Appel Pour Une Plus Grande Pression Internationale


Alors que le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme le 10 Décembre et le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, « Abolition Institute » demeure sérieusement préoccupé par la recrudescence de la répression contre les activistes anti-esclavagistes en Mauritanie. Cette préoccupation est aggravée par la manière avec laquelle les forces de sécurité ont escorté le député nouvellement élu, Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) aux services des urgences du Centre National de cardiologie de Nouakchott (Mauritanie). Au moment de l’escorte, M. Abeid avait besoin d’une assistance médicale urgente pour des troubles cardiaques. Il est inconcevable, vu la gravité de son état de santé, qu’ il soit resté menotté alors qu’il était sous escorte de haute sécurité. « Abolition Institute » estime que la communauté internationale ne devrait pas tolérer un tel traitement inhumain et dégradant.

Il est à noter que M. Abeid a été arrêté et maintenu arbitrairement en détention depuis le 7 Août 2018. Malgré tout il est élu succès étant en détention et devenu dès lors membre de l’Assemblée Nationale le 1er Septembre 2018, M. Abeid aurait pu, dans un état de droit, bénéficier de la protection de l’immunité parlementaire. Mais tel n’est pas le cas.

Selon l’honorable Coumba Dada (également membre de l’Assemblée Nationale et Vice Présidente de IRA), malgré la détérioration de sa santé, M. Abeid s’est vu refuser une assistance médicale adéquate. Lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale le 3 Décembre 2018, elle a vivement critiqué les députés pour avoir ignoré le sort de l’honorable Biram Dah Abeid et a lancé un SOS pour protéger sa santé et sauver sa vie. Dès lors, une réponse ferme, incluant une action rapide de la communauté internationale devient nécessaire.

C’est maintenant le Moment!

Rappelons également qu’il y a cinq ans, le 10 Décembre 2013, M. Abeid avait reçu le Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la lutte contre l’esclavage et à la défense des droits de l’homme en Mauritanie. Compte tenu du caractère arbitraire de sa détention actuelle et de la détérioration de l’état de santé de M. Abeid, nous exhortons S.E.M. Antónió Gutierres, Secrétaire Général des Nations Unies et la communauté internationale à user de leur influence pour exiger la libération immédiate de l’honorable Biram Dah Abeid, ainsi que de son collègue Abdallahi Houssein Messaoud. Par la même occasion, nous appelons à la libération de Sénateur Mohamed Ould Ghadda et de blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir le blogueur mauritanien dont la libération a été ordonnée après avoir été condamné á tort pour apostasie

Tout en nous félicitant de la décision récente du gouvernement des États-Unis de suspendre la Mauritanie de l’ AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), en raison de la persistance de l’esclavage et des violations des droits de l’homme, nous l’exhortons à exercer d’avantage de pression sur la Mauritanie pour qu’elle libère tous les prisonniers politiques et d’opinions.

Organisations signataires: Abolition Institute, Trinity United Church of Christ – Chicago, Masjid Al-Taqwa – Chicago and Zakat Foundation.

4802 N. Broadway, Suite 200
Chicago, IL 60640
Phone: (312) 576-8822
Website: http://www.StoppingSlavery.org

Source crédit : Post Facebook Bakary Tandia

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Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.

Mauritanie : Quels droits de l’Homme avec quels partenaires ?

■Note de synthèse.

Le 10 décembre, la célébration, en Mauritanie, de la journée internationale des droits humains, équivaut à une comptabilité du sordide. 13 années après la chute de la dictature de Ould Taya, le passif reste un contentieux toujours en suspens. Même si la société sécrète, à présent, les ressources de sa propre immunité envers l’arbitraire et le silence, elle traine, encore, le fardeau des discriminations, de l’impunité et du déni. Les aspects retentissants de la faillite méritent, en cette date lourde de symbole, un rappel.

1. La loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant « amnistie » couvre les agents de l’Etat, auteurs de crimes à caractère raciste, du 1er janvier 1989 au 18 avril 1992. Certes, des milliers de déportés ont pu regagner le bercail durant la parenthèse de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi mais la plupart peinent à recouvrer leurs terres. Dans l’ensemble, les mauritaniens d’extraction subsaharienne ne croient plus à l’égalité de droits sur le sol des ancêtres. Le sentiment de cohésion nationale s’en trouve durablement abimé.

2. Quasiment en sens inverse, les pouvoirs successifs multiplient l’adoption de normes visant à éradiquer la servitude de naissance ; or, ils s’abstiennent d’en garantir la prééminence sur les usages de mépris et de ségrégation. Parmi les plus récents repères en la matière, il importe de souligner la législation sur les discriminations, votée le 18 janvier 2018. Le texte s’emploie plutôt à museler le discours de contestation de l’ordre dominant, qu’il associe à la surenchère du particularisme et de la haine. Au même moment, les comportements esclavagistes et le racisme anti-noir échappent à la rigueur des tribunaux ; le droit étant dit, interprété et appliqué par des descendants d’esclavagistes, souvent solidaires à cause d’une crainte commune devant l’essor des demandes d’équité, l’arsenal juridique évite de constater le crime, pour que la domination historique survive et se perpétue.

3. Le code pénal, sous dictée d’une lecture conservatrice et antihumaniste de la Chariaa, continue de sanctionner, par l’amputation, la torture et l’élimination physique, des infractions relevant des libertés de conscience, de culte, d’association et d’expression, de la sexualité (lapidation) ou du délit de vol avec effraction. Alors que de nombreux gouvernements en terre d’Islam abrogent ou abandonnent de telles prescriptions, la Mauritanie va à rebours. Ainsi, sur la base d’une rédaction conçue en Conseil des ministres du 16 novembre 2017, donc hors de la moindre exigence sociale, les députés adoptaient-ils, le 27 avril 2018, la révision de l’article 306, aux fins d’abolir la faculté atténuante du repentir ; la nouvelle version étend la peine de mort à toute personne qui « outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes ». Un mauritanien qui en tue un autre, à cause de l’opinion ou de la race, risque bien moins que le blasphémateur ou l’apostat. Ainsi se présente la hiérarchie des valeurs dans un Etat si prompt à endosser le programme des jihadistes, tandis qu’il prétend les combattre au sein de la coalition G5 Sahel.

4. Malgré la loi du 30 septembre 2015, contre la torture et les traitements inhumains, suivie, dès avril 2012 par l’installation du mécanisme éponyme, des anonymes et des activistes d’associations concordent à rapporter le recours aux sévices, lors des arrestations et de la garde-à-vue. A ce jour, aucun policier ni militaire n’est poursuivi, à ce titre. Naturellement, l’alinéa assurant la « protection et l’assistance aux victimes…des témoins et personnes chargées de l’enquête ainsi que leurs familles » reste sans objet, caduc, vide de portée pratique. Le gouvernement mauritanien adhère aux standards de protection de la dignité de l’individu mais se garde bien de les mettre en œuvre.

Conclusion

Le réflexe de la dissimulation diplomatique, qui explique le soin à la façade légale de l’Etat, commande de complaire aux démocraties, sans jamais leur consentir une concession en actes. Entre « programmes d’appui », « renforcement de capacités et autres « séminaire de formation », la plupart des partenaires crédibles de la Mauritanie – Union européenne et France en tête – continuent à financer et entretenir la fabrique de la fraude sur les principes universels qui fondent, pourtant, leur propre singularité dans la civilisation. Le jeu de dupes se poursuit, depuis le milieu des années 1980, d’ailleurs partout en Afrique. En retour sur le Continent, l’Occident récolte, à ses dépens, le scepticisme, la détestation et les théories du complot. La paresse, le défaut d’imagination et surtout le chantage à la colonisation expliquent, pour beaucoup, le malentendu tragique, dans la conduite des politiques dites de « coopération ». Le système des Nations unies, à son tour contaminé par les pudeurs du relativisme culturel, tend, de plus en plus, à reproduire le discours d’une culpabilité à sens unique où viennent se légitimer les régimes de prébende et de coercition, la violence du sacré et le populisme antiparlementaire.

Ira-M, Nouakchott, le 10 décembre 2018

Source crédit : Réseaux IRA

Biram Dah Abeid ,la Mauvaise conscience de l’Afrique noire

Biram Dah Abeid est un militant de l’abolition de l’esclavage, partisan de la lutte par la non-violence.Son combat sera distingué, à maintes reprises, notamment, en 2013, par le « Prix des Nations-Unies pour les droits de l’homme », délivré tous les cinq ans ; Martin Luther King et Nelson Mandela le précèdent sur la liste des récipiendaires.Aujourd’hui, à l’anniversaire des 100 ans de Mandela, Biram Dah Abeid se trouve en prison,à cause de son combat pour l’égalité de droits et contre le racisme. Biram Dah Abeid dirige l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionnisme enMauritanie (IRA – Mauritanie), une association qui s’efforce d’accélérer l’éradication del’esclavage et des pratiques dérivées. Son organisation n’a jamais été reconnue par le ministère de l’intérieur depuis sa création, en 2008. L’obstacle administratif n’a pas empêché,le charismatique défenseur des droits de l’homme et lanceur d’alerte, de fonder et mobiliser,partout dans le monde libre, des sections dont l’inventivité et le dynamisme étonnent. Ainsi,l’IRA se trouve-t-elle implantée, un peu en Afrique et beaucoup dans l’hémisphère Nord :France, Italie, Usa, Canada, Belgique, Hollande, Allemagne, Sénégal, Côte-d’Ivoire, Mali.Oui, notre Continent, sujet de la présente apostrophe, représente le maillon faible de la solidarité avec les descendants d’esclaves et les victimes de discrimination raciale en Mauritanie .Hors d’Afrique, Biram Dah Abeid et ses compagnons de route bénéficient de l’écoute et de l’empathie, comme en témoigne une couverture multilingue, par la presse des nations démocratiques. A rebours, les parlements nationaux d’Afrique et leurs déclinaisons sous-régionales, les ambassades et les lieux de pouvoir africains restent des forteresses hermétiquesaux derniers chevaliers de la détermination anti-esclavagiste. Pourtant, les aspirations de l’IRA à l’équité en Mauritanie touchent l’être humain dans sa globalité mais surtout la singularité de l’homme noir; il est bien paradoxal de constater la vigueur de cet humanisme,relayée sous d’autres cieux, pendant que les voisins, par la géographie, la culture et la communauté historique, s’en détachent, avec indifférence ou embarras. L’histoire de Biram Dah Abeid, à vous relatée en ce début décembre 2018, vous permettra un aperçu ponctuel des épreuves, endurées par son mouvement depuis 2008, elles-mêmes fruit de quelques siècles de domination et d’exploitation où la barbarie le dispute au déni. Nous avons eu connaissance que, le 03 décembre 2018, le juge d’instruction, supposé «indépendant », montrait l’ordonnance de renvoi devant la cour correctionnelle, à l’un des avocats membres du collectif de la défense de Biram Dah Abeid et de son codétenu Abdallahi Houssein Messoud. Deux jours après, se produit un coup de théâtre, digne de la réputation dela Mauritanie. En effet, le ministère public refuse la décision du magistrat instructeur et exige de saisir, plutôt, la Cour criminelle. Il convient de rappeler, ici, que le motif de la poursuite réside dans une plainte, déposée par un journaliste proche des services de renseignements généraux, lequel accuse Biram Dah Abeid, de l’avoir traité d’agent de la police politique.Depuis quand et en vertu de quelle théorie générale du droit, une parole, au demeurant provoquée dans un contexte de dissentiment personnel, constitue-t-elle un crime ? Surtout qu’il n’est un secret pour personne en Mauritanie que la personne en question s’est érigée en insulteur public contre le président Biram Dah Abeid alors qu’il était sensé l’interviewer.Derrière l’absurdité apparente, perce une rationalité obscure : la condamnation de Biram Dah Abeid invaliderait sa candidature à l’élection présidentielle d’avril 2019, échéance à laquelle l’actuel Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, ne se présente, en vertu de la limitation constitutionnelle des mandats. Mais s’est il engagé nonobstant à faire élire un candidat de son camp pour poursuivre son programme politique. Biram Dah Abeid demeure, à ce jour, le premier mauritanien élu député, en prison ; le 1er septembre, du fonds de sa cellule, il recevait le nombre suffisants de suffrages, pour accéder, à l’Assemblée nationale, dès le premier tour de scrutin. Cependant, le voici toujours en détention préventive, au mépris de l’immunité de son état. Dans la nuit du 4 décembre 2018, au prétexte de «prélèvement sanguin», sans doute aux fins inavouées lui injecter une dose d’un produit létal dans le corps, les gardes pénitentiaires de la prison civile de Nouakchott, le somment d’obtempérer à l’examen médical. Le prévenu refuse au motif que tout acte de cette nature s’effectue dans un lieu agréé, en présence d’avocats et de témoins, point à l’intérieur d’une cellule insalubre. Les différentes déclarations de soutien, notamment de l’écrivain djiboutien Abdarahmane Waberi du leader de «La France Insoumise» Jean Luc Mélenchon mais également de l’opposition de Mauritanie dans le Parlement, en l’occurrence la députée Coumba Dada Kane et son collègue Leid Mohameden, démontrent le degré de notoriété et l’ampleur del’indignation que cette de affaire de règlement de compte par l’instrumentalisation de la justice, suscite en Mauritanie et au delà. Dans le concert croissant des promoteurs de la liberté et de la dignité de l’homme noir,l’Afrique est encore inaudible….

Elhadj Fall membre du staff du candidat Biram Dah Abeid aux élections présidentielles de 2019 et porte-parole.

Paris, France, le 7 décembre

Source crédit : Réseaux IRA

■Communiqué de presse : GANBANAAXU, C’EST SURTOUT L’ÉVEIL HUMANISTE ET CITOYEN QU’ON NE PEUT SALIR.

L’engagement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, connu sous le vocable de GANBANAAXU FEDDE, s’inscrit profondément dans les dispositions légales prévues par les textes constitutionnels de nos pays d’origine et de résidence (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée et les pays accueillant les diasporas soninkés). Aujourd’hui l’esclavagisme statutaire ancré dans les coutumes soninkés est l’une de conséquences fâcheuses des pratiques féodalo-esclavagistes qui sévissaient au coeur de la stratification sociale en milieux soninkés. Ainsi, ce mouvement d’éveil GANBANAAXU à vocation humaniste et citoyenne, est porteur de demandes de réformes sociétales au sein du régime coutumier soninké foncièrement ségrégationniste et discriminatoire, pour consacrer L’ÉGALITÉ EN DROITS ET EN DIGNITÉ pour tous les membres du groupe sociolinguistique.

Notre discours de sensibilisation et de conscientisation est en phase avec les grands idéaux ayant trait au respect des HUMAINS DROITS d’une manière universelle. Un certain droit coutumier soninké porté par des nostalgiques féodalo-esclavagistes, s’active pour restreindre les DROITS LÉGITIMES reconnus aux citoyens par les constitutions étatiques. C’est dans cette optique que nous constatons ici et là, des manoeuvres nébuleuses et mensongères de groupuscules d’extrémistes féodaux réactionnaires pour se faire passer comme victimes auprès de hautes autorités étatiques. Entre réunions secrètes, accusations fallacieuses et les rencontres publiques de manipulations, ces détracteurs obsédés par la CAUSE HUMANISTE ET CITOYENNE GANBANAAXU, ne lésinent sur aucun moyen.

De ce fait, fidèles à nos principes fondamentaux proclamés et diffusés partout, nous tenons à RAPPELER encore une fois que NOUS ASPIRONS À VIVRE NOTRE CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE sans les velléités dominatrices d’un joug coutumier intracommunautaire.

✅ En CITOYENS accomplis, nous sommes libres de se défaire d’un système sociétal capricieux et discriminatoire qui entretient un esclavagisme statutaire sur nos membres.

✅ En Hommes Dignes, nous avons la légitimité inaliénable de nous organiser au sein d’une entité sociétale respectueuse et égalitaire où le Droit d’aînesse et les Compétences sont reconnus sans aucune discrimination d’ordre patronymique ou social.

✅ En Patriotes Conscients, nous appelons au respect strict des institutions publiques à tous les niveaux (Mairies, Arrondissements, Départements, Régions et l’Etat central). Nous réclamons un traitement équitable et impartial de ces dernières à notre endroit.

✅ En CITOYENS avertis, nous réitérons notre APPEL pour l’application rigoureuse des lois nationales dans tous les domaines notamment concernant le foncier dans nos contrées villageoises. Au sein desquelles les milieux féodalo-esclavagistes se servent ILLÉGALEMENT par d’innombrables chantages et intimidations malsains pour maintenir leurs privilèges sociaux (matériels et immatériels) au détriment de citoyens considérés comme des esclaves.
Par exemple pour le cas de la Mauritanie, sur le foncier LA LOI EST CLAIRE : ■L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure tradionnelle du sol est aboli »

Aujourd’hui comme hier, toutes les tentatives mensongères initiées par certains extrémistes communautaristes aux mentalités esclavagistes et féodales, pour nous SALIR ET DIFFAMER seront dévoilées et vouées à l’échec. Ils veulent se substituer aux ÉTATS pour assouvir certaines fausses fiertés en intracommunautaires.

LE TEMPS SERA NOTRE TÉMOIN DÉCISIF !

6 décembre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

A propos de l’esclavage dans la communauté Soninké: Je suspends toute participation………….

Ces derniers temps, la Communauté Soninké, une communauté negro africaine vivant dans les pays du Sahel ( Sénégal Mauritanie , Mali et Gambie notamment ) a connu plusieurs remous existentiels liés à la survivance des pratiques esclavagistes .
A Daffort , à la tombée des premières pluies en juin 2018, de paisibles citoyens ont été empêchés d’avoir accès à des terres qu’ils ont pourtant exploités depuis la nuit de temps tout simplement parce qu’ils sont considérés comme esclaves.
En octobre 2018, dans la localité de Bafrara , des lobbies féodaux ont organisé des gangs terroristes pour mener des agressions violentes contre des citoyens pour la simple raison qu’ils ont osé rejeter l’ordre féodal esclavagiste.
Dans le même mois , ces gangs organisés continuent de sévir en toute liberté dans plusieurs villages Soninké s’attaquant aux femmes et aux enfants de ceux qui à partir de l’étranger ont osé se prononcer contre l’ordre féodal. A Kerwané au Mali , les foules de jeunes déchainés ont sous la menace des armes obligés des vieillards à exercer des tâches traditionnellement dévolues aux esclaves.
Ces illuminés d’un autre âge n’ont aucune gêne à se filmer eux même pendant qu’ils exécutent leurs actes criminels.
Face à cette situation indescriptible , nous avons à attirer l’attention des autorités de la Mauritanie et du Mali à travers des lettres ouvertes , des articles de presse ainsi que des rencontres avec des représentants diplomatiques pour les interpeller sur leurs responsabilités républicaines, humaines mais aussi morales.http://www.cridem.org/C_Info.php?article=712059
Le silence le plus assourdissant nous parvient de la part des organisations la société civile Soninké des pays concernés.
Nous pouvons comprendre la lenteur des états , mais comprendrons difficilement comment des organisations crées pour la promotion de nos culture et de notre image et qui renferme en leur sein des hommes sensés défendre la dignité des hommes peuvent être aussi insensible à des pratiques aussi inhumaines et dégradantes qui se passent quotidiennement sous les yeux.
Sur la base de ce regrettable constat ,
entant que membre de l’Association pour la promotion de la langue et de la culture Soninké , qui a eu à diriger la publication du Journal dés 1987
En tant que membre de la commission technique chargée de travailler sur l’harmonisation de l’écriture ( Orthographe, et grammaire) Soninké au sein du FISO ( festival international Soninké
J’ai décidé de suspendre toute participation au sein de ces organisations car, jusqu’à preuve du contraire, j’estime que par leur silence, l’avis de ces organisations ne semble pas être différent de celui des lobbies esclavagistes qui considèrent la pratique de l’esclavage comme un trait culturel valorisant pour la communauté soninké.
Je saisis cette tribune personnelle pour demander à toutes les personnes éprises de paix et de justices et qui sont sensibles aux traitements inhumains et dégradant que continuent de subir de paisibles citoyens au sein de la communauté Soninké en Mauritanie , au Mali et en Gambie notamment de suspendre toute activité au sein de ces organisations dépassées.

Paroles d’un digne fils de Dimbé

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.

Déclaration des Réseaux IRA dans le Monde.

✅À l’occasion de la journée internationale des Nations-Unies contre l’esclavage, le 2 décembre.

2 décembre 2018:
Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître

Le 2 décembre 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui ».

1. Un défi planétaire

Si la plupart des agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ainsi que le Comité international de la Croix rouge (Cicr) dénoncent le travail forcé de près de 10 millions d’enfants, l’enrôlement d’autres dans les conflits armés, la servitude sexuelle et la traite des migrants continuent à démentir la volonté universelle d’émancipation. Pire encore, l’esclavage par ascendance, à l’inverse de la dimension moderne du problème, se perpétue, d’où le tabou de son actualité, partout sur la mappemonde. Le cas de la Mauritanie l’illustre assez.

2. La singularité de la Mauritanie

En Mauritanie, une personne naît esclave ou maître. Ailleurs, elle le devient, durant une période définie, parfois le temps d’une vie, sans qu’une telle épreuve se transmette, forcément, par la biologie.

Au-delà de la différenciation ethnique, le système rigide de castes régit les sociétés de l’espace mauritanien, carcan où les familles d’esclaves, se trouvent déterminées, à servir le propriétaire de leurs corps et âme, d’une génération à la suivante.

Le constat s’aggrave d’un substrat métaphysique: des versions déviantes de l’Islam, en vigueur depuis le 9eme siècle, constituent, dans le pays la matrice d’un racisme pratique, celui de l’exploitation et de la déshumanisation des Noirs. Les codes hérités de la perception locale de la Charia légalisent l’institution de l’esclavage et associent, toute révolte, à une rébellion envers Dieu. Le serviteur – Abd – ne saurait se substituer à sa condition, sauf à s’exclure du paradis, l’Eden des maîtres. La République islamique de Mauritanie sacralise toujours, dans son droit, la primauté de cet Islam conservateur et liberticide et s’empresse, néanmoins, de légiférer en faveur des standards internationaux. L’ambivalence, ainsi établie, vise à sauvegarder le montage de la primauté génétique, à coups d’artifice, de ruse et de chantage à la damnation dans l’au-delà.

3. L’obsession du maquillage

Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a aboli l’esclavage, par trois fois : l’ordonnance de 1981 prévoit d’indemniser les maitres ; dès 2007, une loi en criminalise l’exercice puis une autre, de 2015, le déclare « crime contre l’humanité ». Or, la somme de ces textes complète la dynamique de l’enfumage, grâce à un savant dosage d’obstruction et de dissimulation. Eludant le fond culturel et la réalité des survivances contemporaine, l’art 2 de la dernière norme en date, s’offre la perfidie de préciser que « l’esclavage comprend tout acte de capture, d’acquisition, de cession d’individu en vue de le réduire en esclavage, de le vendre ou de l’échanger ». L’alinéa vise à créditer la fable selon laquelle n’existerait, en Mauritanie, qu’un potentiel d’esclavage moderne, sans lien avec la transmission matrilinéaire.

Même s’il semble difficile de mesurer l’impact réputé sur 20% de la population, le pourcentage devrait être fortement revu à la hausse, si l’on y inclut les discriminations à l’endroit des descendants. Bien que les fils et petits fils de captifs représenteraient de 45 à 50% des habitants de la Mauritanie, seuls 3 infractions ont été jugées depuis 1981 ; une seule plainte se soldait par 3 mois d’emprisonnement, alors que le droit en requiert 20. Les témoignages sur la complaisance des juges, administrateurs civils, policiers et gendarmes, avec les contrevents, issus du même groupe d’opresseurs, alimente une abondante littérature de communiqués et de déclarations. Les associations SOS Esclaves et Ira-M documentent, depuis des années, la conception et la mise en œuvre de la conspiration du silence.

4. Notre message

A l’occasion de la « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » l’ensemble des sections de Ira Mauritanie rappelle, au monde, le caractère actuel de l’infériorité par filiation en Mauritanie. Celle-ci se traduit, toujours, par le mépris social, l’inculture, l’exclusion des services de base, la discrimination à l’emploi et l’exposition spécifique à la misère et aux maladies.

La répression des militants abolitionnistes de l’IRA et la détention préventive du Président Biram Dah Abeid – pourtant élu député derrière les barreaux de sa cellule – viennent démontrer, aux sceptiques, combien la République islamique de Mauritanie pénalise non pas l’esclavage mais la lutte légitime contre la domination de l’homme par son semblable.

Si l’Union européenne demeure le premier partenaire économique de la Mauritanie et collabore, avec elle, à la lutte antiterroriste au travers du G5 Sahel, elle ne saurait éluder, sous peine d’une cécité qui se paierait cher, le fanatisme croissant dans le pays ; l’article 306 du code pénal de la Mauritanie illustre la dérive de la législation nationale vers la surenchère avec les mouvements jihadistes.

Au XXIème siècle, aucun humain ne devrait pouvoir en subjuguer un autre, impunément, a fortiori l’esclavage héréditaire, que fonde et justifie l’extrémisme religieux. La paix se perd à force de renoncements, de patience-renoncement, de prudence-résignation, donc d’indifférence à la tragédie de l’Autre.

■IRA-Mauritanie
■IRA-France-Mauritanie
■IRA-Mauritanie-Belgique
■IRA-Mauritanie-Italie
■IRA-Mauritanie-Pays-Bas
■IRA-Mauritanie-Espagne
■IRA-Mauritanie-Germany
■Les IRA-USA: Columbus, New-York et Philadelphia.
■IRA-Canada
■Les IRA-Afrique: Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali.

Source crédit : Réseaux IRA

Communiqué de presse : Soins médicaux cardio et ophtalmo pour Biram Dah Abeid: Le régime de Ould Abdelaziz joue avec le feu.

Après son transport, menotté dans une ambulance, le 26 novembre 2018, le président d’IRA – Mauritanie et député national de la coalition Rag-Sawab, Biram Dah Abeid a été ramené dans sa tente de détention, contre l’avis du responsable sanitaire de la prison. C’est le chef de peloton de la garde dirigeant l’escorte du député, qui a décidé d’arracher le patient aux mains des médecins avant la réalisation des examens nécessaires. Rejoignant la prison le même jour, le responsable sanitaire Sidne, assura au président des réseaux IRA qu’il va être extrait de la prison le jeudi 29 novembre 2018 pour une échographie du cœur et autres analyses prescrits par le médecin l’ayant examiné plus tôt.

A la surprise générale, les geôliers du député reçurent l’ordre du ministère de la justice de ne pas extraire Biram Dah Abeid pour ses examens le jeudi. Mais tard dans la nuit du jeudi à vendredi, les geôliers du président d’IRA – Mauritanie vinrent lui demander de donner ses mains pour les menottes et ils vont l’amener à un lieu secret pour faire des analyses. Le député refusa catégoriquement et leur répliqua qu’il ne s’opposerait pas à céder s’ils exécutent l’ordre qu’ils ont reçu de mettre des menottes en fer, mais les assure néanmoins qu’il ne les suivra jamais de plein gré, et de surcroit la nuit, vers une destination inconnue.

Apres plusieurs tentatives de convaincre le député ou des tentatives de le « raisonner » se mêlaient à des menaces voilées, le régisseur et ses collaborateurs, se résolvent à laisser le patient se reposer.

Vendredi 30 novembre vers 21heures et donc en pleine la nuit, le régisseur de la prison revint à la charge et cette fois ci accompagne d’un médecin et des gardes pénitenciers. Et, de manière surréelle le régisseur dit au patient que ce médecin portant le nom d’une famille proche du dictateur mauritanien est très impliquée dans les côtés les plus mafieux de son pouvoir. Le régisseur déclara que c’est ce médecin qui va se charger de faire l’échographie cardiaque du député séance tenante et dans la prison. Et le médecin de s’approcher du patient muni d’un petit portefeuille noir qu’il était en train d’ouvrir en disant : oui on va faire le nécessaire.

Même les prisonniers et les gardes témoins de la scène n’en revenaient pas de ce manège mensonger, qui en dit long sur la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leurs intentions d’utiliser la santé du président Biram Dah Abeid comme une arme qui a pour objet de lui nuire ou purement et simplement l’anéantir.

Le président Biram Dah Abeid a jeté a la face du prétendu médecin, ne me touche; et surtout ne joue pas avec ma sante et mon esprit. Monsieur le médecin, si tu en es un, laisse moi tranquille s’il te plait et rappelle toi que Mohamed Ben Selmane, l’ami et inspirateur de ton cousin Mohamed ould Abdelaziz a sacrifié ton collègue médecin qui a exécuté son ordre de découper le corps de Jemal Khashoggi.

Le régisseur et l’officier de la garde insisteront en disant qu’il n’y aura pas de sortie possible, à l’instar des autres prisonniers, pour Biram Dah Abeid à l’hôpital sauf :
1- la nuit
2- en toute discrétion
3- menotté par des menottes en fer cadencés.
Le député leur répliqua qu’il s’oppose a toute sortie nocturne et opaque qui est faite dans une opacité totale qui lui parait douteuse, mais qu’il ne s’opposerait pas a l’enchainement comme la fois passée.
Le régisseur lança au député : donc il faut dire au revoir aux soins et nous allons communiquer avec l’opinion nationale et internationale pour les informer que tu as refusé les soins.

Nouakchott le 30/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA