Une grave crise alimentaire menace le monde rural, face à un ciel aride et des terres desséchées

L’authentique – Le mois d’août 2019 tire à sa fin, et la Mauritanie enchaîne sa énième année de sécheresse. Les paysans n’auront plus le temps de cultiver la terre, alors que les rares animaux encore en transhumance occupent le versant des collines, arrachant les dernières feuilles d’arbres en l’absence de pâturage.

C’est tout le grenier naturel de la Mauritanie, de NDiago à Ghabou et de la Batha d’Aleg aux confins de Fassala Néré qui souffre de cette sécheresse qui risque d’être encore plus impitoyable que les années passées.

Aux alentours des villages et hameaux jadis généreusement arrosé, ce n’est que désolation. Un ciel obstinément silencieux et aride et des hectares de terre lamentablement desséchés. La plupart du bétail partie au Mali au début de la soudure, il y a de cela près de six mois, n’est pas encore revenue.

Pendant les années d’hivernage, les troupeaux redescendaient de leur zone de transhumance au Mali et au Sénégal, dès les premières gouttes, vers le mois de juillet. Certes, il y a eu des averses dans certaines régions du pays. De fortes averses, deux ou trois pluies qui ont fait couler les oueds et donner de l’espoir.

Mais depuis la mi-août, le ciel s’est refermé sur ses trésors et la terre aride où commençaient à germer de fragiles tapis vert, a repris sa couleur ocre. Le désespoir s’installe peu à peu dans le monde rural.

« Même s’il pleut maintenant, nous ne pourrons plus cultiver, car le temps qui reste ne pourra pas faire mûrir le sorgho, le mil ou le maïs. Les animaux sont d’ailleurs toujours en amont et leur retour ne fera que détruire nos cultures, si culture il y aura », explique Mahmoud, vieux paysan dont les champs s’étalent près de la mare Echeyeb, à 12 kilomètres de Kankossa en Assaba.

Non loin du village Ekamach, quelques hameaux peulhs. Hommes et femmes se tournent les pouces, en pleine oisiveté. « Les troupeaux de vaches sont toujours au Mali et ils risquent d’y passer encore des mois, car ici, la faim les décimera. C’est pourquoi, nous nous apprêtons à les rejoindre » avance Mawdo Bâ, la quarantaine.

Du Guidimagha, jadis région la plus arrosée du pays et lieu de transhumance du bétail mauritanien, les échos qui parviennent poussent au désespoir. « En cette période de l’année en général, les herbes masquent déjà les villages et les champs font germer leurs premiers bourgeons.

Mas cette année est vraiment dramatique. Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Pas le moindre semi jusqu’à présent. Là-bas, la situation est catastrophique, d’autant plus que les animaux se sont attaqués aux arbres.

D’ici peu, et il n’y aura plus aucune forêt au Guidimagha  » raconte SIlèye Camara, un jeune transporteur soninké qui fait la navette entre Sélibaby et Kankossa.

Contacté au téléphone, Sidi Traoré, cadre à l’ONG ADIG (Association pour le développement intégré du Guidimagha) s’étonne de l’inertie des pouvoirs publics qui n’ont encore pris aucune mesure pour juguler la situation.

« C’est vrai que l’arrivée d’un nouveau pouvoir, d’un nouveau gouvernement qui vient juste de prendre fonction, pourrait constituer une excuse, mais la catastrophe est là, des régions entières de la Mauritanie sont menacés de disettes, des hommes, des femmes, des enfants, des troupeaux sont menacés dans leur existence et cela, doit constituer la priorité.

Un appel à l’aide d’urgence internationale s’impose et l’Etat mauritanien doit tirer la sonnette d’alarme » a-t-il confié.

Selon lui, le pire, c’est que la même situation prévaut sur toute la bande sahélo-saharienne, au Mali comme au Sénégal entre autres.

« N’empêche, selon Sidi Traoré, la volonté politique devra se traduire dans les faits à travers un engagement durable et inclusif. Le Gouvernement doit s’atteler à lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, conformément aux recommandations de la revue Faim Zéro qui est le résultat d’un long processus de concertation entre le Gouvernement, la Société Civile et les partenaires au développement ».

Cheikh Aïdara

Groupe des Journalistes Mauritaniens pour le Développement (GJMD)

À l’attention du nouveau gouvernement Mauritanien

L’impunité est la racine de tous les conflits et troubles dans le monde.
Le nouveau gouvernement est enfin prêt à travailler , j’attire l’attention du premier ministre et les ministres ci-dessous qui sont concernés sur la situation dramatique dans la région du Guidimakha qui a été causée par leurs prédécesseurs. Il est plus que urgent d’agir pour rétablir la justice bafouée dans cette localité.

Messieurs les ministres,

ISMAÏL OULD BEDDA OULD CHEIKH SIDIYA , premier ministre,
Dr. Haïmouda Ould Ramdane, ministre de la justice,
-Dr. Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation,
Dy Ould Zein, ministre du développement rural,
Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel,
Monsieur Hacenna Ould Boukhreïss, commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et des relations avec la société civile ,

Le Guidimakha vit dans une situation chaotique, une situation liée aux coutumes esclavagistes de l’antiquité . Des citoyens sont dépossédés de leurs terres pendant la saision hivernale sous un fallacieux prétexte qu’ils rejettent l’esclavage des chefs coutumiers dans les villages.

Sur le principe que l’esclave et ses biens sont la propriété du maître , des pauvres villageois sont dépossédés ainsi illégalement la terre qu’ils ont cultivé depuis plusieurs années. ils sont privés l’héritage de leurs pères et leurs aïeux parcequ’ils refusent d’être des sous hommes coutumiers.

Des citoyens sont empêchés de conduire la prière dans leurs propres lieux de cultes qu’ils ont construit, voire dans certains cas qu’on empêche d’accéder à la mosquée du village carrément pour accomplir leur foi parcequ’ils rejettent l’esclavage coutumier par ascendance.

Une situation qui devrait choquer n’importe quel musulman au monde mais passe inaperçue dans une République « Islamique  » de la Mauritanie. La honte vraiment. Quelle horreur. N’est ce pas bizarre messieurs les ministres? Même dans des pays laïcs où Athées, la liberté du culte est garantie par l’état.

La situation est extrêmement tendue, les esclavagistes coutumiers qui contrôlent les villages sont aidés, appuyés par l’administration locale ,les élus et certains ministres qui étaient dans le précédent gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz , qui ont accentué les tensions et conflits dans les villages en refusant d’appliquer la loi qui incrimine l’esclavage et ses séquelles .

La réforme agraire est claire, la terre toute entière est la propriété de l’état , ensuite, l’état la donne à celui qui la mise en valeur. Pourquoi la loi n’est pas appliquée?

Cette situation est favorisée par un cadi de la capitale régionale de Selibaby, le procureur de la république, le gouverneur , les préfets départementaux et les brigades de la gendarmerie. Ce sont les plaignants des pratiques de l’esclavage dans les villages qu’ils jettent en prison à la place des chefs traditionnels qui sèment la terreur sur du faux et usage de faux.

Les fonctionnaires locaux soutiennent grossièrement que l’esclavage n’existe plus, à quoi sert de voter des lois sur quelque chose qui n’existe pas? Le déni de l’esclavage coutumier a favorisé la corruption de fonctionnaires pervers et les tensions dans les villages

Pourtant, si la loi incriminant l’esclavage était appliquée, tous ces conflits disparaîtront dans très peu de temps. L’administration locale encourage des conflits pour racketter les populations par la corruption et favoritisme .

🔹️Loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes

🔹️Article 2 : L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible. Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave.

🔹️Article 6 : La qualité de fonctionnaire ou d’officier public, de dépositaire ou d’agent de l’autorité ou de la force publique de l’auteur d’infractions, prévues par la présente loi, constitue une circonstance aggravante.

🔹️Article 11: Quiconque porte atteinte à l’intégrité corporelle d’une personne, en considérant qu’elle est esclave, est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 12 : Quiconque s’approprie les biens, les fruits et les revenus résultant du travail de toute personne en la considérant esclave ou extorque ses fonds est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 18 : Tout officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de cinq cent milles (500.000) à un million (1.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 19 : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas.

Diko Hanoune
SG/ l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

©️Post Facebook de l’auteur du 9/8/19

L’esclavage par ascendance/SONINKARA : la tribune du président Gaye Traoré

J’explique de nouveau à SONI KAARA que le LAADA ( échange d’obligations et de services selon la coutume ) n’est pas au dessus des lois de nos république ! Et que le KOMO LAADA ( tâches coutumières assignées aux esclaves ) est une atteinte à la dignité humaine , Tout LAADA discriminant mérite notre révolte donc une refondation des codes de valorisation s’impose il y va de notre avenir harmonieux ! Toute différence dans SONI KAARA devrait être basée sur l’utilité commune donc loin de tout déterminisme de naissance !

La réforme de SONI KAARA est le combat de la ma vie , je le mène avec Désintérêt et Amour pour cette communauté. Et je savais par avance que la mission serait rude et risquée , je suis exposé à toutes fortunes éventuelles !

Que les enfants d’une même communauté de destin puissent être différents dès la naissance ne peut me laisser indemne et tout militant défendant des droits humains d’ailleurs . L’atteinte à notre dignité humaine n’a pas variable selon qu’elle soit endogène et exogène , au risque d’être redondant « on ne fait pas le militantisme des droits humains à la carte » .Certains minorent l’atteinte dans leur dignité cette couche de discriminée victime de l’esclavage par ascendance , réunissant ainsi toutes leurs forces pour essayer de soutenir que à SONI KAARA PAS D’ESCLAVAGE MAIS DES COUTUMES , nous disons c’est cet esclavage coutumier qui ,aujourd’hui défendu comme une valeur qui est à l’origine de l’atteinte à l’harmonie et à la paix sociale .Pire certains intellectuels ( même ceux issus de la couche d’extraction servile) de ma communauté sont dans un déni , dans un silence à l’éloquence coupable .

Mon combat a toujours été républicain et pacifique , nous GANBANAAXU FEDDE la république nous suffit , nous ne ruminons aucune revanche par contre rêvons d’une communauté sans ces tares qui humilient , blessent et chassent des âmes paisibles de chez eux par ce que contre les LAAADA humiliant et discriminant .

Une pensée aux réfugiés de Diéma et KEINERA qui sont sur le chemin du retour chez eux , même si les propos d’une certaine autorité locale sent à plein nez le déni d’atteinte à la dignité des membres des GANBANAAXU FEDDE .

Je remercie au passage la mutualisation de toutes les forces de Ganbanaaxu sur le sol malien pour leur gestion des expulsés de DIEMA .
L’histoire retiendra qui voulait une communauté de destin dans le progrès , la fraternité et le développement .
Quant à mon procès personnel j’ai confiance au VERDICT juge impénitent : L’HISTOIRE .

✅Traore GAYE, Président d’Armepes-France et Initiateur de GANBANAAXU FEDDE

©️Post Facebook de l’auteur (Gaye Tene) du 7/8/19.

Refaisons Ensemble la Mauritanie:

L’espoir né de l’investiture du Président Ghazouani doit jeter les bases d’un nouveau processus plus capable à renforcer la cohésion nationale.

En dehors de sa bonne réputation morale, le nouvel homme fort de Nouakchott jouit d’une riche expérience professionnelle pour marquer l’histoire.

– Il suffit juste d’entamer rapidement un dialogue direct sans intermédiaire avec l’opposition pour la mise en place d’un gouvernement de cohabitation nationale. Il faut partir du principe que mon opposant n’est pas forcément mon ennemi. Ses idées autant qu’elles puissent déranger vont certainement dans le sens du but recherché conformément à sa vision. Il faut savoir tirer profit de sa riche expérience dans le camp adverse pour surmonter ensemble les obstacles.

Nous avons un exemple de démocratie dans le Sénégal voisin qui a toujours forcé l’admiration. Pendant deux mandats présidentiels, le Président Abdou Diouf a nommé le leader de l’opposition Maître Abdoulaye Wade comme Ministre d’Etat. Cela n’a jamais empêché ce dernier de démissionner à chaque échéance électorale pour se porter candidat. Chacun des deux hommes a su profiter de l’expérience de l’autre comme Président ou comme opposant. Le premier décret signé par le Président Wade après son investiture déclarait une immunité judiciaire pour son prédécesseur. Cette belle image de la démocratie sénégalaise a renforcé l’idée d’un Etat de droit pour encourager les investisseurs étrangers.

– Il faut organiser des états généraux sur l’éducation.

– Réviser le processus d’enrôlement pour permettre à tous les citoyens qui jouissent de leurs droits de s’enrôler. Et reconnaître la double nationalité.

– Interdire toute initiative, activité ou regroupement à caractère tribal ou ethnique.

– Développer une nouvelle citoyenneté sous un nouveau slogan : « Refaisons Ensemble la Mauritanie ».

– Annuler tous les mandats d’arrêts pour permettre à tous les opposants forcés à l’exil de revenir dans leur pays à commencer par l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou et l’Imam Chafi.

– Rétablir les relations diplomatiques avec le Qatar. En politique, les intérêts priment sur les sentiments.

– Saisir l’opportunité qui nous est offerte d’être le portail du Maroc sur l’Afrique pour renforcer les relations avec ce pays frère pour créer de nouvelles infrastructures routières et autres moyens de transports plus modernes. Grâce à ses infrastructures très modernes (autoroute, flotte aérienne, TGV, trains, agriculture …), le Maroc prouve chaque jour qu’il est le nouveau dragon économique d’Afrique. Ensemble nous pouvons réaliser beaucoup de choses.

Le Président Aziz a certes fait beaucoup de choses qui resteront à jamais gravées dans les mémoires. Qu’il en soit grandement remercié. Mais il a aussi fait des erreurs en sous estimant la valeur de ses opposants.

🔹️Mohamed Abdallahi EL HEBLY
Politologue

©️ Post Facebook de l’auteur en date du 6/8/19

Mauritanie/Politique : Mr EL GHAZOUANI investi président ce 1er août 2019

▪︎Crédit photo : Page FB GHAZOUANI 2019

Ce jeudi 1er août 2019 , Mr Mohamed Ould Cheikh EL GHAZOUANI est investi comme nouveau président de la République Islamique de Mauritanie. Déclaré gagnant lors du scrutin du 22 juin 2019, l’ex chef d’état-major l’armée mauritanienne succède à son frère d’armes, un autre général Ould Abdelaziz après 11 ans de règne quasi effectif . Pour ce rappel ce scrutin du 22 juin a fait l’objet d’une contestation de la part des 4 candidats d’opposition.

Aujourd’hui une page s’ouvre avec un nouveau dirigeant qui connaît très bien les rouages du pouvoir profond en Mauritanie c’est-à-dire la grande muette (l’institution militaire).

🔹️Justice, 🔹️Paix et 🔹️Progrès pour une MAURITANIE DE TOUS ET POUR TOUS, in sha Allah.

©️KS pour le BLOG.

Nécrologie : IRA-MAURITANIE-Communiqué de condoléances

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
(IRA MAURITANIE)

Communiqué de condoléances

Nous venons d’apprendre ce dimanche 28 juillet 2019 le décès à Kaédi de monsieur Alioune dit Baba Wassala Diagana , le père du grand combattant pour les droits humains, notre frère et ami Samba Diagana, militant de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie).
A cette douloureuse perte IRA – Mauritanie adresse ses condoléances les plus attristées à l’ensemble de la population de Kaédi et particulièrement sa famille éplorée.
Innali Lahi wa Inna Ileyhi Rajioune

Nouakchott le 28/07/2019
La commission de communication

Paris 27/7/19 – Marche pacifique à la mémoire de Dr Mamoudou Barry

Violemment agressé par un individu franco-turc ayant tenu des propos racistes à son encontre le 19 juillet 2019 près de Rouen, le jeune diplômé chercheur guinéen (Né en 1988) , le Dr Mamoudou Barry a succombé à ses blessures le samedi 20 juillet à l’hôpital. Ce drame dont le caractère raciste a été retenu, a suscité une grande émotion dans la diaspora africaine en France. Ainsi ce samedi 27 juillet 2018 une marche pacifique et silencieuse a été organisée à Paris. L’itinéraire partait de la zone de la Gare du Nord en passant par la Place de la République pour finir à la Place de la Bastille. Cette marche a été organisée par le collectif Justice pour Mamoudou Barry (JPMB).

Nos condoléances renouvelées à ses proches. Nous profitons de cette publication pour revenir sur notre reprise hâtive des infos médiatiques sur l’identité supposée de l’agresseur qu’on donnait comme algérien dans notre écrit du 22 juillet en lien ici :https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/07/22/cet-autre-communautaro-racialisme-essentialisant-qui-vire-au-drame/

👇Ici quelques photos du cortège entre la Gare du Nord et la Place de la République.©️Par KS pour le BLOG.