera en sa qualité de Premier ministre plénipotentiaire, à la manière du Président russe Poutine.

Pour ces circonstances, Ould Abdel Aziz voudra bien que son bureau soit au palais présidentiel et non hors de la Présidence.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source crédit: cridem.org

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25-08-2015 19:30 – IRA-Mauritanie/Déclaration Les populations de Dar-el-Barka victimes du racisme d’Etat

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IRA-Mauritanie – Aujourd’hui, mardi 25 août 2015, messieurs Dedahi Ould Séyid, Abderrahmane Ould Séyid et Brahim Ould Inallah ont été transférés à la prison d’Aleg suite à leur arrestation la veille à Dar-el-Barka par des éléments des brigades de la gendarmerie de Mbagne, de Dar-el-Barka et de Boghé.

En effet, face à la résistance légitime des populations locales contre la spoliation de leurs terres en faveur d’investisseurs saoudiens, le système raciste et esclavagiste qui tient le pays a choisi la répression aveugle et la manipulation.

Dans cette résistance, les populations de Dar-el-Barka, toutes communautés confondues (peul et hratin) sont unies dans le refus de céder leurs terres que des personnes proches des cercles du pouvoir veulent vendre à des étrangers.

En arrêtant que des représentants de la communauté hratin, les autorités cherchent à diviser les populations de Dar-el-Barka qui, depuis le début, sont restées unies. Face à cette situation dangereuse, IRA – Mauritanie :

• Dénonce le racisme d’Etat et l’esclavage foncier dont sont victimes les populations de Dar-el-Barka,

• Appelle les populations de Dar-el-Barka à rester pacifiques, vigilantes, unies et déterminées à ne pas céder devant la violence des autorités et les emprisonnements,

• Appelle ses militants et sympathisants où qu’ils soient, surtout ceux du Brakna et du Trarza, à se solidariser avec les populations victimes de Dar-el-Barka,

• Tient les autorités seules responsables du pourrissement de la situation qui pourrait mener à des conséquences incalculables.

Commission de communication

Nouakchott, le 25 août 2015

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25-08-2015 09:12 – Dans l’univers carcéral de Birama

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        Biram et Brahim, président et vice-président d’IRA-mauritanie.

Le véhicule de notre guide est sorti d’Aleg de son côté EST. Nous roulâmes sur la piste sinueuse d’un hameau avant de voir de loin une immense bâtisse ocre. Une forteresse perdue dans les prairies solitaires du Brakna, dans un monde de silence et d’immobilité.

Que dire de la canicule ambiante de son environnement ? Ici vivent des détenus de droit commun et des prévenus de la justice. Le leader abolitionniste Birama Dah ould Abeid et son compagnon Brahim Ould Bilal se trouvent dans cet univers. Guantanamo-Brakna, c’est le nom trouvé par notre confrère Thiam du Calame à ce lieu lugubre.

Après que le procureur Diallo, eût signé notre autorisation, les formalités de notre entrée ont un peu tiré en longueur par la faute d’un adjudant haratine dont le train train quotidien est la fouille et les questions. Cette étape franchie, un garde nous mène à travers la grande cour du pénitencier, il est grand comme un stade, en dehors du personnel de service, on y dénombre plus de 300 pensionnaires de droit commun qui se trouvent dans son bloc droit.

Nous retrouvions dans le hall du côté gauche les deux compères en pleine causerie avec des confrères. Nous eûmes droit à l’accolade amicale des deux ermites et d’une solide poignée de main avec les journalistes.

L’ambiance était joyeuse dans cet univers carcéral, malgré la présence de deux gardes, couchés à deux mètres de nous, l’oreille tendue. Ici toute conversation est écoutée et relayée à la hiérarchie. Autour d’un thé, les deux hommes n’en ont cure, ils étaient visiblement détendus et répondaient à toutes questions. C’est ici qu’ils ont affirmé qu’ils ne seront pas au tribunal, aux journalistes.

Sur les problèmes de famille, les deux hommes ne se plaignent pas. « Ma femme est à Aleg, elle était partie juste à Nouakchott pour accoucher, mais elle est de retour et loge chez des proches…j’ai vu mon dernier trois fois », confie le président de l’Ira.

Un infirmier fît son entrée avec une boite rectangulaire bleue et une seringue à la main, il salue tout le monde. Birama se leva et entra dans sa chambre avec lui, suivi d’un garde qui assiste à l’injection. Visiblement amaigri, le leader abolitionniste serait diabétique. Brahim Ould Bilal, la calvitie large, comme son sourire est lui au top, et comme son compagnon, lui aussi ne souffre de solitude.

« Je me suis marié très jeune, mes enfants sont grands et à l’université, ils prennent soin de leur mère, ils sont venus trois fois ici nous voir Birama et moi, s’il y a une chose que je regrette, c’est leur encadrement scolaire », souligne le professeur de philosophie.

Autre avantage pour nos bagnards, le régisseur de Guantanamo-brakna, est le cousin de Brahim ould Bilal, un homme d’une haute stature à la poigne solide. C’est dans cet univers où la forte chaleur bat tous les recors, que l’on veut abattre le moral de deux hommes. Peine perdue, ils sont comme le roseau qui plie mais sans jamais ne rompt.

ADN

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Source crédit: cridem.org

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L’effet Noir pose problème aux Noirs d’abord… !!!

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Généralement, tous les autres peuples par communauté raciale, culturelle ou socio-linguistique, en minorité quelque part, arrivent à s’inventer du génie qui contrebalancera et comblera leur effet minoritaire. Par ce génie demandé et utile aux milieux dominants qui accueillent, plusieurs minorités stigmatisées dans l’Histoire mais solidaires et organisées, ont su gagner une Respectabilité en changeant le cours de l’Histoire. Pourtant cette derniere leur était trop défavorable, mais ils ont pu élaborer une conscience politique, identitaire et historique qui transcende les cases primitives par lesquelles chacun croit être le centre du Monde par rapport au semblable d’à côté.

Et le génie Noir… !!!???

Sans tomber dans toute « racialisation » de l’intelligence, d’un regard extérieur, le peuple Noir est perçu comme génie en divertissement dans lequel le passionnel et passionné règnent en maître. Il se fait dompter facilement sur les références rationnelles des Autres qui définissent les normes du SÉRIEUX. Dans ce SÉRIEUX, le NOIR se voit cataloguer à l’exotisme par la danse, l’émotionnel, et une exagération portée sur le corps au détriment du contenu du crâne.
L’élite qui émerge parmi eux selon les balises intellectuelles du monde dominant, est conditionnée à se soustraire de son giron originel pour de bon. Ce conditionnement fait qu’un cadre supérieur dans un bureau serait tenté d’éviter tout dialogue avec l’agent nettoyeur du quotidien, même ayant les mêmes origines socio-linguistiques. Le premier génie d’un Peuple, c’est de faire de sa minorité une force qui compte par la solidarité, l’entraide, et la conscientisation des uns et des autres sur Sa Condition générale. Ceux parmi nous qui ne maîtrisent pas les codes émis par les autres, sont victimes en premier lieu de ceux qui sont initiés parmi nous. Un constat par exemple, au sein d’un environnement Blanc le Martiniquais d’origine africaine peut avoir du dégoût pour le malien fraîchement débarqué de l’Afrique, mais les deux peuvent s’éclater dans un autre cadre « ambiancé », festif, musical et passionné.
S’il y’a du génie Noir, il serait contre le SÉRIEUX pour l’Homme Noir.
Très souvent, la solidarité des autres est transnationale sauf les Noirs. Par exemple, le gouvernement central de la Mauritanie a droit de regard sur la situation des Nord maliens pour des raisons connues, mais le gouvernement Sénégalais ou Malien ose Tout sauf penser au sort des Mauritaniens Noirs. Apparemment ces derniers mêmes ne le souhaitent pas, parceque étant craintifs d’être assimilés de maliens ou sénégalais. Et elle est dure, cette réalité des choses, mais elle est VRAIE.
D’autres cas semblables font légion sur la planète, même dans un même pays comme le nôtre, où la condition des Haratines relevait de l’exotisme pour d’autres Noirs pendant longtemps, comme d’autres Haratines veulent échapper leur condition Noire comme les autres d’à côté.

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