PhotoReportage du sit-in du 08 Avril 2015 organisé par le comité de soutien aux détenus d’Aleg, et la déclaration.

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La lutte contre le racisme et l’esclavage en Mauritanie : un délit.

Le 11 novembre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritaanie, Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, président de Kawtal, ont été mis aux arrêts. D’autres militants des Droits humains sont aussi détenus à la prison civile de Nouakchott, la capitale. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations foncières et l’esclavage foncier dans plusieurs localités du  Sud mauritanien.
Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès  que d’aucuns jugent politique et expéditif Biram Dah Abeïd ; le récipiendaire du prix 2013 des Nations-Unies pour les Droits humains,  Ibrahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés 2 ans de prison, puis envoyés dans une autre juridiction et incarcérés, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix.
Conscients de l’impérieuse nécessité de porter assistance à ces militants infatigables des Droits humains, ( nous Mauritaniens, associations, organisations, partis politiques mauritaniens de la diaspora en France  constitués en  comité de soutien aux  « détenus politiques et d’opinion » :

– appelons tous les épris de justice de tous horizons pour soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie, 

– dénonçons les arrestations et les détentions arbitraires des défenseurs de la cause anti- esclavagiste et anti raciste en Mauritanie,

– refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes,
– dénonçons les manœuvres obscures d’une ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage à partir du 26 Mars 2015, tout en ignorant le sort des militants abolitionnistes emprisonnés,

– et exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie.

Le comité  de soutien         Fait à Paris 08  Avril 2015

SoninkIdees-J’ose

08-04-2015 07:00 – Des fonctionnaires de l’Ambassade mauritanienne à Paris demandent l’asile politique en France

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Taqadoumy – Trois éléments de la police mauritanienne, employés de notre Ambassade accréditée auprès de Paris, en l’occurrence El Hacen, Cheikh et Camara, ont abandonné leur poste de gardiens au sein de la Chancellerie et introduit des demandes d’asile politique en France.

Une mesure prise par le trio au lendemain de la fin de sa période d’embauche au sein de l’Ambassade et après avoir appris l’intention de cette dernière de les envoyer lundi prochain vers Nouakchott.

Selon des sources au sein de notre Ambassade à Paris, cette mission est arrivée en France en décembre dernier pour remplacer le groupe composé du policier Mohamed Lemine Ould Horma, de Yené Diop et de Bah.

Ces derniers avaient également refusé de rentrer au pays et de rendre leur carte de résidence établie en leur nom par le ministère français des affaires étrangères en vertu de leur recrutement par l’Ambassade mauritanienne.

Traduit de l’Arabe par Cridem 

Source crédit :cridem.org

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