RES NON VERBA : Parles moins , agis ! Par Salihina Moussa

« Res non verba », Des actes et non des paroles,

Depuis belle lurette, les intellectuels mauritaniens n’ont cessé de mettre le doigt là où le bât blesse par rapport au système scolaire. Ce système a cessé de servir de standard depuis le jour où l’autorité mauritanienne a placé l’éducation dans un stade secondaire des préoccupations. Certes, les mots ne manquent point, mais le pragmatisme semble être en perpétuelle latence. Les mots doivent se traduire en actes pour que la Mauritanie puisse faire un progrès à l’instar des pays qui étaient à la même longueur d’onde qu’elle dans les années soixante. Aujourd’hui, ces pays ont émergé sur certains points.

La procédure d’enrôlement biométrique à l’état-civil empêche beaucoup d’élèves de passer les examens (surtout le BEPC et le baccalauréat). Selon l’émission de la note de service des ministères de L’Intérieur et de L’éducation, « aucun élève ne pourra être inscrit dans un établissement d’enseignement, public ou privé, si sa procédure d’enrôlement n’est pas complète, selon les modalités stipulées par la loi. » Aucun citoyen n’est et ne sera au-dessus de cette loi. Nous la respectons. Il est du devoir de l’État de prendre, alors, des mesures qui permettent à tous les élèves de se « recenser ». De surcroît, la Mauritanie est censée respecter l’Article 11 de la Charte Africaine qui stipule qu’il faut « fournir un enseignement de base gratuit et obligatoire ; prendre des mesures pour encourager la fréquentation régulière des établissements scolaires et réduire le taux d’abandons scolaires. » Déplorablement, l’article n’est pas mis en pratique. Tristement, beaucoup d’enfants polissonnent à longueur de journées, et sont laissés à l’abandon. Ceux qui sont issus des familles où l’on tire constamment le diable par la queue et qui ont peu de moyens fréquentent des établissements privés ; puisque les établissements publics ne répondent pas aux attentes.

« Cherchez la science du berceau jusqu’au tombeau. » (Récit prophétique).
La limite d’âge pour passer le baccalauréat est un fait qui encourage l’abandon, elle consiste à mettre des butoirs sur le chemin de ses élèves qui veulent se construire. Cette limite peut aussi qu’augmenter la délinquance : « L’oisiveté est [alors] mère de tous les vices ». L’État doit revoir cette partie de sa gestion pour ne pas faire encore obstacle au progrès du pays.


Il est temps que la Mauritanie mette en place une bonne réforme structurelle et fonctionnellle du système éducatif. La Mauritanie doit donner une éventuelle égalité des chances à tous les élèves sans aucune discrimination sur la couleur, le sexe, sociale ou tout autre critère. De plus donner une bonne éducation aux enfants de sa patrie, c’est assurer un socle inébranlable du développement.

● Par Salihina Moussa, étudiant biologiste FST – Nouakchott

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur

Lamine Fofana, casque bleu mauritanien blessé en Centrafrique : A Monsieur le président mauritanien et au secrétaire général des Nations Unies

Je m’appelle Lamine Fofana. Je suis né en 1972 à Sélibabi. Je suis gendarme avec le grade de Marechal des logis Chef. Le 16 décembre 2015, j’ai eu l’honneur d’être membre du premier contingent mauritanien pour une mission de maintien de la paix en Centrafrique au sein de la MINUSCA. Nous étions 140 gendarmes mauritaniens, FPU.
Le 30 décembre, quinze jours après notre arrivée à Bangui, pendant l’élection présidentielle, notre position a été attaquée. J’étais dans une voiture avec cinq à six autres gendarmes et un colonel. Nous sommes immédiatement allés en renfort. Le Colonel est monté à bord d’un blindé. Je suis resté avec d’autres dans une Pick Up armée. Nous avons subi une rafale continue de l’ennemi, en plein centre-ville. Notre voiture a fait un accident. J’ai été très gravement blessé. Je ne pouvais plus bouger. Mes camarades ont repoussé l’attaque. Le lendemain, j’ai été évacué vers Kampala, en Ouganda, dans un avion spécial des Nations Unies. J’y ai été opéré. J’ai passé trois mois de réanimation à Kampala avant d’atterrir à l’hôpital militaire de Nouakchott début mars. Le médecin Ougandais qui me suivait m’a établi un rapport recommandant mon évacuation vers l’Espagne pour des soins plus appropriés. J’ai passé sept mois à l’hôpital militaire de Nouakchott avec essentiellement des calmants. Sur conseil d’un infirmier, j’ai été au CNORF (centre national d’orthopédie et de rééducation fonctionnelle) de Nouakchott. C’est dans cette structure de rééducation que le Docteur feu Aboubacar Sidibé m’a établi une demande d’évacuation vers l’Espagne, confirmant les recommandations du médecin de Kampala.

Au lieu de l’Espagne, j’ai été finalement évacué en Tunisie avec une couverture de la caisse nationale d’assurance maladie, CNAM. J’y ai passé 08 mois. J’y ai subi des séances de kinésithérapie qui ont légèrement amélioré ma situation. Mais, Mes médecin ont eux aussi estimé que je devais être dans une structure adaptée à mon cas qui n’est pas irréversible. Je suis revenu à Nouakchott, chez moi, au PK 11, entouré de ma famille. Je passe mes journées allongé ou sur une chaise roulante. Je suis incapable de faire les gestes les plus simples comme tenir un verre de thé et le boire. Ce qui me maintien encore, c’est le soutien de mon entourage et cet immense espoir de retrouver un jour, ma mobilité. En Ouganda, en Mauritanie et en Tunisie, mes médecins traitant ont en effet donné le même avis : mon cas n’est pas irréversible à condition que je sois traité dans une structure spécialisée.
Monsieur le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Chef suprême des armées, Monsieur le secrétaire général de Nations Unie, Antonio Guterres, à travers cet écrit je vous interpelle.
C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que j’ai fait le voyage de Bangui avec mes frères d’armes pour être acteur du maintien de la paix dans un pays frère. Une attaque violente, suivi d’un accident, m’a cloué au sol. Aidez-moi à me relever. Aidez-moi pour que je puisse serrer mes deux enfants de bas âge dans mes bras. »

Lamine Fofana,
Gendarme, Marechal des logis

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/lamine-fofana-casque-bleu-mauritanien-blesse-en-centrafrique-a-monsieur-le-president-mauritanien-et-au-secretaire-general-des-nations-unies/

Nouakchott-Mauritanie : Merkez Mauritania (établissement scolaire et universitaire privé) vient de commencer ses inscriptions administratives pour l’année académique 2020-2021

Né à Coumba N’dao, Arrondissement et Commune de Ghabou, au Sud de la Mauritanie, Abou Abdillah Moussa ben BOULAYE ben TOUGAYE Diarra, a commencé ses études primaires dans l’enseignement du Coran et de la Sunna, au Village de Coumba N’dao en 1989, avant d’aller les finir dans l’une des plus grandes écoles coraniques de la willaya de Guidimakha (école coranique Housseyn Souley Cissé, village de Hachakghar) en 2000. En effet, le Professeur et Imam Diarra, continue ses études secondaires dans un Institut Al faarouq spécialisé dans les études islamiques et la langue arabe sous la direction de l’imam de la mosquée de Qatar à Nouakchott. En 2006, après son Baccalauréat, le Professeur et Imam Diarra s’envole pour le Pays du Prophète Mohamed (PSL), Arabie Saoudite, plus précisément à la Medina (Médine, la ville d’accueil du Prophète PSL) pour la recherche du savoir islamique et la sagesse religieuse.
Par ailleurs, le Professeur Diarra s’inscrit en 2007 à la plus grande université de la Médine et décrocha sa licence (BAC+ 3) en 2012 à l’université islamique de Médine. Trois ans plus tard, en 2015, le professeur Diarra obtenait son Diplôme de Magistère (Master ou BAC+5) en cycle des Hautes Etudes ès Daawa et Cultures Islamique (HEDCI). Ce passionné des études islamiques et de la charia islamique est allé poursuivre sa quête du savoir islamique dans le royaume chérif du Maroc. Depuis 2016, Monsieur Diarra est inscrit en thèse de doctorat en études islamiques à l’Université du Royaume du Maroc.
Ce natif de Coumba N’dao (Guidimakha), animé par le patriotisme et la reconnaissance pour sa patrie, l’imam Diarra après s’être diplômé de l’université de la Médine, il a décidé de rentrer dans son pays natal (Mauritanie) pour s’investir dans la science religieuse malgré les nombreuses opportunités que les Médinois lui avaient proposées depuis la Médine. Il s’est dit que c’est à son tour de venir rendre à la Mauritanie, ce qu’elle avait donné. A son arrivée en Mauritanie en 2015, l’Imam Diarra, créa un grand établissement scolaire et universitaire privé dont il est le directeur pour enseigner la science religieuse. Son établissement compte à ce jour tous les niveaux d’études. Le professeur a également mis à la disposition de ces étudiants un enseignement à distance. L’enseignement dispensé par son établissement est un enseignement de qualité selon les différents témoignages de ces étudiants, voir le lien :
https://www.merkez-mauritania.com/galerie/audio/.

Les professeurs sont tous des diplômés de l’université islamique de Médine et d’autres universités internationales. Les diplômes délivrés par le Merkez Mauritania sont des diplômes reconnus par l’Etat et agréés. Pour plus d’informations sur ce sujet voir ce lien :

http://www.merkez-mauritania.com/.

Au niveau universitaire, il existe des cours en ligne. Le Professeur Diarra, après avoir ouvert une section en ligne pour les étudiants, il a le plaisir de vous annoncer également l’ouverture d’une autre section pour les étudiantes. Les cours se déroulent avec des enseignantes et enseignants expérimentés et diplômés des lijazaates. Les matières étudiées sont : le Coran, le Hadith, la grammaire, le vocabulaire, entre autres. Pour s’inscrire veuillez cliquer sur ce lien :
https://form.jotform.com/193591567553066, ou encore les personnes intéressées, peuvent se présenter au Merkez directement ou par contact :

BA Boubou
Centre Histoire et Anthropologie du Droit (CHAD)-Paris

DES PARTIS POLITIQUES APPELLENT À LA CRÉATION D’UN FRONT INTÉRIEUR POUR ASSURER DES RÉFORMES RADICALES (DÉCLARATION CONJOINTE)

Les formations membres de la coordination de partis politiques représentés au Parlement ont appelé, lundi, dans une déclaration parvenue à l’AMI, l’ensemble des forces nationales à contribuer à la mise en place d’un front intérieur puissant, qui prépare les conditions appropriées pour mener à bien les réformes et ouvrir la voie à une concertation constructive. Dans ce document, les partis politiques de la coordination exhortent le peuple mauritanien à davantage de prudence et de rigueur face à la pandémie, malgré la levée du couvre-feu et de certaines restrictions par le gouvernement. Au sujet de l’action parlementaire, la coordination salue le rétablissement par le Parlement de son rôle de chambre de contrôle, à travers la mise en place de la commission d’enquête et le vote d’une loi portant création de la Haute Cour de Justice, et note avec satisfaction le respect par le pouvoir exécutif du principe de la séparation des pouvoirs. Pour remédier à la situation que traverse le pays, les partis signataires attirent l’attention sur la nécessité de s’attaquer aux questions majeures, liées à l’unité nationale et à la gouvernance politique et économique du pays. Ils estiment que leur résolution nécessite la conduite de profondes réformes politiques, économiques et sociales, pour lesquelles la volonté annoncée par le pouvoir constitue un terrain favorable. « La finalité de ces réformes est d’aboutir à un pacte républicain fondé sur les principes d’équité, de justice et d’égalité, qui protège les libertés individuelles et collectives, et sert de fondement à un système démocratique solide et bien enraciné », note le texte. La coordination souligne, enfin, que ce train de réformes contribuera, de manière constructive, au maintien de la paix sociale et au renforcement de l’unité nationale, loin de considérations étroites, à caractère racial, ethnique, tribal ou régional.

Les partis signataires de la déclaration sont :

Alliance Nationale pour la Démocratie

Alliance Populaire Progressiste

Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour le Renouveau

Parti Al Karama

Parti de l’Avant-Garde des Forces de Changement Démocratique

Parti Hirak Echebabi

Parti Hiwar

Parti Islah

Parti Sawab

Rassemblement des Forces Démocratiques

Rassemblement National pour la Réforme et le Développement

Union des Forces du Progrès

Union des Forces Populaires

Union pour la Démocratie et le Progrès

Union pour la République

AMI

©️ Crédit source : Adrar.info http://adrar-info.net/?p=64849

Mauritanie – Débats : Tout n’est pas en Noir vs Blanc dans le revendicatif !

Un peuple NOIR victime en Tout et Partout, une imposture mensongère qui ne passe plus.

Vivement une CEP (commission d’enquête parlementaire) en Mauritanie sur les Droits humains (féodalités, esclavages et racismes)…une occasion salutaire pour changer beaucoup des choses avec surprise…! Et le rapport qui en sortirait si travail bien fait, va permettre à chaque communauté d’entamer COURAGEUSEMENT et SINCÈREMENT sa propre révolution. Ainsi le prisme d’un certain communautarisme politisé et anti-universaliste prendrait un coup pour l’émergence d’une véritable expression Nationale et Citoyenne.

Au sein de chaque communauté on y entretient jusqu’alors le régime de privilèges de naissance et le système étatique actuel n’essaie que de transposer cet ordre suivant des logiques bien lisibles politiquement et socialement. Une certaine mobilisation militante venant des cercles communautaristes Negro-mauritaniens (hors haratine), s’exprime à travers l’habituel référent binaire. On y surjoue le logiciel racialisant en analysant sous le prisme « NOS COMMUNAUTÉS EXCLUES » . Ainsi exclues par Qui et par rapport Quoi… !? Et pourtant le système de gouvernance d’aujourd’hui est le fruit d’une norme qui reflète un certain anti-universalisme concernant la « CHOSE PUBLIQUE ». On brandit la donnée diversité culturelle comme marqueur politique de premier ordre et on en instaure un régime de quotas plus ou moins flexible. L’arsenal revendicatif de certains militants doit évoluer radicalement en mettant l’appel PROGRESSISTE transcommunautaire avant les particularismes communautaires très maladroitement instrumentalisés à des visées politiciennes. La logique d’une communauté qui représenterait une « nationalité » à part ne pourrait pas faciliter une convergence sociale, idéologique et politique entre les progressistes venant de différentes composantes sociolinguistiques. Un féodal zélé et endurci peul ou soninké dans son giron sociétal, aurait peu d’arguments mobilisateurs contre un racisme dit blanc d’ailleurs. Les consciences politiques et intellectuelles d’aujourd’hui ne sont plus celles d’il y a 35 ans dans nos communautés respectives. Soyons lucides… les temps de prêt-à-suivre en TOUT au nom d’une appartenance communautaire sont révolus… APPAREMMENT..!

©️ Par KS pour le BLOG

Mauritanie – politique : une réaction de clarification du président Ould Yali (Le parti RAG)

Participer au gouvernement, dénature complètement la lutte que nous menons et qui nous a coûté l’emprisonnement, les larmes et le sang, les critiques les plus acerbes et sans fondements, les exactions et injustices flagrantes… la liste est longue. Si donc nous participons au gouvernement cela peut vouloir dire que c’est cela la finalité de notre lutte. Or nous avons un projet de société bien différent du projet en réalisation. Cependant nous sommes preneurs de tout ce qui va dans le sens d’une Mauritanie juste, égalitaire et de droit ou chaque citoyen, quelle que soient sa couleur et sa culture se sentira heureux chez lui et nous continuerons à dénoncer et à nous élever énergiquement contre tout ce qui est de nature à menacer l’unité et la cohabitation nationales ou qui consiste à perpétuer la gouvernance gabegiste du pays.

On ne peut pas dire que cette nomination constitue une première dans lhistoire politique de la Mauritanie , puisque d’autres hratine ont déjà été PM. Ce que l’on peut s’aventurer à dire c’est que cette nomination peut être considérée comme positive dans le sens où le concerné est un jeune cadre competant , appartenant à une couche opprimée, n’ayant jamais trempé dans de sales affaires. Au tournant où le RAG l’attend, c’est la gestion dans le sens vécu par les mauritaniens depuis toujours ou dans le sens du changement duquel le peuple est assoiffé. C’est ce à quoi nous nous attendons de la part d’un PM qu’il soit Hartani, Maure ou Negroafricain. Nous nous refusons d’être entraînés dans le cadre de cette étiquette ( de sectaires, de racistes, de régionalistes) que l’on veut nous coller pour nous maintenir dans la situation d’esclaves opprimés.

Nous attendons du prochain gouvernement des signes forts mettant en évidence la volonté politique de divorcer complètement avec le déjà vu. Ce divorce doit se manifester à travers la reconnaissance des partis politiques et des Mouvements et des organisations de la société civile jusqu’à présent privés injustement de leur récépissé, comme ce divorce doit également se manifester par le respect scrupuleux de la justice et de la bonne gestion du patrimoine national.

Nous, nous considérons que si la Mauritanie a depuis toujours piétiné, c’est essentiellement par manque d’ouverture aussi bien de la part des pouvoirs que de la part des oppositions et ceux qui en payent les pots cassés ce sont les populations en général et plus particulièrement les couches faibles. Nous considérons que l’intérêt de la Mauritanie et de son peuple se situent au-dessus de tout et donc doivent cesser d’être victimes de divergences intestines entre pouvoirs et opposition, divergences qui privent cette dernière de ses droits les plus élémentaires. Ayant entendu les promesses faites au peuple mauritanien par le Président actuel pendant la campagne présidentielle, ayant suivi les contacts pris par le président avec les acteurs politiques, ayant noté que durant la première année du quinquennat il n’a pas été enregistrées de graves exactions à l’endroit des leaders de l’opposition et n’ayant pas constaté d’interférences dans le traitement de la mission de la commission d’enquête parlementaire, RAG considère que tout ce qui vient être énuméré constitue les raisons du discours d’ouverture. Ouverture prônée au lendemain de la proclamation des résultats du scrutin, par le président, l’honorable député BDA et le groupe des forces qui ont soutenu sa candidature aux présidentielles de juin 2019.

Omar ould Yali
Président du parti Rag
Nouakchott, 9 aout 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE et Parti RAG

Mauritanie – Événement : l’équipe gouvernementale du Premier ministre Ould Bilal

Ce jour 9 août 2020, depuis le palais présidentiel à Nouakchott, le nouveau Secrétaire Général des lieux, Monsieur Adama Bocar SOKO a communiqué la nouvelle équipe gouvernementale lors d’un point de presse ouvert aux organes médiatiques.

Ci-après la liste des ministres et leurs portefeuilles respectifs.

🔹️Notre source la Page Vision https://www.facebook.com/207091683265307/posts/632582224049582/

🛑Officiel | Composition du nouveau gouvernement:

● Ministre de la justice MOHAMED MAHMOUD CHEIKH ABDALLAHI BOYA

● Ministres des affaires étrangères ISMAIL OULD CHEIKH AHMED

● Ministre de la défense HANANA OULD SIDI

● Ministre de l’intérieur MOHAMED SALEM OULD MERZOUG

● Ministre de l’économie et de l’industrie OUSMANE MAMADOU KANE

● Ministre des finances MOHAMED LEMINE OULD DHEBY

● Ministre des affaires islamiques DAH OULD SIDI OULD AMAR TALEB

● Ministres de l’enseignement secondaire MOHAMED MELAININE OIULD EYIH

● Ministre du pétrole ABDSALEM OULD MOHAMED SALEH

● Ministre de la fonction publique CAMARA SALOUM MOHAMED

● Ministre de la santé NEDHIROU OULD HAMED

● Ministre des pêches ABDEL AZIZ OULD DAHI

● Ministre du commerce et du tourisme NAHA MOUKNASS

● Ministre de l’habitat KHADIJA BOUKA

● Ministre du développement rural DY OULD ZEIN

● Ministre de l’Equipement et des transports MOHAMED AHMEDOU M’HAIMID

● Ministre de l’hydraulique SIDAHMED MOHAMED

● Ministre de la culture LEMRABOTT OULD BENAHI

● Ministre de l’Emploi et de la jeunesse TALEB SIDAHMED

● Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille NAHA HAROUNE CHEIKH SIDIYA

● Ministre de l’environnement MARIEM BEKAYE

● Ministre secrétaire général du gouvernement HAMIDOU TIJANI THIAM

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/207091683265307/posts/632582224049582/

Nouakchott, le 08/08/2020Déclaration suite à la transmission du Rapport de synthèse de la « Commission d’Enquête Parlementaire » au Parquet Général.

L’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH) a suivi les travaux de la « Commission d’Enquête Parlementaire » ou la « CEP » sur « l’enquête parlementaire diligentée au titre des pouvoirs de l’Assemblée Nationale de contrôle de l’action du gouvernement tels que prévus à l’article 72 de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie du 20 juillet 1991 modifiées ».

L’AMDH a noté avec intérêt le Rapport de synthèse, ses conclusions et recommandations des résolutions n°1 et n°2 et n°3, ainsi que sa transmission au ministre de la justice et de son transfert au parquet général.
Dans cette optique l’AMDH exige :

  1. Au parquet général d’entamer la procédure judiciaire dans le plus bref délai et sans aucune restriction et avec professionnalisme.
  2. La restitution des biens spoliés au peuple et la punition des auteurs des crimes à la hauteur de leurs actes. En attendant la décision de la justice.
  3. L’interdiction à l’ex-président, aux ministres et aux personnalités citées dans le rapport de quitter le pays avant d’être entendu par la justice.
  4. La désignation des magistrats connus pour leur honnêteté, capables de lire le droit pour que tous les corrupteurs et les corrompus répondent de leurs actes dans le respect des droits.
  5. Le limogeage de toute personne occupant un poste de responsabilité dont le nom est cité dans le rapport de la CEP pour quelque motif que soit.
  6. Que les parlementaires ayant soutenus ou participé au pillage des biens publics répondent de leurs actes aux mêmes pieds que les ministres, les directeurs centraux et les secrétaires généraux ou toute personne citée pour implication directe ou indirecte dans la corruption, la gabegie et le pillage des biens du peuple.
  7. Approfondissement de l’enquête pour déterminer l’implication d’autres acteurs ayant contribué et/ ou participé au pillage des biens et ressources du pays.
  8. L’ouverture d’une enquête sur la gestion du dossier du passif humanitaire, l’esclavage, de torture et toute autre forme de violation des droits humains.
  9. Suggérons l’implication des organisations des droits de l’homme dans la gestion de ce dossier de corruption surtout à l’intérieur du pays.

Le Bureau exécutif

©️ Crédit source: post FB AMDH- https://www.facebook.com/127021642346/posts/10158269261007347/

Mauritanie – Biram D. Abeid : La démission de O. Cheikh Sidiya est logique

ALAKHBAR (Nouakchott)- La démission du gouvernement de Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya est logique parce qu’il n’a pas pu avancer dans des questions cruciales de la Mauritanie et beaucoup de ses membres sont accablés par le rapport de la CEP sur la gabegie, selon l’opposant Biram Dah Abeid, qui était interrogé ce jeudi par Alakhbar.

Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya a démissionné de son post de premier ministre quelques heures après la transmission du rapport de la commission d’enquête parlementaire à la justice dans lequel il est cité dans en que signature d’une convention douteuse.

©️ Crédit source: Réseaux FB

Conférence de presse : Un an de gestion de Ghazouani, Par Samba Thiam

I- Points de rupture avec le Président déchu :

  • Déclarations d’intentions plus avenantes, plus lénifiantes, tendant à rassurer et amadouer l’opinion.
  • Rapport pacifié avec l’Opposition et une partie de l’élite politique, à travers un style plus ouvert , plus conciliant, plus civilisé, plus maraboutique en un mot, qui a conduit à l’apaisement du climat politique…
  • Davantage d’ouverture à l’élite haratine, ouverture interessée, bien entendu, pour les besoins d’un agenda encore dissimulé …
  • Relations diplomatiques pacifiées et moins chaotiques avec nos voisins géographiques immédiats.

II- Points de similitude avec le régime déchu .

  • Continuité dans la perpétuation et la préservation du Système :
  • La discrimination à caractère ethnique et raciste se poursuit de plus belle, dans tous les secteurs de la vie publique (Armée , Administration-Nomination et concours-, médias ,Economie , Enrôlement etc ),à travers un blanchissement méthodique et appliqué de l’Administration quise poursuit .
  • Attitude partisane face aux uns et autres (on réhabilite les uns on oublie les autres dont les cas les plus flagrants , des chefs de partis arabo-berbères se voient restituer leurs récépissés -certains à pied levé-, les Fpc et l’Ira se voient refuser cette faveur ou ce ‘’droit’’ , alors qu’ils ont rempli toutes les conditions prescrites par la loi ).
  • La solution à la question de l’esclavage continue de faire objet de déni , à tout le moins de louvoiement …
  • Continuité dans la violation des droits humains et de l’impunité (cas de Abass Diallo dont le coupable n’a fait l’objet d’aucune sanction ; celui des policiers arabo-berbères sur Diop, -imitant le cas Floyd- qui furent juste affectés ). Par ailleurs la répression des manifestations pacifiques demeurent , et le dossier de l’enrôlement reste pratiquement sans évolution notable.
  • Continuité encore plus scandaleuse de la gabégie (faux billets dans une banque centrale , du jamais vu, et dans la même veine ,cambriolage dans la zone la plus sécurisée de Nouakchott- Cour suprême, direction du budget,- !). Gestion opaque des kits alimentaires de la pandémie , laissée aux Colonels qui ont fait ce que bon leur semblait, transparence douteuse de la gestion des chiffres des malades…
  • Continuité dans le refus , obstiné, d’un débat national sur les questions de fond qui minent notre Unité .Et cette réforme de l’Education, en perspective, qui ne présage rien de bon, au vu des choses qui se mènent au Ministère de travers…
  • Hésitations, tergiversations du Président sur l’attitude à adopter vis-à-vis du général Aziz ; ce qui se traduit par le cafouillage parfois de la commission parlementaire qui donne l’impression de ne pas avoir les coudées franches .une flopée de recommandations formulées, en conclusion, qui risquent de finir dans les tirroirs ! Toute chose, en fait , qui renvoie à l’attitude hésitante du Président qui n’a jamais clairement déclaré sa volonté, ferme, de lutter contre la corruption. Ce qui d’ailleurs explique pourquoi il freine des quatre fers tout le temps qu’on lui parle d’Audit.

Style maraboutique qui amadoue , consulte voire associe , mais sans rien lâcher de concret, en réalité . Un Président qui veut ménager la chèvre et le chou , qui prend les mêmes et recommence avec, en plus , l’emprise de plus en plus marquée du conservatisme religieux, c’est, me semble-t-il, le danger mortel qui guette en ce moment l’Opposition et, plus largement, notre ‘’Démocratie’’ . Il est à craindre que notre fragile ‘’Démocratie’’ n’y perde son âme.

Nouakchott le 6 août 2020.

Samba Thiam Président des FPC

La lutte continue!

©️ Crédit source: post FB – Kaaw Touré https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157612711900544&id=731995543