Annonce-invitation de L’ARSEF: un événement culturel du 25/04/2015

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L’ARSEF ( Association des ressortissants de Sélibaby en France) vous convie à son événement culturel prévu le 25 Avril 2015.
Tous les ressortissants et amis du Guidimagha sont appelés à honorer cette rencontre par leur présence. Nous leur souhaitons réussite et succès.

Source: Dioum ibrahima, Président de l’ARSEF.

SoninkIdees-J’ose

17-04-2015 19:30 – L’esclavage et son carcan religieux : Les Erudits font tomber le masque

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L’Authentique – Après la Fatwa émise récemment par l’Association des Ulémas de Mauritanie, rendant désormais illicite les pratiques esclavagistes, plusieurs éminents érudits, dont Cheikh Mohamed Hacen Ould Deddew commencent à rétablir la vérité longtemps tue sur cette pratique. L’esclavage tel qu’il a été institué et codifié dans ce pays serait illégal depuis la nuit des temps.

C’est ce constat, remettant en cause beaucoup de convictions dogmatiques, qui redonne aujourd’hui toute sa valeur au combat d’IRA et à l’autodafé symbolique des livres de Fiqh qui avait valu à ses militants un lynchage médiatique sans précédent en 2012, de la part des mêmes érudits qui reconnaissent maintenant leur très long silence coupable.

Le coup de fourmilière porté à la question de l’esclavage, par la radicalité du combat et les succès diplomatiques à l’international, serait à l’origine du florilège d’actions tous azimuts menées par l’Etat mauritanien ces dernières années. La question de l’esclavage a été imposée, contre vents et marées, à l’aune de l’actualité chaude de la Mauritanie, depuis qu’un certain discours antiesclavagiste initié par le mouvement IRA a fait son apparition sur le terrain du combat religieux.

Ainsi, aux mesures institutionnelles prises avec frénésie par l’Etat mauritanien pour se débarrasser d’un mal devenu insoutenable, l’onction religieuse sans laquelle le combat sera vain, a tardé à réagir. La Fatwa émise le 26 mars 2015 par l’Association des Ulémas de Mauritanie pourrait dans ce cadre être considérée d’historique, même si elle a manqué de courage.

Elle a été cependant prise dans une gêne si terrible que des érudits sortent peu à peu de l’ombre pour avouer le caractère illégal de l’esclavage tel que pratiqué depuis des siècles en Mauritanie. Pour Cheikh Mohamed Hacen Ould Deddew « l’esclavage qui a toujours été pratiqué dans ce pays n’a jamais été légal ni légitime sur le plan religieux » a-t-il confessé. Pourtant, jusqu’ à une date encore récente, il niait jusqu’à l’existence du phénomène en Mauritanie.

Ces aveux qui commencent à sortir des lèves des gardiens du temple de l’érudition sonnent ainsi comme une trahison qui a longtemps permis, et pendant des siècles, à des hommes d’en posséder d’autres, avec la plus grande cruauté. Pourtant, ce sont les mêmes qui défendaient encore en 2012 la sacralité de l’institution esclavagiste, qui en réfutent aujourd’hui les soubassements les plus religieux.

Sur ce plan, le coup porté par le mouvement IRA à l’institution religieuse, à travers l’autodafé ouvrages de rite malékite, véritables livres de chevet des négriers, a été aussi salutaire. Ce fait symbolique qui avait fait trembler le socle de l’institution esclavagiste, et qui s’était ajouté aux combats de terrain troublant pour le sommeil des familles possesseurs d’esclaves, expliquent l’évolution rapide que l’éradication de l’esclavage a connu en Mauritanie.

A présent, les descendants d’esclaves qui représentent la frange la plus pénalisée dans l’histoire contemporaine du pays, sont en devoir de réclamer des réparations physiques et morales pour cette injustice historique aujourd’hui reconnue. A l’article 2 de la loi de 1981 qui exigeait la réparation des maîtres esclaves qui acceptaient de libérer leurs esclaves doit succéder un autre article dans la loi de 2007 modifiée, pour un devoir de mémoire et de réparation.

Comme les victimes de l’holocauste Nazie, les victimes de l’holocauste esclavagiste, dans toutes les communautés mauritaniennes, doivent avoir leur propre tribunal pour exiger de l’Etat mauritanien, cette juste réparation des torts commis par les anciens.

Cela passera sous la forme de projets de développement dans les zones de concentration de ces populations, la redistribution des richesses à travers le pouvoir régalien de l’Etat qui devra, au même titre qu’il a enrichi les aristocraties dominantes, de déployer les mêmes facilités d’accès au capital pour les franges issues des classes serviles.

Enfin, toutes ces déclarations et lois prises à la pelée ces dernières années doivent se matérialiser par des actes concrets, au risque de voir les efforts consentis se transformer en frustrations, porteurs de ressentiments et de révolte.

JOB

Source crédit :cridem.org

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IRA apprécie la position de Deddew par rapport à l’esclavage

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Ces derniers jours et ce, sans grande surprise, l’Association des Uléma Mauritaniens s’est fendue d’une déclaration qui légitime les pratiques esclavagiste en Mauritanie. En effet, nos éminents Uléma annonçaient, dans cet ersatz de Fetwa, que l’esclavage était, désormais illégal, comme si cette ignominie pouvait avoir été légale avant la date d’aujourd’hui. Dans une démarche très clairement commandée et rétribuée par les services d’un Etat aux abois, les Uléma autoproclamés, faisant l’économie de toute analyse historique ou recherche documentaire, ont exhumé l’ordonnance de 1981 pour asseoir leur Fetwa. Cette ordonnance, basée sur une autre Fatwa, réaffirmait que l’esclavage était légal puisqu’elle prévoyait l’indemnisation des maîtres d’esclaves, alors que ce sont ces derniers qui devraient être dédommagés des préjudices subis durant des siècles d’asservissement et de domination morale, matérielle et idéologique.
Mais, comme pour laver l’affront fait à notre sainte religion et rétablir sa vocation de source de libération des opprimés, le Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddew vient de publier, ce mardi 14 -04-2015 sur le site Essirage, une déclaration qui a le mérite, rare de nos jours, d’une très grande clarté et d’une portée considérable dans laquelle l’Erudit déclare “qu’il n’y a aucun fondement légal pour les pratiques esclavagiste en Mauritanie” et que notamment, “ces pratiques ne pouvaient avoir de lien avec celles relatives à la période de la révélation de l’Islam”. Il précise aussi que les auteurs de telles pratiques en Mauritanie sont dans un péché caractérisé dont ils répondront à coup sûr devant Allah le tout puissant le jour où ils auront à Lui rendre les inévitables comptes.
Tout en appréciant au plus haut point la position du Cheikh Deddaw qui est venue combler un vide jurisprudentiel dommageable en affirmant très nettement, contrairement aux précédentes Fetawa, qu’il n’y avait aucune filiation entre l’Islam et l’esclavage en Mauritanie, Initiative pour la Résurgence du mouvement Anti-esclavagiste (IRA) tient à souligner les points suivants:
1- nous apportons notre soutiens inconditionnel aux honorables Imams M’Barek Ould Bilal et Bilal Ould Semet ainsi qu’aux autres membres de l’association “El amrou bil maaroufi” (“Recommander des bonnes actions”) dans leur condamnation vigoureuse de la déclaration des Uléma qui nous a ramenés à la case départ;
2- nous engageons l’Etat mauritanien à adopter officiellement la Fetwa de l’Erudit Deddaw qui désigne clairement qui est victime et qui est coupable dans cette question de l’esclavage. Les victimes doivent être reconnues et traitées comme telles et les bourreaux dénoncés et châtiés pour leur forfaiture, sans complaisance ni faiblesse;
3- nous condamnons, avec la plus grande force, les déclarations de Cheikh Ould Saleh, Secrétaire général adjoint de l’Association des Uléma , qui dénigre les défenseurs des droits de l’Homme en les traitant, à longueur de diatribe, de tous les noms d’oiseaux, sans égards aux sacrifices qu’ils consentent pour la liberté du plus grand nombre. Est ce que ce personnage, sorti de nulle part, pourrait faire de telles déclarations, s’il n’était en service commandé et rétribué? Nous nous permettons de poser la question.
4- nous engageons les autorités actuelles à présenter des excuses, aux noms de l’Etat, en direction des esclaves et de leurs ayant-droits pour les préjudices et torts moraux commis à leur encontre durant des siècles par usurpation caractérisée de références à Allah et à Son Saint prophète. Une procédure adaptée d’indemnisation et de réparation doit être initiée par l’Etat en faveur des victimes de cette abomination;
5- nous renouvelons notre appel à l’ensemble des mouvements et organisations de droits de l’Homme, aux associations de la société civile, aux personnalités et groupements progressistes et à tous ceux et celles qui ont dénoncé la Fetwa des Uléma de Mauritanie à resserrer les liens et pousser l’Etat à vaincre les dernières réticences sur le chemin de la “lutte contre l’esclavage”. L’Etat doit dépasser le seul affichage à visée de communication extérieure et s’engager résolument sur la voie de l’exécution pratique de la Feuille de Route; une telle démarche ne pourra aboutir sans l’implication des défenseurs des droits de l’Homme et sans la levée des entraves qui limitent injustement et inutilement leur liberté de mouvement, d’association et d’expression.

La Commission de Communication Aleg le 17-04-2015

Source crédit: iramauritanie.org

SoninkIdees-J’ose

16-04-2015 11:11 – Les avocats de Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir renoncent à sa défense !

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Elhourriya – M’Khaitir, accusé d’apostasie et de blasphème à l’égard du Prophète Mohamed PSL, ont décidé, pour des raisons particulières, de renoncer à sa défense. C’est la seconde fois, après la défense de Me Ichiddou, que des hommes de loi font marche arrière par rapport à cet épineux dossier judiciaire qui continue d’occuper le devant de la scène politique nationale et internationale, face à une affaire très complexe où l’Etat se trouve devant deux options aussi périlleuse l’une que l’autre.

En effet, exécuter Ould M’Khaitir pour un droit d’opinion, signifie porter un coup dur à la démocratie et aux libertés, tandis que son acquittement expose le pays à la loi des fanatiques qui continuent d’exiger son exécution.

Ould M’Khaitir a été condamné à mort pour apostasie le 24 décembre 2014 par le tribunal de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie. En décembre 2013, il avait mis un article en ligne sur le site du quotidien en ligne Aqlame qui avait plus tard été retiré car il était considéré comme blasphématoire à l’égard du prophète Mahomet.

Cet article était adressé aux membres de sa catégorie sociale, les moualamines (forgerons), et critiquait ceux qui utilisent la religion pour marginaliser certains groupes dans la société mauritanienne.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source crédit :cridem.org

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