L’EED COMME ÉDUCATIF : LA VISITE DE COURTOISIE DE NOTRE BLOG AUX ÉCOLIERS ET ENSEIGNANTS INVITÉS EN VACANCES SCOLAIRES EN FRANCE !

les écoliers entourés par le président de l’EED Waly DIAWARA et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA de Diadjibiné



Avec à gauche Sidi DIAWARA, le directeur de l’école de Boully et au centre Silly CAMARA , enseignant à Tachott-Berané, tous accompagnateurs. 

Avec les écoliers vacanciers et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA. 

Oui en effet…. plus que jamais..!

  

En de début de soirée du lundi 14 Août 2017, votre BLOG s’est rendu auprès de la délégation invitée par l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement). Logée dans une résidence située dans la ville d’Aubervilliers, le premier groupe d’un effectif composé d’une vingtaine de personnes, se trouve au cœur d’un comité d’hôte très convivial. Les 8 écoliers et leurs 3 accompagnateurs arrivés à l’aéroport CDG tôt le matin du samedi 12 Août dernier, seront rejoints prochainement par 8 autres écoliers dont 2 ressortissants maliens du village frontalier Sélifely au bord du Karakoro.

Dans notre échange avec le président Waly DIAWARA, il nous apprend que ce dispositif de valorisation de l’éducation est à sa 2 ème saison. L’an dernier il y avait 3 élèves de Boully ayant bénéficié sur MÉRITE, et cette année les sélectionnés méritants sont originaires de 8 communes différentes . 

L’EED s’est engagé à faire de l’ÉDUCATION , un des leviers primordiaux parmi ses projets de développement selon les propos du président DIAWARA. Et aujourd’hui ce dispositif d’accueil d’une délégation issue du monde éducatif, s’insère dans un large processus d’émulation saine par l’excellence « primée » pouvant susciter davantage l’intéressement et la motivation des élèves et leurs parents à la vie scolaire . Mr DIAWARA a déclaré qu’à partir du mois d’octobre 2017, plusieurs cantines scolaires ouvriront et 4000 élèves sont prévus d’en bénéficier gratuitement. 



Nos vifs encouragements à TOUS ceux qui entretiennent cette Flamme d’espoir l’EED. 

Bonne continuation. 

Fraternellement




Réalisé par KS

Le référendum du 5 Août 2017 : la voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?


Saidou Diallo – Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse. 


D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ? 

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote. 

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national. 

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991. 

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ? 

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit – Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire. 

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant. 

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

– Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

– Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local 

– Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote. 

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur. 

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes. 

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution. 

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle. 

Diallo Saidou dit Thierno 
Juriste 


Source crédit: http://www.cridem.org 

Hommage aux martyrs de l’Armée : réplique salée de BIRAM à Ould Abdel Aziz 

 


Le Calame
– Le président d’IRA Mauritanie a dénoncé l’hommage, assimilé à un accès de « mégalomanie », rendu, par le chef de l’Etat, aux « martyrs » des forces armées et de sécurité mauritaniennes, omettant les martyrs noirs.

« Qui sont les martyrs ? », s’est demandé Biram, en conférence de presse, le samedi 5 Août à Nouakchott. « Pas les coupeurs de route dont il [Ould Abdel Aziz, ndlr] se targue. Ce sont des gens qui ont installé, sur cette terre la loi de la jungle, à travers l’esclavage, les razzia, les guerres tribales et ethniques, les vendetta… C’était le système de la terreur », a narré Biram.

Poursuivant, le leader abolitionniste soutient ceux qui ont facilité la colonisation française, malgré les tares, l’hypocrisie, la fourberie et permis de « favoriser l’ancrage de l’Etat de droit. […] Ces coupeurs de route ne sont pas nos martyrs. Ce sont ceux de l’extrême-droite esclavagiste, obscurantiste et raciste. Ce sont les nostalgiques du retour à la traite qui les honorent, pas ceux qui en ont cruellement souffert ».

Et d’asséner : « Nos martyrs sont ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pour la justice pour ce pays. Je parle de Tène Youssouf Guèye, Ba Abdoul Ghoudouss, Tafsirou Djigo et de tant d’autres. Qu’elle est longue, la liste des tombés au champ d’honneur de la lutte pour la dignité humaine ! Ce sont ces victimes qui sont les martyrs de notre Nation. Pour la mémoire de ces vrais martyrs, c’est tout à leur honneur qu’une personne de la trempe d’Ould Abdel Aziz ne puisse les citer ».

Revenant sur la proposition référendaire d’ajouter deux bandeaux rouges au drapeau national, pour symboliser « le sang des martyrs », Biram pense qu’Ould Abdel Aziz ne l’a mise au compte d’un hommage qu’à certains d’entre eux. Le chef de l’Etat a ainsi voulu « honorer le colonel Mohamed Lemine Ould Ndiayane, les martyrs de Tourine, El Ghalaouiya, Lemgheyti et Hassi Sidi, dont les enfants étaient présents au meeting ». Mais, constate Birame, « Ould Abdel Aziz n’a pas mentionné les martyrs négro-africains victimes des exactions extrajudiciaires, lors des années de plomb (1990 et début 1991), culminant avec le massacre de plus de cinq cents officiers et sous-officiers négro- mauritaniens, dans des conditions jamais élucidées ».

Sur un autre plan, Biram souligne que « l’épouse du chef de l’Etat et ses enfants coûtent, coûtent chacun, à l’Etat mauritanien, plus que vingt ou vingt-cinq de ces sénateurs dont, crocodile, il pleure les dépenses. Contrairement à son clan familial, qui ne s’acquitte de rien, vis-à-vis de l’Etat et du pays, les sénateurs s’acquittent d’un devoir vis-à-vis du peuple mauritanien, de l’Etat et ont droit à leurs rémunérations ».

« Avec ces grossièretés, Ould Abdel Aziz peut berner les laudateurs qui l’entourent mais pas le peuple mauritanien », ajoute Abeïd qui dénonce vivement, par ailleurs, « une montée en grade » de l’intimidation et « des écoutes téléphoniques, devenues l’arme illégale du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz, pour tenter de déjouer ou tromper les défaites cuisantes et successives qu’il subit, de la part de ses opposants ». Et de prendre à témoin l’opinion publique, sur « la persécution dont nous faisons l’objet, moi et ma famille, à cause de ma lutte intransigeante contre l’esclavage, le racisme et la discrimination qui frappent les négro-africains et les harratines en Mauritanie ».

« Perturbés par le traumatisme causé par les nombreuses incursions, musclées, des forces de l’ordre au domicile parental, mes enfants sont en passe de devenir apatrides car les autorités de l’état-civil mauritanien leur ont refusé le passeport, sous prétexte que celui de leur père va expirer dans six mois et ne sera pas renouvelé », révèle le leader abolitionniste. Ces intrusions policières, les jets de gaz lacrymogènes contre les foules qui l’accueillent, à chaque retour de voyage, les asphyxies qui s’en suivent, parmi sa famille, ses enfants et ses voisins, l’ont poussé à offrir, aux siens, des vacances à Dakar, pour leur donner un peu de répit, une vie de famille apaisée et une bonne scolarité.

Source crédit: http://www.cridem.org

IRA-MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 



COMMUNIQUE

Le militant des Droits de l’homme, Monsieur Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie , est victime systématiquement d’agressions, d’intimidations, de restrictions et d’écoute illégale.



Monsieur Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie, est rentré de manière imprévue  en Mauritanie, pour récupérer son passeport qui était confisqué par la police mauritanienne.

Il avait envoyé son passeport á un parent pour que ce dernier lui fasse des formalités consulaires auprès de l’ambassade d’Arabie Saoudite et également effectuer des démarches pour que ses enfants puissent être détenteurs de passeports. Une procédure qui exige la présence de passeport de Monsieur Biram.

Les services de sécurité mauritanienne l’avait mis sous écoute téléphonique, á partir de Dakar, Sénégal. Et ils ont intercepté le document à Rosso,  et arrêté le porteur qui a subi un interrogatoire concernant les contacts de Biram au Sénégal.

Les autorités avaient contrôlé le passeport, tous les pays où Monsieur Dah Abeid avait obtenu des visas d’entrée et sortie. Le service de l’état civil l’a informé que les passeports de ses enfants ne seront pas délivrés et que le sien ne sera pas renouvelé parce qu’ayant une validité de six mois. Et même après ce délai aucun passeport ne lui sera plus délivré.

Nous tenons à vous informer que cette stratégie est mise en place par le Gouvernement mauritanien dans l’unique but d’entraver Monsieur Dah Abeid dans ses déplacements et l’accomplissement de son travail en tant que  militant des droits de l’homme contre l’esclavage, le racisme et les violations des droits humains en Mauritanie.

En plus de ces violations, les autorités mauritaniennes sont allées plus loin dans le harcèlement en mettant sur pied, devant son domicile, un poste de police pour intimider Monsieur Dah Abeid ainsi que ses visiteurs.

Revenant dans le cadre de la contestation contre les réformes constitutionnelles soumises à un référendum qui a eu lieu le 5 août 2017 : les réformes proposées par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz sont outre la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice, une modification du drapeau et l’hymne national.

Comme le stipule l’article  99 de la Constitution de 1994 qui prévoit un vote séparé de l’Assemblée et du Sénat, ces réformes sont adoptées par l’Assemblée mais refusées par la majorité des sénateurs. Le Président s’en réfère alors à l’art 38 de la Constitution selon lequel il peut, « sur toute question d’importance nationale », saisir le peuple par référendum.

C’est dans ce contexte très tendu que le Président Biram Dah Abeid et l’ensemble des leaders de l’opposition dite radicale ont organisé une véritable résistance contre cette

réforme considérée comme « un coup d’état » contre la Constitution de la République islamique de Mauritanie.

Le 3 août, dans l’après-midi, Biram Dah Abeid avait participé à une manifestation pacifique avec quelques membres de l’opposition dans le quartier Arafat de Nouakchott. Il a été personnellement ciblé par les pelletons de l’Unité de la Garde Nationale. L’officier de la garde á donné l’ordre de jeter deux á trois bombes de gaz lacrymogène sur Monsieur Dah Abeid. Il a été gravement touché et a perdu connaissance (veuillez voir les photos ci-joint).

Il a été évacué aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott où il est resté hospitalisé pendant quelques heures.

Ses tortionnaires avaient forcé la porte pour rentrer dans la chambre de consultation contre l’avis des médecins pour interroger Monsieur Dah Abeid qui d’ailleurs a refusé catégoriquement de coopérer.

La situation politique et sociale est extrêmement confuse, par exemple arrestations, tortures et intimidations des membres de la société civile et de l’opposition. Du 02 au 05 août, 33 sénateurs de l’opposition sont retranchés dans le Sénat encerclé par les forces de police qui interdisent tout contact avec les manifestants, toute livraison de nourriture et l’électricité a été coupée.

Il faut encore remarquer l’absence d’observateurs de l’Union européenne pour ce scrutin boycotté par l’opposition. Interpellé à ce propos, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu ce 5 août : « « L’union européenne n’est pas le baromètre de la vérité. Seuls les gens qui ont l’esprit encore colonisés posent ce genre de problèmes. L’opposition n’a pas boycotté. C’est une infime partie de l’opposition, je dis bien une infime partie, en déliquescence, qui n’existe que sur papier, une opposition virtuelle sur les réseaux sociaux.« 

La coordination de IRA Mauritanie en Europe vous interpelle Madame la Rapporteuse des Nations Unies sur la situation désastreuse en Mauritanie. Nous souhaitons votre  intervention afin que la communauté internationale puisse être au courant des agissements des autorités mauritaniennes et exercer les pressions nécessaires afin que puisse cesser les violations graves des droits de l’homme en Mauritanie et qu’également puissent travailler dans la liberté la plus totale les défenseurs des droits de l’homme et les opposants.  








7 août 2017     

                      



La Coordination IRA en Europe


Contacts :

diarrayacoub79@gmail.com

voorzitter@iramauritanie.nl

marymaes@gmail.com

La diaspora mauritanienne rejette les amendements constitutionnels


Appelés à s’exprimer sur le projet de réformes constitutionnelles, les Mauritaniens d’Europe et particulièrement ceux de France ont rejeté en un bloc le projet porté par le président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz.

 

Sur 3009 personnes inscrites sur les nouvelles listes électorales, seul 364 personnes se sont déplacés pour voter en ce samedi 5 Août 2017. Ce qui correspond avec 12,09%. Ce faible taux de participation est d’autant plus alarmant car il concerne l’ensemble des mauritaniens résidents en Europe. 

 sur les deux questions posées, les mauritaniens de la Diaspora ont par deux fois rejeté le projet de réforme constitutionnelle. 

Ainsi sur les 364 suffrages exprimés, 172 personnes ont dit NON à la suppression du sénat contre 161 qui étaient pour. On notera sur cette première question 31 bulletins neutre et Nul. 

L’écart entre le Oui et Non s’est davantage creusé avec le projet de réforme de l’article 8 de la constitution relatif au changement de drapeau. Sur cette dernière question 190 personne ont rejeté le projet de réforme contre 152 qui l’approuvent. On a enregistré 22 bulletins Neutres  ou Nuls. 

Ce résultat risque d’accentuer le fossé entre l’homme fort de Nouakchott et la Diaspora. 

Cette dernière qui est vent debout contre l’enrôlement biométrique sur la base duquel ont été confectionné les cartes d’électeurs. 

Si l’ensemble des observateurs note que le scrutin s’est déroulé dans le calme et sans incidents , certains comme Mariam Kane pointe du doigt cet enrôlement qui aurait privé à beaucoup de mauritaniens de pouvoir s’exprimer. 

Le projet de réformes  constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz a été boycotté par la majorité des partis d’opposition. 

L’opposition a par ailleurs appelé à une opération ville morte, afin faire échec à ce projet de réformes constitutionnelles qu’elle jugé anticonstitutionnel 

 


Diallo Saidou Dit Thierno pour KASSATAYA


Source crédit: http://www.kassataya.com

​ALERTE INFO : Biram Dah Abeid blessé lors des manifestations à Nouakchott  

 

Lors des manifestations de ce 3 août à Nouakchott contre le projet de référendum du Président Aziz, le Président du mouvement IRA, Biram Dah Abeid, a été blessé et transporté à l’hôpital national. 

C’est dans le quartier Arafat de Nouakchott que les forces de l’ordre ont été particulièrement violentes. Le leader du mouvement anti-esclavage participait avec l’opposition à l’une des nombreuses marches et manifestations prévues ce 3 août, à Nouakchott et dans le pays, pour dénoncer la tenue de ce référendum considéré comme « un coup d’état » contre la Constitution du pays et inciter les Mauritaniens à voter non. 

 

Biram Dah Abeid a été atteint par un jet de gaz lacrymogène qui lui a fait perdre connaissance. Il a été personnellement visé par un membre de l’Unité de la Garde Nationale puisqu’aussi bien aucune autre victime n’est à déplorer parmi la foule compacte qui l’entourait. Emmené aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott, son processus vital n’est pas engagé. Une foule nombreuse a suivi les services d’urgence provoquant une situation très chaotique aux abords de l’hôpital. C’est vers 22h que, rétabli, Biram Dah Abeid a quitté l’hôpital, décidé à reprendre sa place dans le cortège des manifestations. 

 

La tension est extrême en ce dernier jour de campagne à Nouakchott. Depuis ce matin, 33 sénateurs de l’opposition occupent le Sénat encerclé par les forces de police. Tout contact avec l’opposition en sit-in devant le Sénat est interdit, toute livraison de nourriture aux « occupants » interdite et l’électricité a été coupée. 

 

C’est ce samedi 5 août que les Mauritaniens sont appelés à se prononcer sur les réformes proposées par le Président Aziz dont, notamment, la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice. 

 

Les militants du mouvement anti-esclavage de l’IRA en Europe, saluent le courage du Président Biram Dah Abeid et des militants mauritaniens engagés dans ce combat dont l’issue est vitale pour la Mauritanie. 

 

3 août 2017 – 22h40         
La Coordination IRA en Europe 

Contacts : 0478/503 727 et 0492/504 092 

 

IRA MAURITANIE en Belgique ASBL, 77 Chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles Contacts : 0478/503 727 ou 0492/504 092

Crédit source: Réseaux IRA EUROPE.