18-04-2015 08:29 – Les détenus du mouvement IRA refusent d’être jugés à Aleg

image

Sahara Medias – Le mouvement IRA a annoncé que son président et vice président Biram Ould Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal de même que leur codétenu Djibi Sow ont décidé de ne pas comparaitre devant le tribunal d’Aleg qui doit les juger en appel. Selon ce mouvement la seule juridiction compétente en la matière serait un tribunal relevant du tribunal d’appel de Nouakchott.

Dans un communiqué publié hier jeudi le mouvement abolitionniste a condamné ce qu’il a appelé « la négation du droit et sa transgression par le pouvoir exécutif » et appelé les mauritaniens à s’opposer à l’utilisation par le pouvoir de la justice pour confisquer les droits élémentaires des citoyens.

IRA a appelé la communauté internationale et les partenaires au développement de la Mauritanie à obliger les autorités du pays à respecter les lois et leurs engagements internationaux garantissant les libertés individuelles et collectives des citoyens.

Le mouvement a par ailleurs réaffirmé que la détention, la privation et la torture de ses dirigeants ne sauraient altérer leur détermination pacifique à œuvrer pour une Mauritanie égalitaire et juste.

Source crédit :cridem.org

SoninkIdees-J’ose

18-04-2015 07:45 – Darel Barka : Marche de protestation des populations contre l’expropriation de la cuvette « Karawlatt-Woullou Ndiaye » au profit de l’AAAID [PhotoReportage]

image

Elfoutiyou – Ils étaient environ 600 personnes (des femmes, des jeunes et des vieux) à battre le macadam, ce vendredi 17 avril 2015 dans le village de Darel Barka aux cris de « Ravdines », « Ravdines », « Ravdines » en langue de Molière « Nous rejetons » et de « Do Ko Minendièye », « Do Ko Minendièye », « Do Ko Minendièye » signifie en français « ici, c’est pour nous ».

Les manifestants qui arboraient des brassards rouges ont tous un dénominateur commun, ils sont des noirs (Haratines et Halpulaars).

La décision de passer à la vitesse supérieure a été « décrétée » lors de l’assemblée générale tenue la vielle dans la localité de Reghbe1 suite à l’échec de la rencontre le 15 avril entre les représentants des paysans de « Karawlatt-Woullou Ndiaye » et le Wali du Brakna.

Après le compte-rendu de l’entretien qu’ils ont eu avec le Wali fait devant les 150 délégués des villages par les représentants dûment mandatés par les exploitants traditionnels de la cuvette « Karawlatt-Woullou Ndiaye », les paysans ont décidé de continuer le combat par des moyens pacifiques (sit-in, marches de protestation, dénonciation…) jusqu’à la reconquête de leurs terres de culture.

Un représentant des manifestants a lu une déclaration devant le chef-d’arrondissement qui est sorti les accueillir devant la sous-préfecture en compagnie du 1er adjoint au maire, du commandant de brigade de gendarmerie de Darel Barka et du commissaire de police qui a beaucoup sué pour contenir la foule avec ses agents.

Dans cette déclaration, les manifestants ont exprimé leur rejet total de la mise en location de leurs terres par l’Etat Mauritanien au profit de l’Institution Arabe d’Investissement et de Développement Agricole (IAIDA). Les manifestants étaient venues des localités de Reghbé1, Reghbé2 et Reghbé3, Fondé Mayel, Andalouse, Diama, Bour Walo, Bour Dièri, Badr, Jeddé, Bagdad, Wouro Aly Guelel, Miftah El Kheîr, Wiam, Basra, Sinthiane Diama, Dar Naîm, Darel Barka, Diaw Ranéré, M’Boyo, Bour Gamadji et Léraabé, Dar Naîm. Les ressortissants de la commune venus de Nouakchott se sont déplacés pour se joindre à la marche avec d’autres souteneurs venus de Boghé qui est distant de Darel Barka de 68 kilomètres.

Les terres de la cuvette de « Karawlatt-Woullou Ndiaye », situées dans la wilaya du Brakna, sur le fleuve Sénégal, ont été accaparées par le gouvernement Mauritanien qui les a donnés en location à l’AAAID en contrepartie d’une somme globale de 1,6 million de dollars versée par l’Institution Arabe qui compte développer sur le dit site un projet agricole principalement axé sur la culture des oignons et des pommes de terre.

« Vous n’êtes pas d’ici, la terre ne peut pas vous appartenir », lançait une autorité locale encore en fonction dans le département à l’endroit des populations de Darel Barka venus faire valoir leurs droits sur la cuvette de « Karawlatt-Woullou Ndiaye ».

Source crédit :cridem.org

SoninkIdees-J’ose