Mauritanie | L’ancien président de la république placé en résidence surveillée

La justice mauritanienne a placé ce mardi l’ancien président de la république, Mohamed O. Abdel Aziz, en résidence surveillée dans son domicile à Nouakchott, dans le cadre de l’enquête dont il fait l’objet depuis le mois de mars dernier.

Cette décision a été prise par le pôle chargé de la lutte contre la corruption au tribunal de Nouakchott ouest devant lequel l’ancien président a comparu mardi.

Selon les sources de Sahara Medias cette décision oblige l’ancien président à rester à son domicile et de n’en sortir qu’après autorisation préalable du pôle ou pour une nécessité religieuse ou médicale.

Cette décision de placer ould Abdel Aziz intervient quelques jours après une enquête menée dans un ranch lui appartenant hors de Nouakchott dont les résultats n’ont pas été révélés officiellement.

Comme lors des précédentes convocations, ould Abdel Aziz a refusé de répondre aux questions des enquêteurs faisant prévaloir une immunité que lui conférerait l’article 93 de la constitution.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/lancien-president-de-la-republique-place-en-residence-surveillee/

L’éditorial – Cri Osé | L’esclavage, questions d’actualité dans une certaine Afrique Noire : cette noblesse nocive à abolir impérativement pour avancer en CIVILISATION !

Crédit photo : tirée du Magazine Historia numéro 878 – Février 2020



Hier 10 mai 2021 correspond en France à la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leur abolition. Une date mémorielle instituée à la suite de la loi Taubira qui visait en 2001, la reconnaissance de la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Madame Taubira, femme politique originaire de la Guyane française fut rapporteuse à l’Assemblée de cette loi. Une avancée conséquente à souligner sur cette problématique d’esclavage faisant partie de zones d’ombres de l’histoire de France. Et cette réparation mémorielle dans l’hexagone touche certainement les milieux afro et afro-descendants à travers le monde francophone et au-delà. Pourtant une autre Afrique Noire intellectuelle maintient un tabou sur les réalités historiques et actuelles des implications liées à l’esclavage en interne entre Noirs. Dans le Numéro 878 du Magazine Historia (Février 2020) sous le Dossier-Une bien fourni « Les vérités sur l’esclavage » , on peut y lire certains passages grandement illustratifs de ce tabou africain ; « … C’est en 2001 que l’historien sénégalais Ibrahima Thioub fit scandale, au Congrès international des historiens africains, à Bamako, en évoquant l’esclavage dans les sociétés sénégalaises. Il se fit presque écharper par ses collègues, dont certains sont issus de familles princières ayant pratiqué autrefois l’esclavage » , « … Pourquoi ce déni ? Parce que l’esclave, en Afrique comme ailleurs, est un personnage sans qualité, sans famille, sans honneur, méprisable. » .

Ces termes sonnent horriblement avec une actualité brûlante dans certaines zones ouest-africaines sur ces traces sociales de l’esclavage intra-muros. Il y a à peine une semaine au Mali, lire https://maliactu.net/mali-lesclavage-par-ascendance-au-mali-la-cndh-tire-la-sonnette-dalarme-sur-la-situation-dans-le-village-de-bagamabougou-cercle-de-diema/ , la CNDH a communiqué sur la situation critique des personnes ayant refusé leur statut d’esclave dans un village. Plusieurs personnes (femmes, enfants et hommes) ont été expulsées par les milieux esclavagistes et elles ont trouvé refuge à Bamako. Pour rappel dans la nuit du 1 septembre 2020 dans le village Soninké de Djandjoumé au Mali, 4 hommes militants anti-esclavagistes (âgés de 42 à 72 ans) avaient été lynchés à mort et jetés dans les cours d’eau, parce qu’ils refusaient leur statut d’esclave, à lire ce communiqué des experts onusiens https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .
Depuis bientôt 5 ans, avec l’éveil abolitionniste dans les communautés Soninké en Afrique de l’ouest et dans les diasporas, les réflexes féodalo-esclavagistes tapis dans le fond sociétal ont surgi avec une violence inouïe contre les descendants d’esclaves qui osent manifester leur entière humanité. Une noblesse nocive faite de complexe suprémaciste et d’esprit féodalo-esclavagiste, est entretenue socialement, idéologiquement et religieusement pour sévir par différents procédés fallacieux face aux militants abolitionnistes. La particularité obscène de cette noblesse coutumière, c’est qu’elle n’imagine pas une vie communautaire sans classe statutaire d’esclaves. Aujourd’hui partout en pays soninké, en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et en Gambie, les tenants de cette noblesse soutenus par des complicités au sein des services étatiques modernes, mènent une guerilla multiforme (Harcèlements judiciaires, violences morales et physiques, expropriations, expulsions, mise en quarantaine sociale…) pour maintenir le schéma sociétal où l’esclave reste un élément social d’éternel subalterne. Selon la psychologie sociale de certains féodaux soninké, une noblesse sans possession sociale d’assignés esclaves, serait douteuse et peu valorisante. Encarté anti-esclavagiste, on peut subir les haines, les fourberies sarcastiques, les bouderies calomnieuses et d’autres remontrances venant d’un villageois austère au fond du terroir sahélien mais également d’un Docteur en X ou Y perché à Paris ou à Banjul. Les descendants d’esclavagistes occidentaux ont pu s’inventer une norme légale communautaire appelée la Citoyenneté à la place de leur noblesse suprémaciste d’antan, ceux de nôtres sont encore dans une phase variant entre une schizophrénie intellectuelle et sociale et une bipolarité existentielle. On peut saluer Madame Taubira ici en France et haïr l’abolitionniste là bas qui refuse le statut d’esclave dans ta propre communauté. Le cas soninké est loin d’être isolé en Afrique sahélienne, généralement dans les sociétés où la hiérarchisation sociale agit, on peut y trouver une norme d’esclavage statutaire qui sévit en « douce ».

Paris, 11 mai 2021

-Par KS pour le BLOG

Le Ministre de l’intérieur : « nous avons trouvé devant nous un lourd héritage au niveau de l’état-civil »



Crédit photo : RMI-Info

Le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug a déclaré lundi que le régime actuel a trouvé devant lui un lourd héritage au niveau des difficultés d’obtention des pièces de l’état-civil.

Parmi ces difficultés, a dit le ministre, le fait qu’un grand nombre de citoyens, de divers âges, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont pas pu disposer de leurs pièces d’état-civil ou même accéder aux centres.

Le ministre qui répondait à une question orale de la députée Khadiata Malick Diallo a évoqué le retard, des mesures complexes, des dossiers incomplets, des erreurs dans les noms et les âges, des perturbations au niveau des centres d’accueil des citoyens en milieu rural en plus d’un recensement incomplet en 1998 et qui a constitué la base des données essentielles de l’état-civil.

Le ministre qui a promis l’ouverture d’une enquête à propos de la question posée par le député, a affirmé que malgré tout un grand travail a été fait au niveau de l’état-civil, affirmant qu’ils n’étaient nullement satisfait de la situation dans laquelle se trouvent les citoyens non enregistrés au niveau de l’état-civil, car la loi garantit à tout citoyen le droit d’obtenir ses documents civils et l’état est conscient de ses droits en ce sens.

Ould Merzoug a révélé que selon le recensement général de la population effectué en 2013 le pays comptait 3.537.368 habitants alors que la population actuelle est de 4.271.197, soit un taux de croissance annuel de 2,8%, selon les services officiels spécialisés.

Le nombre de personnes inscrites à l’état-civil a atteint 3.892.000 dont 135.507 depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani.

Selon le ministre les efforts déployés ont permis de résoudre près de 80% des problèmes et il a été mis en place, par les hautes autorités du pays, une commission nationale chargée d’aider les commissions départementales et communales dans l’identification des identités et à accélérer les mesures d’enregistrement.

L’afflux des populations devant les guichets des centres de l’état-civil, selon le ministre, est dû à la faiblesse de la connexion internet, annonçant la mise en place prochaine d’un réseau VSAT de l’internet.

Il a encore ajouté que des instructions ont été données à l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés pour augmenter le nombre de guichets au niveau de tous les centres afin de faciliter l’enregistrement des populations.

En ce qui concerne les citoyens résidents à l’étranger, le ministre que les autorités œuvrent à trouver un mécanisme pratique de coordination entre les missions diplomatiques et l’ANRPTS afin de trouver des solutions appropriées aux problèmes posés par nos colonies à l’étranger.

Sahara Média

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2888246651432157/

Droits Humains | COMMUNIQUE N002/C.C.E.S/05/2021 RELATIF A L’ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE SUR L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE DE BAMAKO LE SAMEDI 22 MAI 2021.



Notre coordination, née de la volonté des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles sur l’étendue du continent africain et dans le monde. Nous entendons mener des actions de sensibilisation, d’information sur les conséquences de ces crimes sur le rapport entre les êtres humains et engager des actions judiciaires pour faire condamner , sur la base des instruments juridiques internationaux, les auteurs et les complices de ces crimes contre l’humanité en vertu des articles 2 et 4 de la charte des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage moderne.
Notre coordination a décidé de soutenir la tenue de la conférence sur la problématique de l’esclavagisme en milieu soninké qui aura lieu à Bamako le 22 Mai à la maison des ainés tout en demandant aux organisations membres d’y apporter leurs soutiens.
Nous demandons à toutes les organisations panafricaines de se joindre à cette activité très importante pour les victimes de l’esclavage. Cette rencontre constitue une opportunité pour demander à l’Etat Malien de voter une loi contre cette pratique inhumaine.
Nous rappelons que cette conférence est l’initiative du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H).
Notre coordination sera représentée par Maitre SAID LARIFOU (Avocat, membre du Conseil de l’ordre , ancien Bâtonnier par intérim, inscrit au Barreau de Moroni , Comores) Président de l’ONG WARABA et membre fondateur de la coordination.

Fait à Paris le 09/05/2021
Ont signé le Présent Communiqué
Pour la Coordination, Me Saïd LARIFOU, Président de l’ONG Waraba Afrique ORGANISATIONS MEMBRES DE LA COORDINATION :

✓WARABA AFRIQUE (Maitre Said LARIFOU)

✓Kane d’Afrique (Doro Traore)

✓Mouvement pour la sauvegarde des Droits de l’homme (Boubacar NDJIM)

✓Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles- France (Gaye Traore)

✓Association des Haratines de Mauritanie en Europe (Diko Hanoune)

✓Rassemblement Malien pour la fraternité et le Progrès (Salif Ladji Camara)

✓ASSEP – Sénégal (Issa Mamado Sidibe)

✓Ganbana International (Malaly Camara)

✓C.S.P/ A.C.D.E (Mahamadi Kanoute)

✓ Initiative pour la résurgence du Mouvement abolitionniste (IRA) (Brahim Ali)

✓G5 Sahel (Ali Bouzou)

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

Nouakchott : session de formation sur la prolifération de la drogue chez les jeunes


Une session de formation au profit de cent responsables des jeunes issus des trois wilayas de Nouakchott sur les dangers de prolifération de la drogue dans les rangs des jeunes a débuté aujourd’hui, ce samedi 7 mai 2021.

Durant trois jours, les participants à la session auront à suivre une série d’ exposés portant sur les volets juridiques, sociologiques, sanitaires, statistiques et psychologiques en rapport avec l’usage de la drogue dans les rangs des jeunes.

Ouvrant les travaux de cette formation, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, M. Abdi Salem Ould Cheikh Saad Bouh a indiqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes qui seront dotés de moyens scientifiques leur permettant d’entreprendre des services sociaux, d’enraciner la culture du volontariat et de lutter contre les phénomènes étrangers à la société, conformément aux engagements du Président M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans ce domaine.

Pour sa part , le coordinateur général du programme « Watanouna », M. Ahmed Ould Abderrahmane a précisé que la session va dans le cadre du plan d’action 2021 du programme qui lutte contre la recrudescence des actes de violence liée à la consommation de la drogue et des psychotropes en milieu des jeunes.

Vous les jeunes nous comptons sur votre contribution afin de concrétiser les efforts entrepris par l’État dans les quartiers et zones cibles pour éradiquer ce fléau qui menace la santé et la sécurité des personne, a-t-il ajouté.

Nous rappelons que suite à la recrudescence des crimes et des agressions physiques enregistrée dans plusieurs villes du pays, les autorités se sont mobilisées pour freiner ce danger.

Tawary agence

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3738308179631240/

Regard rapide sur « un bref aperçu » révisionniste falsificateur de l’histoire de la Mauritanie… | Par Lô Gourmo

• Bref aperçu sur le peuplement de la Mauritanie http://aqlame.com/node/5190



Voilà, resservie, dans un prétendu aperçu sur l’histoire de notre pays, noir sur blanc et sans fard, la thèse classique chauvine de la prétendue invasion et occupation  de la Mauritanie par les négro-africains, en particulier, les hal-pular’en, qui était defendue par certains courants nationalistes chauvins dans les années 70. À l’époque, falsifiant gravement l’histoire, ils comparaient la Mauritanie à la Palestine et les Halpular’en, en particulier, aux colons juifs. Pour eux, le fleuve était la porte d’entrée de la Grande invasion noire. Et les colons français étaient ceux qui avaient implanté cette communauté « sénégalaise » (!) d’origine, dans le pays. Peu importe pour eux, que le Fouta fut, depuis fort longtemps, un lieu de partage ancestral  entre nos communautés actuelles. Ni que l’ordre colonial fût imposé à tous avec la même violence. Que partout les complicités furent identiques, de même que les résistances. Ce qui importait aux chauvins était de diviser le peuple et de préparer des progroms et des haines inextinguibles entre nos ethnies et nos tribus. Ils ont préparé, par leurs aberrations théoriques, les futures déportations et massacres de Ould Taya. Plus tard, ce seront les mêmes qui, également, vont justifier la grande machine discriminatoire du recensement biométrique de Aziz. Aujourd’hui, a cors et à cris, et sans aucune gêne même de langage,    ils justifient de chasser les cadres negro-africains de l’espace public au nom de l’ unicité de  langue officielle ( arabe) dans le pays. Leur mot d’ordre du moment: haro sur les « francisans » !
Ils préparent clairement une autre offensive antinégro-africaine de grande envergure à laquelle tous les patriotes doivent s’opposer fermement.


Gourmo Lô  – Facebook

Communiqué de presse | Mise au point du Groupe AHME

Contexte passé

Pendant le régime d’Aziz, la Mauritanie avait traversé une situation politique, économique et sociale particulièrement grave. Sous son régime, le pays fut tenu par une main de fer par ce super président dont le record de coup d’états militaires et constitutionnels n’est jamais égalé en Mauritanie.

Mohamed Abdelaziz fut aussi champion dans toutes catégories confondues d’insinuation, aux dépravations et aux mauvaises mœurs au point que la vie était devenue totalement clochardisée.

Il ne cachait pas son mépris contre les opprimés en général et les Haratine en particulier au point qu’il assimilait ces derniers à des lapins qui se développaient dans l’anarchie (discours de Nema). Pire, il niait leur humanité et leur identité (point de presse à la marge de la commémoration de la fête de l’indépendance à Nouadhibou).

Cette haine viscérale de l’homme s’est traduite par un baillônnement inhumain et dégradant des militants des droits de l’homme qui furent durement persécutés et jetés répétivement dans les geôles et même mort d’homme, cas feu Abdallahi Ould Mbarek, un abolitionniste doyen des membres fondateurs du mouvement abolitionniste IRA, souffrant d’insuffisance cardiaque, étouffé de grenades lacrymogènes lors des événements du 13 Décembre 2010 au commissariat de police d’Arafat, laissant ainsi la vie quelques jours après.

A ceci s’ajoutent les autres problèmes de fond qui se sont empirés : le partage équitable des ressources qui ne profitaient systématiquement qu’à un seul groupe au détriment des autres et plus particulièrement à ses parents ou les membres de sa tribu, le règlement du passif humanitaire dont ont souffert des milliers de familles composées aujourd’hui de veuves et d’orphelins à cause des exactions génocidaires et racistes des années de braises de Taya (1989-1991), la question foncière, celle de l’état civil et la question de la cohabitation pacifique entres nos communautés nationales.

✓Constat présent

A la lumière de ce qui est cité ci-dessus, AHME a remarqué qu’avec l’actuel président loin de lui donner entière satisfaction, un climat d’apaisement s’est opéré et une concorde nationale s’est relativement installée.

Estimant que ce climat est bénéfique pour l’opprimé car il y trouvera son compte ne serait ce qu’en posant le vrai débat sur les questions nationales.

Parallèlement à celà, AHME enregistre avec satisfaction la désignation dans la première équipe de l’actuel président des ministres Haratine dont un de souveraineté: le ministère de l’intérieur et la décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement comporte en plus de la primature 4 ministres, une première en Mauritanie. Aussi beaucoup de cadres Haratine frappés par l’embargo de l’injustice et délaissés par le passé sont désormais actifs dans l’administration publique, trois bonnes dizaines selon Biram Dah Abeid président du mouvement abolitionniste IRA.

Dans cette suite logique A.H.M.E invite le président Ghazouani à corriger également l’exclusion systématique de la communauté Wolof dans des hautes fonctions et à coopter des cadres compétents parmi les Castés négro-mauritaniens qui subissent la marginalisation et l’exclusion depuis l’indépendance de la Mauritanie. Ceci est un grand tabou qui empêche le développement et le progrès dans le sud du pays.

Cette ouverture bénéfique aux laissés pour compte, créa de l’amertume au sein de beaucoup de suprémacistes tapis à l’ombre parmi eux certains s’affichant même proches de l’actuel président mais dont les agendas cachés sont destructeurs. La concordance des agissements d’Aziz qui veut faire de son dossier un règlement de compte marabouts- guerriers avec la sortie de l’ex maire d’Awjeft Ould Hmeyne Amar démystifiant l’actuel gouvernement le considérant de poirreux, les appels aux morts d’abolitionnistes par le soit disant journaliste d’investigation Abdelvetah Ould Abeidne, allant jusqu’à demander une janjawidisation (Darfour, Soudan) de sa communauté et bien d’autres, toutes ces manœuvres ont amené AHME à tirer la sonnette d’alarme sur un scénario qui s’apparente à celui du feu président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et dont seuls les opprimés ont été les véritables victimes.

✓La position de l’AHME

AHME qui fut pendant 20 ans un rempart contre toutes les formes d’injustice reste et demeure aujourd’hui ferme sur ses principes.

Privilégiant l’objectivité que la surenchère, la raison sur l’émotion AHME soutient les actes forts posés par l’actuel pouvoir. Nous souhaitons également la reconnaissance des partis et associations toujours censurés ainsi que le retour à son poste du journaliste écrivain Elkowry Sneibe.

Et si demain ce pouvoir venait de changer son fusil d’épaule, trouvera AHME devant lui dur comme un rocher, comme elle l’a été toujours contre tous les pouvoirs chauvins depuis 2001.

Le 07 mai 2021

©️ Crédit source : Réseaux AHME – France

RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF : IL SUFFIT D’APPLIQUER LA LOI 012/99 DU 13 AVRIL 1999

Cette loi (012/99 du 13 avril 1999), qui porte sur la réforme du système éducatif, et qui est toujours en vigueur, avait pour objectif principal d’unifier ce système en supprimant la pratique de la double filière.
Elle visait aussi la rénovation de l’école et l’amélioration de la qualité de ses outputs. Elle conserve l’arabe et le français comme langues d’enseignement ; le premier pour les disciplines « littéraires », le second pour les disciplines «scientifiques». Elle institue de fait un bilinguisme arabe/français.
Ainsi, théoriquement les instituteurs doivent être forcément bilingues, pour donner les enseignements prévus au fondamental dans chacune des langues. Au secondaire, les professeurs doivent donner leurs cours en arabe ou en français, suivant les disciplines qu’ils enseignent.
En pratique cependant, et comme la double filière n’avait produit que des unilingues, depuis vingt ans on ne recrute que ceux-là et, sans les former vraiment dans l’autre langue, comme c’est nécessaire, on leur en confie l’enseignement ! Cerise sur le gâteau, ils perçoivent l’indemnité de bilinguisme…
Résultats:
1- notre école ne forme en réalité que dans une seule langue, en violation flagrante de la loi ;
2- la polarisation ethnique autour de l’arabe et du français reste visible. On trouve même, notamment dans le privé, des écoles qui continuent à appliquer le système de la double filière ; toujours en violation de la loi ;
3- La qualité de l’enseignement continue à se dégrader, contrairement à ce que vise la loi.
Ce qui est tragique dans cette situation, c’est que la violation de la loi 012/99 est l’oeuvre de l’État lui-même, à travers ses autorités éducatives. A quoi sert alors de prendre une nouvelle loi portant réforme du système éducatif, si ceux qui doivent veiller à son respect sont les premiers à la violer?
Cela m’amène à dire que nous gagnerions beaucoup à faire l’économie d’une nouvelle réforme, qui pourrait s’avérer ruineuse pour notre système éducatif, et appliquer, tout simplement, celle de 1999 qui n’a échoué que parce qu’elle ne l’a pas été.


Idoumou Mohamed Lemine Abass

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=69734

Aurais-je une bonne raison de soutenir le président Ghazouani ? | Par Diabé MAGASSA dit Thomas Mag



Aujourd’hui, la Mauritanie excelle dans la corruption, le détournement, la gabegie. Elle prospère dans le désordre. Son gouvernement manque de rigueur dans la gestion de l’état, de volonté avérée pour mettre fin à la discrimination et au racisme, pour garantir des droits égaux, l’accès à l’éducation, à l’eau, à la nourriture, au travail, aux papiers. En somme, notre propre pays peine à éveiller en nous un sentiment de patriotisme. Elle ne donne pas l’envie au citoyen ordinaire de se sentir bien chez lui, de rire, de s’amuser, de s’épanouir, d’avoir l’espoir d’un lendemain meilleur.

Il existe encore des jeunes en Mauritanie qui n’ont jamais travaillé. Pour les peu qui travaillent, ils le sont en général en dehors de tout cadre légal. Nombreux sont ces jeunes qui n’ont jamais connu de salaires ou de bulletins de salaire, de contrats de travail. Nombreux sont encore ceux qui ne connaissent pas la valeur juridique de ces documents.

Aurais-je une bonne raison de rejoindre Ghazouani ?

Le recensement biométrique a commencé en 2011. 10 ans après, des milliers de citoyens restent sans papiers dans leur propre pays. La question de la double nationalité n’est toujours pas réglée. Le débat sur les fameuses questions de l’unité nationale, du passif humanitaire, du conflit foncier, et j’en passe, est toujours d’actualité. Il existe toujours des esclaves en Mauritanie. Dans nos hôpitaux, mal structurés, faut-il encore en avoir partout, des malades meurent par manque de soins, par négligence. Des médicaments retirés des marchés en occidents continuent de circuler et de faire l’objet de prescription en Mauritanie ; ce qui indique l’absence totale de mise à jour des connaissances.

Aurais-je la moindre raison de faire confiance en Ghazouni ?

Qu’en est-il de la classe dirigeante ? De l’élite ? Qui devient encore président ? Qui d’autre n’a pas le droit de le devenir ? Qui dirige encore l’armée? Qui est encore ministre ? Qui est encore gouverneur ou préfet ? Qui est encore commissaire ou inspecteur de police ? Qui possède encore une banque, une chaine de radio ou une chaine de télévision? Qui d’autre n’en a pas encore le droit ? Qui pilote encore les renseignements ? Qui décide qui doit ou ne doit pas devenir Mauritanien ? Qui décide qui doit devenir qui ?

A ce que j’observe, rien ne présage un changement. La volonté politique n’y est pas.

Laissez-moi juste rappeler ceci : il existe des voix qui ne s’expriment jamais ; des voix qui font écho de leur malheur à travers d’autres voix.

Ces voix d’infortune se meurent car celles qui ont porté leur malheur disparaissent de l’arène. Ces sans voix, ces marginaux, ces laissés-pour-compte, pleurent. Les porteurs de voix d’hier basculent dans un sens et dans l’autre. Ils deviennent l’ombre d’eux-mêmes.

Ainsi va le pays « au million de poètes ».

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – 7/5/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6418522421509729&id=100000561042491