DÉCLARATION : LETTRE DE DÉNONCIATION ET DE MISE EN GARDE (français)

Au Royaume d’Arabie Saoudite.

Copie adressée aux institutions religieuses du monde islamique.

Objet : Dénonciation et plainte contre Mahamadou Touré

Nous, Associations antiesclavagistes de l’Afrique de l’Ouest de la communauté soninké, avec nos partenaires, nous portons à la connaissance des autorités Saoudiennes et à l’Oumma Islamique, la diffusion de prêches qui autorisent l’esclavage entre des musulmans au nom du Saint Coran. Ce sont des prêches qui portent atteinte à l’image de l’Islam dans le monde. Tout mensonge diffusé au nom d’Allah, le saint Coran et son prophète Mohamed (PSL) est un blasphème. Le coran, livre universel appelle à la paix, à l’unité des hommes, à leur connaissance mutuelle et à la dignité de tous. En effet, le projet divin pour l’homme a toujours été d’établir la justice et l’équité sur terre afin que la fraternité entre les hommes soit effective et devienne une réalité par la disparition des discriminations et la cessation des privilèges immérités. Les croyants, nous dit le Coran, « ne peuvent être que des frères ». Autrement dit, ils ne peuvent pas être autre chose que des frères, à moins de cesser d’être des croyants. Dans un autre verset, un appel est adressé à tous les humains pour leur rappeler leur origine commune. Allah dit « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus dans le seul but que vous vous connaissiez mutuellement. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur ». Toute la philosophie de la révélation est résumée dans ce sublime verset. Il s’agit en définitive de nous connaitre mutuellement et non de nous dominer mutuellement, nous aider mutuellement et non que les uns spolient les autres, nous aimer mutuellement et non que les uns se considèrent comme privilégiés et donc supérieurs aux autres.
Le Royaume d’Arabie Saoudite abrite le haut lieu saint de tous les musulmans, nous sommes profondément blessés par les prêches de ce monsieur, originaire de la République du Mali, de l’ethnie Soninké, qui réside en terre sainte depuis de nombreuses années. Cet homme, du nom de Mahamadou Touré, porte atteinte à la dignité d’homme d’un bon nombre de musulmans dans la communauté Soninké qui se trouve à cheval entre plusieurs pays d’Afrique de l’ouest (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et la Guinée).

De 2000 à 2019, ce prêcheur qui dispose d’une grande audience au sein de la communauté Soninké avait diffusé plusieurs cassettes « audio » légitimant l’esclavage coutumier par ascendance entre les musulmans. Ce prêche scandaleux qui instrumentalise notre sainte religion en cautionnant des pratiques antéislamiques comme l’esclavagisme intra-africain organisé par des forces de la jahilya qui sévissaient sur le continent par des brigandages et autres trafics humains dans cette zone. Son discours apologiste de ces pratiques inhumaines a été la cause d’innombrables agressions de toutes sortes perpétrées par des esclavagistes Soninké sur d’autres personnes qui se sont révoltées contre cette situation inacceptable. Nous vous mettons en liens quelques images de ces atrocités.
En tant que responsables théologiques et moraux de l’Islam dans le monde, nous vous demandons d’entreprendre des poursuites judiciaires et administratives contre cet homme, nommé Mahamadou Touré. Nous attirons aussi l’attention des autorités saoudiennes sur le cas de ce prêcheur coutumier en terre sainte car ses disciples fanatisés commettent de graves crimes à l’endroit d’autres personnes considérées à tort comme leurs esclaves récalcitrants alors qu’elles sont musulmanes.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le musulman est le frère du musulman, il n’est pas injuste avec lui, il ne l’abandonne pas. Et celui qui s’occupe du besoin de son frère, Allah s’occupe de son besoin. Celui qui soulage un musulman d’un souci, Allah le soulage d’un souci parmi les soucis du jour de la résurrection. Et celui qui couvre un défaut du croyant, Allah le couvrira le jour de la résurrection ».

🔹️Les associations signataires :

ARMEPES-FRANCE, RMFP, ASSEP, SECTION UVDS-FRANCE, IRA – FRANCE, AHME et ÉGALITÉ SANS FRONTIÈRES

~ Nos contacts :

Téléphone : +33 6 46 61 66 22

Émail : ganbana@hotmail.com

Paris, 14 Novembre 2019

©️ Crédit source : Réseaux Abolitionnistes et anti-esclavagistes (en milieux soninkés)

L’édito – Cri Osé : l’esclavage, si on pouvait être moins HYPOCRITES.

Ceerno Samassa a LU et LIÉ seulement la source de ce qui a formaté nos mentalités féodalo-esclavagistes !

Si on pouvait d’être moins HYPOCRITES.

Lire la chosification de « l’Homme esclave » dans nos manuels dits de jurisprudence (fiqh) dans/par nos cercles maraboutico- religieux- coutumiers, est une donnée très connue. Mais à priori, quand Biram Dah Abeid incinérait ces livres en avril 2012, d’aucuns faisaient semblant que ça ne concernait qu’une histoire de l’esclavage codifié pour Beydane (blancs) sur les Haratines. Alors que ces mêmes livres ou leurs équivalents de codification de cet esclavage sont enseignés et validés dans nos zones dites du Sud depuis plusieurs siècles. Ces derniers jours , le cas du ceerno Samassa en milieu peulh, paraît nous surprendre alors qu’une socialisation de stratification sociale a été toujours d’une banalité criante au nom du religieux connu et appris OUVERTEMENT.

En Mauritanie, le sous système tribal et féodalo-esclavagiste transcommunautaire est N fois plus nuisible pour l’instauration d’un État de Droit, qu’un régime étatique qui serait raciste. L’esprit féodalo-esclavagiste negre, s’il est vraiment sincère, a peu de choses à reprocher au blanc raciste dans sa logique innocente.

Par KS

Mauritanie/Débat : Et maintenant …que Dire ? Par Monsieur Samba Thiam, président des FPC

J’ai lu l’article de Monsieur Ahmed Sidi Baba, paru récemment, intitulé ‘’Et maintenant’’ ?

En ces temps de crise ,la prise de parole des leaders politiques ou des notables tribaux sur la situation nationale tendue est une nécéssité qu’il faut souhaiter et saluer. ‘’The hotest place in the Hell is reserved for those who remain neutral in times of injustice ‘’ disait Martin L King Jr ; entendez ,en substance, que ( la place la plus incandescente dans le feu de l’Enfer est réservée à ceux –là qui , en temps de grande injustice ( ou de grave crise), gardent le silence ).
Cette sortie de ould Sidy Baba, toutefois, résonne en moi , par son ton , comme en écho à celle de 1986, qu’il avait faite sur les ondes de RFI, à propos du groupe flamiste emprisonné. A la question du journaliste portant sur la situation agitée , il avait répondu, en substance, que c’était là des jeunes en mal de notoriété qui cherchaient à se tester, à se mettre en valeur .La moyenne d’âge du groupe se situait entre 38 et 40 ans ; Djigo Tapsirou avait dépassé la cinquantaine et Tene Youssouf gueye avoisinait les 6o ans ,voire plus ! Nous posions alors , avec calme et sérénité, et l’ouverture d’esprit requise, cette problématique nationale qui, aujourd’hui, hante notre sommeil à tous. Passé déjà lointain , mais toujours présent .…
Dans l’éventail de solutions proposées par l’auteur, pour revenir à l’article, on en trouve qui sont dignes d’intérêt ; d’autres me paraissent inadaptées , voire carrément discutables, pour reposer soit sur un diagnostic biaisé, insuffisant , soit sur un déni persistant.

Qu’il faille ‘’ travailler sur la mise en place d’un Etat de droit qui passe par la réforme de la constitution devant redéfinir la nature du régime politique, à réajuster, la réforme des institutions dans leur rapport, avec plus ou moins de séparation ou d’indépendance, la scène politique à pacifier , apaiser ,ou encore la valorisation de notre patrimoine culturel national, le tout dans un climat de paix et de justice sociale , ou qu’il faille se dresser contre ‘’les dérives idéologiques, réligieuses, ou communautaristes’’, l’esprit du ‘’ Parti-Etat’’, il n’y a pas à redire. Concernant les recommandations formulées pour la solution du Passif humanitaire, de l’Unité nationale , du problème culturel, là non plus pas grand-chose à dire, du moins sur certains aspects…Mais là où je ne suis plus le raisonnement de Monsieur O sidi Baba, c’est d’abord lorsqu’il part d’un socle ou d’un postulat formulé, ambigu dans son esprit , pour bâtir ensuite ses propositions de solutions : la Nation , l’unité nationale … Tantôt cette Nation existe , comme par vertu de la force de l’affirmation ; elle est même ‘’garantie’’ en raison du ‘’ciment de la civilisation islamique’’ ; renforcée par la rengaine habituelle de ‘’ nos prestigieux érudits, nos imams, nos cadis …‘’, les ‘’ valeurs spirituelles et morales de notre réligion’’…Tantôt cette ‘’ Nation’’ est à construire , à forger , tantôt elle est reconnue vivante, solide …
Il faut savoir !

Si je devais me risquer à donner ici mon appréciation des choses , je dirais que la nation mauritaniènne n’existe pas encore , pour n’avoir pas suivi le processus historique d’homogéneisation, selon C Anta Diop . Sur ce territoire se côtoient deux aires culturelles , deux entités politiques historiques, deux peuples aux habitudes mentales et mœurs differents que le colonialisme a agrégés . J’en avais donné quelques illustrations au cours d’un débat à Téle-Mourabitoune qu’il serait superflu de rappeler ici . Non il n’y a pas de nation mauritanienne qui reste à construire ; pas encore, même s’il faut s’y atteler . L’argument ‘’ réligion comme ciment solide, indestructible de notre unité’’, utilisé à tout vent, ne résiste pas à l’analyse, pour être controdit, formellement, par l’histoire du Pakistan et du Bengladesh , de l’Irak et du -Kuridistan, du Soudan du nord et du Darfur, etc …
Le coté flou et ambigu de ce texte se révèle, par ailleurs, à travers une série de solutions préconisées, qui ne reposent pas toujours sur un diagnostic exhaustif, clair et sans complaisance des choses…
Il propose l’indépendance de la justice, mais il omet de nous préciser de quelle Justice il parle ? Celle actuelle d’un secteur judiciaire monoethnique, mal rendue, malade du népostisme, ou une toute autre, moderne, bâtie sur le respect de la diversité ? Et quelle diversité ? celle scandée comme un slogan creux par Abdel Aziz, qui écarte Négro-africains et Haratines des médias, de l’Armée , de la superstructure pour tout dire ?
Il demeure des zones d’ombre , une ambiguité dans ce discours …
A aucun moment Ould Sidy Baba ne dénonce le racisme d’Etat qui frappe des composantes nationales entières , l’hégémonie, patiemment mise en œuvre, d’une seule fraction … Il sait que les terres d’Atar appartiennent aux gens de l’Adrar, réalité censée être en porte-à-faux avec l’esprit de notre réforme fonciere quand, hélas à double standard, qu’il se garde bien d’indexer …( pour la petite histoire ,un jour qu’un Gouverneur negro-africain en exercice à Atar voulut s’attaquer à un contentieux foncier sur leurs terres , il s’entendit répondre par les notables de l’Adrar –tout gouverneur qu’il fut – ,ceci : ’’ ne vous mêlez pas de ça, ce sont nos terres’’) ! Les terres d’Atar, des Hodhs , du Tiris, relèvent du Trab-El bidhaans, comme le terroir de ‘’Sangrava appartient aux El- Maali et affiliés -‘’refusé aux aux Meshdoufs-‘’ et Lemden, à la parentèle du Président Sidy ; mais les terres de la vallée du fleuve relèvent, elles, … du domaine national !!! Elles sont pour tout le monde ! C’est ça notre réforme foncière, nos lois …L’auteur de l’article feint d’ignorer cette réalité factuelle des choses qui pourtant crève les yeux . Il ne dénonce pas … On ne l’entendit pas, à l’opposé de ces quelques voix courageuses, sur le cas de racisme flagrant des 47 officiers arabo-berbères sélectionnés du ‘’concours’’ dernier, ni sur celui des 700 fonctionnaires de l’Etat , récemment recrutés, pour une portion congrue de Négro-africains ; Sur l’épuration ethnique qui prévaut dans les écoles spéciales et d’excellence ces 10 dernières années il a toujours gardé le silence…Comment donc peut-on proposer des solutions sur l’Unité, sans toucher le fond du mal ? C’est à croire que l’unité nationale , prônée par O S B, soit de même nature que celle en vigueur, c’est-à-dire celle du cavalier et de sa monture ; cette Unité-là nous n’en voulons pas ! L’unité se fera dans l’égalité des chances et dans l’égale dignité ou ne se fera pas !
Notre identité culturelle ethnique nègre ne semble être prise en compte ici , comme avec le général Abdel Aziz, que lorsqu’il s’agit de nous exposer, dansant et virevoltant comme des forcenés, dans les festivals des villes anciennes de Chinguitty et walata … sans plus ! Lorsque O S Baba se risque à effleurer la question controversée des langues , il le fait sous l’angle, unique, de l’arabe – instrumentalisé depuis toujours – comme seule langue officielle , dominante; sur l’officialisation des autres langues nationales wolof , sooninke et pulaar motus ! Pourquoi donc se cabre-t-on sur ce terme ‘’officialisation’’ ? Ces langues doivent être érigées en langues de travail , au bénéfice des populations administrées, si tant est qu’on tient réellement à procéder à une véritable décentralistion, viable, des régions .O S Baba parle de ‘’redonner vie à l’institut des langues’’ sans se poser la question sur les mobiles-inavoués- qui avaient conduit à le fermer , arbitrairement, en 1990.
Mais le plus surprenant dans le propos de cette notabilité de l’Adrar a été d’affirmer , haut et fort , au mépris des expériences historiques d’autres peuples semblables à nous, que ‘’ l’unité nationale n’est pas menacée, et qu’elle ne pouvait jamais l‘être’’ ; qu’elle est même ‘’garantie’’, pour diverses raisons historiques; et d’ajouter que cette (prétendue) menace n’était, en fait, que le produit de fantasmes et d’élucubrations de certains, un épouvantail, tout trouvé, agité par les esprits populistes, et rien que ça ; alors que la tension ethnique et sociale , vive, est partout perceptible, palpable. Etrange observation que peu de gens partageraient… A moins d’être négationnistes. La question de l’esclavage est effleurée d’une tirade sur le ‘’ Mouvement–Manifeste’’, adossée sur la fameuse fatwa de nos fameux érudits, toute récente …
L’article, heureusement,clôt sur une note, résolument optimiste, portant sur la nécéssité de débattre des problèmes, en dépit de désaccords de points de vue qui pourraient survenir, et l’injonction, en même temps, à accorder place et respect à toutes les spécificités culturelles, à percevoir , comme partie intégrante, un patrimoine partagé et assumée en commun . Encore un slogan ?
Enfin, J’ai cru décéler dans ce texte comme un appel à l’esprit de renouveau, un vœu pour l’instauration d’une ère nouvelle sous le régime de ould Ghazouani…Mais comment y parvenir sans nous dire la vérité sur la cohabitation et sur les crimes ? Comment le réaliser sans, au préalable, assainir nos mœurs politiques et de gestion ? sans nous dresser impitoyablement contre la corruption et cette mentalité grégaire, perverse, qui incite et encourage au vol ? Sur cette question, hélas, l’ancien ministre reste muet …

Samba Thiam / Président des FPC
Novembre 14 / 2019

©️ Crédit source : Page officielle de l’auteur (https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1306411332853245&id=420106731483714) du 14/11/2019

Maître Bouhoubeyni : La priorité de notre caravane sera de tourner définitivement la page de l’esclavage

CNDH – Maitre Bouhoubeyni : « La priorité de notre caravane de droits de l’Homme sera de tourner définitivement la page de l’esclavage ».

Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, a déclaré que son institution entend se pencher sur le dossier de l’esclavage pour deux raisons majeures :

« La première, c’est qu’il est grand temps de tourner la page de ce phénomène avilissant et la deuxième, c’est que cette question est au cœur des préoccupations de la CNDH qui est une commission constitutionnelle consultative, indépendante, concernée par la protection et la promotion des droits de l’Homme dans le pays ».

Me Bouhoubeyni, qui accordait ce mardi 12 novembre 2019 une interview à la chaine satellitaire France 24, a déclaré que cette question de l’esclavage sera en tête des priorités de l’enquête globale que la Commission lancera dans quelques jours pour prendre connaissance de l’état réel des droits de l’Homme dans l’ensemble des régions.

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme a conclu en disant que les conditions sont favorables aujourd’hui pour une action énergique qui mette fin définitivement a ce problème infamant, soulignant que les tribunaux existent, que l’arsenal juridique nécessaire est là et qu’il y a un climat politique caractérisé par son ouverture.

©️ Page Mauritanie (FB)

Le SYSTÈME a t’il inventé l’injustice en Mauritanie ? par Malal SECK

Devons-nous taire hypocritement ?

1. La Mauritanie est le seul pays ou les castés sont victime de la double peine et sont contraint à garder leur mal en silence de peur d’être taxé de complexé ou de catalyseur,

2. Si un casté n’a pas le droit de régner dans son village (chef de village, Imame ou autres), comment ose t’il prétendre à diriger le pays dans lequel se trouve ce village ?

3. Comment pouvons-nous validé certaines pratiques dans nos villages et vouloir le combattre au niveau national pourtant identiques ?

4. Si nous acceptons au SYSTÈME ce destin injuste imposé aux castés dans leurs localités n’auront nous pas enfin la paix dans ce pays ?

5. Comment osez-vous appeler certains castés à l’UNION contre un système alors qu’eux le subissent depuis des générations ?

6. Pourquoi le SYSTÈME n’a-t-il pas le droit de pratiquer ce qu’on a toujours pratiqué, légalisé et réussissons même à expliquer dans nos localités ?

7. La VÉRITÉ, est, ce que nous appelons vulgairement SYSTÈME, n’a fait que du copier-coller de nos pratiques ancestrales.

8. Si c’est nouveau pour certains sachez que d’autres l’on toujours subit et continuent à le subir car chez nous l’histoire nous a appris à juger la personne non pas par ses connaissances et ses capacités mais par sa descendance,

9. Certains intellos essayeront de nous démontrer par des cascades que ce que subissent certains castés dans leur communauté n’a rien à voir avec ce leur fait subir le système,

10. Attention revendiqué une appartenance ou une classe sociale est différent de revendiquer une supériorité ou infériorité imposées,

11. Vouloir combattre la même injustice à l’échelle nationale alors qu’on à du mal à l’enrailler au niveau local, est tout simplement une perte de temps,

12. Il suffit juste de trouver la formule magique qui nous font accepter ces pratiques au niveau local et l’entendre au niveau national pour enfin avoir la paix en Mauritanie car une injustice reste une injustice.

Si dire certaines vérités fait de moi un traître, un complexé, un diviseur, j’accepte de porter toutes qualificatifs et j’en suis fier,

Certains intellos diront qu’il n’a rien comprit ce CANCRE, mais je leur répondrais qu’il n’y a rien n’a comprendre il suffit juste d’accepter ce fléau et de le combattre,

©️ Crédit source : Post Facebook de l’auteur (13/11/2019)

Mauritanie/Politique : Le directeur de la télévision de Mauritanie (TVM) rend visite au président Biram Dah Abeid

Communiqué de presse

Le directeur de la télévision de Mauritanie (TVM) rend visite au président Biram Dah Abeid

Ce mardi 12 novembre 2019 le président Biram Dah Abeid a reçu le directeur général de la télévision de Mauritanie (TVM) monsieur Abdallahi Ahmed Damou sur la demande de ce dernier.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des médias officiels à l’opposition mauritanienne.
Monsieur Ould Ahmed Damou a profité de la rencontre pour annoncer au président Biram dah Abeid l’invitation qui lui a été faite de participer le mercredi 13 novembre à l’émission de la TVM « Ligha khaas »
Le président Biram Dah Abeid prenant la parole a remercié monsieur Ould Ahmed Damou de la visite mais aussi de l’invitation à l’émission. Il a également souhaité que cette ouverture des médias officiels à l’opposition fasse tâche d’huile en touchant toutes les autres institutions étatiques dans l’objectif de décrisper la situation pour un climat serein et apaisé.

Nouakchott le 12/11/2019
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Communiqué de presse Libération des militants de Lexeiba

Le 6 novembre 2019, le tribunal de Kaédi (sud de la Mauritanie), a rendu son verdict concernant les poursuites engagées par le ministère public mauritanien à l’encontre de dix (10) militants d’IRA – Mauritanie, soutenant le candidat présidentiel Biram Dah Abeid et un militant de la Coalition Vivre Ensemble (CVE), soutenant le candidat présidentiel Kane Hamidou Baba.
En effet, quatre parmi les prévenus, en l’occurrence :
1- Kader Mamadou Diawoundy (IRA)
2- Youssouf ould Mohamed ould Abowa (IRA)
3- Demba Kane (IRA
4- Sidi ould Brahim (IRA),
ont été condamnés a six (6) mois de prison dont trois (3) assortis de sursis et trois (3) ferme (déjà purgés) en plus du dédommagement des victimes si ces derniers prouvent la justesse de leurs allégations.
Quant à:
5- Abou Mody Mamadou (IRA)
6- Mamadou Abdallahi Sall dit Ghali Sall (CVE)
7- Boubacar Ould Abowa (IRA)
8- Youba Mohamed Ould Ahmed Abd (IRA)
9- Amodou Ousmane Dia (IRA)
10- Ismael Amodou Timbo (IRA)
11- Saidou Demba Diawara (IRA)
Ils ont été purement et simplement acquittés.
L’avocat de IRA – Mauritanie, maitre Ahmed ould Ely ould Yargueyt, commis pour la défense des prévenus, dès leurs arrestations au lendemain du scrutin présidentiel en Mauritanie le 22 juin 2019, a interjeté un appel partiel de ce verdict. En effet notre avocat et nous (IRA – Mauritanie) contestons les peines prononcées contre nos militants et le militant de la CVE, injustement arrêtés, torturés, maltraités et séquestrés depuis quatre longs mois. Et nous n’avons jamais cessé de dénoncer l’acharnement gratuit d’une justice de classe et de race, contre les détenus d’opinions que sont ces prisonniers.
Nous rendons par ailleurs hommage au courage et à la détermination des détenus, mais aussi l’abnégation et la dignité de leurs familles. Nous remercions fortement maitre Ahmed ould Ely ould Yargueyt, pour son engagement et son désintéressement. Nous remercions les militantes et militants d’IRA-Lexeiba, d’IRA-Kaedi et à leur tête le doyen Sy Mamoudou ; nos remerciements vont également aux gens de IRA-Nouakchott, IRA-Nouadhibou, IRA-Atar, IRA-France, IRA-Belgique et toutes les autres sections de IRA en Mauritanie et par le monde, qui se sont mobilisés pour soutenir les détenus pendant cette dure épreuve.
Nous remercions aussi les membres dirigeants de IRA – Mauritanie et à leur tête l’honorable député Coumba Dada Kane, qui ont tenu à assister physiquement à Kaédi durant toutes les péripéties de l’instruction et du jugement des camarades.
Nous nous félicitons aussi que les détenus de Lexeiba, issus des différentes communautés nationales, sont restés unis durant cette épreuve par les principes fondateurs d’un engagement citoyen, pour un Etat républicain ainsi que la plénitude de la dignité de l’Homme, abstraction faite de sa couleur, sa langue ou sa religion.

Nouakchott, 10 novembre 2019
La commission de communication